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Fragen von Internetnutzern

> A qui m’adresser pour trouver de l’aide?

14 mai 2022 - Aby...


Bonjour Je suis mariée avec un diplomate j'ai des enfants et je subis de la violence psychologique depuis plusieurs années (10 ans que nous sommes en Suisse). Je ne sais pas où aller pour connaître mes droits je n'ai aucune information ou contact... Merci



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous faites bien de nous écrire car vous semblez très seule depuis bien trop d'années en étant victime de violences psychologiques. Vous aimeriez savoir à qui vous adresser pour sortir de cet isolement et enfin connaître vos droits.

Le réseau suisse gravitant autour des victimes de violences domestiques est de plus en plus étoffé fort heureusement car cela touche une femme sur cinq, toutes violences confondues. Il existe plusieurs lieux où vous pourriez partager votre vécu et surtout demander conseils autour de vos droits. Il est important de ne plus rester seule car la violence psychologique peut parfois laisser place à des violences physiques, sexuelles ou économiques. Peut-être que le  cycle de la violence conjugale est malheureusement un vécu connu? Sachez qu'il y a heureusement des pistes à entrevoir pour s'en sortir même si le parcours n'est de loin pas simple.

Votre question est courte mais nous nous permettons de vous en poser quelques-unes dans un but auto-réflexif: qu'aimeriez-vous voir changer dans votre situation en connaissant vos droits sur sol suisse? A quoi  ces droits vous permettraient d'accéder? Quel a été l'élément déclencheur pour demander de l'aide?   Quoiqu'il en soit, vous semblez vouloir que quelque chose change et nous allons vous proposer des orientations en lien avec votre canton de domicile.

Dans le canton de Vaud, vous pourriez prendre contact avec le Centre Malley Prairie. C'est un foyer situé à Lausanne qui accueille des femmes -avec ou sans enfant- victimes de violences conjugales. On peut les joindre au numéro (021) 620-76-76. Si l'hébergement d'urgence n'est pas une réponse à votre demande, le centre propose également des consultations en ambulatoire. Les consultations sont non payantes et confidentielles. Pour pouvoir en bénéficier, vous pouvez faire appel au même numéro transmis.

Si vous êtes victime d'infractions à la loi suisse, vous pouvez également joindre le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions (LAVI) au numéro (021) 631-03-00. Ces professionnel-les peuvent également vous proposez un entretien gratuit et confidentiel afin de répondre à vos droits. Le centre LAVI est situé géographiquement à Lausanne, mais il dispose aussi d'une antenne à Aigle et une seconde à Yverdon-les-Bains. Ils peuvent également vous conseiller sur les possibles procédures pénales et / ou vous orienter auprès de thérapeutes au besoin.

Nous espérons que ces deux orientations pourront déjà vous aider à vous entourer et à vous rassurer. Vous êtes déjà active dans cette recherche et n'êtes plus seule. Nous vous encourageons à poursuivre. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour votre avenir et restons bien entendu à votre disposition si vous souhaitiez nous donner des nouvelles dans quelques temps.

> Je suis inquiet pour un proche victime de violences psychologiques de la part de sa femme.

08 mai 2022 - Sop...


Bonjour,

je vous écris car je me fais du souci pour l'un de mes proche. Dans cette situation il s'agit d'un homme victime de sa femme. Il m'a confié dernièrement des situations vécue au quotidien, ce qui a expliqué des changements dans son comportement depuis quelques années. Il s'agit de violence psychologiques et de manipulation.

J'ai effectué des recherches sur internet et d'après les résultats, sa conjointe correspondrait au profil d'une personne "pervers narcissique". Les situations décrites correspondent assez à cette personne.

Bien que sa vie ne soit pas directement mise en danger par cette personne, pas de coups ou violences physiques (bien qu'il m'ait avoué avoir été frappé deux fois), je m'inquiète pour sa santé mentale, j'ai peur qu'il se fasse du mal. Il a perdu confiance en lui, est déprimé et souffre de cette situation, il dit qu'il n'en peut plus. Lors de disputes il m'a dit s'être recroquevillé par terre , en pleurs. Elle peut se montrer très blessante avec lui et est polie et appréciée par ses amis et collègues. Mon ami à deux enfants. Ils ont plusieurs fois assistés à des disputes plutôt violentes. Il a peur de partir et d'être celui qui abandonne sa famille et il a peur de ne plus voir ses enfants. Il est très ambivalent lorsqu'il me parle, a un moment il me dit les choses qu'il subit puis il dit combien elle l'aide et que c'est à lui de faire des efforts. Je suis consciente que cette situation est moins grave qu'un cas de violence physiques et que beaucoup de gens vivent des situations d'urgences.

Auriez-vous des pistes à me donner? Qui peut-il contacter pour obtenir de l'aide? Que puis-je faire?

D'avance merci pour votre réponse.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez au sujet d'un ami victime de violences conjugales pour qui vous vous faites du souci. Le couple est parent de deux enfants. Il vous a confié récemment subir des violences psychologiques mais aussi plus rarement des épisodes de violences physiques. Vous comprenez maintenant davantage pourquoi il a changé depuis quelques années en perdant confiance en lui, en étant très déprimé. Vous vous inquiétez pour sa santé psychique, craigniez qu'il se fasse du mal. Il semblerait cependant ambivalent quant à des décisions à prendre. Vous aimeriez savoir où il pourrait trouver de l'aide et ce que vous pouvez faire pour lui.

Votre message décrit parfaitement le cycle de la violence conjugale. Ce cycle est généralement décrit en 4 phases. La personne qui en est victime est déstabilisée par les violences subies quelque soit sa forme (économique, psychologique, physique ou sexuelle). Elle perd petit à petit ses repères et la confiance en elle.  L'auteur-e des agissements la culpabilise en remettant la faute sur elle.  Survient ensuite une période d'accalmie qui s'appelle la lune de miel. Ces différentes phases suscitent beaucoup d'ambivalence chez la personne qui est en victime car elles génèrent de la confusion dans leur esprit. La personne victime finit souvent par se sentir responsable de ce qui lui arrive. Les décisions de protection, de séparation, de changements prennent donc souvent beaucoup de temps.

Le premier pas a déjà été fait: votre ami a pu se confier à vous en sortant du silence et vous avez pu être une oreille très attentive. Vous avez probablement dû valider le fait de s'être ouvert à vous, ce qui est sans doute encore plus compliqué pour un homme, les violences faites aux hommes étant plus rares mais bien sûre existantes. Vous-mêmes êtes en action en nous écrivant pour le conseiller, intention clairement salutaire. Il est effectivement important que votre ami puisse être accompagné par ses amis mais aussi par des professionnel-le-s qui viendront lui donner de l'information plus formelle sur les démarches possibles et l'épauler dans ses choix.

Dans le canton de Berne, vous pourriez lui transmettre le contact du Centre LAVI de Berne qui est le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions. Il peut les joindre par téléphone afin de convenir d'un rendez-vous ceci au: 031 370-30-70. Ces professionnel-les pourront le conseiller sur le plan psychologique, juridique, matériel et social. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Au besoin et selon sa situation, il peut consulter le Centre LAVI de son choix, sachant que dans chaque canton il existe un ou plusieurs centres. Votre ami pourrait se rendre à ce rendez-vous accompagné d'une personne de confiance.

S'il devait malheureusement être victime de nouvelles violences physiques ou de menaces graves, il est en droit d'appeler la police au 117. Depuis quelques années déjà, la police peut intervenir dans ces cas-là en urgence en expulsant la personne qui a agi de violences du domicile. C'est une mesure de protection immédiate pour la ou les victime-s.

Nous restons à votre entière disposition mais aussi celle de votre ami s'il voulait aussi nous écrire en précisant s'il souhaite que sa question soit publiée ou non.

> J’ai l’impression de subir et d’être auteur de violence psychologique

30 avril 2022 - Lio...


Je vis actuellement une situation difficile dans ma relation amoureuse. La personne que j’aime à commencé à vivre une relation amoureuse et sexuelle avec une tierce personne. Dès son annonce, je lui ai exprimé que cela me faisait beaucoup de peine, je lui ai expliqué que je me comparais, que j’avais peur d’être remplacé et de la perdre, que cela me serrait le cœur. Nous avons essayé de trouver ensemble une solution qui était peut-être un lien moins intime entre eux, mais finalement leur lien a évolué d’une manière différente et leurs relations continue.

Nous nous étions mis d’accord pour que ces liens soient compatibles mais ce n’est pas le cas pour moi, je sens de la douleur rien qu’en pensant à la situation ou en essayant d’accepter qu’ils sont ensemble. Alors j’exprime ma douleur, mon refus de la situation - mais vu notre historique relationnel où je n’ai moi-même souvent pas pris en compte la personne que j’aime - la situation ne change pas. Il devient alors difficile pour moi d’être en lien car je me sens fragile, je ne me sens plus en sécurité, je ne me sens plus pris en compte et je n’arrive pas à penser à autre chose. J’entre souvent dans des états autre d’angoisse, colère, obsessions ou je n’ai plus l’impression d’être moi-même ou de pouvoir me contrôler. Ces états font souvent peur à la personne que j’aime et il est difficile d’être en lien lorsque je suis dans ces états. Ils surviennent de manière répétitive quand je sais/sens qu’elle est avec l’autre personne, quand je pense à la situation, donc plutôt souvent ces derniers mois. J’ai l’impression que la personne que j’aime ne comprend pas ma douleur car elle continue d’agir d’une manière qui me fait de la peine. Cela m’énerve beaucoup, me fait de la peine et je lui en veux de ne pas agir différemment.

Alors souvent je fais pleins de reproche, j’essaye de clarifier ce qui me fait de la peine et cela fait beaucoup de mal à la personne que j’aime, car j’ai besoin de distance, car je deviens dur, car je suis souvent dans des états trop fragiles et colériques pour m’expliquer de manière constructive. Je ne sais plus quoi faire.

Exprimer ma colère ne change rien, cela fait même de la peine à la personne que j’aime. J’essaye d’être à l’écoute et de comprendre que la situation est aussi difficile pour l’autre, mais chaque fois qu’elle m’explique sa souffrance due à ma manière de réagir, je n’arrive pas à m’empêcher de me dire qu’elle ne comprend pas ce que je vis, qu’elle ne comprend pas que je réagis ainsi car je suis profondément blessé par ses actes.

J’ai besoin aide pour gérer les états dans lesquels cette situation me met (je peut recourir à la violence sur les objets, moi-meme et à la violence psychologique sur la personne que j’aime) et pour comprendre pourquoi cela me met dans de tels états et ne plus réagir de telle manière.

Pouvez-vous m’aider ou m’indiquer où m’adresser ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous décrivez les difficultés rencontrées au sein de votre couple depuis plusieurs mois suite à des choix de votre partenaire. Vous recherchez de l’aide pour trouver des solutions tout en tentant des comportements plus adéquats et constructifs pour changer la situation. Parfois vous agissez de la violence en réaction à ce que vous vivez et vous vous sentez perdu.

Votre vécu est certainement difficile et très douloureux comme vous le décrivez. Vous vous décrivez comme très sensible face à la possibilité de perdre votre partenaire qui a entamé une relation en parallèle de la vôtre. Vos réactions renvoient à un état d’âme et une instabilité affective difficile à vivre au quotidien.

Si nous vous avons bien compris : vous souhaitez une relation de couple exclusive avec votre partenaire et pour ce faire vous tentez de trouver une cohérence face aux choix différents de cette dernière. Nous avons l’impression que vous vous sentez dans une impasse et également impuissant. De part et d’autre, il s’agit de choix personnels : d’un côté votre partenaire a fait le choix d’une relation intime avec une autre personne que vous et de votre côté vous souhaitez une relation exclusive et avez décidé de chercher un moyen pour rendre compatibles ces deux choix.

Pouvoir faire des choix en toute connaissance de cause constitue la liberté et la force que nous avons toutes et tous: que souhaitez-vous pour vous-même et pour ce couple dans la situation actuelle ? Si votre désir profond ne peut pas être comblé, quel choix avez-vous ? L’impasse vient souvent de l’absence de réponses à ces questions.

La tristesse et l'angoisse qui peuvent se manifester dans ces situations complexes sont souvent accompagnées de colère, voire de rage, envers celles et ceux qui nous font traverser des émotions douloureuses, des manques profonds et lorsqu’elles/ils nous font vivre un sentiment subjectif d’injustice. La jalousie peut également apparaître si l'objet de notre amour trouve à l'extérieur de la relation une source de gratification et de plaisir autre que celui qu'on lui apporte.

Ces réactions trouvent ainsi une explication. Cependant si ressentir de la colère est une réaction humaine à la peur de perdre ou au sentiment d’injustice, il est possible qu’elle devienne agressivité et violence lorsqu’elle se traduit en actes ou tentatives désespérées de maintenir l’autre ou le/la forcer à changer de comportements. Ainsi du contrôle et de la domination émergent comme la seule manière de se rassurer puisqu'on ne parvient pas à faire confiance à l'autre.

Au bout de ce processus nous arrivons aux questions fondamentales de toute relation humaine : peut-on exiger des comportements en fonction de nos propres attentes si l’autre en choisit d’autres ? Puis-je lui en vouloir, revendiquer une injustice, exercer des pressions et de la force pour que l’autre fasse ce que j’attends de lui ? Nous sommes là aux origines de l’utilisation possible de la violence elle-même sous plusieurs formes…

Pour initier un processus de changement il est tout d’abord nécessaire de viser une maîtrise et gestion de vos émotions dans les moments plus difficiles. Les réactions de colère ou d’agressivité sont évitables et il est possible d'apprendre à les anticiper et à les gérer car elles occasionnent davantage de souffrance et ne laissent aucune place aux solutions. Nous sommes confiant-e-s quant à votre capacité à mener des choix avec courage dans cette situation précise et difficile, y compris si ces choix peuvent impliquer des pertes, des deuils…

Si vous arriver à identifier ce que vous pouvez accepter, ce qui vous convient et ce qui au contraire est au-delà de vos forces, de vos besoins et vous blesse alors un autre choix des possibles se présentera à vous. Des choix qui soient respectueux de vous-même, de vos besoins tout en étant respectueux de votre partenaire.

Voilà un chemin complexe et exigeant, nous en convenons, ceci peut parler en faveur d’un soutien que vous pourriez trouver dans la psychothérapie. Une aide précieuse serait de consulter des professionnel-le-s afin de pouvoir échanger autour des problématiques qui vous déstabilisent et engendrent autant de détresse. Dans le canton de Neuchâtel, vous pouvez vous adresser par exemple:

secteur de consultation conjugale du CSP présent à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds:

CSP Neuchâtel
Rue des Parcs 11
Case postale
2002 Neuchâtel 2

La Chaux-de-Fonds
Rue du Temple-Allemand 23
2300 La Chaux-de-Fonds

Ligne unique pour prendre rendez-vous: Tél. 032 886 91 00

Sur le site de Fédération Suisse des Psychologues (FSP), vous trouvez également un annuaire recensant les psychologues qualifié-e-s en conseils et/ou en thérapie: https://www.psychologie.ch/fr.

N’hésitez pas à nous écrire si vous en sentez encore le besoin et/ou si vous avez d'autres questions, Nous vous souhaitons beaucoup de force et de courage et surtout beaucoup bienveillance envers vous-même et votre conjointe.

> Agression: où la faire constater en Valais ?

29 avril 2022 - Eli...


Qui peut constater les blessures suite à une agression dans le canton de valais, en vue d un dépôt de plainte?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Votre question est très courte mais nous restons bien entendu disponible si vous souhaitiez nous en dire plus par rapport à l'agression que vous avez subi, ceci pour autant qu'elle concerne les violences dans le couple, sujet de notre site.

Pour vous répondre, vous pouvez vous adresser à l'Unité de Médecine des Violences  (UMV) qui se situe à Sierre afin de faire constater votre agression en vue d'un dépôt de plainte. Les professionnel-l-e-s de cette unité peuvent documenter tout type d'agressions, et non seulement les agressions vécues dans le couple. Vous pouvez les contacter au numéro (027) 603-63-70 afin de convenir d'un rendez-vous. Selon le type d'agression vécue, la consultation peut parfois prendre plus de deux heures. Il faut donc prévoir du temps. Même si votre question concerne le canton du Valais, vous pourriez aussi vous adresser à l'Hôpital Riviera-Chablais Vaud Valais à Rennaz et les contacter au numéro suivant: 058 773 64 77

Autrement tout médecin et toute permanence médicale devrait être à même de le faire, peut-être simplement de manière plus concise et non sous l'angle médico-légal comme le fait de manière très détaillée l'Unité de Médecine des Violences (UMV).

Il est utile de rappeler par ailleurs que toute personne peut déposer une plainte pénale suite à une agression, même si elle n'a pas pu faire constater ses blessures. Il est évident que de pouvoir le faire est une preuve supplémentaire utile à la procédure pénale, mais elle n'est pas obligatoire.

Nous espérons avoir pu vous renseigner et restons à votre entière disposition.

> Comment aider mon fils qui agit de la violence envers son amie ?

29 avril 2022 - Com...


Bonjour,

Mon fils de 26 ans vit depuis une année avec son amie mais c'est sans arrêt des bagarres et il est violent avec .

Mon fils est hyper actif de naissance , suivis par une pédopsychiatre depuis l'âge de 3 ans. Il a été suivi de façon régulière et suivis dans des écoles spécialisées et a fait beaucoup de progrès il a une situation professionnelle professionnel. Je peux dialoguer avec lui il me demande de l'aide car il ne ce reconnais pas dans ces colère et sa lui fait peur . Je dois trouver quelqu'un mais surtout un psychiatre et non un psychologue . Il prend actuellement la concerta qu'il avait arrêté pendant plusieurs années. Nous avons vraiment besoin d'aide .

Je suis en relation avec sa pédopsychiatre mais elle ne peut plus le suivre je n'arrive pas à l'atteindre je lui ai demandé le nom d'un de ces confrère qui pourrais le prendre en charge ,mais je n'ai pas de réponse et n'arrive pas à l'avoir au téléphone . Pourriez vous me conseillez un psychiatre compétent. Nous sommes à Lausanne .

Je vois remercie de nous aider .



Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous nous témoignez votre inquiétude quant à la violence exercée par votre fils sur son amie. Votre inquiétude est justifiée car si rien n’est entrepris, il y a un risque que la violence continue et s’aggrave. Votre fils, également, a peur de la colère qu’il ressent et vous demande de l’aide.

Vous avez fait l’expérience qu’une aide thérapeutique a été utile à votre fils par le passé.

Dans l’attente de la réponse de la pédopsychiatre, nous proposons à votre fils de s’adresser aux professionnel-le-s du Centre Prévention de l’Ale à Lausanne si vous souhaitez une réponse rapide. Ces spécialiste pourront proposer un espace de réflexion autour de la violence agie ainsi que des différents enjeux personnels et relationnels dans lesquels il se trouve. Il est possible de les solliciter pour une première rencontre sans engagement au 021 321 24 00. Cependant, ce n’est pas un centre médical.

Si votre fils souhaite, en parallèle, un suivi avec un-e psychiatre, nous vous conseillons de vous adresser aux Centre de consultation des Boréales où des psychiatres spécialisés dans la prévention de la violence exercent. En revanche, le délai d’attente sera plus long. Vous pouvez les joindra au 021 314 66 33.

Nous espérons avoir pu vous aider et restons à votre entière disposition. Nous recevons volontiers de vos nouvelles.

Bien cordialement.

> Violences chez mes voisins: ma voisine et sa petite ont été violemment mises à la porte en pleine nuit. Que dois-je faire pour les aider?

28 avril 2022 - ldd...


Bonjour,

La nuit de lundi à mardi de cette semaine, j'ai été témoin d'une certaine violence chez mes voisins à 4h du matin. L'homme (papa et mari) a mis sa petite fille de 3 ans à la porte dans le corridor de l'immeuble et a commencé à l'insutlé, ce qui m'a réveillé. Je suis allée écouter derrière ma porte palière et j'ai entendu des "t'es une sale peste, à la place de ta mère je t'aurais mis 5 fois plus, fous le camp" puis apparemment, la maman est allée rejoindre sa petite dans le corridor et il a ensuite lancé des "t'es une sale arabe, t'es une pute, t'es une sale merde" et la porte a claqué.

J'ai ouvert ma porte et j'ai trouvé la maman et sa petite dans les bras, toutes les 2 en pyjama sans chaussette, jetée de leur appartement. J'ai fait signe à la maman de venir chez nous et elle est venue se réfugier quelques heures avec sa fille sur notre canapé.

Je n'ai pas voulu trop m'immiscer dans tout cela, je lui ai demandé si ça allait, j'ai donné une couverture à sa fille et de l'eau puis je lui ai dit de rester ici, de se reposer et que je remontais me coucher. A 6h30, je suis venue les voir et nous avons dû changer la petite qui était complètement mouillée de pipi dans sa couche et ses habits. Comme j'ai un petit garçon, je lui ai donné des nouveaux habits et une couche propre ainsi qu'une paire de chaussette à la maman. Elle m'a dit comme elle pouvait car elle ne parle pas bien français qu'elle pouvait rentrer car maintenant son mari devait être en train de dormir. Sauf que lorsqu'elle a voulu rentrer chez elle, la porte était fermée à clé et après avoir sonné maintes fois, il n'a pas répondu. Elle n'avait rien avec elle, pas de téléphone, rien. Je lui ai dit que malheureusement, je pouvais rester jusqu'à 8h mais que je devais aller travailler ensuite et elle a dit que si elle n'arrivait pas à rentrer, elle irait chez une autre voisine. Elles sont donc revenues chez moi 30 minutes puis elle a réessayé de sonner à la porte et a réussi à retourner chez elle avec sa fille. Vers 8h00, j'ai entendu sa petite qui était chez eux et le soir même, nous avons vu cet homme conduit par une autre personne ainsi que sa femme à l'arrière, il nous a salué par la fenêtre du véhicule, un air angélique !

