Bonsoir, depuis ma dernière sollicitation, il s'est passé plus d'une année. Durant celle-ci, j'ai osé me confronter à la maman de mes enfants en la dénonçant au SPJ de mon canton de domicile... mais, c'est galère : c'est une manipulatrice hors pair (selon moi, elle a toutes les caractéristiques d'un pervers narcissique). Elle influence ma fille pour que celle-ci aille dire à la juge se qui l'arrange et après, sans être convié à prendre position et à donner un autre éclairage au propos tenus par ma fille, je subis tes propos discriminatoires de la part de la juge. Une pseudo enquête sociale a été mené par l'office des mineurs et le rapport de l'AS contient des propos calomnieux à mon égard (il a arrangé la vérité d'une entrevue dans son bureau entre ma fille et moi à sa sauce, et cela me porte préjudice)... C'est une situation complexe, car quand je démontre preuve à l'appui que Madame, la maman de mes enfants, produit à mon encontre des propos calomnieux et diffamatoire, madame la juge prend encore parti pour elle. Mon avocat, après m'avoir laissé espérer qu'il soit de bonnes compétences à me soutenir dans la gestion de ce dossier, montre des signes de faiblesse et se permet de me reprendre des propos émis par Madame, la maman de mes enfants, lors de la dernière audience, alors que c'est sa stagiaire qui le représentait... Durant cette année, j'ai fait tout un chemin et cette situation m’écœure, car quand je lis les texte du code pénale relatif à la diffamation, à la calomnie et que je l'exprime et le démontre avec preuves à l'appui et que je vois ce que je reçois dans la figure en retour, je me sens bafoué et humilié. Quand je me réfère à la constitution Suisse et celle de mon canton de domicile, je subis de la discrimination flagrante de la part de madame la juge ; la relation avec mon avocat est biaisée au point que j'ai du lui arraché au "forceps" sa parole pour qu'il ne se dessaisisse pas du dossier avec qu'il ait vu mon psy pour parler de la situation. Alors, je vous le demande : est-il possible de porter plainte pour discrimination subie de manière récurante (ceci, d'autant, que madame la juge, contrevient à un article de la constitution de mon canton, indiquant qu'elle doit être impartiale) ? Ou tout au moins, pourriez-vous m'indiquer auprès de quel organisme je puis m'adresser pour obtenir un réponse ou déjà rien qu'un début de réponse ? Un autre question, découlant de ce qui précède et relative au message véhiculer au sein de votre site : étant un homme subissant de la violence moral et verbale, je pense qu'il vous est possible de comprendre que d'être confronté à une majorité de message laissant entendre que seul les hommes produisent ces comportements est choquant pour moi ; pourquoi avoir choisit de prendre le risque de stigmatiser une partie de la population et de nier les souffrances vécues par cette dernière ? Je vous remercie d'avance pour votre prochaine réponse et me tiens volontiers à votre disposition pour des éclaircissements vous permettant d'affiner celle-ci. je vous prie de recevoir mes salutations
Bonjour Alinoé,
Nous entendons votre sentiment d'injustice. Dans votre message, que nous avons lu attentivement, vous employez des mots très forts comme "bafoué" et "humilié". Votre ressentiment doit être à la mesure de l'ampleur de la discrimination dont vous vous estimez victime et qui se fait sentir sur plusieurs fronts (celui de votre ex-compagne, de la juge, de votre avocat, de sa stagiaire...).
Pour répondre à votre première question, rien ne vous empêche, si discrimination il y a et si les éléments de preuve sont suffisants, de saisir la justice.
A propos de votre deuxième question, qui porte sur l'organisme auquel vous adresser, nous pouvons vous suggérer un service de renseignements juridiques comme celui du CSP, par exemple, qui est gratuit. Vous pourriez également charger un autre avocat de défendre vos intérêts sur ce plan.
Il peut arriver qu'une souffrance aiguë comme la vôtre ait des origines parfois tout aussi subjectives qu'objectives et rien à première vue ne permet d'en démêler la nature exacte. Ses causes mériteraient peut-être d'être approfondies, parallèlement à toute action que vous serez amené à entreprendre. Avez-vous déjà abordé ce sujet avec le thérapeute que vous mentionnez dans votre message ? Cela en vaudrait probablement la peine.
Quant à votre troisième question, qui porte sur notre site : non, nous n'avons pas choisi de stigmatiser ni ne nions les souffrances des hommes victimes de violence conjugale. Si nous avons pris le parti, dans les pages de notre site, d'évoquer les victimes en utilisant le féminin et pour les agresseurs le masculin, c'est pour rester en phase avec une réalité incontournable qui est celle d'une violence en grande majorité masculine, sous toutes ses formes : physique, sexuelle, psychique, sociale et économique. Cela dit, nos pages d'information s'adressent aux hommes également et leur sont applicables au même titre qu'aux autres victimes, dans les cas où la violence est exercée par une femme.
Nous espérons que le douloureux sentiment d'injustice que vous vivez actuellement prendra bientôt fin et que l'amertume d'aujourd'hui fera place à une sérénité nouvelle. Nos voeux vous accompagnent.
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