j0ai 59 ans, je suis mariée depuis 34 ans et frequente mon mari depuis 43 ans. il est juriste et se croit au dessus des lois, il a un sentiment de toute puissance parce qu'îl a un salaire qui nous fait vivre. fils d'un tyran, il reproduit dans notre foyer le meme modele paternel "FERME LA OU TU AURAS DES ENNUIS!" il ne supporte aucune refelxion ni question et se croit agressé dès que je lui demande des comptes. il m'a trompée durant 8 ans avec sa secrétaire, il préfère l'exhibitionnisme, les fellations a toute autre forme de relation intime avec moi. après que je lui aie pardonné ses incartades, il a decrété qu'avec moi il n'y aurait plus d'ntimité car cela ne l'intéressait pas. il n'est pas méchant avec moi mais il dit qu'il est indifférent a ma personne, qu'il n'a pas a me rendre des comptes et que sa vraie vie c'est ailleurs, au travail ou il est littéralement adoré par ses collègues. après chaque crise qu^'il me fait vivre avec tout le panel de violence psychologiques et de dénigrement sur ma personne (il me dit d'aller me regarder dans une glace) il s'enferme dans sa chambre et n'en sort pas de tout le week end. lorsuq'0il en sort, il hante l'appartement pour me localiser et s'assied en silence dans un fauteuil pour regarder tranquaillement un match de foot....il me dit que ni mes larmes ni mes supplications n'ont aucun effet et me demande de faire comme les singes: fermer mes yeux, ma bouche et mes oreilles...et ainsi nous pouvons vivre calmement.... ce n'est qu'après trois jours de crise intense quand il voit ma personne ravagée par la crise, alors il demande pardon, il dit que cela ne se reproduira plus etc.....quand nous avons rencontré un ami avocat a qui je disais que j'allais venir le voir pour me defendre, l'ami avocat a repondu:::Oh mais non vous 'etes un couple mythique, moi je te ramène chez ton mari.......mon mari conforté par l'attitude générale de ses collègues juristes pense que je ne me defendrai jamais....cela fait plus de dix que je souffre et que j'ai laché mon métier, ma vie sociale, toute activité et que je me terre chez moi.....et pourtant je suis cultivée, appréciée, connue et ma famille est très attachée a mon epoux puisque cela fait plus de 40 ans que nous sommes ensemble....mon mari a changé totalement depuis qu'il a connu sa liberté sexuelle avec sa collègue et depuis il veut vivre a sa guise et il dit que le couple et ce que nous avosn créé ensemble - nous avons un grand fils majeur - n'était pas ce qu'il voulait....je suis exclue de sa famille, de ses amis, je ne connais plus rien a nos comptes, il a imité ma signature poru des achats divers et a pris mon fond de pension sans permission pour l'injecter dans les comptes de notre maison vendue depuis....il me donne 2'000 par mois pour faire tourner la maison mais rien pour moi personnellement et pourtant je tiens le menage. mes factures personnelles medecins dentiste et autres sont systématiquement payées avec de gros retards que les praticiens me reprochent ensuite, ce qui fait que j'hésite a aller consulter... il s'est acheté un bateau poour lequel il s'est bien endetté et il y a des personnes qu'il n'a pas remboursé et qui m'en veulent aussi....il a une grosse voiture et son bateau, ces deux biens importants pour son standing sont pratiquement a son seul usage et il lui est arrivé de me prier de quitter son bateau en me tendant mes affaires. que pensez vous de ce drame qui va un jour connaitre le seul dénouement attendu: je vais en mourir car ma santé est atteinte par ces conflits terribles... c'est en écrivant tous ces faits que je me rends compte de ma responsabilité dans ce désastre...je l'ai laissé faire parce que je l'aimais et maintenant je suis dans un piège sans fin....mais le fait de vous avoir ecrit me fait penser que je suis en train de m'0en soritr....hier après trois jours de crise j0ai pensé aller a la police pour le denoncer....
Bonjour Clémence,
C'est après avoir répondu à vos précédentes questions posées dans la section des personnes confrontées directement à la violence que nous découvrons celle-ci : vous l'avez postée, probablement par mégarde, dans la section "entourage de victimes". Vous nous y donnez davantage d'éléments et nous allons donc pouvoir compléter notre réponse, que nous publierons dans la première section comme l'autre.
