En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Ekonomsko nasilje

EKONOMSKO NASILJE

Definicija

Ako žrtva ostvaruje zaradu-prihod : sprečavati je ili joj ukinuti mogućnost da raspolaže finansijskim sredstvima, kontrolisati budžet, neučestvovati u zajedničkim troškovima, prisvajati dobra bez njene saglasnosti, prisiljavati je da napusti posao, …

Ako žrtva ne ostvaruje zaradu-prihod : sve racionisati, davati nedovoljnu sumu novca za troškove domaćinstva, primorati je da « moljaka » za svaku paru, zahtevati detaljni obračun i za najmanju kupovinu, sprečavati je da radi, …

Question sur la violence économique

Est-ce à cause de lui que je suis tombée dans la drogue?

Bonjour, Vous avez fait énormément d’efforts pour le bien-être de votre famille toutes ces dernières années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Vous avez désormais atteint vos limites et vous constatez que vous êtes en train...

Question
15 December 2023 - Isa

Bonjour,

Je vis en couple depuis plusieurs années et nous avons 2 enfants en bas âge. Mon conjoint m’a dit d’arrêter mon emploi à la naissance de notre premier enfant car j’habitais loin et que si nous devions vivre ensemble, il fallait qu’on se rapproche de son travail et que comme il avait un salaire plus élevé, c’était à moi de démissionner.

Malheureusement, après 2 ans, il a décidé d’arrêt son emploi car il était malheureux et, depuis 1 an, il est en reconversion professionnelle avec des idées de carrière complètement farfelues et irréalisables. Donc depuis 1 an, il est avec moi à la maison, ne s’occupe de rien dans le foyer (menage, enfants, entretien d’une maison avec jardin, rendez-vous, etc). Il ne se préoccupe que de lui, de ses rêves irréalistes et cerise sur le gâteau, me sollicite du matin au soir.

Il me fatigue plus que nos 2 enfants. Alors que j’avais commencé un emploi de maman de jour car, même s’il paie, le loyer, la nourriture et la voiture, il ne me donne rien, j’ai commencé à ressentir une fatigue extrême. Autant physique que psychologique. Alors un jour, un de ses copains (qui squattent la maison presque 4 jours par semaine) me propose de la cocaine. J’étais tellement épuisée que j’ai accepté (pourtant je n’ai jamais été intéressée par les drogues).

Et à partir de ce moment, j’ai sombré. J’arrivais à m’occuper de tout, la maison, les enfants et mon conjoint, sans problème. Mais le pire, c’est que j’ai appris, au moment où j’ai commencé à en prendre, que mon conjoint en prend depuis des années (ce que j’ignorais) et j’ai donc pu continuer à en prendre car il en ramenait souvent à la maison.

Donc voilà la situation, maintenant je suis accro, j’ai du faire une cure de désintoxication et je suis en train de tout perdre. Déjà que j’avais perdu un travail pour le sien, qu’il a finalement abandonné. J’ai perdu la confiance que j’avais en mon conjoint et je me dis que c’est lui qui m’a poussée à bout et qui de plus, m’a fait tombée dans cette drogue. Ma décision aujourd’hui est de me séparer de mon conjoint mais il ne veut pas partir de la maison. Que puis-faire ?

Réponse
20-12-2023

Bonjour,

Vous avez fait énormément d’efforts pour le bien-être de votre famille toutes ces dernières années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Vous avez désormais atteint vos limites et vous constatez que vous êtes en train de tout perdre ; vous avez envie de reprendre votre vie en main. C’est ce que vous avez fait en faisant une cure de désintoxication et que vous continuez de faire en recherchant de l’aide auprès de l’Association VIOLENCE QUE FAIRE (VQF). Vous avez envie de vous en sortir.

La force que vous avez eu en nous écrivant nous pousse à notre tour à vous poser quelques questions à titre introspectif :

  • En quoi porter le blâme de la prise de drogue sur votre conjoint vous aiderait à vous en sortir dans le sens que vous souhaitez ?
  • Qu’est-ce qui pourrait vous aider à trouver de l’apaisement dans votre vie ?