Je me fais du souci car cet homme n'est pas bien psychologiquement. Nous avons entendu qu'il avait déjà été interné et qu'il était sous médication (et passablement d'alcool !). Il doit certainement souffrir de bipolarité et n'a pas un suivi constant, je suppose. Mais ce n'est pas la première fois qu'il l'insulte dans le couloir du bâtiment, tard dans la nuit. Il met très souvent la musique très fort (je l'entends alors qu'il y a 2 autres appartements qui nous séparent) et j'ai déjà averti plusieurs fois la gérance qui l'a rappelé à l'ordre mais cela ne dure jamais très longtemps. Même quand la petite avait quelques mois, il mettait la musique à coin à des heures folles.

Que dois-je faire au jour d'aujourd'hui par rapport à la maman et sa petite ? Si ce n'est être là pour elles en cas de besoin. Je ne sais pas si elle souffre de violence physique en plus. Je n'ai pas osé lui demandé. Elle vient de Syrie et est en Suisse depuis 4 ans je crois et ils se sont mariés l'an dernier. Je pense qu'elle ne connaît pas ses droits ici et elle n'a aucune famille, aucun voire très peu d'ami car je la vois toujours seule avec sa fille, depuis toujours.

Merci pour votre aide et belle journée. Cordialement, Lisa



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes inquiète pour votre voisine et sa petite fille qui sont victimes de violence domestique. En plus de nuisances sonores à toute heure, vous avez plusieurs fois été témoin de fortes insultes de la part de votre voisin envers sa femme, dans le couloir du bâtiment. La semaine dernière, celui-ci les a mises à la porte de l’appartement en les dénigrant et les insultant. Vous êtes venue en aide à Madame et sa fille en les invitant à venir se réfugier chez vous. Vous vous faites du souci pour elles et nous demandez comment agir pour les soutenir au mieux.

Nous comprenons bien vos inquiétudes que nous partageons, vous avez bien fait de nous écrire. Il n’est pas évident de se retrouver confronter à ce genre de scènes et de savoir comment réagir. La violence domestique a longtemps été perçue comme appartenant à la sphère privée, ce qui empêchait malheureusement l’entourage de prendre action afin de briser ce silence et condamner la violence. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenue auprès de cette mère et sa fille. Vous les avez accueillies chez vous afin qu’elles puissent être en sécurité et avez répondu à leurs besoins. Votre soutien est précieux et savoir que votre porte reste ouverte en cas de besoin peut être déterminant en cas de crise.

Ce que vous observez s’apparente à de la violence psychologique (cris, insultes, rabaissement, racisme) mais la violence domestique se déroule habituellement sous la forme d’un cycle. Avec le temps, il existe le risque que l’auteur de violence psychologique recourt à la violence physique si ce n'est déjà le cas. Une instabilité psychique ainsi que la consommation d’alcool sont des facteurs pouvant favoriser l’expression d’une violence déjà existante mais ne sont pas des causes directes de la violence. Il est important d’agir pour stopper cet engrenage. La violence domestique est interdite par la loi et a de graves conséquences pour les victimes et les enfants.

De nombreux freins empêchent les femmes de sortir de la violence domestique, auxquels viennent s’ajouter des obstacles supplémentaires pour les femmes d’origine étrangères, surtout lorsqu’elles ont été isolées comme semble l’être votre voisine : l’insuffisante maîtrise de la langue, la méconnaissance de leurs droits et des structures d’aide, l’absence de réseau social, le risque de mise en danger de leur permis de séjour…

Nous vous encourageons donc à engager la discussion avec votre voisine afin de lui donner des conseils pratiques ainsi que l’informer des différentes ressources pouvant lui venir en aide et l’accompagner à faire ses démarches si elle le souhaite. Dans sa situation, nous conseillons de prendre contact avec un centre d’aide au victime (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites et anonymes. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement pour elle et sa fille au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons également à appeler la police au 117 afin qu’elle puisse intervenir et protéger les victimes. Informer une autorité peut parfois représenter un signal clair que ces comportements violents sont intolérables et faire évoluer la situation.

Sur notre site,  la section pour l’entourage, vous apportera des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et que la situation pourra s’améliorer. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> Soupçon de violence conjugale chez une amie

27 avril 2022 - bom...


Bonjour,

J'ai un doute concernant la relation d'une amie. J'ai l'impression qu'elle subit une forme de violence conjugale, car elle aborde le sujet de manière détournée. C'est une femme forte en apparence, sûre d'elle, mais j'ai parfois constaté qu'elle avait un manque de confiance en elle qui n'est pas très visible. Je ne suis pas sûr qu'elle subit qqch et j'ai du mal à aborder le sujet car ça me met moi-même très mal à l'aise.

J'ai peur qu'elle se ferme en me trouvant insistant par exemple; je n'ai aucune expérience en la matière. J'aimerais avoir des conseils pour savoir comment aborder le sujet, quels sont les bons reflexes, sur quoi je dois porter mon attention. J'aimerais appuyer sur le fait que je ne suis pas sûr et que c'est justement ce qui est difficile à gérer. D'un côté je sens qu'il faut agir et de l'autre, je pense peut être me tromper et je ne sais pas comment interpréter ses paroles. Je dois essayer d'en savoir plus moi-même? Je dois essayer de la diriger vers un spécialiste? Merci beaucoup



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous soupçonnez que votre amie subit une forme de violence conjugale. Comme vous n’êtes pas sûr que ce soit le cas vous êtes mal à l’aise d’aborder ce sujet de manière directe et vous vous questionnez sur les bons réflexes à avoir.

Il n’est jamais facile d’être témoin ou de soupçonner de la violence conjugale et nous vous félicitons de vous en inquiéter et de chercher de l’aide. Différents signes peuvent alerter l’entourage : un manque de confiance en soi, certaines allusions, une tendance à l’isolement, un état d’alerte permanent en sont des exemples.
Il est toujours délicat de savoir que faire dans ce genre de situation : prendre le risque de s'immiscer dans l'intimité d'autrui ? Ou réagir et alerter de ses soupçons de violences? Quoiqu'il en soi, il est important de ne pas fermer les yeux. Dans de nombreuses situations, le soutien de l’entourage est déterminant pour aider une personne à sortir de la violence.

Nous vous suggérons quelques pistes possibles pour aborder ce sujet :
-aborder le sujet dans un cadre propice quand vous êtes seul avec votre amie et que vous avez suffisamment de temps
-si votre amie subit de la violence conjugale, il y a souvent l'émergence de sentiments de honte, de peur, de culpabilité qui l’empêche de parler. Sortir de l’isolement est un premier pas important. C’est pourquoi il peut être important d’oser questionner sur cette thématique. Vous pouvez lui faire part de vos inquiétudes, demander des détails sur les propos qui vous questionnent, d’éventuels comportements qu'elle vous explique, questionner comment se passe la vie du couple. Il est important de ne pas être trop insistant, ni jugeant mais de montrer une disponibilité si elle souhaite en parler et qu’elle sache que vous êtes là au moment où elle en aurait besoin.
-vous pouvez lui donner les coordonnées de l’association AVVEC (022/ 797 10 10). Les intervenant-e-s de l’association pourront lui donner des conseils, la soutenir, l’informer sur les démarches possibles. Vous pouvez aussi appeler leur permanence pour échanger sur la situation qui vous inquiète. Et pourquoi pas parcourir notre site ensemble ? Peut-être reconnaîtra-t-elle des mécanismes qui sont présents dans sa relation avec son partenaire et que cela pourra lui donner des alarmes.
-dans des situations de violence conjugale, l’entourage doit bien souvent se montrer patient. La victime a besoin parfois de beaucoup de temps pour faire des démarches.

En espérant avoir pu vous répondre au mieux, nous restons à votre disposition si vous avez besoin de compléments d'informations ou si vous avez d'autres questions.

> Maltraitances psychologiques: comment s’y prendre pour les faire cesser?

26 avril 2022 - Val...


Je me fais dénigrer par mon ami, il est insistant pour avoir des relations sexuelles alors que j'en ai pas envie à cause de douleurs au dos et au genou subie lors d'un accident et menace de partir et il ne part pas. Il me trouve à redire lorsque ma fille vient ou mes petit enfants. Je ne peux pas sortir seule en soirée ou lorsque je pars trouver ma maman il me harcèle pour savoir à quelle heure je rentre. Il dit que si je veux pas faire L'Amour avec lui c'est parce que j'ai quelqu'un d'autre. J'ai pas le droit de parler avec les personnes que j'invite chez moi. Je ne sais pas comment procéder pour que celà cesse ? Je vous ai dit qu'une petite partie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous transmettez qu’une infime partie de votre vécu mais qui fait déjà mention de dénigrements, de contrôles, d’interdictions, de jalousies et de pressions à avoir des relations sexuelles par votre ami. Vous aimeriez trouver des clés pour que ces agissements cessent. 

Les dénigrements, les interdictions, les contrôles en tout genre, le harcèlement sont des actes de violences psychologiques. Ces comportements sont délétères et atteignent profondément l'estime de soi et la santé de la personne qui les subit. Vous avez tout à fait raison de vouloir que ces agissements cessent et d’être en recherche de solutions. Toute personne devrait être en droit d’inviter en toute insouciance ses proches à son domicile, de sortir sans subir de contrôles ou de critiques.

Vous nous parlez également de violences sexuelles car votre ami se montre insistant pour avoir des relations sexuelles et il semble faire du chantage si vous ne le souhaitez pas. Les violences sexuelles ne sont pas rares, elles sont simplement moins visibles mais elles atteignent aussi fortement les personnes qui en sont victimes. Vous êtes en droit de choisir si et quand vous souhaitez avoir des rapports sexuels. Nous parlons alors de consentement sexuel, sujet qui fait l’objet de nombreux débats aujourd’hui.

Nous aimerions vous poser quelques questions dans un but auto-réflexif: comment réagit votre ami si et quand vous lui faites part de ses comportements oppressants et qui ne vont pas dans le sens d'une relation paisible? Pensez-vous que votre compagnon puisse changer et vous faire confiance afin d'avoir une vie de femme sereine? Comment envisagez-vous la suite de votre relation?

Le Centre Malley Prairie pourrait peut-être vous aider. C’est un foyer d’accueil d’urgence pour femmes et enfants qui sont confrontés à des violences domestiques mais il propose également des prestations en ambulatoires dans le canton de Vaud. Votre message ne nous dit pas si vous éprouvez encore et malgré tout des sentiments pour votre ami, ni vos intentions futures. Il faut savoir que le centre Malley Praire peut proposer des consultations autant individuelles que de couple pour autant que les deux personnes en soient demandeurs. Vous pouvez les contacter au numéro 021 620-76-76.

Nous espérons que cette orientation pourra vous aider à trouver des solutions pérennes à votre situation de couple. N'hésitez pas à nous joindre si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles.

> Un ami est victime de violence au sein de son couple, je souhaiterais les aider, mais je ne sais pas comment.

20 avril 2022 - tem...


Bonjour,

Un ami m'a envoyé un sms ce weekend qui disait que son compagnon l'avait attaqué, frappé fort. J'assiste depuis longtemps à leurs rapports que je jugeais psychologiquement violents, mais jamais (du plus loin que je me souvienne) mon ami ne m'avait parlé de violences physiques.

Je souhaiterais les aider, mais ne sais comment faire. Son compagnon est quelqu'un de proche, également. Je pense être une des seules personnes à être au courant et me sens plutôt démunie face à cela. J'aurais besoin de conseils sur comment gérer au mieux cette situation, pour mes amis et pour moi.

Pouvez-vous m'aider?



Notre réponse


Bonjour,

Vous prenez contact avec nous car votre ami vous a averti-e-x que son compagnon l’avait attaqué et frappé fort ce week-end. Vous avez déjà été témoin de leurs rapports que vous jugez psychologiquement violents, mais c'est la première fois que la violence physique est nommée. Vous connaissez le couple et vous pensez être l’une des seules personnes au courant de cette situation. Vous avez besoin de conseils pour eux et pour vous, c’est pourquoi vous nous demandez de l’aide.

Au vu des éléments que vous avez pu observer, vos amis vivent dans un contexte de violence conjugale. Cette dernière peut-être de plusieurs types, notamment psychologique. Comme vous avez pu le constater, il peut être compliqué d’aborder le sujet et d’agir dans ce genre de situation. Vos amis se trouvent dans un cycle de violence conjugale dont il est difficile d’en sortir seul. Selon l’étape du cycle, le discours de la victime peut varier face à son agresseur-e-x. Pour la personne victime, il est important de pouvoir compter sur des personnes extérieures à la relation pour s’en sortir. C’est pourquoi notre premier conseil serait de verbaliser votre soutien à votre ami victime. Le choix de poursuivre ou non cette relation lui appartient, mais vous pouvez rester présent-e-x à ses côtés au besoin.

De plus, il existe des adresses utiles à connaître si votre ami victime souhaite un accompagnement. Sur le Canton du Jura, le Centre de consultation LAVI (032 420 81 00) peut soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Leur bureau se trouve à Delémont. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Nous conseillons également de réaliser le plus rapidement un constat de coups et blessures à l'hôpital le plus proche de chez lui. En effet, ce document confidentiel peut être très précieux le jour où il déciderait d'entamer des démarches. Effectuer un constat ne l'engage à rien et n'est remis qu'à lui seul.

Votre ami peut aussi désirer poursuivre la relation avec son compagnon tout en acceptant une aide professionnelle extérieure. Le couple pourrait faire appel à des conseillers conjugaux ou thérapeutes de couple. Ces profesionnel-le-x-s peuvent être contacté-e-x-s au travers de la consultation de couple du Centre social protestant à Moutier (032 493 32 21) ou Tramelan (032 486 91 00). De plus, une permanence téléphonique pour les couples existe du lundi au jeudi de 12h30 à 14h au 0840 420 420. La répondance est effectuée par le Centre social protestant et Caritas.

Pour en revenir à votre rôle, si vous êtes à nouveau témoin d’une scène de violence, vous pouvez appeler la police au 117. Votre ami victime peut également les contacter si il se sent en danger. Il faudra mentionner les coups et le caractère répété des violences vécues. En Suisse, la violence conjugale est composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci sont poursuivies d’office. Suite à un appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir: expulsion du domicile pour la personne auteure, dépôt de plainte et possibilité séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime si besoin.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> Ma victime qui vient d’accoucher est victime de violence conjugale. Comment agir en tant que voisin?

19 avril 2022 - Win...


Bonsoir,

Ma voisine, qui vient d'accoucher, est victime de violences. J'ai déjà appelé la police, et je ne suis pas le seul à l'avoir fait. Aujourd'hui, son compagnon s'est déchaîné contre elle. Nous l'avons entendu hurler et donner des coups, probablement sur des meubles. La fille et son bébé pleuraient puis sont sortis sur le palier. J'ai constaté que la fille n'avait pas de marques de coups. Je lui ai demandé si ça allait, elle m'a répondu que oui. Je lui ai dit que, si elle est en danger, elle pouvait venir se réfugier chez moi. Elle n'a pas voulu venir. Comment agir lorsque l'on entend des hurlements, des coups et des pleurs ? Faut-il appeler la police même si son compagnon frappe des meubles ? Merci de me renseigner.



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous faites part de violences que subit votre voisine fraîchement jeune maman. Le jour où vous nous écriviez, son compagnon s'était déchainé sur elle. Mère et fille pleuraient puis Madame est sortie sur le palier avec son bébé. Vous leur avez proposé le gite mais votre voisine a refusé votre aide. Vous nous demandez comment réagir et s'il faut rappeler la police dans tous les cas.

Nous vous remercions pour votre question et saluons l'aide que vous avez déjà apporté à cette jeune mère et à son nouveau-né. Les personnes témoins de violences et/ou le voisinage ne savent souvent pas comment réagir et restent parfois passifs, ce qui n'est pas votre cas.  Il est effectivement toujours perturbant pour les témoins d'entendre des hurlements, des cris, des actes de violences sans réellement savoir ce qui se passe entre les murs des concernés. On imagine parfois que les actes sont portés sur des objets mais pas toujours.  Avoir en quelque sorte "le son sans les images" laisse place à un champ de fantasmes déstabilisants. Il n'est jamais aisé de savoir comment réagir dans ces cas-là et l'on se sent souvent démuni.

Il faut savoir que les situations de violences conjugales ne sont plus de nos jours une affaire "privée". Depuis plusieurs années maintenant, elles sont poursuivies d'office c'est-à-dire qu'elles sont pénalement répréhensibles dès qu'une autorité en a connaissance. Il faut pouvoir continuer à les dénoncer pour le bien des victimes et des enfants.

Pour répondre à votre question, une des pistes pourrait effectivement être de rappeler à la prochaine crise la police, via le 117 ceci 24h/24. Une fois sur site, la police va pouvoir prendre connaissance de ce qui se passe au domicile de vos voisins. Elle pourra aussi signaler le cas à la Direction Générale de l'Enfance et de la Jeunesse (DGEJ) afin qu'elle entre en jeu pour faire une évaluation de la famille sur plusieurs semaines et s'assurer du bon développement de l'enfant du couple. Dans l'immédiat, la police est aussi en droit d'expulser la personne qui a agi de la violence du domicile conjugal ceci comme mesure d'éloignement de la personne responsable des violences et de protection pour les personnes victimes. Cette mesure est valable plusieurs jours jusqu'à l'audience de validation de la mesure d'expulsion au Tribunal civil. C'est la personne victime qui pourra décider de la suite à donner à son couple.

La seconde piste pourait être d'écrire directement un courrier au Ministère Public de votre arrondissement pour dénoncer les faits de violences domestiques.

Enfin, si vous deviez être à nouveau en lien avec votre voisine, vous pourriez lui suggérer de prendre contact avec le Centre Malley Prairie qui est un foyer qui accueille femmes et enfants victimes de violences domestiques. Ils sont joignables au (021) 620 76 76. Elle pourrait aussi faire appel à l'Equipe Mobile d'Urgences Sociales (EMUS) qui est une équipe qui travaille en binôme socio-sanitaire et travaille 24h/24. L'équipe est joignable via le numéro de la centrale des médecins de garde au 0848 133 133. Leur prestation est gratuite. Elle peut se déplacer auprès de Madame et investiguer avec elle ses besoins immédiats tout comme lui proposer de l'amener dans un lieu sécure.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques réponses à vos questions et nous restons bien entendu disponibles.

> Il m’arrive d’être violente lors de disputes et j’ai besoin d’aide.

19 avril 2022 - mam...


Bonjour,

Je vous contacte aujourd'hui car il m'arrive d'être violente lors de disputes et j'ai besoin d'aide. En effet, lorsque je suis en colère et que je me sens dans une situation d'injustice / attaquée, je crie, claque les portes et parfois (dans de rare cas) même ai recours à la violence physique.

Je travaille sur ma situation depuis un moment et ai fait de grand progrès mais je pense avoir besoin d'aide pour en sortir complètement.... je crois qu'il edt important de souligner que j'ai aussi été victime de violence dans de précédentes relations...



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous demandez de l’aide pour faire face à certains de vos comportements violents notamment lorsque vous êtes en colère. Vous souhaitez ne plus répéter vos actes et vous cherchez des moyens pour y arriver.

Nous saluons votre démarche de nous écrire aujourd’hui afin de trouver des alternatives à la violence. Ce premier pas est important et nécessaire pour y remédier et ainsi protéger les personnes qui subissent vos actes de violences. Le fait d’avoir déjà pu identifier ce qu’il se passe en vous dans les situations où vous recourez à la violence est également un bon point de départ.

Nous avons peu d'éléments concernant votre situation de couple ainsi que sur les situations lors desquelles vous avez pu recourir à la violence et allons ici vous orienter vers un service du canton de Vaud pouvant vous proposer un entretien en direct.

Lors des montées de colère : il est en effet important que vous en compreniez mieux l’origine ; c’est-à-dire les faits concrets qui génèrent cette colère, mais aussi et surtout le « pourquoi » les différents événements peuvent vous percuter et générer dans votre intérieur de telles réactions. En faisant ce travail d'analyse, il est alors possible d’aller à l’origine du problème pour trouver des solutions concrètes et ne plus être exclusivement sous l’emprise des émotions.

Il est bien possible aussi, comme vous le précisez, que des anciennes blessures vécues dans des relations précédentes soient ravivées directement ou indirectement par votre entourage. Bien que ces éléments de compréhension ne justifient en rien vos actes de violence, vous pouvez trouver des pistes plus concrètes pour avancer en identifiant mieux l’origine de vos ressentis et en trouvant des outils de gestion. La colère devient ainsi un bon indicateur, reste à pouvoir la maîtriser au profit d’autres comportements plus constructifs.

Ce travail est complexe et demande de l’investissement dans la durée en étant bien accompagné-e, c’est pourquoi nous vous encourageons à faire appel à des spécialistes du domaine qui seront à même de vous accompagner tant pour vos comportements actuels qu’en rapport à la violence subie dans votre passé.

Dans le canton de Vaud, nous vous conseillons de contacter le Centre Prévention de l’Ale à Lausanne spécialisé dans l'accompagnement des personnes ayant recours à la violence. L'équipe de spécialistes  sera à même de vous aider avec un soutien et un travail personnel de qualité. Pour prendre contact sans plus tarder: 021 321 24 00 ou via: info@prevention-ale.ch.

Nous vous encourageons vivement à ne pas en rester là dans votre démarche et recherche d'alternatives à la violence.

N'hésitez pas à nous solliciter à nouveau si vous avez d'autres questions ou besoins ou encore si vous souhaitez nous en dire un peu plus sur votre situation.

> Nous entendons notre voisin avoir des accès de colère très intenses, nous nous demandons quoi faire.

19 avril 2022 - Gau...


Bonjour,

j'habite dans un immeuble avec ma copine et notre fille et nous entendons régulièrement des excès de colère très intenses provenant de l'homme de la famille du dessous (parents et leurs 2 enfants, environ 4 et 13 ans), généralement des hurlements à plein poumons et des meubles renversés. Si ces excès sont la plupart du temps courts et "moyennement" fréquents (1 à 2 fois par mois, parfois plus), ils sont intenses.