Oui, vous avez bien fait de nous écrire, c'est effectivement un premier pas (souvent le plus difficile à franchir). Bravo d'avoir eu ce courage devant une situation qui a fini par vous devenir insupportable. Nous entendons ce que vous nous dites de ces 10 ans de souffrance, du dénigrement et de l'exclusion progressive qui vous ont été imposés et qui relèvent de la forme de violence conjugale la plus sournoise, la violence psychologique. Les demandes de pardon (tardives ou non) ainsi que les promesses de ne plus jamais recommencer (jamais tenues) sont assez typiques des personnes ayant recours à la violence et elles expliquent pour une grande part pourquoi il est si difficile de se sortir d'une relation de ce genre. On a souvent besoin d'espoir, contre toute évidence, besoin de croire à un possible changement : c'est là le piège. D'après ce que vous nous écrivez, il semble que votre mari ait également eu recours à une autre forme de violence à votre encontre, sur le plan économique, en se servant de votre argent sans votre accord. Sachez que la violence conjugale est considérée comme un délit par la loi suisse.
Vous nous parlez de votre "responsabilité dans ce désastre" : sachez que vous n'êtes pas responsable de la violence d'autrui, fût-ce de votre mari. Chacun est responsable de ses propres actes et de ses paroles et c'est à lui seul d'assumer ses comportements. En revanche, si vous avez une responsabilité, c'est bien vis-à-vis de vous-même, de votre vie, de votre santé, de votre bien-être. Personne d'autre n'est chargé de veiller sur vous ! Donc prenez bien soin de vous-même, dès maintenant. Votre vie est précieuse. La situation dramatique que vous vivez en ce moment, même si elle porte atteinte à votre santé, n'a pas pour seule issue possible votre fin. Au contraire, vous allez pouvoir changer le cours des choses car vous venez d'effectuer une belle prise de conscience, et il n'est jamais trop tard pour agir. Ayez confiance en vos propres ressources.
Nous vous suggérons de vous adresser au centre LAVI de votre canton. C'est un service officiel d'aide et de soutien aux victimes d'infractions (y compris de violence psychologique). Les consultations y sont gratuites et confidentielles. Vous y trouverez un soutien personnel, psychologique, pratique et également juridique, ce dernier aspect pouvant se révéler particulièrement utile pour vous au vu des connections professionnelles de votre mari. On pourra également y examiner avec vous s'il convient de porter plainte pour la confiscation de votre fond de pension.
Ne vous laissez pas aller à croire que votre mari, de par son métier, est à l'abri ou tout puissant. Ce n'est pas le cas. Vous avez des droits. Souvent les conjoints violents donnent d'eux-mêmes une image très positive à l'extérieur mais les juges ne sont pas forcément dupes !
Avez-vous déjà songé à partir ? Puisque vous sentez votre santé menacée, vous avez le droit de quitter le domicile conjugal (art. 175 du code civil). Le fait de vous retrouver quelque temps loin des remarques blessantes, de l'indifférence ou du mutisme vous donnerait des forces et vous serait probablement très bénéfique à tout point de vue. Si vous n'avez nulle part où aller et que vous choisissez de vous mettre à l'abri, vous pourriez vous adresser soit au foyer "Point du Jour" à Martigny (tél. 027 723 20 03), soit au foyer "Aurore" à Sion (tél. 027 323 22 00) et y séjourner le temps qu'il faudra. Cela vous permettrait à la fois de faire une coupure, de vous reposer, de faire le point avec le soutien de personnes extérieures et neutres, et d'envisager les diverses options qui s'ouvrent à vous pour l'avenir. Le financement de ce séjour pourrait être pris en charge par la LAVI, il vaudrait la peine de poser la question. Nous vous encourageons vivement à opter pour une telle démarche.
Vous n'êtes pas toute seule. Maintenant que vous avez fait un premier pas, vous allez continuer à progresser sur ce nouveau chemin fait d'autonomie, de respect de vous-même et de confiance en vos propres capacités. Vous avez de nombreuses ressources, ne l'oubliez pas.
Nous vous souhaitons force, courage et détermination, et restons de tout coeur en pensée avec vous. Bonne chance !
Bonjour Folelli, Nous répondons avec retard à votre message. Veuillez nous en excuser. Nous avons parfois beaucoup de travail. Vous...
Bonjour Monsieur, Nous comprenons que vous avez été exposé à la violence de votre père étant jeune et que maintenant...
Bonjour Madame, Vous nous dites que depuis plusieurs années votre père agi des violences envers votre mère, de la violence...