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Domande e risposte

Je suis dans une impasse car il ne voudra pas quitter la maison.

Domanda
29 Novembre 2016 - Pse...

Bonjour, Ce message fait suite à ce qui c'est passé hier où il a "pété un plomb" pour la énième fois. Mon concubin (depuis 11 ans) est violent. Il ne m'a jamais touchée, mais il casse tout et n'importe quoi lorsqu'il "pète un plomb". Je l'avais déjà quitté au bout de la première année pour ces raisons. Il s'était calmé mais en fait pas vraiment. Nous avons acheté une maison à parts égales, ce qui "m’empêche" de le quitter car je veux rester dans notre maison. Je voudrais le mettre dehors mais il casserait TOUT et là, je ne suis pas sûre qu'il s'en prenne à moi. J'ai toujours refusé de me marier. La raison est que je me laisse une porte de sortie, mais je lui ai dit que c'était pour des raisons financières qu'il n'était pas intéressant de se marier. Je ne peux pas me permettre de quitter le domicile car je ne saurais pas où aller et je ne travaille pas pour des raisons de santé. Je suis dans une impasse car il ne voudra pas quitter le maison. Si je fais changer les serrures, il cassera une fenêtre pour rentrer. Je voudrais vraiment qu'il parte mais je ne sais pas quoi faire et quels sont mes droits par rapport au logement. Je crois que je l'aime encore, en tout cas, j'ai un profond attachement envers lui, c'est vraiment un ange tous les jours, il est génial mis à part ce problème qui me ronge et qui m'angoisse du matin au soir. Je vous remercie d'avance pour votre aide.

Risposta
07-12-2016

Bonjour Pseudo,

Votre concubin a régulièrement des « pétages de plombs », lors desquels il se montre violent et casse des objets. Vous l’aviez quitté pour cette raison il y a des années. Suite à cela il y a eu une période de calme dans votre couple, mais qui n’a malheureusement pas duré. Aujourd’hui, vous aimeriez à nouveau partir, mais vous vous sentez bloquée car la maison lui appartient également et vous n’avez pas d’autre endroit où aller.

Nous imaginons bien à quel point cette situation doit être angoissante pour vous au quotidien. Les violences ne sont peut-être pas physiquement à votre encontre, mais ce sont malgré tout des violences conjugales qui vous touchent. Les cris, les menaces, les bris d’objets,… sont des violences psychologiques dont les conséquences peuvent être tout aussi graves sur votre santé que s’il vous touchait avec ses poings.

En dehors de ces moments de violence, votre compagnon est un « ange » et cette partie de lui vous manquerait beaucoup si vous veniez à le quitter. Il est vrai que la violence n’efface pas forcément les sentiments. En plus de l’affection que vous avez peut-être encore pour lui, il peut s’ajouter l’emprise crée par la violence, et tout cela rend parfois difficile d’envisager la séparation ce que nous comprenons bien. Toutefois si rien n’est entrepris, la violence a peu de chances de s’arrêter avec le temps, comme vous l’avez déjà amèrement constaté. Il est même possible que les actes violents s’aggravent, et le risque est donc bien présent de voir apparaître des violences physiques également. Ainsi, si votre compagnon ne souhaite pas faire appel à un-e professionnel-le pour mettre un terme à son comportement violent, la séparation pourrait être le meilleur moyen d’assurer votre sécurité.

Concernant la problématique du logement, vous avez deux options. Premièrement, lors d’une crise de votre compagnon, vous pouvez appeler la police pour qu’elle intervienne et celle-ci pourra alors procéder à l’expulsion immédiate de votre concubin du domicile. Si la police est présente, vous éviterez ainsi qu’il ne détruise tout et ne vous agresse. Cette expulsion est temporaire, mais vous donnera le temps d’entreprendre les démarches nécessaires pour demander à obtenir l’attribution définitive du logement (pour obtenir plus de renseignements concernant cette démarche, nous vous conseillons de prendre rendez-vous aussi rapidement que possible avec le centre LAVI du canton). La seconde possibilité, si vous ne pouvez pas vous loger temporairement chez des ami-e-s ou de la famille (ou si vous avez peur de potentielles représailles), est de faire appel à un service spécialisé qui propose un hébergement provisoire aux femmes confrontées à des violences conjugales. Au Valais, il s’agit de la fondation l’essentielles. Dans les deux cas, vous serez ainsi immédiatement protégée des violences, et aurez le temps de faire les démarches nécessaires pour mettre en place une solution plus durable (par exemple en demandant des mesures de protection de la personnalité ou en portant plainte).

Quoi que vous choisissiez, il est souvent bénéfique d’être soutenue et conseillée par des professionnel-le-s dans cette période difficile. Si vous souhaitez bénéficiez d’un telle écoute, vous pouvez là encore prendre contact avec la fondation l’essentielles au Valais.

Nous espérons avoir pu vous proposer des pistes utiles, et restons à votre disposition si vous souhaitez nous recontacter. Bonne chance dans vos futures démarches, nous vous envoyons nos meilleures pensées.

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