Bonsoir,
Il y a 3 ans, je vous contactais car ma fille, âgée de 19 ans alors, s'était installée avec son copain manipulateur. À l'époque, vous m'aviez conseillée de rester à son écoute. Jusqu'en octobre 2018, nous n'avons plus eu du tout de nouvelles de sa part. Nous pensions qu'elle avait volontairement souhaité couper les ponts avec nous, mais visiblement c'est son copain qui lui interdisait de ses mettre en contact avec nous. Depuis deux.mois, ils se sont séparés et petit à petit, nous apprenons quelle a été sa vie avec lui. Je vous mets ci-dessous un des premiers messages qu'elle m'a envoyé : "Pendant une année et demie environ il m'a tabassée, insultée tout ce que je faisais était mal, il foutait rien et à la fin j étais épuisée et maintenant je vois un conseiller pour arriver à tout remettre en ordre. Il m'a interdit de parler à qui que ce soit et j étais terrorisée et plusieurs fois j'ai voulu partir mais je savais pas où aller et j avais peur qu'il m'en empêche parce qu'il a même une fois faillit m'étrangler je voulais juste que ça s'arrête. Mais à la fin j ai quand même réussi à raconter en gros à sa mère sans qu'il le sache parce qu'au bout d'un moment je ne pouvais plus garder pour moi." Je ne vous cache pas que pour l'instant je ne souhaite pas renouer contact avec elle car les blessures sont encore trop présentes. Ma question est la suivante : malgré le fait qu'il n'y avait pas de traces de coups sur son corps, y a t il possibilité de porter plainte pour maltraitance ou non ? Comment pouvons-nous agir pour qu'une autre jeune fille ne devienne pas sa nouvelle victime ? Merci pour vos conseils
Bonjour Madame,
Vous nous adressez votre récit et celui de votre fille, qui, indubitablement, a été victime de violences graves de la part de son copain. Vous mentionnez qu’elle a quitté cette personne début octobre et vous a fait parvenir des messages, dont celui que vous nous confiez, qui décrit précisément sa situation de victime. En réaction, vous nous écrivez votre avis en nous disant que pour l’instant, vous ne désirez par reprendre contact avec elle, tout en nous posant les questions suivantes :
Nous commencerons par répondre à vos questions en vous disant que vous pouvez encourager votre fille à se présenter si possible à l’Hôpital de Sion, ou dans un hôpital régional, à défaut auprès d’un médecin, pour obtenir un constat de coups et blessures. Durant cette consultation, elle pourra déposer son récit, qui sera consigné, et les professionnel·le·s du corps médical pourront éventuellement déceler des traces des coups reçus, ceci même s’ils ont visuellement disparu. Ce constat pourrait permettre à votre fille d’être entendue comme victime, non seulement par ces médecins, mais aussi par la justice si elle venait à déposer plainte.
D’après votre récit, aux yeux de la loi, votre fille a subi des infractions. Elle peut déposer plainte à ce propos et se faire aider dans cette démarche par le centre LAVI de sa région. Le dépôt de plainte, accompagné du constat de coups et blessures, pourrait permettre de condamner l’auteur des infractions. Cette condamnation par la justice pourrait agir comme une protection, pour votre fille, tout comme pour d’autres victimes potentielles. En effet, l’auteur des violences, se sachant repéré par la justice, pourrait mettre ainsi un frein à ses agissements et peut-être entreprendre, contraint ou non, un travail sur lui pour sortir de ses pulsions destructrices.
Pour votre fille, le fait d’entreprendre ces démarches pourrait l'aider à poursuivre sa démarche vers la compréhension de ce qu’elle a subi comme violences conjugales, de leurs mécanismes et des leurs conséquences et, selon ses besoins, s'orienter possiblement vers l'aide la plus appropriée.
Nous terminerons notre réponse par votre positionnement, qui est votre désir de ne pas reprendre contact avec elle. Ne donnant pas plus d’indications sur vos motivations, nous nous limiterons à vous transmettre notre avis au niveau général. Nous pensons que les victimes de violences sont souvent très seules dans ce qui leur arrive car une des conséquences de la violence est l’isolement. Il pourrait être judicieux de se préoccuper de cet aspect en vous adressant, vous seule, ou vous et votre fille, à des professionnel·le·s. De leur confier vos motivations et les difficultés que vous rencontrez vous permettrait de trouver de l’aide pour avancer dans ce qui vous préoccupe et dans ce que vous traversez, et peut être aussi une aide supplémentaire pour votre fille.
Nous espérons que ces éléments de réponse vous encourageront à prendre soin de vous et de votre fille. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite et n'hésitez pas à nous écrire pour nous donner de vos nouvelles. Cordialement.
Bonjour Madame, Vous êtes mariée et vous subissez la violence de votre mari, qui se "défoule" sur vous. Vous souhaitez divorcer...
Bonjour Madame, Votre mari menace de vous nuire si vous le quittez, ce qui est une forme de violence psychologique. Vous...
Bonjour Madame, Tout d'abord, nous vous remercions pour votre témoignage et de la confiance que vous nous accordez....