De plus certains comportements de la famille sont étranges, comme les stores de toutes les fenêtres fermés toute la journée et toute l'année, la mère fait du porte à porte pour emprunter un peu d'argent. D'après certains de nos voisins de palier le problème serait ancien mais nous n'avons personnellement jamais contacté la police ni qui que ce soit. On habite l'immeuble depuis un an et avec le temps notre relation de voisinage s'est dégradée, je n'apprécie pas le contact que j'ai pu avoir avec la mère que je trouve étrange et je ne l'ai jamais intérogée vis à vis de ces hurlements mais j'ai aussi honte de ma passivité.

Que faire ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous contactez suite à des inquiétudes que vous avez quant à des comportements violents et étranges de vos voisins d'immeuble. Vous entendez fréquemment des hurlements de l'homme de la famille composée de deux enfants mais aussi des bruits de meubles renversés. Le problème serait ancien selon le voisinage. Vous nous demandez que faire.

Il est toujours perturbant pour les témoins d'entendre des hurlements, des cris, des actes de violences. Avoir en quelque sorte "le son sans les images" laisse place à un champ de fantasmes déstabilisants. Il n'est jamais aisé de savoir comment réagir dans ces cas-là et l'on se sent souvent démuni-e et à la fois coupable de ne rien faire.

Il faut savoir que les situations de violences conjugales ne sont plus de nos jours une affaire "privée". Depuis plusieurs années maintenant, elles sont pour la plupart des cas poursuivies d'office c'est-à-dire qu'elles sont pénalement répréhensibles dès qu'une autorité en a connaissance. Nous encourageons à les dénoncer pour le bien des victimes et des enfants.

Une des pistes pourrait donc être d'appeler à la prochaine crise la police, via le 117 ceci 24h/24. Une fois sur place, la police va pouvoir prendre connaissance de ce qui se passe au domicile de vos voisins. Elle pourra aussi signaler le cas à la Direction Générale de l'Enfance et de la Jeunesse (DGEJ)  afin qu'elle entre en jeu pour faire une évaluation de la famille sur plusieurs semaines et s'assurer du bon développement des enfants. Dans l'immédiat, la police est aussi en droit d'expulser la personne qui a agi de la violence ceci comme mesure d'éloignement de la personne responsable des violences et de protection pour les personnes victimes. Cette mesure est valable plusieurs jours jusqu'à l'audience de validation de la mesure d'expulsion au Tribunal civil. C'est la personne victime qui pourra décider de la suite à donner à son couple.

La seconde piste pourait être d'écrire directement un courrier au Ministère Public de votre arrondissement pour dénoncer les faits de violences domestiques. Si vous êtes plusieurs voisin-e-s à avoir entendu des cris et des bruits inquiétants, le courrier pourrait même être signé à plusieurs mains.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques réponses à vos questions et nous restons bien entendu disponibles pour toutes autres questions que vous pourriez avoir.

> Depuis plusieurs années, je subis de la violence psychologiques de la part de mon mari. Je souhaite qu’il parte ce qu’il refuse. Dois-je contacter la police?

13 avril 2022 - Cri...


Bonjour, Cela fait plusieurs années que je vis une situation de violence pdycologique (et parfois physique) de la part de mon mari. Ci-dessous vous trouvez quelques examples. Nous avons deux enfants et je souhaite qu'il parte le plus rapidement possible du domicile conjugal pour les préserver mais il n'est pas d'accord. Pensez-vous que je devrais signaler mon cas à la police? • Ne me laisse pas communiquer librement (j’exagère, j’utilise les mauvais mots, je parle trop fort, je ne connais pas la signification des mots, je ne connais pas ses intentions, etc). j’ai donc peur de m’exprimer avec lui. • Graves insultes (crève sale pute) • Menaces (ex. tu ne verras plus tes enfants) • Me rabaisse (je ne te fais pas confiance avec la sécurité des enfants, tu es une personne négative et égoïste, tu ne sais pas communiquer, tu ne sers a rien..) • Ne me regarde pas quand on parle • Me prive d’intimité depuis 5 ans car je suis trop “autoritaire” à son gout • M’isole de ma/sa famille et amis (je ne peux pas inviter des gens a la maison, il n’aime pas mes amis et ne veut pas les voir car il trouve qu’ils ont une mauvaise influence sur moi) • Il ne passe quasiment plus de temps avec moi et me dit que je ne lui apporte rien d’interessant • Par moment il a été violent avec notre fils de 3 ans (ex. l'as pincé très fort) • Il est souvent agacé et agressif avec notre fils et met une mauvaise ambiance a la maison • Il est souvent sur la défensive quand je lui parle ou alors il m’ignore • Il trouve toujours des excuses a ses réactions (tu me pousses à bout) Merci d'avance pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites vivre depuis plusieurs années de la violence psychologique et physique de la part de votre mari.  Vous êtes parents de deux enfants. Votre ainé subirait aussi de la violence de la part de son père. Vous souhaiteriez que votre mari quitte le domicile familial pour vous protéger, chose qu'il n'envisage pas. Vous nous demandez s'il faut signaler le cas à la police.

Les exemples mentionnés sont effectivement des actes de violences psychologiques. Isoler quelqu'un de ses proches, rabaisser la personne, l'insulter, la menacer, l'ignorer, interdire des choses en sont autant d'exemples que vous mentionnez parfaitement. Vous nous évoquez également des actes de violences physiques plus rares mais présents. Vous ne nous dites pas de quels actes il s'agit. Quoiqu'il en soit, ces violences multiples doivent cesser impérativement pour votre bien et celui de vos enfants.

Pour vous répondre, si vous mari venait à nouveau à agir de la violence physique ou proférer des menaces graves à votre encontre ou celle de vos enfants, vous pourriez appeler de suite la police, via le numéro du 117, ceci 24h/24. Ces derniers se rendent dans ce cas en urgence au domicile conjugal pour évaluer la situation. Ils peuvent aussi décider d'expulser la personne qui a agi de la violence sur le moment même, ceci pour plusieurs jours dans l'attente d'une audience qui aura lieu au Tribunal civil. C'est lors de cette audience de validation de la mesure d'expulsion que vous pourrez décider de la suite à donner à votre couple. Cette mesure d'urgence est une mesure de protection pour les victimes. C'est l'article 28b du code civil suisse. La personne expulsée a l'interdiction formelle de revenir au domicile conjugal ou de prendre contact avec la personne victime ceci jusqu'à l'audience de validation de la mesure d'expulsion au Tribunal civil.

Une demande de mesures protectrices de l'union conjugal (MPUC) peut aussi être faite à tout moment, hors crise, si la vie de couple et de famille n'est plus possible pour les motifs évoqués. Cependant nous savons que d'entamer des démarches de séparation sous le même toit que son conjoint est très sensible et peut générer un regain de violences.  Le Centre LAVI Genève, qui est le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions, pourrait aussi vous renseigner plus en détails sur vos droits de manière générale. Ils sont joignables au 022 320 01 02 et proposent des consultations gratuites et confidentielles.

A toutes fins utiles, nous pouvons également vous transmettre l'adresse du foyer Le Pertuis qui est un foyer d'accueil pour toutes personnes auteur-es ou victimes de violences conjugales. C'est un petit foyer d'urgence qui peut recevoir les personnes 24h/24 avec ou sans enfants. Ils sont joignables au 022 309 57 10. Le financement peut être pris en charge, selon certaines conditions et uniquement pour les personnes victimes, par le Centre LAVI.

Nous espérons avoir pu vous donner les conseils espérés pour répondre à votre demande et nous vous souhaitons du courage pour la suite. N'hésitez pas à nous joindre si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles.

> Violence et séparation

05 avril 2022 - cup...


Bonjour,

Ma compagne me fait subir des violences psychologiques depuis des années. Elle me parle toujours mal, insulte à répétition, 50 sms dès qu elle est colère, toujours pour des raisons futiles. Impossible de discuter sereinement, elle se met à hurler et la discussion doit s'arrêter car je ne veux pas m'énerver à mon tour. Mais malgrè cela la tempête continue. Nous avons un enfant et elle fait toujours des histoires quand il faut voir ma famille, insulte tous les membres de ma famille (en leur absence). Elle deforme la réalité sans cesse et il est impossible de lui faire changer d'avis ou tout simplement d'obtenir des excuses une fois la crise passée. J'en suis à faire attention à ce que je dis pour eviter la tempête et je vois de moins en moins mes amis et famille. Elle me dénigre devant mon enfant. Elle n'a pas de patience avec l'enfant, elle crie beaucoup et perd souvent son sang froid. Maintenant elle menace de me quitter et de partir avec l enfant.

Le fait d'être victime de ce comportement peut-il m'aider à obtenir la garde de mon enfant?




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous confiez être victime de violences psychologiques depuis des années par votre compagne. Vous dites être dans l’hyperadaptation pour éviter des « tempêtes » faites de colère, d’insultes, de dénigrements. Vous êtes parents d’un enfant de bas âge pour lequel elle ne montrerait pas plus de patience selon vos observations. Elle menace maintenant de vous quitter et de partir avec lui. Vous aimeriez savoir si être victime de ces comportements peut privilégier le fait d’obtenir la garde de votre enfant.

Nous vous remercions pour votre question pertinente car effectivement, un enfant ne peut pas se développer sereinement dans un milieu où de la violence est agie et subie. Quelque soit l’âge de votre enfant, il souffre à sa manière. Il faut pouvoir le protéger de ce contexte de violences et vous entourer.

Si la situation est inchangée et que vos inquiétudes persistent, vous pourriez prendre contact avec le Service Protection des Mineurs (SPMi) pour demander conseils. Ils sont joignables au numéro suivant: 022 546 10 00 ceci du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 17h.

En cas de séparation, la Fondation As’trame pourrait également venir en aide à votre enfant par la suite, comme soutien thérapeutique. Ils peuvent également recevoir les parents et les aider dans la co-parentalité malgré la séparation. Une séparation est une affaire de famille: elle touche les adultes certes mais a aussi un impact direct sur les enfants. Leur contact est le tel: 022 340 17 37.

Enfin, pour toutes questions relatives aux droits de la famille (séparation, divorce, garde, droits de visite) il existe l'association d'avocats permanence juridique de Genève qui propose des consultations spécialisées de 30 mns pour 50.- . Le Centre Social Protestant (CSP) offre eux aussi des conseils juridiques en droits de la famille. Vous pouvez les contacter au numéro 022 807 07 07.

Bien sûr et s'il devait y avoir une mise en danger imminente, n'hésitez pas à joindre la police, ceci via le numéro du 117, 24h/24.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes de réflexions afin d’évoluer vers un avenir plus serein. N'hésitez pas à nous donner des nouvelles si vous le souhaitez.

 

> Je ne sais pas si ce que je vis est de la violence…

02 avril 2022 - Ary...


Je suis en couple depuis quelques années maintenant et j'ai peur de pas faire ce qu'il faut ou dire quand je parle avec mon copain. Une des phrases de mon copain aujourd'hui parce que je lui ai pas fait son café et que j'aurai du le faire c'est : "je suis le riche et toi la juive dans les camps de concentration". Je ne vis pas avec




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre message est très court mais il est déjà très révélateur de comportements que personne n'a à subir. Quand on est dans une relation saine de couple, on devrait justement pouvoir s'exprimer librement ce qui ne semble pas être le cas dans la vôtre. La phrase que vous citez pour exemple est très dénigrante et connotée. Vous n'avez pas à subir ce genre de commentaire désobligeant. Il s'agit de violence psychologique qui affecte et déstabilise grandement les personnes qui la subisse. Il faut aussi savoir que la violence psychologique peut parfois glisser vers des actes de violences physiques.Vous pouvez vous en protéger et chercher de l'aide dès maintenant comme vous avez commencé à le faire en nous écrivant.

La fondation L'EssentiELLES est une fondation valaisanne pour toutes personnes victimes de violences domestiques. Ils sont joignables au numéro suivant: 079 320 98 70. Ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels via une écoute active et professionnelle. Ils ont également pour prestation des séances de groupe pour les personnes intéressées.

Si vous deviez subir des menaces, des actes de violences physiques ou sexuelles, vous pouvez aussi contacter le Centre LAVI qui est le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions. Il existe un ou plusieurs centres LAVI par canton. Vous pouvez contacter le centre LAVI de votre choix. Dans le canton du Valais, ils sont situés à Collombey-Muraz, Sion (027 607 31 00 ) ou Brig (027 946 85 32). Ils proposent une écoute gratuite et confidentielle.

N'hésitez pas à nous contacter si vous  souhaitez nous donner des nouvelles.

> Je recours à la violence au sein de mon couple. J’ai besoin d’aide.

31 mars 2022 - abe...


Je suis actrice de violence dans mon couple. Quelques épisodes de violence physique et surtout violence psychologique. Je me rends compte qu'on a une relation très violente et je n'en peux plus. Nous nous quittons régulièrement et je me sens comme addicte a ma partenaire, donc nous revenons. Notre lien est très fort. Mon père exerce une violence psychologique sur ma mère. J'aimerais analyser ce schéma pour en sortir. Je me sens régulièrement victime et ce fonctionnement me pousse à agir et mettre une pression sur ma partenaire. J'ai besoin d'aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous témoignez ne plus vouloir de la présence de la violence psychologique et physique au sein de votre couple et affirmez votre intention d’entreprendre une démarche.

Nous écrire aujourd’hui témoigne d'un grand courage dont vous faites preuve et du souhait d’amener du changement. Ce sont des ingrédients importants pour aller vers un avenir relationnel qui vous convienne davantage. Nous vous félicitons pour cette première action.

Vous relevez d’ores et déjà un lien avec la violence psychologique qu’exerce votre père sur votre mère. Pour vous accompagner dans la poursuite de cette analyse ainsi que dans la réflexion sur des pistes d’actions à entrevoir, une aide professionnelle est précieuse.

Dans le canton de Genève, les professionnel-le-s de l’association face-à-face peuvent vous proposer un suivi individualisé, en débutant par un premier entretien d’accueil dans leurs locaux. Ce dernier pourra vous permettre de présenter plus en détails la situation à laquelle vous êtes confrontée et d’obtenir des informations détaillées sur les différentes options d’aide à votre disposition. Vous pouvez les contacter au 022 345 12 15 ou au 078 811 91 17.

En espérant que ces quelques lignes vous accompagnent dans la poursuite de votre cheminement, nous restons à votre entière disposition si cela vous était utile.

Bien cordialement.

> Que faire quand j’entends mes voisins se disputer violemment?

30 mars 2022 - 123...


Bonjour, Je me permets de vous écrire car je suis démunie. Le couple de cinquantenaires qui habitent en-dessous de chez moi se disputent parfois violemment à mon sens. Je ne sais pas à quelle fréquence car je ne suis pas toujours chez moi. Ce matin, ils se sont disputés environ 20 minutes. C'était assez représentatif d'autres disputes. Je n'entends pas ce que dit la femme mais l'homme lui hurle dessus: "vieille pute", "salope", "ta gueule", "de toute manière tu ne sers à rien". Je crois qu'il n''y a pas de violence physique mais je trouve qu'il s'agit de violence psychologique. J'avoue que sur le moment je suis tétanisée. J'ai appelé une fois après coup la police qui m'a dit de les rappeler dès que cela se reproduit mais je ne suis pas persuadée de la démarche et quand ça arrive la tétanie m'empêche de réagir comme je le devrais. Je n'ai pas un bon contact avec ce couple: elle est très retenue et j'ai toujours essayé de maintenir une distance avec lui car je l'ai toujours senti comme quelqu'un de malsain, même bien avant que leurs disputes ne commencent. J'ai pensé par exemple à afficher des flyers contre la violence domestique sur les boîtes aux lettre pour lui laisser sous-entendre que ses actions ne sont pas tolérables. Mais je ne sais pas si c'est une bonne idée. Pourriez-vous me conseiller svp? Merci d'avance.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Il vous arrive d’entendre vos voisins se disputer violemment. L’homme insulte et dénigre sa femme. La police vous a conseillé de les appeler aux moments des faits, mais la sidération de la scène vous empêche de le faire. Vous vous questionnez s’il est possible ou non, d’une quelconque manière, de signifier à monsieur que son comportement est inacceptable. C’est pourquoi vous nous demander conseils.

Tout d’abord, nous tenons à saluer votre démarche de vouloir intervenir pour protéger cette femme qui est victime de violence de son époux. Vos inquiétudes et votre tétanie sont justifiées. Longtemps, la problématique était perçue comme une affaire privée. Ce tabou était donc un frein pour que les gens osent dénoncer et/ou appeler la police. Il s’avère que d’entendre, sans voir les actes de violences, peut également retenir une démarche d’aide par peur de se tromper sur ce que nos yeux n’ont pas pu confirmer. Or, l’intervention d’un voisin, comme vous, peut être déterminante pour la sécurité de la victime.

En effet, ce que vous décrivez est apparemment de la violence psychologique. Il existe un risque de glissement vers des agressions physiques. Si rien ni personne ne stoppe cet engrenage, la situation pourrait encore s’aggraver. Il est important pour la victime et tout individu, de pouvoir briser le silenceet nommer l’interdit. Toutes formes de violence est contraire à la loi et légitime une intervention des forces de l’ordre.

Dans votre cas, c’est ce que nous préconisons. Appeler la police est la démarche la plus sécure que ce soit pour vous, comme pour la victime. Toute autre intervention pourrait vous exposer de manière inconfortable, sauf si la femme concernée venait vous demander de l’aide. Si vous n'y parvenez pas pour les raisons que vous évoquez, il y a toujours la possibilité de dénoncer les faits par écrit à l'autorité compétente, soit le Ministère Public. Les violences domestiques sont effectivement poursuivies d'office depuis plusieurs années maintenant.

Si vous souhaitez en discuter de vive voix avec des professionnel-l-e-s du domaine, vous pouvez prendre contact par téléphone avec la LAVI qui est la Loi d'Aide aux Victimes d'Infractions au 022.320.01.02 ou avec l'Association AVVEC joignable au 022.797.10.10. Vous trouverez écoute et conseils pour vous accompagner dans votre questionnement. Il existe également une ligne d'écoute cantonale pour les situations de violences domestiques0840 110 110.

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles à votre réflexion et vous souhaitons que la situation s’améliore bientôt. Nous restons à disposition pour toute autre question et aussi pour recevoir de vos nouvelles.

Recevez nos plus cordiaux messages.

> Violences psychologiques, comment s’en défaire?

28 mars 2022 - ism...


Bonjour je ne sais même pas où je vais commencer par poser ma question. Voilà depuis des années je subis des violences psychologie (insultes, menaces, manipulation) par le père de mes enfants avec qui je suis séparée depuis des années et je ne sais plus quoi faire. Comment prendre des mesures dans un cas pareille?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous confiez au sujet de maltraitances psychologiques subies par le père de vos enfants, ceci depuis des années et malgré votre séparation. Vous ne savez plus comment faire.

Les exemples que vous relevez sont effectivement des violences sournoises qui atteignent la personne qui en est victime. Les violences psychologiques sont des violences qui ne laissent pas de traces physiques certes mais qui en laissent au plus profond de soi. Vous avez pu vous séparer de cet homme avec qui vous restez sans doute en lien par rapport à vos enfants. Votre message ne le dit pas, mais ces violences se passent-elles lors des passations des enfants pour le droit de visite et/ou par un autre moyen, par messages?

Il est important de vous transmettre que les insultes et les menaces peuvent être, selon leur gravité,  des infractions punissables par la loi suisse. Elles se retrouvent sous les infractions 177 et 180 du code pénal suisse. Vous seriez donc en droit de déposer une plainte pénale pour ces faits dans un délai de trois mois. Le centre LAVI de Berne pourrait vous répondre avec plus de précisions à ce sujet. Vous pourriez les contacter au numéro  (031) 370 30 70 pour convenir d'une consultation gratuite et confidentielle.

La voie pénale peut parfois mettre un stop aux violences subies mais il y a d'autres moyens également:

Des mesures civiles peuvent aussi être demandées pour mettre fin à ces violences. Les mesures de protections de la personnalité sont des mesures d'interdictions à entrer en contact avec vous autrement que pour les questions relatives à vos enfants. Au besoin, il existe également des points de rencontre où les passages des enfants pourraient se passer via des professionnels pour éviter que vous soyez en contact avec leur père. Ce sont des espaces tiers et protégés permettant toutefois l'exercice du droit de visite du parent non gardien.

Enfin, la voie thérapeutique peut bien sûr être de très bons conseils pour vous aider à prendre de la distance avec ces violences psychologiques. La Fondation Astrame en collaboration avec le Centre Social Protestant (CSP) propose des consultations pour les parents mais aussi des groupes de paroles pour les enfants dont les parents sont séparés.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes utiles et restons bien sûr à votre disposition.

> Je suis victime d’un pervers narcissique, à qui puis-je m’adresser ?

27 mars 2022 - AID...


A qui pourrai je me confier et raconter ce que je vis avec mon mari, que je considère comme étant un pervers narcissique puisqu'il rempli la plupart des critères d'un pervers narcissique.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez vous confier au sujet de votre mari que vous considérez comme pervers narcissique.

Sur le canton du Valais, il existe notamment la Fondation l’Essentielles qui propose une aide confidentielle et gratuite via le numéro 079 320 98 70 pour toute personne victime de violences domestiques et donc également pour les personnes victimes de violences psychologiques. Ils proposent des entretiens téléphoniques ou en présence pour faire le point sur votre situation et vous aiguiller. Ils offrent également des consultations de groupe.

S’agissant plus précisément des personnes au profil de pervers narcissique, vous pourriez aussi vous mettre en lien avec l’association « Au-delà des masques ». C’est une association suisse de soutien et d’accompagnement des personnes victimes de manipulations /perversions narcissiques. Leurs prestations sont cependant payantes. Vous pouvez vous référer à leur site pour en savoir davantage.