Vous avez pris la décision de vous séparer de votre conjoint et vous souhaitez désormais vous réapproprier votre logement. Pour vous accompagner dans cette voie, une option qui s’offre à vous est de vous adresser à un service juridique qui pourra vous renseigner sur vos droits. VQF n’est pas compétente pour donner des conseils juridiques et nous allons vous proposer une adresse qui, nous l’espérons, vous permettra de trouver la réponse à vos questions.

Dans le canton de Genève, vous pourriez vous adresser au Centre Social Protestant du canton de Genève: il s'adresse à toute personne étrangère ou suisse qui a des questions concernant la migration, le permis de séjour, la séparation ou le divorce. Leurs équipes organisent une permanence juridique chaque lundi et jeudi à 8h30 par téléphone (022 807 07 07), des permanences collectives ainsi que des rendez-vous individuels dans plusieurs lieux du canton, vous pourriez choisir un lieu proche de chez vous. Pour des informations ou prise de rendez-vous, vous pouvez les appeler au 022 807 07 00 du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 (mardi dès 10h et vendredi de 13h à 17h).  

De par votre démarche d’écrire spécifiquement sur le site violencequefaire.ch spécialisé dans la violence au sein du couple, nous imaginons que vous souhaiteriez clarifier si ce que vous avez vécu est de la violence. Vous pourriez par exemple faire un test sur notre site, ou alors jeter un oeil aux pages dédiées aux violences économiques ou psychologiques qui regroupent de nombreuses informations. Parmi celles-ci, lesquelles feraient écho à votre situation?

Pour discuter des enjeux de violence au sein de votre couple, une option qui s’offre à vous est de solliciter l'Association Aide aux Victimes de Violences en Couple (AVVEC), même si vous n'êtes pas sûre d'être victime de violence au sein du couple. Elle propose une permanence téléphonique les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 12h à 14h au numéro (022) 797- 10-10. Elle s'engage aussi à organiser une séance d'information collective tous les jeudis à 9h dans leurs locaux à la rue Montchoisy 46. La séance est gratuite et dure une heure. Pour finir, elle offre également une permanence sans rendez-vous les lundis, mercredis, jeudis et vendredis entre 12h et 14h en présentiel ou par téléphone. Ces professionnel-les pourront vous accueillir et aider avec bienveillance tout au long de vos démarches, à votre rythme et selon vos besoins. 

Nous espérons de tout cœur avoir pu vous aider. Notre porte reste toujours ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations. 

Violences physiques et économiques

Bonjour, Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide. Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la...

Question
08 November 2023 - FRH

Bonjour,

Je suis Job coach dans une mesure d'insertion professionnelle. L'une de mes bénéficiaire a été victime de violences physiques par son mari il y a plusieurs années et a été le dénoncer à la police. Ayant un enfant en commun, ils sont toujours en contact et Madame est dépendante de lui financièrement car elle n'a jamais travaillé en Suisse, elle ne parle pas français et a du mal a retrouver un emploi depuis le divorce.

Elle est encore totalement sous son emprise et subit désormais des violences économiques et psychiques puisque son ex-mari souhaite qu'elle travaille pour lui et que tous ses choix de vie sont dictés par lui et l'argent qu'il lui verse. Suite à la dénonciation de violence, Madame a été suivie par un psychiatre avec qui cela n'a pas fonctionné. Madame lui a dit qu'elle n'allait pas bien, le psychiatre a eu peur pour l'enfant et a appelé la police. Elle a donc peur de tous les thérapistes et peur qu'on lui enlève la garde de son enfant bien qu'elle ait, à mon avis, besoin d'aide. Je lui ai parlé de votre site mais elle ne souhaite pas vous écrire car elle a peur qu'on lui oblige un suivi.

Je l'accompagne sur un plan professionnel mais je souhaiterai savoir s'il existe autre chose que je puisse lui proposer qui reste anonyme ou des groupes de soutien dans la région de Montreux/Clarens pour les personnes victimes de telles violences? En vous remerciant par avance, je vous souhaite une excellente journée.

