Bonjour, J’ai été témoin aujourd’hui de ce que ma sœur subit depuis des années avec son conjoint et j’ai été choquée. Je savais que ce n’était pas toujours rose dans leur couple, mais en lui posant quelques question plus approfondies, je réalise qu’elle est dans une situation de vraie maltraitance conjugale. Il la rabaisse sans cesse, l’appelle toutes les heures, n’est quasiment jamais à la maison le soir mais la surveille constamment, il l’oblige à répondre au téléphone à chaque appel, la harcèle pour mille et une choses qu’elle ferait mal, et j’ai appris ce soir qu’outre les insultes, elle subit des gifles et des coups de pieds même devant leur fils de 8 ans. Je suis horrifiée. Elle ne travaille pas (mais cherche du travail depuis quelques temps ce qui ne plait pas vraiment à son compagnon) et n’ose pas bouger de cette situation même si elle consciente que ça ne va pas, qu’elle se sent mal dans sa vie, que tout lui pèse. Comment l’aider ? Elle aurait besoin d’un vrai soutien psy et surtout pour la rassurer (j’espère) de conseils juridiques. N’étant pas indépendante et très surveillée, elle n’ose rien entreprendre. Que puis-je faire pour elle ? Comment l’aider de manière efficace et rassurante ? Un grand merci d’avance pour votre réponse.
Bonjour Madame,
Récemment, vous avez appris que votre sœur est confrontée à la violence. Choquée et inquiète pour elle vous avez décidé de nous écrire afin de savoir comment l’aider. Vous avez très bien fait de nous en parler, nous comprenons vos inquiétudes ! Il est difficile pour l’entourage de voir un membre de sa famille dans cette situation. Nous vous rassurons, des solutions existent. Il est possible de sortir de la violence avec une aide extérieur et professionnelle.
Le rabaissement, les insultes, le harcèlement ainsi que le fait de vouloir contrôler ses faits et gestes sont bien des violences psychologiques, néfastes pour la santé de votre sœur. Ces actes, qui ne sont pas tolérables et interdits par la loi, isolent votre sœur qui se retrouve seule sous l’emprise de son compagnon, lui laissant peu d’indépendance. C’est pourquoi « elle n’ose rien pas entreprendre » comme vous le relatez. Briser le silence est le premier pas pour sortir de cette emprise et vous en avoir parler est une porte qu’elle vous a ouverte pour la soutenir dans cette épreuve. Vous pouvez donc en premier lieu continuer à être là pour l’écouter et ne pas la laisser seule.
Par la discussion, vous pouvez également l’informer sur ces droits. Ayant subi de la violence physique, elle peut dénoncer son compagnon à la police ou à la justice. Nous conseillons toujours de faire un constat médical (ou des photos si elle n'a pas pu se déplacer). Ces violences, une fois signalées sont poursuivies d’office. Si une autre crise survient, elle peut appeler dans l’immédiat la police au 117 qui interviendra et expulsera son compagnon momentanément du lieu d’habitation pour la protéger. Si vous avez connaissance d’une dispute violente, vous avez également le droit de prévenir la police.
La violence a tendance à augmenter avec le temps, il est donc important pour votre sœur et son enfant qu’ils puissent être en sécurité et se protéger. Un des moyens et de s’en éloigner. Savez-vous si elle souhaite et si elle peut s’échapper de son domicile ? Elle a le droit de demander un hébergement d’urgence à AVVEC, dans le canton de Genève en attendant que sa situation évolue. Elle pourra là-bas bénéficier du soutien psychologique de spécialistes d’aides aux victimes, qui pourront lui donner les clés pour sortir de cette situation et l’aider également juridiquement si elle le souhaite. Si elle se sent prête à le faire, nous avons établi une liste de préparatifs de départ sur ce lien. Bien évidemment, elle y sera accueillie avec son enfant, qui lui aussi est exposé à la violence au quotidien et a besoin de protection. Si elle n’est pas prête ou ne désire pas partir, elle peut également les appeler au 022 797 10 10 pour leur demander conseil ou s’entretenir avec elles/eux pour des consultations ambulatoires. Il y a également une permanence sans rendez-vous tous les mardis entre 16h-18h si elle ne peut pas appeler sans être surveillée.
Enfin, vous pourriez aussi lui proposer de consulter les pages de notre site ou de nous écrire directement. Il faut souvent du temps pour entreprendre des démarches et beaucoup courage. La discussion et la connaissance des informations au sujet de la violence la rassureront certainement, l’aideront à éclaircir ces doutes et la pousseront gentiment à agir pour se protéger.
Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront d'aider votre soeur et qu'elle entreprendra des démarches pour se protéger. Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions et vous envoyons nos meilleures pensées.
Bonjour Cotedebette, Nous sommes désolées de vous avoir fait attendre. Il arrive que nous ayons quelque peine à respecter les...
Bonjour prudence, Veuillez tout d’abord nous excuser de ne pas avoir été en mesure de vous répondre plus rapidement. Malgré...
Bonjour Alca Madjouba, D’abord nous vous demandons d’excuser le retard de notre réponse et vous en remercions. Au bénéfice...