Votre message ne nous le dit pas, mais si vous êtes victimes d’infractions telles que des violences physiques, sexuelles ou des menaces graves, vous pouvez vous adresser à un centre LAVI de votre choix. Le centre LAVI est le centre d’Aide aux Victimes d’Infractions qui propose aussi des consultations gratuites et confidentielles. Sur le canton du Valais il existe trois lieux où vous pourriez consulter soit à Sion, Collombey-Muraz et Brig. Ces derniers seraient à même de vous adresser au besoin à des psychothérapeutes qualifiés du canton.

Nous espérons avoir pu vous donner des éléments de réponse à votre question et restons quoiqu’il en soit à votre disposition.

> Stalking d’un ancien ami, que faire pour stopper ce cauchemar ?

19 mars 2022 - Coc...


Bonjour,

Je me permets de vous contacter car je vis depuis bientôt novembre 2021, un harcelement moral d'une connaissance. J'ai rencontré cette personne en juillet 2021 alors que j'étais stage à Lausanne.

Cette personne se comportait amicalement avec moi jusqu'au moment où elle a souhaité un rapprochement. Suite à cela, j'ai souhaité couper les ponts avec cet individu. Depuis peu il réapparait dans ma vie à Lausanne en venant la nuit taper à ma porte et en essayant de reprendre contact. Dès décembre 2021, j'ai changé mon numéro de téléphone mais il connait toujours mon adresse et le code d'entrée de l'immeuble.

Depuis je n'arrive plus à étudier, à me concentrer. J'ai peur qu'il m'attende dehors de la rue, je suis terrorisé à l'idée de le voir.

Que dois-je faire pour stopper ce cauchemar ?

Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour,

L’été dernier, lors d’un stage, tu as rencontré un homme qui s’est dans un premier temps montré amicale avec toi puis a souhaité un rapprochement. Son désir n’était pas le tiens et tu as alors voulu couper le contact avec cette connaissance. Celui-ci n’accepte pas ta décision et cherche à te contacter par tous les moyens et depuis plusieurs mois déjà. Tu as même changé de numéro de téléphone mais cet homme connaît encore ton adresse et le code de ton immeuble. Tu as peur et nous demande conseils pour faire cesser cette situation invivable.

Nous comprenons tes craintes. Tu as bien fait de nous écrire car il n’est pas évident de savoir comment réagir face à ce genre de situation angoissante.

Selon ce que tu décris dans ton message, ce que tu subis depuis 4 mois s’apparente à du « stalking » ou « harcèlement obsessionnel ». Ces termes désignent le fait de persécuter, de harceler et de menacer une personne de manière obsessionnelle, systématique et répétée qui provoque la peur chez la victime et conduit celle-ci à craindre pour sa sécurité. En effet, la recherche de proximité et de contact personnel non désirés (par ex. via le téléphone) ou le fait de s’introduire dans ton immeuble constituent des actes de stalking. Plusieurs motivations peuvent pousser les auteur-e-s de tels actes comme une déception amoureuse ou le désir d’une relation.

Ces comportements, pris isolément, peuvent paraître banals. Mais, en raison de leur combinaison, de leur fréquence et de leur durée, ils se transforment au fils du temps en stalking. Comme tu le mentionnes, le harcèlement obsessionnel représente une situation de stress chronique pour les victimes et a des conséquences sur leur santé et leur vie quotidienne (sentiment de peur, angoisse de rencontrer la personne, diminution de la concentration, sentiment d’impuissance, …).

Heureusement, il existe des solutions pour te protéger et trouver de l’aide. Les stratégies suivantes sont recommandées aux personnes victimes de stalking : couper tout contact et refuser systématiquement de le rétablir (signaler une fois la personne qui harcèle que les contacts ne sont pas souhaités puis ignorer toute tentative de reprise de contact) ; informer son entourage sur la situation de stalking (pour éviter qu’il transmette involontairement des informations sur la victime, afin d’avoir d’éventuels témoins) ; conserver toutes preuves des actes de stalking ; prendre des mesures de sécurité (par ex. changer de numéro de téléphone comme tu l’as fait ou faire une demande de changement de code d’entrée de l’immeuble à la gérance) ; informer la police (qui peut avoir la possibilité de prendre des mesures préventives ou immédiates) ; demander de l’aide et des conseils (auprès de spécialistes).

En effet, nous t’encourageons à prendre contact avec un centre d’aide au victime (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes que tu peux joindre par téléphone pour fixer un rendez-vous : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021631 03 08. Des professionnel-le-s sauront te conseiller au mieux selon ta situation et tes besoins, de manière gratuite et confidentielle. Si tu le souhaites, le centre LAVI pourra également prendre en charge des frais de psychothérapie et solliciter des conseils juridiques auprès d’avocat-e-s spécialié-e-s. Car certains actes de stalking peuvent être poursuivis pénalement, bien qu’il n’existe pas d’infraction spécifique de stalking en Suisse.

Nous espérons que les quelques pistes données te seront aidantes et nous te souhaitons beaucoup de courage pour faire face à cette situation et entreprendre les prochaines démarches. Pour compléter les informations données, nous t’invitons également à aller visiter ce site. N’hésite pas à nous réécrire si tu as d’autres questions ou simplement pour nous donner des nouvelles de la situation. Prends bien soin de toi.

> Ma mère subit des violences, comment la soutenir?

18 mars 2022 - La ...


Bonjour,

Je m'adresse à vous aujour'hui car j'aimerais aider ma Mère qui va mal. Plusieurs fois durant ces derniers mois elle m'a ppelé en pleurs, elle a besoin d'un exutoire. En effet, elle me dit que mon père s'acharne sur elle, l'insulte, l'humilie, la fait se sentir comme la dernière des m**. Ce sont des personnes qui ont des moyens et qui peuvent être sereins quant à leur avenir, mais ma mère a toujours été éloignée des questions de finance ou de paiement...

Je pense qu'elle a peur de ne pas s'en sortir seule. Mon père a toujours été odieux, nerveux, peu sûr de lui et le fait payer aux personnes autour de lui. J'aimerais que ma Mère puisse être libre comme ma soeur et moi même le sommes aujourd'hui et qu'elle puisse s'aimer et profiter de la vie enfin à 71ans. Mes questions sont donc les suivantes:

  • comment puis-je l'aider

  • comment puis-je lui faire comprendre que son bien être devrait être sa priorité et que ce qu'elle subit c'est de la violence et que personne ne devrait subir tout ça? -

  • comment puis-je la rassurer et lui montrer que tout se passera bien ?


Je vous remercie pour le temps accordé à mes requête et vous transmets mes meilleures salutations.

La fille




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous adressez à nous au sujet de votre mère qui est aux prises avec des violences psychologiques et économiques de la part de votre père, ceci depuis des années semblerait-il. Vous aimeriez savoir comment l'aider à prendre soin d'elle et enfin s'aimer.

Les violences décrites sont effectivement des violences psychologiques. Les insultes, les humiliations, les dénigrements en sont tout autant d'exemples. Ce sont des violences perverses car elles sont souvent invisibles aux yeux des autres mais elles s'attaquent très directement à l'estime et à la confiance en soi.

Vous faites aussi mention de possibles violences économiques car vous avez l'impression que votre mère est éloignée de toutes les questions de finances et de paiements au sein de son couple. Cela semble la déstabiliser dans une potentielle décision à prendre.

Tout d'abord, il est extrêmement important que votre mère ait pu se confier au sujet de ce qu'elle vit. Il faut savoir que les violences conjugales existent indépendamment de l'âge, de la classe sociale, des origines. Une femme sur 5 en Suisse en est malheureusement victime.  Cependant, se confier à  l'une de ses filles, vous-même, est une position bien délicate que vous avez endossé malgré vous.

Vous avez bien fait d'accueillir son récit et de chercher de l'aide afin qu'elle puisse maintenant se confier à des professionnel-le-s du domaine des violences conjugales. Elle pourrait par exemple prendre contact avec l'association Solidarité Femmes et les joindre au numéro suivant: (032) 889 66 49 pour le centre à Neuchâtel ou au (032) 889 66 49 pour le centre à la Chaux-de-Fonds. Ils/elles proposent des consultations gratuites et confidentielles.  Elle pourrait trouver auprès d'eux des conseils avisés par rapport à sa situation personnelle. Au besoin, les intervenant-e-s ont également une possibilité d'hébergement. Prendre de la distance géographique aide souvent à y voir plus clair et sortir de l'emprise installée depuis tant d'années.

Prendre son téléphone pour convenir d'un rendez-vous est souvent une étape en soi, surtout après des années de violences. Pour l'aider, vous pourriez peut-être lui proposer de l'accompagner physiquement au premier rendez-vous.

Bien entendu, si votre mère devait subir d'autres types de violences comme des violences physiques ou des menaces graves, elle peut appeler la police, le 117 ceci 24h/24.

En tant que proche, vous êtes bien entendu aussi tout à fait en droit d'appeler les mêmes numéros précités afin de pouvoir être accompagnée. N'hésitez pas à reprendre contact avec nous si vous aviez d'autres questions.

> Au début un jeu, les chatouilles d’un-e ami-e ont dérapé alors que j’avais refusé. Est-ce un abus ?

14 mars 2022 - HFC...


Je passais du temps avec un(e) ami(e) à moi et cette personne a voulu me chatouiller mais j'ai refusé alors cette personne m'a dit que je devais accepter la defaite car j'etais chatouilleux/chatouilleuse et j'ai refusé.

Alors on s'est battu un peu trop violemment pour un simple jeu et avant que je n'ai eut le temps de cligner, mon ami(e) m'avait plaqué contre le lit avec mon visage contre le matelas. Je detestais ce qui m'arrivait et j'avais deja insiste que cette personne arrête mais je savais qu'elle n'allait pas arreter tant que je n'accepte la defaite.

À ce moment la, cette personne à commencer à me chatouiller mais c'etait different. Cette personne à commencer à me toucher les côtes de manière douce et sensuelle et je lui ai demandé d'arrêter mais mon ami(e) m'a dit que non tant que j'accepte d'etre vaincu. Après, cette personne m'a fait des caresses sur le cou, m'a soufflé dans l'oreille et m' a retenu les bras sous ses jambes en me touchant les côtes, le cou et étant assis(e) sur moi. Finalement, j'ai accepté defait et je l'ai repousse et peu après, je suis rentré(e) chez moi.

Mais je me sentais horrible, dégueulasse et j'étais rouge de honte et de rage. Je me sentais tellement tellement mal et je n'arrivais pas me concentrer ou faire quoique ce soit. Est-ce que c'était de l'abus ? Est-ce que j'exagère ? Aidez-moi s'il vous plait.




Notre réponse


Bonjour, 

Tu nous expliques que lors d’un jeu avec un-e ami-e, cette personne te demandait d’accepter la défaite. Tu ne l’as pas souhaité et elle s’est permise ensuite d’agir avec violence. Puis, elle a changé de comportement et a commencé à te chatouiller et te caresser de manière sensuelle, ceci en étant assis-e sur toi. En acceptant finalement la défaite, tu as pu t’extraire et partir. Tu t’es sentie très mal en rentrant chez toi. Tu te demandes si c’est un abus.

Le simple fait que cet-te ami-e ne respecte pas ce que tu ne veux pas est déjà un dépassement de limites de ta personne et de ton intimité. Tu lui as formulé ton refus clairement mais elle ne t’a pas écouté-e et a continué d’agir contrairement à ta volonté. Cette personne a agi en cela de violence psychologique: elle a nié ton choix, celui de ne pas vouloir céder ni jouer à son "jeu". Elle a voulu garder un certain pouvoir,  en prenant le dessus sur toi. Par ailleurs, par les actes que tu décris, on peut aussi parler de violence physique: elle t'a mis-e dans une position où il a été compliqué de t'extraire, notamment ceci en te bloquant les bras et en s'asseyant sur toi. Elle t'a immobilisé-e et elle t'a empêché-e d'agir. Contraindre physiquement quelqu'un à faire ou ne pas faire quelque chose ou le bloquer dans ses actes représente de la violence physique. C'est du reste un acte qui peut être puni par la loi suisse sous l'article 181 du code pénal suisse.

Il est normal que tu ressentes de la honte et de la rage car ce que tu as vécu n'est pas normal et contraire à ta volonté. Tu as pu nous en parler et c'est en soi une excellente chose que de chercher de l'information et de vérifier que ces actes ne sont pas ok.

Continue à t'entourer de personnes qui sont bienveillantes et/ou de professionnel-les. Tu pourrais par exemple consulter la Fondation PROFA pour ce faire, qui propose de nombreuses consultations en lien avec des espaces de paroles autour de l'intimité et/ou de la violence.

N'hésite pas à nous recontacter si tu en ressens le besoin.

> Ma collègue subit des violences de la part de son conjoint malgré la séparation. Elle n’a pas les moyens de payer un avocat. Qui peut l’aider ?


13 mars 2022 - Fli...


Bonjour,

je me permets de vous écrire car ma collègue m’a demandé des conseils car elle a subis des violences de la part de son conjoint. Ils se sont séparés mais il exerce sur elle une pression (passe devant chez elle la nuit, vérifie si le moteur est chaud quand il vient chercher/ramener les enfants/ la menace/etc). Elle a peur mais la police lui a dit ne rien pouvoir faire tant qu’il ne se passe rien de concret. Elle aimerait qu’une décision soit prise pour que l’échange des enfants soit fait dans un lieu sécurisé et neutre et que la garde partagée soit ordonnée (actuellement monsieur fait comme il veut et ne respecte rien, le but étant qu’elle ne puisse rien faire en dehors de s’occuper des enfants. Il fait exprès de les ramener plus vite ou bien plus tard que prévu juste pour l’embêter).

Mais comme ils ne sont pas mariés, aucun juge ne prendra cette décision. Elle aimerait prendre un avocat mais c’est en dehors de ses moyens.

Qui pourrait l’aider financièrement ? Vers qui se tourner ? Merci d’avance pour votre réponse. Ps: elle habite dans le canton de Berne




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez ayant été sollicitée par une de vos collègues qui vit des violences de la part de son ex-conjoint.  Vous précisez qu'ils ne sont pas mariés et ne font plus ménage commun. Ils ont deux enfants. Monsieur continue d’exercer sur Madame un certain contrôle, soutenu, notamment lors de la passation de leurs enfants. Elle a peur et n’aurait actuellement pas le soutien de la police du fait qu'il y a peu d'éléments pour qu'elle puisse intervenir en urgence. Elle souhaiterait que les modalités de garde de leurs enfants soient clairement définies et que le relai de ces derniers se déroulent dans un lieu sécurisé.

Votre collègue semble effectivement avoir besoin d'aide et s'entourer de professionnel-le-s semble nécessaire puisque son ex-compagnon et père de leurs enfants ne respecte pas les droits de visite qu'ils ont convenus, ni ne la respecte. Vous évoquez par ailleurs de la violence psychologique que nous relevons par les contrôles, des vérifications qu'il effectue ainsi que les menaces qu'il adresse à son ex-compagne. Ces sont tout autant d'actes qui engendrent de la peur, de la perte de confiance en soi et en l'autre.

Au vu de la situation que vous décrivez, notamment des menaces proférées à son encontre, votre collègue serait tout à fait en droit de faire appel au Centre LAVI de Berne, (le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions). Elle pourrait les joindre aux numéros suivants: 031 370 30 70 (Pour le centre de Berne) ou 032 322 56 (pour le centre de Bienne) afin de convenir d'un rendez-vous et évaluer sa situation personnelle plus en détails. Les Centres LAVI, présents dans chaque canton, proposent des consultations gratuites et confidentielles. Les professionnel-le-s de ces centres sont notamment présent-e-s pour écouter le vécu de tout type de personnes victimes et les conseiller, orienter dans le réseau. Quand une personne est reconnue victime au sens de la loi LAVI, elle peut bénéficier de certaines prestations, comme notamment la représentation d'un-e avocat-e pour le volet pénal, mais aussi pour le volet civil dans certains cas lorsqu'il s'agit de mesures de protection à mettre en place. L'article 28b du Code civil suisse vise justement à la protection de la personnalité. Cela peut être une demande de périmètre de sécurité, une interdiction de fréquenter certains lieux ou une interdiction de prendre contact avec la personne qui en est victime et/ou ses enfants concernés.

Par ailleurs, nous avons bien compris que le couple n'est pas marié, mais cela n'empêche pas un-e Juge civil-e de pouvoir statuer sur les modalités de garde et/ou droits de visite en cas de besoin. Madame pourrait  aussi s'adresser au Service Protection des mineurs pour trouver des conseils quant à la protection de ses enfants, voir connaître les lieux de points de rencontre sur le canton de Berne et ses modalités.

Nous espérons vous avoir donné quelques éclairages afin d'aider votre collègue dans les difficultés rencontrées. Qu'elle n'hésite pas à nous contacter si elle a d'autres demandes.


> Meine Frau wird gewalttätig, was soll ich tun?

13 mars 2022 - 118...


Meine Frau dreht manchmal durch und wird mir gegenüber gewalttätig. Bis jetzt habe ich mich nicht getraut der Polizei anzurufen aus diversen Gründen. Was werden die Nachbaren denken wenn auf einmal bei uns im Quartier die Polizei auftaucht, Scham und Unsicherheit ob die Polizei mir ueberhaupt glauben würde, und nicht zuletzt will ich meine Frau vor Rassismus seitens der Polizei schützen (sie ist schwarz). Des weiteren hat meine Frau kein Einkommen oder grosse Ersparnisse. Ich habe mal gelesen wenn man die Polizei anruft wird die Gewalt ausübende Person des Hauses verwiesen nur wohin verweisen sie jemanden der mittellos ist? Was soll ich tun?



Notre réponse


Guten Tag,

Sie haben uns anvertraut, dass Ihre Frau manchmal die Beherrschung verliert und Gewalt gegen Sie ausübt. Sie haben Angst davor, die Polizei anzurufen, weil Sie sich Sorgen machen, was die Nachbar*innen über Sie denken, nicht ernst genommen zu werden oder auch davor, dass Ihre Frau Rassismus ausgesetzt ist oder weggewiesen wird, ohne jegliche finanzielle Mittel.

Sie haben richtig gehandelt, uns zu schreiben und in dieser Situation nicht allein zu bleiben. Das Schweigen zu brechen ist ein mutiger erster Schritt und für einen Mann ist es aufgrund gesellschaftlicher Vorurteile umso schwieriger, sich zu der erlittenen Gewalt zu bekennen. Wir verstehen auch, dass Sie zögern, die Polizei anzurufen. Paargewalt ist jedoch gesetzlich verboten und hat weitreichende Konsequenzen für die Betroffenen. Es ist uns auch wichtig Ihnen zu sagen: In Paargewalt, das Person, das Gewalt ausübt, verliert nicht die Beherrschung, sondern es nihmt die Berherrschung.

Wir werden Ihnen einige Möglichkeiten aufzeigen, wie Sie sich schützen und den Teufelskreis der Gewalt durchbrechen können. Die Polizei ist nicht ihre einzige Stelle, die Ihnen Hilfe anbieten kann.

Haben Sie versucht, in einem ruhigen Moment mit Ihrer Frau über die Situation zu sprechen? Ist ihr bewusst, dass ihr Verhalten für Sie schwer zu ertragen ist? Vielleicht könnten Sie versuchen, den Dialog mit Ihrer Frau zu suchen, damit die Situation nicht weiter andauert.

Allerdings ist es für das Paar oft schwierig, allein aus der Gewaltproblematik herauszukommen. Es ist wichtig, dass Sie gehört werden und Unterstützung erhalten. Ihre Frau braucht Hilfe, um ihre gewalttätigen Handlungen zu stoppen.

In Ihrer Situation möchten wir Sie ermutigen, mit einer Beratungsstelle Opferhilfe Kontakt aufzunehmen. Im Kanton Bern können Sie diese telefonisch sowie per E-Mail erreichen. In der Stadt Bern : 031 370 30 70, beratungsstelle@opferhilfe-bern.ch. In Biel : 032 322 56 33, beratungsstelle@opferhilfe-biel.ch. Es ist auch wichtig, dass Sie wissen, dass Sie auch das Recht haben, eine Beratungsstelle Opferhilfe in einem anderen Kanton aufzusuchen. Dort werden Ihnen Fachpersonen zuhören, ohne zu urteilen, Sie über Ihre Rechte informieren und Sie entsprechend Ihren Bedürfnissen beraten. Falls nötig und gewünscht, kann auch eine Notunterkunft von der Opferhilfe organisiert werden. Es gibt zum Beispiel das Männerhaus ZwüscheHalt, das männliche Opfer von häuslicher Gewalt aufnimmt, ihnen Unterstützung und Beratung bietet. Sie können die Verantwortlichen von ZwüscheHalt auch unter 031 552 08 70 oder per E-Mail bern@zwueschehalt.chkontaktieren.

Sie können Ihrer Frau auch vorschlagen, sich an die Berner Interventionsstelle gegen Häusliche Gewalt zu wenden, damit sie lernt, Konflikte ohne Gewalt zu lösen und nicht die Kontrolle über sich zu verlieren. In einem unverbindlichen Erstgespräch können Fachleute ihr erklären, welche Art von Unterstützung möglich ist. Sie kann sie unter der Nummer 079 308 84 05 oder per E-Mail an info.big.sid@be.ch erreichen. Eine Alternative wäre, dass sie bei einer Psychotherapeut*in ihrer Wahl an ihrem Umgang mit Emotionen arbeitet.

Wir hoffen, dass unsere Antwort für Sie hilfreich war und dass sie Ihnen hilft, die notwendigen Schritte zu unternehmen, um aus dieser schwierigen Situation herauszukommen. Zögern Sie nicht, uns erneut zu schreiben, wenn Sie weitere Fragen haben oder uns einfach nur mitteilen möchten, wie sich Ihre Situation entwickelt.

> Comment savoir si je suis victime de violence à la maison?

09 mars 2022 - Fer...


Bonjour,

comment savoir ce que je soufre est de la violence à la maison? J'ai immigré pour me marrier avec un Suisse et depuis là, moi et mon fils, nous soufrons de maltraitance à la maison. Humiliations à cause de l'argent, dénigre ma réligion, humilie mons fils adolescent tout le jour, se sont 8 ans de marriage et deux enfants avec mon mari. Il ne veut pas se séparer, on a une maison ensemble et il dit que ne veut pas sortir de la maison.