Réponse
09-11-2023

Bonjour,

Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide.

Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la victime n’est pas prête à faire des démarches. Le rôle de l’entourage est cependant précieux pour les victimes et nous saluons votre implication dans cette situation.

Le fait que cette personne vous confie ce qu’elle vit montre qu'un lien de confiance s'est tissé entre elle et vous, c'est déjà une ressource très précieuse. Votre écoute et disponibilité sont donc primordiales. Il est important de croire la victime et il est aussi important de ne pas mettre trop de pression, ni de la blâmer mais de lui laisser le temps de prendre ses décisions tout en respectant son rythme, ses possibilités de se mettre ou non en mouvement pour le moment.

Pour répondre à votre demande d'orientation, vous pourriez tout d'abord lui conseiller de s’adresser au  centre d’aide aux victimes (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les différentes possibilités d’aide. Il est important de lui transmettre que les entretiens sont 100% confidentiels et qu'elle ne sera aucunement forcée à reprendre un quelconque suivi.

Elle peut également contacter le Centre Malley PrairieIl s'agit d'un centre d'accueil pour les personnes qui sont confrontées à des violences domestiques dans le canton de Vaud. Ce centre propose des consultations en ambulatoires pouvant avoir lieu dans différents lieux du canton. Il s'agit de consultations gratuites et confidentielles avec un-e professionnel-le qui pourra lui apporter une écoute, un soutien et des conseils. Ce centre propose également des groupes de parole. Si cette démarche fait sens pour elle, elle peut les joindre par téléphone au (021) 620 76 76 du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 pour se renseigner ou pour prendre rendez-vous.

Aussi, auriez-vous l’occasion de parcourir notre site ensemble ? Lire les questions d'autres internautes ou encore écouter le podcast Poussière qui contient des témoignages anonymes de personnes victimes  pourraient l'aider à se reconnaitre dans les récits et de constater qu'il est possible de s'en sortir. Elle peut également tout à fait nous poser une question. Cette démarche est anonyme et gratuite et notre réponse ne contiendra aucune obligation de suivi, ce choix lui appartenant à elle seule. 

Nous espérons que notre réponse vous sera aidante et nous vous souhaitons bon courage dans le soutien de votre bénéficiaire. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations.

Moyens d'action ; garde de l'enfant

 Bonjour Madame, Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père. Votre...

Question
17 August 2023 - Emm

Bonjour,

quels sont les moyens d'action (civils, pénaux) si on est victime de violence psychologique et verbale?

C'est mon cas, avec de la pression économique (pression sur mon taux de travail). Et quelques objets cassés par l'auteur des violences.... Et puis ume gifle qui a fait chuter notre emfant..... Actuellement je vis (encore) avec mon conjoint, auteur des violences mais je ne sais pas encore comment m'en sortir. Pour ce qui est de la garde de l'enfant eu avec l'auteur des violences, quels sont les chances d'obtenir une garde exclusive si je quitte mon conjoint?

Je ne me vois pas quitter mon conjoint et ne pas savoir ce que vit mon jeune enfant s'il est parfois gardé par son père.... Merci de votre aide.

Réponse
22-08-2023

 Bonjour Madame,

Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père.

Votre message ne nous dit pas si vous êtes mariée ou si vous vivez en concubinage. Quoiqu’il en soit et étant donné les violences vécues, vous seriez en droit de demander une séparation unilatérale. Elle peut être demandée au Tribunal civil de votre arrondissement lorsque la vie commune n’est plus possible pour des questions de violences, de consommations et/ou de maladie psychique. Cette demande peut être faite via un formulaire en ligne, ce sont les mesures de protections de l’union conjugale. Lors de cette séparation unilatérale provisoire, le / la Juge devra statuer sur qui des conjoints peut rester dans l’appartement commun, qui a la garde de l’enfant et envisager les droits de visite du parent non gardien.

