Bonjour, j'ai vécu des années avec un homme violent psychologiquement. Mais je n'étais jamais sûre... était-ce de la violence ? Après tout s'il hurlait c'est qu'il avait beaucoup de responsabilités dans son entreprise, effectivement moi je restais à la maison "à ne rien faire" et "dépenser l'argent"... Quand il m'ignorait c'était mérité, je n'avais pas été à la hauteur voilà tout (pas assez disponible sexuellement ou le repas peu correct). Je ne sortais plus "tes copines sont trop connes, je ne suis pas le seul à le penser", "si t'as besoin de te montrer, dans un jean trop serré au lieu de t'occuper de nos enfants, va !". Biensur monsieur sortait tard et souvent, lui, il devait décompresser... De l'autre côté un homme brillant, intelligent et courageux. Une belle image au yeux de tous. Des cadeaux des excuses (il se reconnaissait, parfois seulement, un peu impulsif). J'ai finit par le quitter après 13 ans. Je me reconstruit, j'apprends à m'aimer, j'essaie du moins... Autours de moi personne ne comprends que je sois partie, la plupart des gens le plaignent d'ailleurs. Lui laisse entendre que nous avions des échanges trop violents verbalement, que ce n'était pas sain... (mes mots en fait). Mais à cause de qui ? Oui il a bien fallut que je finisse par me défendre !!! On croit qu'ils changeront, qu'il comprendront... on espère. En vérité ils sont incapables de voir qui ils sont. Il dit vraiment avoir souffert dans notre relation, s'être senti oppressé. Je ne lui demandais que de ne pas tirer le frein à main en colère ou taper dans les murs... Cela l'agressait !!! C'est incroyable le déni... Ca me fait mal. Mais ma seule priorité aujourd'hui c'est mes enfants et moi même. Je ne peux rien prouver même s'il mériterait que je porte plainte pour les coups reçus, parce que quand vous commencez à vous défendre et à répondre, il cogne "oh c'est bon c'était une petite gifle, il fallait que je te calme aussi, tu m'as gonflé !" Quand vos parents, proches, doutent qu'il ai pu vous faire ce mal... c'est l'injustice totale. La dernière des grandes violences qu'on peut subir. Sauvez vous ! Vous voulez l'aider, le comprendre ? Faite le mais de l'extérieur. Sauvez vous et aidez le (j'y crois peu) dans votre chez vous. Bon courage, nous le valons bien ;)
Bonjour Madame,
Après des années de violence de la part de votre compagnon, vous avez fini par le quitter. Ce choix vous a permis de vous protéger vous et les enfants, et vous êtes doucement en train d’entreprendre aujourd’hui votre reconstruction. Vous ressentez toutefois beaucoup de colère ; alors que votre conjoint était violent de diverses manières envers vous (psychologiquement, physiquement, et peut-être aussi économiquement et sexuellement), c’est aujourd’hui lui qui se fait passer pour la victime de votre histoire, et tout le monde dans votre entourage le plaint et ne comprends pas que vous l’ayez quitté.
Nous comprenons bien votre sentiment d’injustice et de colère, et votre impression qu’il s’agit là d’une nouvelle violence de votre désormais ex-compagnon. Aussi énervant que puisse être ce déni des violences que vous avez subies, c’est comme vous le dites un bon indicateur qu’il ne semble pas prêt de changer, et que partir était le bon choix. C’est bien sûr encore plus douloureux, nous l’imaginons, si même vos proches préfèrent l’écouter lui plutôt que vous. A tout le moins, cela peut vous rassurer sur le fait que vous n’êtes pas la seule a avoir été charmée par lui et à être incrédule qu’il puisse faire preuve de violence, et que vous ne devez pas vous en vouloir de lui avoir fait confiance par le passé.
Vous avez de belles ressources en vous, qu’il ne pourra pas vous enlever. Après avoir eu le courage de le quitter, vous êtes capable aujourd’hui de garder en tête les priorités. L’important c’est bien vous et vos enfants, et qu’importe ce qu’il peut bien dire. Nous nous demandons si partager votre histoire (et recevoir en retour du soutien) pourrait vous aider à guérir un peu de ces violences ? A notre connaissance, il n’existe au Jura pas de groupe de parole pour les femmes ayant été confrontées à des violences conjugales, mais vous pouvez bénéficier gratuitement d’entretiens individuels auprès de Solidarité Femmes à Neuchâtel. Internet peut être également un bel outil pour échanger, à condition de trouver une communauté bienveillante (telle que celle de ce site par exemple, bien qu’il soit d’origine française).
Par ailleurs, nous entendons que vous auriez souhaité dénoncer les violences de votre compagnon. Cela ne sera pas facile, mais il est possible d’essayer si vous le souhaitez, certaines violences telles que les gifles à répétition pouvant être poursuivies des années après les faits. Pour cela, nous vous conseillons de vous adresser au centre LAVI pour en savoir plus sur cette démarche et être accompagnée si vous décidez de l’entreprendre.
Merci pour votre témoignage touchant. Nous sommes admiratif-ve-s du chemin que vous avez parcouru, et sommes persuadé-e-s qu’avec un peu de temps vous réussirez à panser vos blessures. N’hésitez pas à nous réécrire, notre porte est toujours ouverte.
Bonjour Minet, Notre réponse s'est fait quelque peu attendre, veuillez nous en excuser. Les questions abondent sur notre site ces...
Bonjour, Voilà des mois, voire des années que votre relation se dégrade, et, en réaction à ce que vous appelez...
Bonjour Madame Après trente ans de violences psychologiques de la part de votre mari, vous avez trouvé la force et...