Quoi faire? Appeler la police? S'il n'y a pas d'agression physique, la police ne va pas se mettre la dédans. J'habite proche de Zurique.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites être immigrée et mariée avec un homme suisse avec lequel vous êtes en couple depuis 8 ans. De votre union, sont nés deux enfants. Vous-mêmes avez un garçon adolescent d'une première relation. Votre mari ne souhaite ni se séparer, ni quitter votre maison ceci dans un contexte de violences faites d'humiliations et de dénigrements quotidiens à votre encontre et envers votre fils aîné. Vous nous questionnez si vous vivez bien de la violence psychologique et si vous pouvez appeler la police en précisant qu'il n'y a pas de violences physiques. Vous mettez en doute que la police se déplace dans ce cas.

Vous semblez effectivement être victime de  violence psychologique de la part de votre mari. Les dénigrements en tout genre, les rabaissements, les contrôles, les interdictions font parties de ces violences psychologiques qui sont invisibles. Elles sont cependant tout autant dévastatrices car cela impacte grandement l'estime de soi mais aussi le développement des enfants qu'ils soient eux-mêmes victimes, témoins directs ou indirects. Si vous souhaitez une séparation, vous pourriez demander des mesures protectrices de l'union conjugale. Ces mesures peuvent être demandées, selon les cas, en urgence et de manière unilatérale si la vie commune n'est tout simplement plus possible au vu des violences que vous décrivez. Le ou la Juge peut décider temporairement dans ces cas qui du couple reste au domicile, qui a la garde des enfants et propose un droit de visite pour l'autre parent. Le centre LAVI du canton de Zurich, (le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions) pourrait vous renseigner à ce sujet. Ce centre propose des consultations gratuites et confidentielles autant pour les adultes que pour les adolescent-e-s. Vous pouvez les contacter au numéro: 044 299 40 50. Au besoin, Les inter peuvent également organiser, ceci sans frais, une consultation avec un interprète de votre langue maternelle. Il faut encore savoir que dans chaque canton il existe un ou plusieurs centres LAVI et que vous pouvez consulter le centre LAVI de votre choix, peu importe le lieu de votre domicile.

Si votre fils adolescent a besoin de se confier au sujet des humiliations dont il est victime, il peut s'adresser au site "ciao.ch". Il pourrait aussi appeler la ligne d'écoute téléphonique pour les jeunes, le 147 et/ou consulter leur site internet.

Bien entendu, si ces violences devaient être ou devenir des menaces et/ou de la violence physique, vous êtes tout à fait en droit d'appeler la police via le numéro national le 117, ceci 24h/24.                                Dans les cas de menaces ou de violences physiques, la police peut prendre des mesures immédiates.  Ils sont en droit d'expulser du domicile l'auteur des violences, ceci pour un certain nombre de jours, avant que la décision ne soit ratifiée par un-e Juge. C'est une mesure civile qui vise à la protection des personnes qui sont victimes.

Nous espérons vous avoir éclairé au sujet de votre situation et nous vous souhaitons beaucoup de courage dans cette période difficile.

> Ma copine a été victime d’un viol, comment l’aider ?

01 mars 2022 - CJF...


Ma copine a passé un week-end dans un chalet avec des ami-e-s et a été victime d'un viol. Cependant elle ne m'en a pas parlé je l'ai appris au travers d'un post qu'elle a fait sur un réseau social (reddit).

Ma question est comment je peux l'aider au mieux. Dois-je lui dire que je suis au courant ou lui laisser le temps pour qu'elle me le dise? Je sais qu'elle a prit contact avec un-e psychologue pour ça (elle le dit sur le post).




Notre réponse


Bonjour,

Tu as appris par un message posté sur un réseau social par ta copine qu’elle a été victime d’un viol lors d’un weekend. Tu te fais du souci pour elle et souhaites la soutenir au mieux mais tu te sens coincé car elle ne t’en a pas parlé directement. Tu as bien fait de nous écrire car il n’est pas évident de savoir comment réagir face à ce genre de situation délicate.

Plusieurs raisons peuvent expliquer le fait qu’elle ne se soit pas confier à toi pour le moment. Souvent les personnes victimes de viol ressentent des sentiments de honte ou de culpabilité. L’humiliation et la dégradation vécues provoquent cette honte vis-à-vis des autres. Puis, nous vivons dans une société qui met souvent en cause la victime (phénomène social appelé « culture du viol ») en accusant la victime de « l’avoir bien cherché » avec son comportement ou sa tenue vestimentaire par exemple. Pourtant, le seul responsable est la personne auteure des violences et rien ne peut justifier de tels actes, ce sont des délits graves. Il n’est pas non plus évident de parler de cette agression à son copain à cause notamment de la crainte que cet événement mette fin à la relation ou change le regard de ce dernier. Il est important que ta copine sente que ce qu'elle a vécu ne définit pas "qui elle est" et que cela n'impacte pas ton regard sur elle ni votre relation.

Ta copine a été capable de sortir du silence et a voulu se confier sur les réseaux sociaux. Nous te conseillons donc de ne pas ignorer le fait que tu aies eu connaissance de cette agression mais de lui en parler ouvertement et de manière non-jugeante, tout en respectant son choix si elle ne se sent pas prête à t'en parler. En effet, pour une personne victime, recevoir du soutien de son entourage est très important. Les attitudes aidantes auprès d’une victime d’agression sexuelle sont de l’écouter, de la croire, de ne pas minimiser ce qu’elle a vécu, de la déculpabiliser, de valider ses émotions, et de respecter son rythme.

Ta copine a eu le bon réflexe de prendre contact avec un-e psychologue. Tu peux également lui indiquer les ressources venant en aide aux personnes victimes de violences sexuelles et lui proposer de l’accompagner à faire ses démarches si elle le souhaite. Dans le canton du Valais, l’association Espas est spécialisée dans le soutien thérapeutique des personnes ayant subi des abus sexuels. Leur antenne est située à Sion et elle peut les contacter par téléphone au 0848.515.000 ou par mail à l’adresse contact@espas.info. Nous lui conseillons aussi prendre contact avec le centre LAVI, joignable au 027 607 31 00. Des professionnel-le-x-s l’écouteront, la conseilleront, et l’informeront sur ses droits de manière gratuite et confidentielle. Les frais de psychothérapie pourront également être pris en charge par la LAVI et les proches des victimes peuvent aussi être reçu-e-x-s en consultation. Aussi et surtout, si ce n'est pas déjà fait, il serait très précieux si ta copine pouvait se rendre à l'Unité de médecine des violences de l'Hôpital pour vérifier son état de santé mais aussi pour effectuer un constat d'agression sexuel si cela est encore possible. Pour prendre rendez-vous: ces au 027 603 63 70.

Nous espérons que les conseils donnés t’aideront à soutenir ta copine de manière adaptée. Nous t’invitons à également prendre soin de toi car ces situations peuvent aussi être lourdes émotionnellement, déstabilisantes et douloureuse pour les proches. N’hésite pas à nous réécrire si tu as d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation.

> Ma soeur enceinte est victime de violence conjugal, que puis-je faire pour lui venir en aide?

11 février 2022 - Sop...


Bonjour,

je me permets de vous contacter car je suis témoins depuis un certain temps des violences faites envers ma soeur par son copain.

Après plusieurs ruptures, ils sont à nouveau ensemble et il vit désormais chez elle. Elle est actuellement enceinte et subit des violences physiques et psychologiques. Elle n'ose pas en parler car elle a peur des représailles envers elle et son bébé ainsi qu'envers sa famille car elle a reçu plusieurs menaces de la part de son copain ainsi que de la famille de celui-ci. J'ai essayé de me renseigner auprès des autorités compétentes en Suisse sans réussir à obtenir de questions précises et je ne sais plus vers qui me tourner mais il est ABSOLUMENT hors de questions que je reste passive sans essayer au mieux d'aider ma soeur.

Je souhaiterai donc savoir s'il je peux me tourner auprès de quelqu'un afin d'avoir des réponses à mes multiples questions ainsi que connaître les droits dont dispose ma soeur et des éventuelles possibilités. Merci d'avance pour votre temps




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre sœur enceinte subit des violences physiques et psychologiques de la part de son copain. Vous ne supportez pas ces violences et vous ne souhaitez pas fermer les yeux face à cette situation. Votre inquiétude vis-à-vis des violences que subit votre sœur est légitime et nous la partageons.

Oser sortir du silence et briser le cycle de la violence prend un certain temps pour les victimes de violence. En effet, votre sœur doit probablement ressentir des émotions négatives telles que de la honte et de la culpabilité. Ces émotions l’empêchent d’oser parler de sa situation. De plus, l’enfant que porte votre sœur doit également ressentir sa détresse et la violence physique pourrait nuire au bon déroulement de la grossesse. En effet, les enfants, même dans le ventre de leur mère, ressentent les émotions négatives que provoque la violence, il est donc important de les protéger. Le soutien de proches comme vous dans ces moments difficiles est précieux, nous saluons votre courage d’avoir brisé le silence en nous écrivant.

Nous vous suggérons de proposer à votre sœur de prendre contact avec le centre d’accueil Malleyprairie au numéro suivant : 021 620 76 76. Votre sœur aura droit à un entretien gratuit et confidentiel au cours duquel elle pourra parler de sa situation sans subir de jugements. Les professionnel-le-s du centre pourront conseiller votre sœur quant à ses droits et même l’accueillir dans l’hébergement d’urgence si elle en a le besoin pour se protéger de son agresseur.

Aussi, nous conseillons vivement à votre soeur et/ou à vous même de prendre contact rapidement avec le Centre LAVI de votre choix afin d'être informée et conseillée sur ses droits et les aides dont elle pourrait bénéficier. Dans le canton de Vaud, le Centre LAVI est sur plusieurs sites (Lausanne, Aigle, Yverdon-les-Bains). Les intervenant-e-s pourront infomer, conseiller et soutenir dans les démarches juridiques de votre soeur. Les consultations sont gratuites et confidentielles.

Aussi, nous aimerions vous rappeler que la violence est interdite par la loi. Le compagnon de votre sœur n’a pas le droit d’avoir des comportements violents envers elle. En cas de crise au domicile, votre sœur ou vous-même pouvez à tout moment contacter la police au 117. Les forces de l’ordre sont habituées à ce genre de crises et peuvent, au cours d’une intervention, expulser l’agresseur de votre sœur du domicile conjugal.

Nous espérons avoir pu vous amener quelques pistes et réponses. N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations, prenez bien soin de vous et de votre soeur.

> J’ai peur de ses réactions, que faire?

11 février 2022 - Dal...


Bonjour,

j'ai rencontré un homme, très doux et gentil. Vraiment un prince charmant. Malheureusement, je découvre depuis peu qu'il peut subitement changer de personnalité, se mettre en colère ou être jaloux. Si je parle aux autres hommes (caissier, serveur, etc), il me reproche de draguer quelque d'autre devant lui, ce qui est absolument faux. Par peur, je le laisse désormais commander lorsque nous sommes au restaurant.

L'autre jour, il s'est à nouveau mis en colère et m'a dit qu'il allait me quitter, que je n'aurais plus de nouvelles de lui. Je ne savais pas ce que j'avais fait et je lui ai demandé de parler. Il m'a répondu qu'il avait la flemme et avait autre chose à faire que régler ce genre de bêtises. Je l'ai supplié de me parler, de m'expliquer ce que j'avais fait. Je me suis même excusée si je l'avais blessé, tout en sachant que je n'ai rien fait... Pendant 24h, je n'ai pas eu de nouvelles, je pensais que c'était fini.

Aujourd'hui, il m'écrit qu'il a absolument besoin de moi, qu'il ne peut pas vivre sans moi. Je lui ai demandé d'en parler face à face mais il dit qu'il ne peut pas pour le moment. Il me dit aussi qu'il a peur de me perdre et qu'il sait qu'il a un mauvais caractère. Je lui ai dit que ces paroles me blessent et il s'est excusé et veut une deuxième chance car je suis tout pour lui.

Moi aussi je l'aime mais j'ai peur de cette relation, j'ai peur de ces réactions et j'ai même peur de lui dire ceci. Je lui ai dit qu'on pouvait reprendre contact mais gentiment et il ne m'a pas encore répondu.

Il n'a jamais été violent physiquement. C'est juste ses paroles qui m'ont blessées. Que faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Suite à une rencontre avec un homme qui s’est montré tendre et sympathique, dans un premier temps, vous constatez depuis quelques temps une autre facette de lui-même. En effet, il s’avère être excessivement jaloux et a des accès soudain de colère. Vous craignez ses réactions et nous demandez que faire face à cette situation compliquée. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule face à ces difficultés.

La violence psychologique est plus sournoise que la violence physique mais vous avez su détecter certaines attitudes et comportements de votre partenaire qui s’y rapportent : jalousie et reproches lors que vous interagissez avec d’autres hommes, crises de colère imprévisibles, menaces de vous quitter, refus de vous parler sans donner d’explication.

Le conflit dans une relation est quelque chose de sain, à condition qu’il soit accompagné d’une communication constructive entre les deux partenaires et que chacun·e se sente libre de s’exprimer. Refuser le dialogue, comme il le fait, peut être une manière de garder le contrôle et le pouvoir sur vous et la situation. Ses réactions violentes entraînent chez vous la peur et une certaine forme de soumission à son égard, vous n’osez plus commander au restaurant ni lui partager vos préoccupations. Vous vous retrouvez à marcher constamment sur des œufs par crainte de déclencher une crise de fureur. Ce sont des conséquences normales à des agissements qui ne le sont pas. Être colérique n’est pas un « trait de caractère », ce sont des habitudes de fonctionnement qui peuvent être modifiées en faisant un travail sur soi.

Dans votre description des événements, nous constatons également que la violence semble se dérouler sous forme d’un cycle. Après l’explosion de violence, viennent les justifications, les excuses et les promesses. Cependant, la lune de miel ne dure rarement et les épisodes de violence augmentent en fréquence et en intensité avec le temps. Il est souvent difficile d’interrompre cette spirale de violence sans aide professionnelle.

Comme vous tentez de le faire, nous vous encourageons à ouvrir le dialogue avec votre partenaire afin de ne pas laisser cette situation perdurer. Vous pouvez lui proposer de s’adresser à l’association EX-pression afin de travailler sa gestion de la colère. Des professionnel·l·es pourront, lors d’un premier entretien sans engagement, lui expliquer le type d’accompagnement possible. Il peut les joindre au 0848 08 08 08 ou par mail à l’adresse info@ex-pression.ch. Nous vous encourageons également à prendre contact avec le Service de consultation conjugale et familiale de l’Office familial Fribourg au 026 322 10 14. Les consultations peuvent avoir lieu à Fribourg, Bulle ou Morat et le tarif est fixé selon votre revenu. Si votre partenaire n’est pas prêt à faire la démarche, vous pouvez vous y rendre seule dans un premier temps.

Nous espérons que notre réponse vous aura été utile et qu’elle vous permettra d’activer les ressources nécessaires pour sortir de cette impasse. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles par rapport à l’évolution de votre situation. Prenez bien soin de vous.

> Que faire de plus pour aider mon amie victime de violences psychologiques?

10 février 2022 - Car...


Bonjour, Mon amie est avec son compagnon depuis une dizaine d'années. La violence verbalement s'est installée et s'accentue ces derniers temps. Il l'insulte, la dénigre, lui parle très mal. Je n'ai pas assister personnellement à de telles scènes. Elle m'en a fait part. La situation s'est détériorée depuis quelques mois surtout lorsqu'il consomme de l'alcool. Il ne s'excuse plus de ces comportements, ce qu'il faisait avant. Il attend juste qu'elle parte et se trouve un appartement. Elle a essayé de proposer d'aller voir qqn mais il refuse systématiquement. Ils n'ont pas d'enfant. Ils viennent d'emménager dans un endroit idyllique mais elle ne peut pas garder l'appartement toute seule avec son salaire. Elle a peur de partir. Pour moi et sa famille la situation est limpide, elle doit partir, se soustraire de cette situation toxique mais elle n'en a pas le courage, elle a Elle a peur de ne pas retrouver un logement, pas envie de retourner vivre chez ses parents...J'ai peur qu'elle se fasse du mal, elle me dit avoir des idées suicidaires...Je ne peux pas la forcer à partir, je lui ai juste proposé mon aide pour l'accueillir chez moi, de l'aider pratiquement à faire ses cartons mais la décision finale lui appartient. Que puis-je faire de plus? Auriez-vous qqn un thérapeute à me conseiller qui soit pris en charge financièrement?




Notre réponse


Bonjour,

Vous exposez les difficultés de couple de votre amie. Vous n’en avez jamais été témoin mais c’est elle qui vous raconte que son compagnon lui parle mal, la dénigre et l’insulte. La situation se péjore de plus en plus, toutefois votre amie ne semble pas avoir le courage de partir. Vous êtes à la recherche de pistes pour vous, pour elle, afin de pouvoir lui venir en aide.

Nous tenons tout d’abord à valoriser votre démarche de nous contacter. C’est révélateur de l’amie précieuse que vous êtes. C’est aussi le témoignage de vos inquiétudes qui sont tout à fait compréhensibles.

Les actes qui sont rapportés par votre amie sont des faits de violence dite psychologique. Cette dernière est sournoise et s’installe par le biais du phénomène appeler « cycle de la violence ». Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence en termes de fréquence et d’intensité, comme ce que nous percevons dans le récit de votre amie. Il est utile de savoir que c’est grâce à ce processus que l’auteur annihile l’identité de la victime et la met sous son emprise. Les conséquences de cet état sont entre autres : peur, confusion- perte de repères à la réalité, perte d’estime et de confiance en soi. Ces symptômes ont pour impact d’hypnotiser la victime et de l’empêcher d’agir pour se mettre en protection, alors que la solution est si évidente pour l’entourage. Partir, et non mettre en danger sa vie.

Nous pouvons vous conforter dans votre positionnement et affirmer que la violence, sous toutes ses formes, est interdite. Votre amie a toute légitimité de pouvoir s’en protéger et il existe des alternatives pour le faire. Sachez que ce que vous lui avez proposé et votre présence à ses côtés représentent déjà beaucoup !

Vous avez déjà compris que la demande d’aide doit venir d’elle. Si tel est le cas, vous pouvez lui proposer de prendre contact avec le Centre d’accueil Malleyprairie au 021.620.76.76. Cette institution offre les prestations suivantes : permanence téléphonique, entretiens ambulatoires à Lausanne ou ailleurs dans le canton, de l’hébergement. C’est gratuit et confidentiel. Les professionnel-l-e-s qui l’accueilleront pourront apporter écoute, soutien et orientation. De même pour vous si vous souhaitez obtenir plus d’informations en tant que personne de l’entourage, en les joignant par téléphone.

Pour commencer, est-il possible d’inviter votre amie à consulter notre site si elle ne l’a pas encore fait ?

Nous espérons vivement avoir pu vous renseigner au mieux et souhaitons que la situation de votre amie s’améliore bientôt. N’hésitez pas à nous solliciter à nouveau pour d’autres questions ou nous donner des nouvelles.

Bien à vous.

> Conflits violents chez mes voisins, que faire pour aider?

09 février 2022 - Gen...


bonjour,

Mes voisins du dessus ont des disputes de plus en plus violentes ou j'entends monsieur être très injurieux avec madame, il la menace aussi de la frapper si elle n'arrête pas. Hier soir la dispute était particulièrement fortes et avec mes autres voisins nous avons hésités à avertir la police. Après hésitations ceux-ci sont montés sonner et Mme est venue ouvrir toute tremblante ...Ils ont demandé si tout allait bien et que l'on était en soucis pour elle et sa fille de 2ans. Elle s'est excusée des désagréments et n'a pas voulu trop parler Aujourd'hui je l'ai croisé et nous avons discuté un moment elle était plus détendue et m'a expliqué sa situation que son conjoint s'énervait de plus en plus qu'elle avait l'impression qu'il buvait et prenait des drogues et que c'était toujours à ces moments là que la situation se dégradait qu'il se mettait dans des colères terribles ou il la menace et lance tout ce qui est à côté de lui. Elle se sent coupable de la situation et voudrait lui venir en aide en l'envoyant dans un centre pour les personnes addictes Comment puis-je lui venir en aide car elle le plus important c'est qu'elle soit en sécurité Est-il utile de contacter la police pour avertir de la situation ou faut-il attendre une prochaine dispute... Je suis un peu désemparée avec toutes ces informations Merci pour votre répoonse




Notre réponse


Bonjour Madame,

Il y a souvent des disputes avec de la violence psychologique chez vos voisins. Votre voisine vous a expliqué la situation, vous êtes inquiète pour elle et aimeriez l'aider.

Nous saluons votre démarche, vous avez raison, votre voisine et son enfant ont besoin de sécurité.

En cas de nouvelle forte dispute, nous vous encourageons à appeler la police au 117 pour qu'elle puisse intervenir et assurer la sécurité de votre voisine. Lorsqu'une autorité est informée, cela peut aussi avoir l'effet d'un stop plus clair à ces comportements et faire bouger la situation. Votre voisine peut aussi le faire elle-même si elle se sent en danger.

Les sentiments de honte et de culpabilité sont des conséquences des violences et empêchent la victime de partager ce qu'elle vit pour trouver un moyen d'en sortir. Elle essayera aussi de trouver une solution par elle-même en ayant l'espoir que cela s'arrête si elle se comporte autrement. Or, ce n'est pas de sa faute. Le responsable est l'auteur des actes de violences. Il peut être soutenu dans ces démarches mais doit les faire par lui-même car il est nécessaire d'être conscient des comportements problématiques pour arrêter d'agir ainsi.

Votre écoute sans jugement et vos conseils sont précieux pour elle. Avoir pu vous partager ce qui se passe dans leur ménage est un grand pas. Connaissant son vécu, vous pouvez désormais lui proposer une orientation avec des professionnel-le-s qui pourront l'accompagner pour sortir de cette situation. Elle peut contacter l'Association L'EssentiElles et recevoir une aide gratuite et confidentielle en appelant au 079 320 98 70.