Les moments de séparation pouvant être des moments de regain de violences, nous vous conseillerions vivement de vous mettre en protection auprès de tierces personnes si cela est possible ou en foyer si aucune autre solution n’est envisageable. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie peut accueillir les femmes et les enfants confrontés à des violences domestiques. Vous pouvez les joindre au numéro suivant : (021) 620-76-76. Ce centre propose du reste également des consultations en ambulatoire dans différents lieux du canton de Vaud. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Les professionnel-le-s seront à votre écoute et sauront vous donner des conseils avisés.

Nous comprenons votre peur à l’idée de vous séparer du père de votre enfant et de ne pas savoir ce que votre enfant pourrait vivre comme violences de sa part.

A cet égard, nous n’avons pas compris si votre enfant ou vous qui aviez réceptionné la gifle de votre conjoint, faisant chuter votre enfant. Quoiqu’il en soit, la violence est interdite par la loi et vous seriez en droit d’appeler la police au 117 au prochain épisode de violence subie. Il faut savoir que certains actes comme la violence physique mais aussi les menaces sont poursuivies d’office sur le plan pénal. Cela voudrait dire que si la police devait intervenir dans votre foyer, une procédure pénale serait automatiquement engagée. La police serait également en droit d’expulser votre conjoint de l’appartement, ceci jusqu’à une audience de validation de la mesure d’expulsion par un-e Juge. C’est une mesure de protection pour les personnes qui sont victimes. Lors de cette expulsion, votre conjoint aurait l’interdiction d’entrer en contact avec vous et votre enfant jusqu’à l’audience où vous pourriez prendre la décision de séparation unilatérale.

Pour davantage de renseignements sur les moyens d’actions au pénal, vous pouvez joindre un centre d’aide aux victimes d’infractions, un centre LAVI. Pour le canton de Vaud, il faut composer le (021) 631-03-00.

Le service protection des mineurs (DGEJ) peut aussi répondre à vos questions autour des droits et devoirs du père de votre enfant. Vous pouvez également les appeler de manière anonyme si cela est plus confortable pour vous à ce stade. Lorsqu'un parent craint que les droits de visite ne soient pas conformes au bon développement d'un enfant et que certaines violences sont présentes, un droit de visite dans un lieu médiatisé peut aussi être organisé.

Pour finir, nous vous suggérons également de pouvoir vous confier à la / au pédiatre de votre enfant qui sera sans doute aussi de bons conseils.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes de réflexion et restons bien entendu à votre entière disposition.

Dame d'origine russe sans soin

Bonjour,  Votre femme a fait connaissance d'une compatriote russe (Yana) qui est mariée et dont le mari refuse l'accès à des soins et à son argent. Elle refuse toute aide de votre femme, vous émettez l'hypothèse d'une possible crainte de...

Question
14 June 2023 - Kyc

Bonjour,

Ma femme, d'origine russe, a fait connaissance d'une compatriote (que je nommerai Yana, la quarantaine) qu'elle rencontre désormais régulièrement. Yana est mariée et habite à Lausanne. Elle n'a pas accès à des fonds. Elle n'a pas accès à des soins, que son mari lui refuse. Actuellement, Yana est malade. Ma femme lui fait remarquer que sa situation s'apparente à celle d'une prison. Or, Yana refuse toute aide, probablement honteuse de sa situation précaire mais aussi en insécurité vis-à-vis de son mari, et de sa situation personnelle dont j'ignore si elle est régulière (niveau visa, établissement). Elle a aussi peut-être peur de la réaction de son mari en cas de dénonciation. J'ignore s'il est violent physiquement. Mais je crois comprendre qu'il est violent psychologiquement. Yana a en outre sollicité ma femme pour lui acheter des vitamines, vu qu'elle ne peut pas. Cette situation nous révolte et nous inquiète, mais nous ne savons pas comment nous y prendre pour lui faire prendre conscience de la situation de soumission dans laquelle elle se trouve, qui met désormais de facto sa santé en danger. Mais elle n'accepte pas l'aide de ma femme.

Pourriez-vous éclairer notre lanterne ? A noter qu'il n'y a pas d'urgence vitale en jeu à l'heure actuelle. Meilleures salutations

Réponse
19-06-2023

Bonjour, 

Votre femme a fait connaissance d'une compatriote russe (Yana) qui est mariée et dont le mari refuse l'accès à des soins et à son argent. Elle refuse toute aide de votre femme, vous émettez l'hypothèse d'une possible crainte de sa part concernant sa situation (visa, établissement) ou alors par crainte de son mari. Vous ne savez pas s'il est violent physiquement mais vous savez qu'il est violent psychologiquement. Vous et votre femme êtes très inquiet-es pour elle et ne savez pas comment l'aider ni comment lui faire prendre conscience de la gravité de la situation. 

La situation que vous décrivez est en effet préoccupante et il semblerait que Yana soit victime de violence économique et psychologique. La violence au sein du couple fonctionne sous la forme d'un cycle de la violence, qui a tendance à augmenter en intensité et en fréquence s'il n'est pas brisé. Pour ce faire, un soutien externe de professionnel-le-s est important. 

Être témoin de violence au sein du couple est une position délicate, notamment lorsque la victime ne se rend elle-même pas compte du danger, ou alors lorsqu'elle n'est pas prête ou ne souhaite pas entamer des démarches pour se protéger, ou encore lorsqu'elle retourne vers le conjoint auteur de violence. Il s'agit là des conséquences de l'engrenage de la violence, ou cycle de la violence. Il est également difficile d'être témoin car il n'est pas possible d'agir à la place de la victime, elle seule peut décider de se protéger et comment. En se confiant à votre femme et en lui demandant de l'aide, Yana a démontré avoir une grande confiance en elle ; votre femme peut lui apporter un soutien précieux en l'écoutant et en la soutenant dans ses besoins. En effet, il est important qu'elle puisse être entourée pour trouver du soutien et la force nécessaire.

Afin de lui faire prendre conscience de la gravité des violences, votre femme pourrait lui rappeler qu'en Suisse la violence au sein du couple est grave et interdite par la loi et que des professionnel-le-s sont là pour l'écouter, gratuitement et en toute confidentialité, et qu'il est important qu'elle puisse demander de l'aide -  quel que soit sa situation financière et son visa. Pour aller plus loin, nous vous encourageons à lui faire part de notre site internet ainsi que des adresses utiles suivantes, votre femme peut tout à fait l'accompagner aux rendez-vous si Yana le souhaite. 

Dans le canton de Vaud, Yana pourrait prendre contact avec la Fraternité du Centre Social Protestant: il s'adresse à toute personne étrangère ou suisse (quel que soit la religion) qui a des questions concernant la migration, le permis de séjour, la séparation ou le divorce. Elle pourrait y recevoir une aide et un soutien concernant sa situation médicale, financière, mais surtout concernant les violences qu'elle subit quotidiennement. Les professionnel-le-s sont joignables au numéro: 021 560 60 60 pour une consultation gratuite et confidentielle. Nous l'invitons à préciser dès le premier contact qu'elle est victime de violence au sein du couple. De plus, le Centre Social Protestant s'adresse également à des personnes sans papier et il n'y a aucun risque de dénonciation à la police, que ce soit pour ses papiers ou pour les violences. 

Dans le canton de Vaud, elle pourrait également trouver du soutien auprès d'un Centre LAVI. Les intervenant-e-s proposent des entretiens gratuits et confidentiels pour toutes personnes étant confrontées à des violences domestiques.  Dans le canton de Vaud, les professionnel-le-s sont joignables au numéro: 021 631 03 00 afin de convenir d'un rendez-vous à Lausanne, Yverdon-les-Bains ou Aigle.

Au besoin, le Centre Malley Prairie à Lausanne dispose d'un foyer d'accueil d'urgence pour femmes et enfants confrontés à la violence domestique si elle ne se sent plus en sécurité dans sa maison. Leurs équipes proposent un lieu sécure mais aussi un suivi psychosocial adapté aux besoins des victimes. Il est également possible de demander une consultation ambulatoire avec un-e professionnel-le qui pourra l'écouter et la soutenir dans ses démarches. 