Nous espérons que votre voisine poursuivra ces démarches et restons à disposition si vous avez d'autres questions. Nos meilleures messages.

> Violence verbale: punissable par la loi suisse?

06 février 2022 - Sam...


Est-ce que la violence verbale, avec humiliation, rabaissement etc. dans un couple, un puni par la loi?




Notre réponse


Bonjour,

Nous avons envie de te dire pour commencer que quoi qu'il en soit, la violence verbale tout comme la violence physique, sexuelle ou économique n'est tout simplement pas tolérée et vient impacter le bon développement de tout humain. La violence psychologique est souvent discrète mais elle nuit énormément et vient déstabiliser la confiance en soi. Il est important qu'elle puisse cesser rapidement.

Pour répondre à ta question, l'humiliation et le rabaissement ne sont pas encore punissables par la loi car cela reste compliqué, au niveau des moyens de preuve, de les rendre visibles. Cependant et heureusement, il y a d'autres actes de violences psychologiques qui sont déjà punissables par le code pénal suisse. Les injures le sont, sous l'article 177 du code pénal suisse avec un délai de trois mois pour déposer plainte pénale. Les menaces graves sont également punies par la loi suisse sous l'article 180 du code pénal suisse.  Les délais dépendent du contexte. Si tu subis des menaces et souhaites avoir plus d'informations à ce sujet, tu peux joindre le Centre LAVI, le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions au 021 631 03 00 de 9h à 12h et de 14h à 17h.

Saches aussi qu'il y a des lieux spécifiques où tu peux partager tous les vécus de violences. Le Centre Malley Prairie propose par exemple des consultations ambulatoires. Ils ont également un groupe de paroles en quinzaine. Pour plus d'informations, tu peux les joindre au numéro suivant: 021 620 76 76.

Si tu as d'autres questions en lien avec les violences, n'hésites pas à nous recontacter.

> Mon amie subit des violences, comment l’aider si elle semble malheureuse mais qu’elle ne change pas sa situation?

06 février 2022 - Jes...


Bonjour,

Une amie proche est en couple depuis plusieurs années avec un homme qui l’a viole et qui lui fait subir de la violence psychologique et financière. Elle en parle très peu mais s’est confiée dernièrement à une autre amie et à moi-même!

Par moment elle veut le quitter et le lendemain elle fait comme si de rien n’était… et nous dit qu’elle est amoureuse…!

Ils ont une fille de 3 ans qui commence à comprendre un peu ce qu’il se passe. Cette situation me mets mal-à-l’aise, je sais qu’elle n’ai pas heureuse dans sa vie mais qu’elle ne va rien entreprendre pour quitter cette situation compliquée par peur…! Que pouvons-nous faire face à ça?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une amie proche s’est confiée à vous récemment au sujet des violences sexuelles, psychologique et financières dont elle est victime. Vous ressentez un malaise face à cette situation car vous savez votre amie malheureuse mais ambivalente à l’idée de se séparer de son conjoint. Vous craigniez que ses craintes soient trop importantes pour qu’elle change sa situation.

Accompagner une personne victime de violence n’est pas évident et peut amener l’entourage à ressentir de l’impuissance. Il est alors tout à fait normal que vous vous questionniez sur la meilleure manière de vous y prendre. Le fait que votre amie ait pu se confier montre la confiance qu’elle vous témoigne. Il est très important qu’elle sente que vous être disponible en cas de besoin, elle pourra ainsi se confier à nouveau à vous.

Votre amie semble vivre des violences conjugales graves dans sa relation de couple et être ambivalente quant au fait de prendre la décision de se séparer. Il faut parfois du temps aux personnes victimes pour se positionner ce qui peut se révéler difficile à vivre pour l’entourage. La peur et la honte sont souvent des conséquences de la violence et empêchent les victimes d'agir. En tant qu'amie, si vous voulez la soutenir au mieux, il est important que vous respectiez son rythme et ses décisions au risque notamment qu'elle ne s'isole encore plus et ne se confie plus à vous.

Vous pouvez cependant lui transmettre des adresses utiles et lui suggérer de recevoir de l’aide de professionnel-le-s pour l’écouter et l’accompagner dans sa situation de vie. Elle peut par exemple, faire appel à la Fondation MalleyPrairie qui s’occupe des personnes victimes de violence et qui pourra lui proposer un entretien gratuit et confidentiel. Pour cela, elle doit prendre rendez-vous elle-même au 021/620.76.76. Les professionnel-le-s du Centre LAVI Vaud peuvent également la renseigner sur ses droits en tant que victime et répondent au 021/631.03.00. Concernant spécifiquement les violences sexuelles, il serait extrêmement important qu'elle puisse faire un constat médico-légal auprès de l'Unité de médecine des violences du CHUV. Ce document est confidentiel et n'est remis qu'à elle. Il pourrait être très précieux le jour où elle décide d'entreprendre des démarches. Pour tout renseignement et prise de rendez-vous:

Du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00, les week-ends et jours fériés de 08h00 à 12h00.

Concernant la fille du couple, il est important de savoir que les enfants sont considérés comme des victimes direct des violences dont ils sont témoins. Il est de la responsabilité des parents de les en protéger. Parfois le fait de rendre attentive la personne victime de l'impact négatif sur l'enfant exposé à la violence au sein du couple parental, est un levier qui permet à la personne de faire quelque chose pour changer sa situation. L'épisode 4 de notre podcast Poussière traite spéciquement des enfants exposés à la violence au sein du couple parental, vous pourriez suggérer à votre amie de l'écouter.

En espérant avoir répondu à vos questions, nous restons à disposition pour d’éventuelles précisions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

Nous vous transmettons nos meilleures messages.

> Ma femme me tape, j’aimerais nous aider à sortir de cette situation de violence, comment faire?

05 février 2022 - Jul...


Comment puis-je nous aider à sortir de ça .

Suite à la naissance de notre premier fils elle est agressive . Elle doit accoucher de notre deuxième bébé pour Mars et cela augmente les fréquences de l’a violence




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous aimeriez aider votre couple à sortir de la violence. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seul plus longtemps.

La violence a tendance à s’intensifier avec le temps et notamment lors d’événements comme l’arrivée d’enfants. La grossesse ainsi que la naissance peuvent être source de stress et chamboulent la relation des parents qui doivent opérer plusieurs changements dans leur vie quotidienne afin d’accueillir une troisième personne au sein de la famille et s’en occuper, puis une quatrième personne dans votre cas. La communication est mise à l’épreuve et peut devenir difficile, laissant place à l’agressivité.

Cela demande du courage de briser le silence, bravo! Nous espérons que vous avez pu recevoir les soins nécessaires, notamment s’il y a eu de la violence physique pouvant laisser des blessures. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant afin de faire un constat médical.

En voulant vous protéger et sortir de cette situation, vous vous souciez aussi du bien-être de votre enfant et de votre bébé que porte votre femme. Tous deux sont aussi exposés aux tensions qu’il peut y avoir entre vous, c’est pourquoi ils doivent aussi être protégés.

Votre femme a-t-elle conscience de ses comportements ? Souhaite-t-elle faire des démarches pour stopper ses actes de violences ? Il est possible d’apprendre à gérer ses émotions et faire un travail sur soi afin d’utiliser des moyens alternatifs à la violence. Cependant, pour que cela cesse, il est impératif que votre femme veuille changer et soit prête à demander de l'aide.

Dans le canton de Fribourg, elle peut contacter l’Association EX-pression qui propose une écoute, un soutien et un accompagnement professionnel aux personnes auteures de violence pour les aider à surmonter leur comportement et éviter la récidive. Les intervenant-e-s sont joignables par téléphone au 0848 08 08 08* (coût réduit : Fr. 0.04/min) et par SMS au 079 703 36 57. Il est aussi possible de recevoir leurs conseils par e-mail en écrivant à l’adresse : info@ex-pression.ch

Si votre femme n’a pas conscience de la gravité de ses agisssements, nous vous encourageons à vous protéger ainsi qu’à assurer la sécurité de vos enfants. Il est de la responsabilité des parents de protéger les enfants en cas de violence et si votre femme ne peut pas le faire, c’est à vous de prendre les décisions nécessaires à leur besoin de sécurité. Pour vous accompagner dans ces démarches, vous pouvez appeler les professionnel-le-s du Centre LAVI  (026 322 22 02) qui pourront répondre à vos questions et vous soutenir.

Nous espérons que votre famille trouvera la paix et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Prenez-soin de vous. Notre porte reste ouverte si vous avez d'autres questions et recevons bien volontiers de vos nouvelles.

> Merci !

27 janvier 2022 - lum...


C est un merci que je vous adresse car l'été passé, j'étais désemparée face au tsunami qui atteignait notre famille. J'ai pu consulter votre site, y trouver des réponses et orienter notre fille. Elle a osé faire le pas pour sortir de cette violence conjugale. Certes tout n'est de loin pas réglé ... 2 enfants en bas âge... il y a un sacré travail encore! Nous la soutenons au mieux et l'entourons ainsi que ses 2 garçons. Bravo pour tout votre travail si utile pour nous, témoins de cette violence.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre message nous va droit au coeur et nous vous remercions de partager votre histoire avec nous. Vos retours nous motivent à améliroer notre service d'aide aux personnes touchées par la violence au sein du couple.

Bravo à elle, ses enfants ainsi qu'à vous qui avez su la soutenir et qui l'accompagnez encore vers un chemin de vie meilleur. Nous sommes heureu-x-ses que les informations sur notre site aient répondu à vos questionnements durant cette période difficile.

Courage pour la suite et tout de bon!

> Ma fille continue de subir de la violence psychologique malgré la séparation, que faire ?

21 janvier 2022 - Liv...


Bonjour

Ma fille continue de subir une violence psychologique de la part du papa de sa fille malgré une séparation non terminée juridiquement et ses avocats minimisent toutes les situations…. Que faire?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez venir en aide à votre fille qui subit toujours de la violence psychologique malgré une séparation.

Vous avez bien fait de nous contacter, la séparation peut-être une période à risque et propice à l'augmentation de violence car l'auteur essaie de garder un contrôle sur la victime.

Selon le type de violence psychologique, votre fille peut porter plainte ou demander des mesures de protection de la personnalité.

Pour l'aider dans ces démarches, elle peut recourir à un-e avocat-e spécialisé dans les violences domestiques afin que la situation ne soit plus minimisée. L'ARVD (avocats ressources en matière de violences domestiques) est une association d'avocat qui peut vous transmettre le contact d'un spécialiste de leur liste. Elle peut appeler au 021 317 50 81 pour se renseigner.

Votre fille peut également recevoir un soutien psychologique et un accompagnement pour sortir de cette situation de violence. Les intervenant-e-s du Centre d'accueil MalleyPrairie proposent des entretiens gratuits et confidentiels ainsi qu'une permanence téléphonique (021 620 76 76).

Nous espérons que ces pistes aideront votre fille et restons à disposition si vous avez d'autres questions. Elle peut aussi nous écrire si elle le souhaite et nous recevons volontiers des nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Ma belle-mère subit des violences psychologiques et économiques de la part de mon père, que puis-je faire pour l’aider ?

13 janvier 2022 - laf...


Bonjour,

Je vis actuellement avec mon père et sa copine. Cette dernière, de nationalité portugaise, est arrivée en Suisse il y a bientôt deux ans pour venir rejoindre mon père lui-même d'origine portugaise et installé en Suisse depuis plus de trente ans. La situation a commencé à se dégrader petit à petit en grande partie avec des violences psychologiques et économiques.

Mon père refuse qu'elle ait un travail déclaré, qu'elle obtienne un permis de séjour ou même qu'elle ait une assurance maladie. Elle se retrouve complètement bloquée, ne parle pas du tout français et ne connaît personne en Suisse. Elle ne souhaite pas non plus se confier à sa famille et ses ami.e.s au Portugal de peur de les inquiéter. Elle me dit avoir honte de rentrer au Portugal. Je la vois aller de plus en plus mal, prendre des anxiolytiques et des antidépresseurs. Je me sens parfaitement démunie. Lorsque je parle de la situation à mon entourage, la plupart me disent de prendre de la distance car ce n'est pas de ma responsabilité.

Seulement, je suis bien la seule personne à être au courant de cette situation et j'estime dès lors devoir réagir. Mon père a un passif violent, j'ai moi-même été victime de maltraitances durant toute mon enfance et témoin de violences sur ma mère qui est aujourd'hui divorcée de lui.

Que puis-je faire pour l'aider ?

Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour,

Tu habites actuellement avec ton père et sa compagne arrivée du Portugal. Petit à petit, elle a été victime de violences psychologiques et économiques de la part de ton père qui refuse qu’elle travaille, obtienne un permis ou soit assurée. Toi-même tu as été victime de maltraitances de la part de ton père pendant toute ton enfance et témoin des violences de ce dernier vis-à-vis de ta mère. Tu souhaites aider ta belle-même et tu nous demandes comment.

Les violences que tu relates sont effectivement d’ordre psychologiques et économiques.  Il se pourrait que des actes physiques soient déjà arrivés ou puissent arriver. Comme tu le décris si bien, cela engendre malheureusement et très souvent de la honte et amène à la dépression. Mais il y a des solutions.

Nous comprenons et saluons ta volonté de ne pas fermer les yeux face à cette situation, nous savons à quel point cela n’est de loin pas si simple, surtout en ayant passé par un parcours quelque peu similaire.

Dans le canton de Vaud, tu peux trouver de l'aide de manière gratuite et confidentielle auprès du Centre LAVI qui vient en aide aux personnes victimes notamment de violences domestiques. Si ta belle-mère l’accepte, tu pourrais l’accompagner dans cette première étape de recherche d’écoute neutre et professionnelle. Les intervenant-e-s peuvent faire appel à leurs frais un-e interprète pour la consultation. Ils ou elles orientent au besoin auprès de thérapeutes, de médecins, de foyer d’accueil d’urgence, d’avocat-e-s. Ta belle-mère a des droits, il est important qu’elle puisse s’entourer pour les faire valoir et se mettre en protection que ce soit physiquement, psychologiquement et/ou administrativement.

Ayant également vécu toi aussi des violences durant toute ton enfance, tu aurais aussi la possibilité d’être reçue dans un centre LAVI.

Dans le canton de Vaud, tu peux t'adresser au Centre LAVI à:

  • Lausanne au 021 631 03 00

  • Aigle au 021 631 03 04

  • Yverdon-les-Bains au 021 631 03 08


Pour les questions administratives en lien avec ses droits sur le sol suisse, ta belle-mère peut aussi s'adresser à la Fraternité du Centre Social Protestant (CSP) qui se trouve également dans plusieurs cantons.

Par ailleurs il est important de savoir que, dès qu’une personne se montre menaçante ou agit  de violences physiques, il y a toujours la possibilité de faire appel à la police via le 117 qui pourrait expulser du domicile la personne pendant un certain nombre de jours, selon les cantons. Cela permet de marquer un temps d’arrêt dans le cycle de la violence conjugale et mieux entrevoir les solutions pour l'un-e, pour l'autre.

Ton écoute non jugeante et soutien à l'égard de ta belle-mère sont déjà extrêmement précieux. Même s'il est possible que ta belle-mère ne soit pas encore prête pour engager des démarches, il est important de ton côté de conserver un bon lien avec elle. Le moment venu, cette confiance à ton égard pourrait être très utile. Aussi, cette situation peut être lourde à porter pour toi et différentes émotions peuvent te traverser et nous souhaitons te rappeler que tu ne peux pas agir à la place de ta belle-mère. Si tu en ressens le besoin, n'hésite à rechercher pour toi aussi un espace pour parler de la situation que ce soient auprès d'ami-e-s, de personnes de confiance ou de professionnel-le-s.

Nous restons bien entendu à ton entière disposition si tu as encore des questions ou si tu souhaites nous donner des nouvelles. Nos meilleures pensées t'accompagnent ainsi que ta belle-mère.

> Je cherche à désamorcer des comportements inacceptables mais je ne sais où m’adresser.

11 janvier 2022 - Moi...


Bonjour.

La situation dégénère dans mon couple, nous avons 2 enfants et je pense que la vie en famille ne sera plus possible sans une action de ma part. Je cherche à désamorcer des comportements inacceptables mais je ne sais où m'adresser. Je suis sur Fribourg. Avez-vous des listes de personnes ou associations dans le domaine, dans ma région ? Merci, meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous partagez avec nous votre inquiétude et votre recherche d’aide pour trouver des solutions et des changements de comportements afin de ne plus recourir à la violence. Votre démarche est très importante.

Pour vous répondre précisément, vous pouvez trouver une aide spécialisée à Fribourg auprès de l’Association EX-pression joignable au 0848 08 08 08 ou à l'adresse électronique info@ex-pression.ch. Les professionnel-le-s de cette structure serons à même de vous comprendre et vous proposer un suivi adapté à votre situation. Un premier entretien d’information vous permettra sans engagement de bien comprendre le type d’accompagnement proposé et les objectifs possibles.

Nous ne pouvons que vous encourager à entamer une démarche de demande d’aide, votre prise de conscience et votre souhait de ne plus passer par des comportements inacceptables est fondamentale, ne vous découragez pas.

N’hésitez pas à nous écrire en cas de besoin.

> La fille d’une amie vit de la violence physique de la part de son copain, que dois-je faire ?

08 janvier 2022 - JC...


Que dois-je faire? Je n’ai pas de preuves tangibles. Les ami(e)s de cette jeune femme ont tenté de lui parler et lui ont donné le contact de l’association LAVI. Mais elle ni et affirme qu’elle s’occupe de sa situation très bien toute seule.

Dois-je essayer de lui parler; mais quoi dire? Ou dois-je sensibiliser sa maman qui est ma meilleure amie? Il y a quand même des bleus suspects sur les bras qui ont été observés, la façon dont son petit copain lui parle ou la traite et la tête tapée par terre suite à une chute à nouvel an. Ses ami(e)s sont inquiets du coup moi aussi.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes inquiète pour la fille de votre meilleure amie car vous craignez qu'elle subisse de la violence de la part de son copain. Vous nous demandez que faire, si vous devez lui en parler à elle ou sa mère et quoi dire.

Vous avez bien fait de nous contacter et de partager votre inquiétude. Il n'est pas facile d'intervenir dans une situation de violence conjugale. On se sent souvent démuni-e et on a peur de ne pas dire ce qu'il faut. Cependant l'entourage représente bien souvent un précieux soutien qui permet de briser le silence autour de la violence; un premier pas nécessaire pour en sortir.

Si vous vous sentez suffisamment à l'aise pour aborder ce sujet avec elle, nous vous encourageons à lui parler. Vous pouvez lui partager votre inquiétude et lui signifier que vous êtes là pour elle. Vous pouvez poser des questions sur la relation en générale, lui demander comment cela se passe quand le couple est en conflit, ou encore si elle a déjà eu peur d'une réaction de son copain. Il est important d'être à son écoute de manière respectueuse et ouverte, sans la juger quelques soit ses choix sur la suite donnée à sa relation. Il faut parfois du temps pour que la personne prenne conscience de ce qui lui arrive et décide de faire des démarches. Le moment venu, il lui sera précieux de savoir que vous êtes là pour la soutenir.

Vous pouvez aussi lui parler de www.violencequefaire.ch et l'inviter à consulter le site, elle pourra peut-être se reconnaître et mieux comprendre ce qui lui arrive.

Si vous n'êtes pas à l'aise pour lui parler, peut-être qu'une ou un-e de ses ami-e-s proche pourrait le faire. Vous pouvez partager notre réponse avec les ami-e-s qui la soutiennent.

En ce qui concerne votre question si vous devez en parler à sa maman, nous n'avons pas suffisamment d'informations sur la situation pour vous répondre. Cela dépend de votre ressenti, de votre connaissance de la relation entre mère et fille et si vous percevez que cette jeune femme est en danger. Ce que nous pouvons vous conseiller est d'informer la jeune femme de votre démarche auprès de sa mère avant de lui en parler.

Dans tous les cas, il est important que l'entourage ait une position claire sur la violence car elle n'est pas tolérable et elle est punie par la loi. Cependant condamner les actes de violence ne signifie pas condamner l'auteur dans sa personne, c'est son comportement violent qui n'est pas acceptable.

Aussi, au vu des éléments présents dans votre message, il serait très utile que cette jeune femme aille effectuer un constat médical de coups et blessures à l'hôpital le plus proche de chez elle. Cela permettrait de vérifier son état de santé mais aussi d'avoir ce document de preuves qui pourrait lui être très utile par la suite si elle décidait de porter plainte. Ce document est confidentielle et n'est remis qu'à elle, cela ne l'engage à rien.

Dans le cas où elle se trouve en danger, n'hésitez pas à lui dire d'appeler la police au 117, ou de l'appeler vous-même si besoin.

Nous espérons avoir répondu à vos demandes. Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situations.

Nous vous transmettons nos meilleures pensées pour la suite.

> Alcool et violences de mon compagnon, dois-je faire quelque chose?

08 janvier 2022 - @Se...


Bonjour mon compagnon ma insulté durant plusieurs heures ,et aussi ma secoué ensuite étrangler pas de gifle ,il montait la voix,il avait bu ! Dois-je faire quelque chose




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence autour des violences n'est jamais facile et vous l’avez fait !

La situation que vous nous décrivez est grave et nous sommes inquièt-e-s pour vous. À votre question de savoir si vous devez faire quelque chose, nous vous répondons qu'il est primordial que vous puissiez vous protéger des violences et allons vous indiquer quelques pistes.

Les comportements physiquements violents qu'a eus votre compagnon à votre égard sont graves, inacceptables et interdits par la loi. Les violences verbales font parties d'une forme de violence psychologique, qui elle aussi a des conséquences néfastes sur la santé mentale. Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour la stopper et sans une aide extérieure.