Nous espérons avoir pu vous aider à y voir plus clair et espérons de tout coeur que la situation de Yana s'arrangera et qu'elle pourra retrouver de la sérénité. Nous restons à votre entière disposition si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de Yana dans quelques temps. 

Comment partir ? Quelles aides ?

Bonjour,  Après plusieurs années de violences psychologiques et économiques de la part de votre mari et après avoir découvert l'infidélité de ce dernier, vous avez pris la décision de le quitter. Vous souhaitez retrouver votre liberté et autonomie financière et...

Question
25 April 2023 - Ali

Bonjour,

Je me suis installée en suisse avec mon conjoint il y’a plus de 3ans, nous avions déjà un enfant et il s’agissait d’un regroupement familial. Il a toujours eu un caractère sanguin et il ne mesure pas la portée de ses mots mais son comportement s’est empiré lorsque nous avons eu notre deuxième fils (né à Morges).

J’ai non seulement subis un contrôle économique, j’ai du arrêté de travailler en m’installant en suisse et il refusait de me donnait de l’argent, ou alors de très petite somme pour les courses alimentaires. il s’est montré de plus en plus grossier et irrespectueux à mon encontre, allant jusqu’à me hurler dessus sans raison apparente.

Il y’a quelques jours j’ai trouvé dans son téléphone une vidéo de lui ayant un rapport sexuel avec une autre femme. C’en est trop pour moi. Toutes ces choses ont finit par me détruire psychologiquement et émotionnellement.

Je travaille depuis peu seulement à mi temps et je gagne 2500CH par mois, je ne pense pas que cela soit suffisamment pour me permettre de partir… existe t’il des solutions, des aides pour me permettre de faciliter la transition ? Je sais que la suisse n’est pas mon pays de naissance mais mes fils s’y sentent bien et moi aussi…

Merci d’avance pour le temps que vous m’accorderez, je me sens si seule et perdue.

Réponse
27-04-2023

Bonjour, 

Après plusieurs années de violences psychologiques et économiques de la part de votre mari et après avoir découvert l'infidélité de ce dernier, vous avez pris la décision de le quitter. Vous souhaitez retrouver votre liberté et autonomie financière et élever en toute sérénité vos enfants. Travaillant à temps partiel depuis peu, vous souhaitez connaitre les aides financières existantes afin de vous permettre de partir et faciliter cette étape. Vous souhaitez y voir plus claire dans votre situation actuelle et vous sentir entourée. Nous entendons que cette phase de vie est difficile pour vous et que vous auriez besoin d'aide.

En nous écrivant, vous avez fait un premier pas vers le changement que vous désirez pour vous-même et saluons votre démarche.

Concernant votre besoin d’être informée sur les aides financières auxquelles vous avez droit, nous vous proposons de vous adresser au programme " Vaud pour vous" qui permet aux personnes se trouvant dans une situation nécessitant un soutien financier, comme lors d'une séparation, d'être informées et accompagnées. Ce service gratuit pourra vous aiguiller sur les prestations auxquelles vous avez droit et vous permettre de savoir comment y accéder.

Aussi, nous vous proposons une autre adresse qui a pu être utile à des personnes se trouvant dans une situation similaire à la votre. Si vous resentez le besoin de parler des violences que vous avez vécues et de vous sentir soutenue par un-e professionnel-le, vous pouvez contacter le Centre Malley Prairie. Il s'agit d'un centre d'accueil pour les personnes qui sont confronté-e-s à des violences domestiques dans le canton de Vaud. Ce centre propose des consultations en ambulatoires pouvant avoir lieu dans différents lieux du canton. Il s'agit de consultations gratuites et confidentielles avec un-e professionnel-le qui pourra vous apporter une écoute, un soutien et des conseils. Si cette démarche fait sens pour vous, vous pouvez les joindre par téléphone au (021) 620 76 76 du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 pour vous renseigner ou pour prendre rendez-vous. 

Nous espérons que ces orientations pourront vous donner quelques pistes et vous permettre d'être soutenue dans votre processus de séparation. Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Nous vous adressons nos cordiales salutations.

Violence psychologique et/ou économique?