Vous nous dites que votre conjoint était sous l'emprise de l'alcool au moment des faits. Or, l'alcool ou l'abus d'autres substances n'est pas la cause directe de la violence. Elle peut amener une violence déjà présente en soi à se manifester plus rapidement ou plus intensément. Par conséquent, si boire de l'alcool fait ressortir des réactions violentes en lui, il est de sa reponsabilité de trouver des solutions pour arrêter sa consommation. Pour ce faire et s'il en a besoin, il peut demander de l'aide et s'orienter vers des professionnel-le-s prenant en charge les problèmes d'addictions.

Nous nous permettons de vous poser les questions suivantes: après cet incident, comment envisagez-vous la suite de la relation ? Comment votre compagnon perçoit-il ses actes d'agressions physiques?

Nous vous invitons à consulter la rubique "Que Faire" sur notre site internet qui explique les démarches à prendre selon les décisions que vous prenez quant à votre relation. Le plus important est que vous pensiez à vous en priorité et à vous protéger. Nous vous encourageons fortement à parler de ce vous vivez avec une ou des personnes de confiance (entourage comme ami-e, collègue, famille etc). Il est important que vous soyez soutenue et que vous ne restiez pas seule.

Si vous décidez de faire appel à une aide extérieure, nous vous conseillons de contacter  le Centre LAVI du canton de Genève, qui est un service d'aide et d'accompagnement des personnes victimes de violences. Le centre LAVI offre un espace confidentiel et gratuit. Pour un premier rendez-vous ou si vous souhaitez simplement parler de votre situation, vous pouvez appeler au 022 320 01 02.  Des professionne-le-s sont là pour répondre à vos questions, vous conseiller ou vous offrir un soutien psychologique et/ou juridique.

Il est important que vous puissiez faire un constat d'agression le plus rapidement possible à l'hôpital. Il est en effet important de vérifier votre état de santé et ensuite faire un constat de coups et blessures qui peut vous être très utile par la suite. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre à l' UIMPV (Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence) aux hôpitaux HUG à Genève. Pour obtenir un rendez-vous ou tout simplement obtenir des informations, vous pouvez appeler au numéro suivant: 022 372 96 41. Ce constat médical est confidentiel et gratuit et n'engage à rien, il n'est remis qu'à vous. Toutefois, ce constat peut vous etre utile si vous décidez de porter plainte par la suite.

Si vous souhaitez partir de toute urgence et n'avez nul part où aller, vous pouvez contacter le foyer d'accueil le Pertuis. Vous pouvez les appeler au 022 879 62 14. Les intervenant-e-s vous renseigneront sur le nombre d'hébergements disponibles et peuvent vous orienter vers d'autres foyers au besoin.  Vous trouverez ici sur notre site internet des conseils pratiques pour les personnes qui doivent partir du domicile dans l'urgence (le matériel à prendre, les démarches à entreprendre etc).

Si une scène de violence explose à nouveau ou que vous vous sentez menacée, nous vous encourageons fortement d' appeler immédiatement la police au 117.

Nous nous tenons à disposition si vous désirez nous en dire un peu plus ou si vous avez d'autres questions. Nous sommes de tout coeur avec vous et attendons de vos nouvelles.

> Suspicions de violence pour une amie: que faire?

08 janvier 2022 - Eli...


Une amie à moi a de gros problèmes de couples depuis deux ans, peut être plus. Elle a failli partir plusieurs fois mais se trouve trop seule pour aller au bout. Hier elle est apparue avec un œil bleu, elle dit être tombée mais elle ne veut plus sortir de chez elle, ne veut plus voir personne, elle semble extrêmement préoccupée. Je soupçonne fortement son mari et je sens qu’il est important qu’elle ai de l’aide. Merci de me dire ce que je peux faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous témoignez de votre inquiétude pour une amie, car vous craignez qu'elle subisse de la violence au sein de son couple, et nous demandez quoi faire dans cette situation.

Nous saluons votre implication envers votre amie et vous encourageons à parler avec elle si vous vous sentez à l'aise ou, dans le cas contraire, à une autre personne de confiance dans son entourage qui pourrait le faire. Vous pouvez lui faire part de votre préoccupation concernant son état. Il est parfois difficile pour les personnes victimes de reconnaître la violence conjugale et de pouvoir en parler. L'isolement, la peur ou encore la honte font partie des conséquences possibles de la violence et cela prend donc du temps. Il est particulièrement important de lui signifier que vous êtes là pour elle, sans jugement et dans le respect de ses choix. Vous pouvez l'inviter à parcourir notre site www.violencequefaire.ch; cela pourrait l'aider à mieux comprendre ce qui lui arrive si c'est le cas. Vous pouvez aussi lui transmettre les coordonnées du Centre LAVI du canton du Valais qui offre une consultation gratuite et confidentielle.

Au vu de vos observations, il serait utile que votre amie puisse consulter l'hôpital de sa région pour établir un constat médical de coups et blessures. Ce document confidentiel n'est établi qu'à son attention et elle peut en disposer librement. Cela permettrait de vérifier son état de santé, mais pourrait aussi être utile si elle décidait de dénoncer les faits ou porter plainte un jour.

En cas de danger, n'hésitez pas à lui dire d'appeler la police au 117 ou de la contacter vous-même si besoin. La violence est interdite par la loi et la police a la possibilité d'expulser la personne auteure de violence durant une période limitée pour protéger la personne victime.

Nous espérons avoir répondu à vos attentes et restons à disposition si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nous vous transmettons nos meilleurs messages pour la suite.

> Mon conjoint et moi avons des comportements violents l’un envers l’autre, que pouvons nous faire pour arrêter cette escalade de violence?

07 janvier 2022 - Fem...


Bonjour,

Je suis en couple, nous avons un bébé. Nous avons régulièrement des disputes. Régulièrement, mon conjoint me critique ou critique ma famille de façon répétée et insistante. Je suis très fatiguée le soir. Il me répète aussi les critiques de sa mère à mon égard. J'ai l'impression qu'il le fait exprès, je me sens harcelée alors que j'ai besoin de repos le soir.

Cela m'exaspère et me fait sortir de mes gonds à tel point que je l'ai déjà secoué et frappé. Cela l'a presque amusé. Jusqu'à ce que je lui fasse mal et là il s'est énervé et m'a frappée en retour sans me faire trop mal mais j'ai eu peur car il est très fort et je pourrai me faire taper fort si ça dégénère. Je lui ai dit de partir dormir dans une autre pièce, ce qu'il a fait. Je trouve cette situation très malsaine. La journée, il est "normal" et nous arrivons â avoir de bonnes relations mais parfois le soir il boit de l'alcool et son comportement est modifié.

Je ne sais pas quoi faire pour améliorer cette situation.

Merci pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre compagnon et vous avez régulièrement des disputes. Vous nous dites qu'il exerce de la violence psychologique (critiques constantes à votre égard)  envers vous de manière insistante et répétée. Vous sentant harcelée et exaspérée par ses attaques, vous vous en êtes pris physiquement à lui et lui a répondu par de la violence physique également. Vous trouvez cette situation malsaine et vous souhaiteriez savoir ce que vous pourriez faire pour l'améliorer.

Vous avez bien fait de nous écrire. Vous faites un pas important aujourd'hui en nous parlant des violences que vous vivez au sein de votre couple. En effet, La situation que vous nous décrivez nous inquiète, vous avez raison de demander de l'aide extérieure. Nous comprenons votre peur quant au risque que la situation "dégénère". Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper.

Les violences physiques sont des comportements graves et répressibles par la loi.  Nous comprenons également votre sentiment d'exaspération face aux violences verbales constantes de votre conjoint, car les violences psychologiques sont elles aussi inacceptables et ont conséquences sur le bien être psychique.  Toutefois, cela ne justifie pas de réagir par l'agression physique d'un côté comme de l'autre. Il revient à chacun-e des partenaires de ne pas user de la violence et de trouver d'autres moyens pour gérer la colère ou le désaccord. La violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de trouver des alternatives.

Nous nous permettons de vous proposer quelques questions à titre de réflexion:

  • Lorsque que vous discutez à froid (une fois les disputes passées), comment perçoit-il ses critiques "insistantes et répetées" envers vous ?

  • Comment réagit-il lorsque vous lui faites part de vos sentiments et besoins de repos?

  • Pensez-vous qu'il serait possible d'aller consulter ensemble un-e professionel-le pour mettre un terme à l'escalade de violence qui s'est installée au sein de votre couple?


Vous nous dites que votre conjoint adopte des comportements agressifs lorsqu'il boit de l'alcool. Nous aimerions souligner le fait que l'alcool ou l'abus d'autres substances n'est pas la cause directe de la violence. Elle peut amener une violence déjà présente en soi à se manifester plus rapidement ou plus intensément. Par conséquent, si boire de l'alcool régulièrement fait ressortir des réactions violentes en lui, il est de sa reponsabilité de trouver des solutions pour arrêter sa consommation. Pour ce faire et s'il en a besoin, il peut demander de l'aide et s'orienter vers des professionnel-le-s prenant en charge les problèmes d'addictions.

Vous avez mentionné votre bébé. Nous aimerions vous rendre attentive au fait que les violences au sein couple impactent également la santé des enfants même lorsque ces derniers ne sont pas présents au moment des événements et même lorsque la violence n'est pas directement exercée à leur encontre.  Les bébés ressentent fortement les tensions et absorbent le stress des parents comme des "petites éponges". Il est donc primordial que vous et votre conjoint mettiez tout en oeuvre pour protéger votre bébé d'un environnement violent.

Dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter le Centre Malley-Prairie (CMP) à Lausanne qui propose un suivi pour les couples qui vivent des situations de violences. Vous trouverez des professionnel-le-s qui seront là pour vous écouter et aider vous et votre conjoint à trouver des alternatives à la violence. Si vous souhaitez prendre rendez-vous ou simplement vous renseiger, vous pouvez les appeler au 021 620 76 76. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels.

Pour finir, si vous vous sentez menacée ou qu'une situation devient violente,  nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que notre réponse puisse vous être utile. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire en plus ou nous poser d'autres questions. N'hésitez pas à nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite de vos démarches.

> Educatrice au sein d’un foyer pour adultes, nous recherchons des conseils pour soutenir une jeune femme victime de violence au sein de son couple.

06 janvier 2022 - pho...


Bonjour,

Je suis éducatrice en foyer pour adultes. Une de nos jeunes résidente se fait violenter (physiquement et psychologiquement) par le garçon qu'elle voit. Elle est sous emprise totale, retourne le voir, l'excuse, explique les violences...

Avec l'équipe éducative nous avons signaler le cas à la police, qui ne peut rien faire tant que la personne elle-même ne fait rien, nous avons prévenu la psychologue et la psychiatre de cette jeune femme, contacter la LAVI.

Nous ne pouvons rien faire et cela est désespérant... Avez-vous des conseils, des pistes ? Nous accompagnons au mieux cette jeune femme, la soutenons, l'accueillons dès qu'elle le demande, lui montrons qu'elle a de la valeur etc..




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous travaillez dans un foyer pour adultes. Une résidente est sous emprise d’un garçon par lequel elle se fait violenter. Vous avez déjà fait des démarches auprès de différents partenaires du réseau mais tant que la personne ne souhaite pas faire quelque chose, il paraît difficile de faire évoluer la situation. Vous vous montrez accueillante et soutenante pour la résidente et demandez d’autres pistes et conseils.

Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la victime n’est pas prête à faire des démarches. Le rôle de l’entourage est cependant précieux pour les victimes et nous vous félicitions pour l’implication que vous prenez avec votre équipe dans cette situation.

Une conséquence importante des violences conjugales est l’isolement. Et l’isolement augmente l’emprise de l’auteur sur la victime et la met souvent dans un état de déni, de passivité voire de dissociation.

Rompre le silence est donc un élément central. Le fait que la résidente vous confie ce qu’elle vit montre qu’elle a confiance en vous et qu’elle sait qu’elle peut compter sur vous. L’écoute, la disponibilité de l’entourage sont donc primordiales. Il est important de croire la victime et lui transmettre que vous savez qu’elle n’est pas responsable de la violence. Il est aussi important de ne pas mettre trop de pressions, ni de la blâmer mais de lui laisser le temps de prendre ses décisions dans le rythme qui est le sien. Cela ne veut pas dire minimiser ou banaliser les violences. Vous pouvez partager votre inquiétude, vous pouvez aussi mentionner que les violences sont interdites par la loi tout en respectant son rythme, ses possibilités de se mettre ou non en mouvement pour le moment.

Si elle est ouverte à un échange, il peut être intéressant de l’interroger en essayant d’extérioriser sa situation : « Et si ta meilleure amie te racontait la même chose que ce que tu vis, est-ce que tu trouverais cela normal ? comment réagirais-tu ? »

Vous pouvez également lui proposer de faire un journal personnel durant quelques temps dans lequel elle peut marquer ce qui est ok ou non pour elle dans la relation qu’elle vit, réfléchir aussi à ce qui ne serait plus acceptable.

Serait-elle prête à aller en consultation dans un centre LAVI ? Elle pourrait s’adresser à Solidarité femmes-centre LAVI à Fribourg (026/322 22 02). Les entretiens proposés sont gratuits et confidentiels. Les intervenantes respecteront ses choix mais pourront l’aider à réfléchir à différentes stratégies pour se protéger, mettre des mots sur ce qu’elle vit, l’informer sur ses droits.

Auriez-vous l’occasion de parcourir notre site ensemble ? Lui en avez-vous déjà parlé ? Peut-être reconnaîtra-t-elle des mécanismes qui sont présents dans sa relation avec son partenaire et cela pourra lui donner des alarmes. Lire les questions d'autres internautes ou encore écouter le podcast Poussière qui contient des témoignages anonymes de personnes victimes  pourraient l'aider à se reconnaitre dans les récits. Ce premier pas pourrait peut-être lui permettre une prise de conscience.

Enfin une dernière piste qui nous vient : favoriser tout ce qui peut sortir de l’isolement, favoriser la confiance en elle :  créer des occasions de rencontres, de contacts à travers les loisirs, la vie professionnelle, les relations familiales.

En espérant avoir pu vous répondre au mieux, nous restons à votre disposition si vous avez besoin de compléments d'informations ou si vous avez d'autres questions.

> Est-ce que la violence peut s’arrêter si nous réglons nos problème de couple? Comment savoir comment agir sans porter plainte?

06 janvier 2022 - Cha...


Nous avons eu deux grosses disputes, une avec empoignement, crachat, insulte, intimidation et menace et une avec matériel cassé et énervement. En dehors de ces situations, mon partenaire s'est souvent montré inapproprié oralement avec moi. Tu sers à rien, tu es bête, tu n'as pas de cerveau etc.

Est-ce que si nous réglons nos problèmes de couple, que nous retrouvons une entente, nos relations peuvent s'améliorer ? Est-ce une spirale négative qui peut nous amener à ça sans pour autant condamner l'auteur a 100% et agir dans l'extrême (dénonciation, plainte, etc)? Comment savoir comment agir dans ce contexte ? Essayer de trouver un terrain d'entente ou contacter les institutions supérieures ? Merci d'avance et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part des violences physiques et psychologiques de la part de votre partenaire lors de deux disputes. Il vous humilie également fréquemment. Dans le titre de votre question vous nous demandez "comment savoir si la violence est acceptable ?" et par la suite vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer et comment agir dans votre contexte.

Nous tenons tout d'abord à saluer votre démarche de nous écrire et poser vos questions. Nous savons qu'il n'est jamais facile de faire ce pas et de chercher de l'aide lorsque l'on se retrouve confrontée à de la violence au sein de son couple.

Pour répondre à votre première question, la violence, qu'elle que soit sa forme (psychologique, physique, sexuelle ou économique) n'est jamais acceptable et elle est interdite par la loi. La violence au sein du couple détruit la relation et a des conséquences néfastes sur la santé des personnes qui la subissent c'est pourquoi il est important que vous puissiez vous en protéger.

Vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer si vous réglez vos problèmes de couple. Nous n'avons pas la réponse à cette question puisqu'elle dépend de votre partenaire et de vous-même et que chaque relation est unique. Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper. Cependant la violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de "désapprendre" la violence. Cela nécessite un travail sur soi, une reconnaissance de la part de la personne auteure de violence que quelque chose ne va pas, une volonté de changement et du temps. Nous savons qu'un tel processus de changement a plus de chance d'aboutir avec l'aide et le soutien de professionnel-l-e-s spécialisé-e-s.

Nous nous permettons de vous posez les questions suivantes à titre de réflexion:

  •  Votre conjoint est-il conscient de la gravité de ses actes ?

  • Serait-il prêt à demander de l'aide auprès d'un-e professionnel-l-e spécialisé-e?

  • De votre côté, que souhaitez-vous pour vous-même et comment imaginez-vous la suite de votre relation ?

  • Quelles sont vos attentes à l'égard de votre partenaire ?


Si votre conjoint est prêt à demander de l'aide, il peut s'adresser, dans le canton de Berne au Service de lutte contre la violence domestique
Direction de la sécurité du canton de Berne DSE

Kramgasse 20

3011 Berne



Pour une inscription au groupe de parole et aux entrevues individuelles: +41 79 308 84 05

Pour une inscription au groupe de parole en français: +41 32 886 80 08.





De votre côté, il pourrait être bénéfique de pouvoir faire le point sur votre situation de manière confidentielle et gratuite auprès d'une professionnelle du domaine des violences domestiques. Dans le canton de Berne, vous pouvez vous adresser à Solidarité Femmes Bienne et région:

Solidarité Femmes
Centre de consultation de Solidarité femmes région biennoise
Rue du Contrôle 12
2503 Bienne
Tél. : 032 322 03 44
www.solfemmes.ch

Enfin, en cas de nouvelle crise, si vous êtes en danger, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront à répondre à vos interrogations. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire, nous poser d'autres questions et recevons volontiers de vos nouvelles. Nos meilleurs messages vous accompagnent,




> Elle me rabaisse, m’insulte et me menace. Ce n’est pas tenable.

05 janvier 2022 - bri...


Bonjour,

Je vous écrit parce que ma femme et moi somme dans une situation difficile. Elle me rabaisse quotidiennement, me dit qu'elle n'a pas confiance en moi, que je suis stupide. Elle a parfois des crises de colères effrayantes et aussi devant nos enfants.

Elle me reproche le temps que je ne passe pas à travailler ou m'occuper des enfants, et je doit renoncer à voir mes amis ou ma famille. Parfois elle part et me laisse à gérer la maison alors que je doit aller travailler. Et récemment elle me parle de se suicider. Nous ne sommes pas dans une situation typique: Je ne suis pas en danger. Par bien des aspects, ma femme est plus vulnérable que moi: elle ne parle pas couramment Français, elle ne travaille pas. Les chose allaient beaucoup mieux avant que nous n'ayons des enfants et je pense qu'il pourrait s'agir d'une dépression post-partum. Mais je sais que la situation actuelle n'est pas tenable, je m'inquiète des conséquences pour nos enfants et je ne sais pas comment faire pour trouver de l'aide. Idéalement, je souhaiterais avoir les coordonnée d'un conseiller ou d'une conseillère conjugal anglophone dans la ville de Biel/Bienne (BE) ou à proximité. Ou tout autre conseil. Par avance, Merci




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Votre femme vous rabaisse quotidiennement, elle vous fait des reproches sur votre occupation du temps et celle que vous consacrez aux enfants. Elle a parfois des crises de colère que vous qualifiez d’effrayantes et qui peuvent se passer devant les enfants. Elle a récemment parlé de se suicider. Il s’agit de violences psychologiques et vous vous rendez compte que cette situation n’est pas tenable.

Vous en êtes inquiet, pour vous et vos enfants et vous avez raison de vous préoccuper des violences que vous subissez car leurs répétitions sont délétères, non seulement pour les enfants, mais certainement aussi pour votre équilibre personnel.

Pour trouver de l’aide, vous recherchez des conseillers conjugaux et nous pouvons vous adresser à la Consultation Conjugale et Familiale du CSP/Bienne, qui propose, comme vous le demandez, des consultations en anglais.

Pour les couples binationaux, vous pouvez vous adresser à l’Association Frabina, qui propose des consultations, aussi en anglais.

Nous vous rendons attentif au fait qu’une consultation de couple n’est possible qu’avec la participation active des deux partenaires, qui s’engagent préalablement à vouloir changer quelque chose dans leur comportement.

Si vous êtes incertain sur l’engagement de votre épouse à entamer un travail psychothérapeutique de couple, vous pouvez demander à l’un des centres proposés une consultation uniquement pour vous, afin de vérifier la possibilité d’entamer ce processus.

Si votre femme n’est pas disposée à commencer une thérapie de couple, ne restez pas seul et adressez-vous soit aux institutions citées précédemment pour une consultation individuelle, ou au Centre LAVI de Bienne, qui vous recevra dans ses consultations pour homme victimes de violences conjugales. Vous pouvez aussi vous adresser auprès de l’Association ZwüscheHalt, qui soutient spécifiquement les hommes victimes de violences conjugales.

Le cas échéant, votre femme peut aussi trouver de l’aide auprès du Centre de consultations de Solidarité femme de Bienne. Comme vous le suggérez, si elle souffre d’une dépression post partum, elle peut consulter et trouver du soutien auprès d’un-e psychothérapeute.

Il est essentiel pour vous et vos enfants de trouver une stabilité relationnelle de couple et un fonctionnement familial propice au développement des enfants. Nous espérons que vous trouverez les appuis nécessaires auprès des prestataires proposés pour entamer des changements dans la dynamique familiale afin que vous puissiez trouver un climat relationnel paisible.

Nous restons à votre disposition pour d’autres renseignements et nous vous adressons, Monsieur, la force et le courage pour vous protéger et vivre sereinement avec vos enfants.

> Quel est le risque de récidive si l’auteur de violence ne fait pas de travail personnel ?

04 janvier 2022 - 3 c...


quel est le taux de récidive lorsqu'il y a eu de la violence (verbale et physique) dans un couple? quel est le risque si l'auteur de violence ne fait pas un travail personnel? et s'il en fait un? est-il possible qu'il n'y ai pas de récidive? le couple est séparé et la personne qui a subi de la violence se pose ces questions, que lui répondre?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Les questions que vous nous adressez au sujet de la récidive sont des questions importantes, et bien légitimes à poser.