Bonjour Madame, Votre question est très succinte et nous ignorons le mode de relations que vous entretenez avec votre mari de manière plus globale. Il est donc difficile de répondre directement à votre question mais nous allons essayer de vous...

Question
17 September 2022 - La

Est-ce que me demander de mettre mon salaire sur un compte commun et c est mon mari qui gère les payements et les dépenses et si je voulais avoir un peu d argent je dois justifier pourquoi

Réponse
19-09-2022

Bonjour Madame,

Votre question est très succinte et nous ignorons le mode de relations que vous entretenez avec votre mari de manière plus globale. Il est donc difficile de répondre directement à votre question mais nous allons essayer de vous donner quelques pistes de réflexion pour vous aiguiller.

Le fait qu’une seule personne du couple gère l’administratif familial via un compte commun est assez courant. Cela ne nous apparaît pas comme étant un acte de violence en soi. Cependant, le fait de devoir vous justifier si vous souhaitez avoir accès au compte commun nous fait penser que vous pourriez peut-être subir des contrôles dans une relation de couple qui ne nous apparaît pas comme étant égalitaire sur ce plan précis. Les contrôles, les interdictions, les demandes de justifications sont effectivement des exemples de violences psychologiques et représentent une perte de liberté que vous n'avez pas à subir. Le fait de vouloir avoir la main mise sur les finances pourraient aussi - selon le contexte - s’apparenter à des violences économiques.

Si vous nous le permettez, nous aimerions vous poser quelques questions à titre introspectif:

  • Que se passerait-il si vous refusiez de verser l’entier de votre salaire sur le compte commun?
  • Selon vous, quelle serait la situation idéale de la gestion du budget dans votre couple?
  • Comment pourriez-vous faire part de votre vision de la gestion des finances à votre mari?

Nous vous encourageons vivement à communiquer autour de ces questions avec votre mari.

Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez besoin d’autres conseils ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles dans quelque temps.

Mon amie subit des agressions de son ex. Comment l'aider ?

Bonjour Monsieur, Vous nous écrivez à propos de votre amie, qui subit des agressions de la part de son ex-mari, en nous demandant ce qu’elle peut faire pour que cela cesse. Après plusieurs années où, selon votre description, votre compagne...

Question
29 August 2022 - Gig

Bonjour, mon amie subit depuis plusieurs années des agressions verbales de la part de son ex mari qui ne cesse de la harceler, de la rabaisser, de lui réclamer de l'argent et j'en passe, mon amie a besoin d'aide car elle est a bout.

Que doit-elle faire pour que ça cesse, où peut-elle s'adresser?

Réponse
31-08-2022

Bonjour Monsieur,

Vous nous écrivez à propos de votre amie, qui subit des agressions de la part de son ex-mari, en nous demandant ce qu’elle peut faire pour que cela cesse.

Après plusieurs années où, selon votre description, votre compagne vit une situation de violences psychologiques et économiques, il est possible pour elle d’entreprendre des changements.

De se mettre en mouvement peut s’avérer difficile pour elle et votre aide peut lui être précieuse. Le premier pas pourrait être la prise de conscience qu’il lui est possible de réagir pour se libérer du harcèlement de son ex-mari et qu’elle a des moyens de se faire aider lorsqu’elle ne trouve pas de solution.

Pour cela, elle peut s’adresser au Centre MalleyPrairie, en prenant rendez-vous au 021 620 76 76 pour une consultation ambulatoire dans sa région. La prestation est non payante et confidentielle. Lors des entretiens, elle pourra évoquer avec précision ce qu’elle vit et elle trouvera des informations relatives aux problématiques amenées.

Nous tenons à vous rappeler qu'il est également important de respecter le rythme de votre amie : sortir d'une situation de violence prend du temps, et chacun-e avance différemment. Ne pas la presser tout en lui montrant votre soutien n'est pas une démarche facile, et nous vous remercions pour l’accompagnement que vous apportez à votre amie.

Nous espérons que votre aide l’amènera à entreprendre des changements, pour qu’ils puissent lui apporter un apaisement. Avec nos meilleures pensées.

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