Il est complexe d’y répondre pour plusieurs raisons. Notamment parce qu’il n’existe malheureusement que peu d’études à ce propos. Les quelques statistiques suisses qui existent sont bâloises et zurichoises. Elles concluent à une réduction de moitié du risque de récidive pour les personnes ayant suivi un programme de prévention (BFEG).

Un autre élément de complexité est de déterminer ce que l’on considère comme de la récidive. En effet, pour établir des chiffres, on peut décider par exemple d’observer le nombre de personnes qui font à nouveau appel à la police pour un événement de violence domestique, après un suivi de la personne auteure. Le risque ici serait alors de considérer un appel « préventif » qui serait fait pour éviter une escalade de violence comme une récidive, alors qu’il s’agit peut-être au contraire d’une amélioration. Les chiffres sont ainsi des indicateurs à prendre avec précaution, car leur interprétation reste toujours subjective.

Nous ne pouvons bien entendu pas nous positionner en affirmant qu’il soit possible ou non qu’il y ait de nouvel épisode de violence dans cette situation de couple.

Toutefois, il y a en effet davantage de risque qu’un nouvel événement de violence ait lieu si la personne auteure n’entreprend pas de démarche thérapeutique spécifique. Ce risque existe d’ailleurs également dans le cadre de couples séparés.

La possibilité de changement existe. Il est en effet possible qu’une personne qui a agi de la violence dans le passé n’en agisse plus. Cela ne dépend en revanche pas de la personne victime - quels que soient les changements qu’elle mette en place – mais de la personne qui a agi les violences.

En tant que proche, vous pouvez assurer à la personne qui a subi les violences que son ex-partenaire peut être soutenu·e pour amorcer un changement par des spécialistes. Dans le canton de Fribourg, l’Association Ex-Pression propose ce type d’accompagnement. Vous pouvez également répondre qu’une démarche de changement prend du temps, et que par conséquent cela demande d’observer sur la durée si l’ex-partenaire entreprend concrètement et réellement un changement.

En espérant avoir pu répondre à vos interrogations, nous restons disponibles si vous le souhaitiez.

Bien cordialement.

> Que puis-je faire pour rester chez moi avec mon enfant et pour que la papa parte ?

02 janvier 2022 - 100...


Salut,

je suis dans une relation depuis 6 années, avec un fils de 4ans. Mon ex-compagnon (le papá) était toujours agressif et instable. Tout les années je le demandé 2 ou 3x pour sortir de notre maison et nous laisser vivre bien. Toujours il y à retourner après 1 mois avec des belles mots.

Il était déjà hospitalisé avec un diagnostique bipolaire. J’ai était toujours dans sont côté pour l’aider et je suis faible, je crois toujours à lui. Mais maintenant notre fils à grandi et commence déjà à démontrer des effets de cette ambiance lourd et instable. Dans les dernières mois il m’a commencé à dire pour moi dégager de notre maison mais seul. Il fait 2 mois que j’ai sorti mais toujours par que je peux voir mon fils il est présent aussi et les agressions verbaux, casser les affaires, taper les murs… continue. Il m’a obliger de payer la moitié dû loyer + supermarché.. etc etc. Je travail mais il est à chômage.

Est-ce que je peux rester à la maison avec mon fils et il pas? Comment je peux retourner chez moi, demander à lui de sortir mais être protéger qu’il ne peut pas rentrer quand il veut? J’ai jamais présenté une plainte de violence domestique mais la police à déjà contacté la protection d’enfants comme une maison de risque. Qu’est-ce que je peux/doit faire ?

Merci




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez des violences depuis 6 ans, et depuis 2 mois, vous êtes parties de votre domicile. Cependant, votre fils vit toujours avec son papa et vous ne pouvez pas être seule avec votre enfant. Bien que vous ayez quitté le domicile, votre ex-compagnon continue à avoir des comportements de violence économique en vous obligeant même à payer le loyer et d’autres frais d’entretiens. Vous vous demandez comment retourner chez vous pour y vivre seule avec votre fils et vous protéger.

Nous vous félicitons d’avoir fait le pas de nous partager votre situation et demander de l’aide pour vous et votre enfant. La violence a des effets néfastes pour vous et lui. Elle est interdite par la loi et vous avez le droit de recevoir de l’aide et devez protéger votre fils.

Vous nous dites que la protection de l’enfant est au courant de la situation de danger pour votre fils. Vous pouvez les contacter à tout moment si vous avez des questions ou pour leur demander des informations sur ce qui se passe.

Le bail à loyer (ou la propriété) est-t-il à votre nom ou celui de votre ex-compagnon ? S’il est à votre nom uniquement, vous avez le droit de demander à votre ex-compagnon de partir. Vous pouvez soit demander de vous restituer toutes les clefs ou éventuellement faire changer votre serrure si vous avez peur qu’il revienne. N’hésitez pas à appeler la police s’il ne part pas.

S’il vous agresse, vous avez le droit d’appeler la police au 117 qui interviendra. La police peut l’expulser du domicile momentanément si elle le juge nécessaire.

Dans le cas où le bail à loyer ou la propriété est à vos deux noms ou seulement le sien, il n’est pas dans l’obligation de partir. Où vivez-vous en ce moment ? Envisageriez-vous de trouver un nouveau lieu de vie pour vous et votre enfant ?

Nous vous encourageons à contacter le Point du Jour (078 883 38 07) qui est un lieu d’accueil et d'accompagnement pour femmes victimes de violences domestiques. Vous serez ainsi conseillée et soutenue afin de vous protéger et sortir de cette situation de violence, discuter de vos droits de garde de votre enfant et retrouver la sécurité et la stabilité pour vous et lui.

Aussi, nous vous encourageons à contacter le Centre LAVI du canton du Valais afin d'avoir un conseil juridique et éventuellement financière:

Centre de consultation LAVI Valais Romand
Tél. 027 607 31 00
Rue des Vergers 1 – 1950 Sion
Entretien sur rendez-vous à Sion et à la Maison Santé Chablais de Collombey-Muraz

N’hésitez pas à nous écrire si vous avez de nouvelles questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles et/ou répondre à nos questions. Nous espérons que vous poursuivrez vos démarches et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite.

> Est-ce possible de rester après un épisode de violence ?

01 janvier 2022 - pip...


Bonjour,

Il y a trois jours, mon compagnon, avec qui je suis depuis 9 mois et avec lequel j'habite depuis 9 mois aussi a été violent pour la première fois. Le soir même c'est la police qui l'a forcé à quitter le domicile conjugal, puis le lendemain, c'est moi qui suis partie car je ne souhaitais pas rester dans l'appartement et que j'avais besoin d'être entourée. Je suis donc allée chez une amie.

Aujourd'hui je me pose énormément de questions et notamment si c'est possible de rester avec lui, pour autant qu'il des entreprenne des démarches pour se faire aider? Une thérapie individuelle et de couple peut-elle être possible et porter ses fruits?

De son côté, et d'après ses dires, il est rongé par la culpabilité et ne s'explique pas son comportement. Il a déjà contacté sa psychologue et une association. Je suis perdue et ne sais pas quoi faire.

Je ne sais pas s'il peut y avoir de l'espoir ou si je dois absolument mettre un terme à cette relation... Pouvez-vous m'éclairer s'il vous plaît?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Après un épisode de violence de la part de votre compagnon, vous ne savez pas si vous devez mettre un terme à cette relation récente ou s'il y a de l'espoir que son comportement change. Vous souhaitez savoir si une thérapie peut être envisagée et avoir de l'effet.

Vous avez bien fait de nous contacter, il est important de ne pas rester seule face à la violence. Briser le silence est une étape nécessaire pour se protéger. Vous dites être perdue et ne pas savoir quoi faire, ceci est une réaction normale dans une situation qui ne l'est pas. Prendre du recul en vous éloignant est une étape qui peut vous aider à vous recentrer et à identifier vos besoins. Vous pourrez ainsi choisir vous-même ce que vous souhaitez et prendre votre propre décision.

Il ne nous est pas possible de pouvoir vous répondre par un "oui" ou à un "non" à la question de savoir si une thérapie individuelle peut porter ses fruits et  si vous devez quitter votre conjoint. Les réponses à ces questions se trouvent en vous et en votre conjoint, notamment à sa capacité à faire un travail sur lui-même et à comprendre ce qui l'a amené à recourir à la violence.

Si vous choisissez de poursuivre la relation, Il est indispensable que votre compagnon se fasse aider et que vous-même soyez soutenue. Pour vous soutenir et faire le point sur votre situation nous vous conseillons d'appeler La Fondation L'Essentielles au 079/320.98.78. Des spécialistes vous écouteront et vous aideront à chercher les solutions qui vous conviennent de manière confidentielle et gratuite.

Pour votre compagnon, il peut trouver des informations sur des consultations individuelles dans la partie destinée aux auteur-e-s de notre site. S'il souhaite plus d'informations ou nous poser des questions, il peut aussi nous contacter.

Pour vous aider dans votre réflexion, nous nous permettons de vous poser les questions suivantes:

  • Quels seraient les signaux qui montrent que votre conjoint est dans une démarche de changement? Et au contraire, quels seraient les signaux qui montrent que votre conjoint n'engage aucun ou pas suffisament de travail sur lui-même ?

  • Quels changements concrets attendez-vous de voir de la part de votre compagnon ? Dans quels délais ?


Quand on se retrouve dans une situation où nous sommes perdu-e-s, il peut être utile de se fixer un délai pour prendre une décision. Vous pourriez par exemple vous fixer dans votre agenda une date à laquelle vous faites le point avec vous-même et sur votre relation de couple. L'idée est que cette date ne soit pas communiquée à votre conjoint.

Quel que soit votre choix, nous vous rendons attentive que la violence au sein du couple est interdite et punie par la loi. Dès lors, si vous vous sentez en danger, n'hésitez pas à appeler la police au 117.

Nous espérons que les quelques pistes que nous vous proposons, pourront vous aider à faire évoluer positivement votre situation.

Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Nous vous souhaitons courage et nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Ma mère est violence avec mon père, est-ce que je dois faire quelque chose ? Que puis-je faire?

30 décembre 2021 - pel...


Bonjour,

je vous écris car ma mère a des comportements violents envers mon père. Lorsque j'habitais chez eux, elle était particulièrement impulsive et violente, aussi avec nous, ma soeur et moi.

Pas toujours, bien sûr, elle nous montrait aussi de l'affection régulièrement. Maintenant, j'ai appris hier qu'elle s'était énervée contre mon père et qu'elle l'avait frappé avec des canes. J'ai vu les griffures sur son cou. En en parlant avec mon père, il m'a aussi appris qu'elle lui avait lancé un couteau dessus, dernièrement. Elle ne l'a pas touché mais le geste est terriblement meurtrier, je trouve. Voilà, donc je ne sais pas quoi faire. Si mon père avait frappé ma mère, je serais allée à la police mais malheureusement, les clichés ont la vie dure...j'aurais peur de ne pas être crédible et que mon père se sente humilié.

Que puis-je faire ? et dois-je faire tout simplement quelque chose ?

j'hésite entre "ce ne sont pas mes affaires" et "dès qu'on est témointe, ça devient notre affaire", vous voyez ?

Pour information, mes parents vivent dans le canton de Neuchâtel. Merci beaucoup !




Notre réponse


Bonjour,

Ton père vit une situation difficile et tu aimerais l’aider. Tu te demandes que faire car tu crains qu’en allant à la police ton père se sente humilié et que tu perdes crédibilité en dénonçant les violences d’une femme contre un homme.

Nous te remercions de nous avoir écrit et de te « mêler des affaires » de tes parents lorsqu’il s’agit de violences. Ton père a vécu de la violence physique, et quel que soit son genre, c’est dangereux pour lui et c’est interdit par la loi. Nous encourageons donc toute personne témoin de violence à agir pour aider les victimes à se protéger et responsabiliser les auteurs.

Ton père a pu t’en parler, ce qui est déjà très précieux. Nous lui conseillons d’aller faire rapidement un constat médical des coups et blessures chez son médecin traitant ou à l’hôpital le plus proche. Ce constat permettra de contrôler son état de santé mais aussi de constituer une preuve des violences en cas de démarches juridiques. Il est important qu'il puisse faire ce constat même s'il ne décide pas dans l'immédiat d'entamer de quelconque démarche. S'il change un jour d'avis, ce document pourrait lui être très précieux.

Si ton père est en danger, il peut appeler la police à tout moment au 117. Penses-tu qu’il signalerait les violences qu’il vit à la police si tu lui en parles ? Tu pourrais même lui proposer de l’accompagner.

Nous te suggérons de l’encourager à aller discuter de sa situation au Service d’aide aux victimes de Neuchâtel qui peuvent lui apporter une aide psychologique, juridique et éventuellement financière. Les intervenant-e-s pourront soutenir ton père, l’aider à se protéger et le guider dans ses décisions, quelles qu’elles soient. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Une permanence téléphonique pour la violence domestique est à  disposition au 032 886 46 36 tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00. Tu as aussi le droit de les appeler pour demander des conseils en tant que témoin.

Nous espérons que ces pistes aideront ton père. Il peut aussi nous écrire s’il souhaite d’abord parler de sa situation de manière anonyme, notamment s’il ressent de la honte. Nous restons à ta disposition pour toute autre question et t’envoyons nos meilleures pensées.

> Je me demande si ce que je subis est de la violence?

27 décembre 2021 - Li...


Bonjour, Je ne sais pas si ce que je subis constitue de la violence. Mon ami est une personne lunatique et nerveuse. Il lui arrive de me crier dessus. Dernièrement, alors qu'il était très énervé, il m'a lancé une couverture au visage, m'a serré le bras et m'a bousculée. Que dois-je faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous vous demandez si les actes de votre ami envers vous constituent de la violence et vous aimeriez savoir ce que vous devez faire face à cela.

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence autour des violences n'est jamais facile. C'est un pas important que vous avez franchi en venant nous demander de l'aide.

En effet, les actes que vous nous décrivez peuvent être qualifiés de violents. Les bousculades, lancer des objets au visage et serrer le bras sont des comportements physiquement violents. Les cris, notamment lorsqu'ils sont accompagnés de violences verbales font partie d'une forme de violence psychologique.

Les actes qu'exercent votre ami envers vous sont graves et punissables par la loi.  De plus, sur le long et court terme, elles peuvent avoir des conséquences négatives sur votre bien-être. Vous nous dites que ce dernier est "lunatique", "nerveux" et se met en colère. Or, ces traits de personnalités quels qu'ils soient n'excusent et ne justifient en rien le recours à la violence. Si votre ami passe par une période difficile ou qu'il rencontre des problèmes particuliers, c'est à lui que revient la responsabilité de gérer son stress et mal-être plutôt que de s'en prendre à sa partenaire.

Nous avons peu d'information quant à votre situation. Seriez-vous d'accord de nous en dire un peu plus ? Y-a-t-il eu d'autres épisodes de violence ? Vivez-vous avec votre ami ?

Voici quelques questions qui peuvent vous aider à faire le point de votre situation: comment envisagez-vous le reste de la relation maintenant que vous avez identifié les violences? En avez-vous parlé avec lui ? Pensez-vous qu'il puisse reconnaitre la nature violente de ses comportements? Nous vous conseillons de consulter la rubique "Que Faire" sur notre site internet qui explique les démarches à prendre selon les décisions que vous prenez quant à votre relation. Le plus important est que vous pensiez à vous en priorité et à vous protéger.

Nous vous conseillons de parler de ce vous vivez avec une ou des personnes de confiance (entourage comme ami-e, collègue, famille etc). Il est important que vous soyez soutenue et que vous ne restiez pas seule avec votre souffrance.

Vous pouvez également parler avec des professionnel-e-s en faisant appel à Solidarité Femmes Fribourg. Il s'agit d'une association qui soutien les femmes victimes de toutes sortes de violences. Vous y trouverez  des professionnelles formées dans ce domaine qui offrent de l'écoute, informent et soutiennent les personnes concernées. Vous pouvez les contacter par mail, téléphone ou obtenir une consultation sur rendez-vous, gratuite et confidentielle. Vous pouvez les joindre au 026 322 22 02.

Pour finir, si une scène de violence explose ou que vous avez peur pour vous-même, n'hésitez pas à appeler à la police au 117 à tout moment. La police intervient d'office dans les situations de violences conjugales et preserve l'anonymat de la personne qui a appelé.

Nous nous tenons à disposition si vous désirez nous en dire un peu plus ou si vous avez d'autres questions. Nous sommes de tout coeur avec vous et attendons de vos nouvelles.

> Un couple âgé vit une situation de violence, que faire?

17 décembre 2021 - dpi...


Bonjour,

depuis quelques temps, je me suis rendu compte qu'une voisine (+70 ans) vivant dans mon immeuble souffre de violence conjugale que je qualifierais de psychologique. En effet lorsque je la croise dans les couloirs de notre immeuble, elle est souvent triste et parfois même en train de pleurer. J'ai eu l'occasion de lui poser quelques questions dernièrement et elle m'a confié que son mari est devenu très difficile avec l'âge: il contrôle tous ses faits et gestes, lui interdit de sortir quand elle le souhaite, limite même les contacts qu'elle essaie d'entretenir avec sa fille (il ne lui permet quasimment jamais de la voir).

Cette femme semble souffrir énormément. Savez-vous ce qu'il serait possible de faire pour l'aider à sortir de cette situation toxique?

Idéalememnt si elle en trouve le courage, il faudrait qu'elle quitte déjà son domicile actuel, mais elle m'a confié ne pas en avoir l'énergie, losque je lui ai suggérl cela. Je n'ai pour ma part pas été témoin de violences physiques entre eux et elle ne m'en a pas parlé. Je ne crois pas que ce couple soit marié. Merci d'avance pour votre prise de contact et vos conseils.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous écrivez car vous aimeriez venir en aide à votre voisine qui vit des violences psychologiques. Vous lui avez proposé de quitter son domicile, cependant elle vous a confié ne pas en avoir le courage.

Vous avez bien fait de nous écrire, cette situation est touchante et nous imaginons les souffrances de cette dame.

Avec l’âge, il est parfois plus difficile de s’imaginer vivre seul pour le restant de ses jours. Cela peut décourager, en plus des habitudes et de l’attachement malgré les violences.

Votre voisine pourrait en parler avec son médecin traitant qui pourra lui suggérer une aide médicale par rapport à l’état de son partenaire ou des moyens pour elle de s’en protéger. En effet, des troubles psychologiques ou de la rigidité peuvent survenir en vieillissant.

Vous pouvez aussi lui suggérer de contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie. Elle pourra ainsi être soutenue par des professionnel-le-s dans le cas où elle souhaite rester mais aussi si elle veut partir. Les intervenant-e-s proposent des entretiens confidentiels et gratuits dans plusieurs régions du canton de Vaud et conseillent également par téléphone au 021 620 76 76.

Nous espérons que ces pistes pourront aider votre voisine à sortir de cette situation. Nous restons à disposition pour toute autre question et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Je ne sais pas si ma voisine va bien, que faire?

15 décembre 2021 - Mir...


Bonjour,

Ma voisine de palier subit des violences. J'ai appelé la police et ils sont venus vendredi passé et dimanche. Les agents ont frappé à la porte, mais personne n'a répondu.

Lundi, un peintre est venu faire des travaux dans l'appartement et, là, quelqu'un a ouvert. J'ai voulu, plus tard, contacter ce peintre pour savoir s'il avait vu la femme et si elle allait bien, mais son patron a refusé de me donner son numéro de téléphone en disant que c'était à la police de faire cela.

Les flics ont aussi d'autres affaires sur les bras et il me semble qu'il aurait au moins pu me transmettre les coordonnées de ce peintre afin que je puisse savoir si ma voisine allait bien. Mais il semble que les gens s'en foutent.

Comment voulez-vous que les femmes puissent être défendues si les gens ne collaborent pas entre eux ? D'autres femmes mourront à cause de cela.

Meilleures salutations.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Votre voisine est victime de violences et vous aimeriez savoir si elle va bien depuis la dernière crise. Vous avez essayé de demander à un peintre qui est passé chez vos voisins seulement le patron ne veut pas vous donner son numéro de téléphone. Vous vous demandez comment faire pour défendre les femmes dans ces situations.

Nous saluons votre démarche et votre appel à la police. Avez-vous eu un retour de cette dernière ? La police peut aussi informer et conseiller sur que faire dans certaines situations pour lesquelles elle a l’habitude d’intervenir. N’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes et de les rappeler si vous avez d'autres suspicions.

Connaissez-vous votre voisine ? L’avez-vous vu sortir de chez elle avant l’événement ? Et maintenant ? Avez-vous entendu des bruits récemment ? Peut-être que d’autres voisin-e-s sont témoins de ces violences. Partager vos craintes avec d’autres personnes de confiance permet d’avoir d’autres informations sur la situation, de mieux la comprendre et d’agir en conséquence.

Malheureusement, comme le patron de ce peintre, tout le monde n’est pas prêt à en parler ou à dénoncer les situations de violence. Cela est frustrant et nous laisse un sentiment d’impuissance.

Vous pourriez sensibiliser vos voisin-e-s et atteindre indirectement votre voisine en mettant une affiche à l'entrée du batiment. Ainsi, des contacts d'aides ou  numéros d'urgence sont à la portée de toutes et tous. L'affiche que nous vous proposons d'imprimer est sur ce lien.

Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions et vous envoyons nos meilleurs messages.

> Je cherche un-e thérapeute pour ma fille

15 décembre 2021 - imt...


Bonjour,

Je me permet de vous contacter car je suis à la recherche d'un/une thérapeute pour ma fille, qui a vécu, et des fois vi toujour encore, des situations de violence entre moi et son papa.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous mentionnez des situations de violence entre vous et le père de votre fille et vous cherchez un-e thrérapeute pour votre fille.

Nous vous conseillons de vous adresser à un-e pédopsychiatre, qui vous proposera des consultations spécialisées pour les enfants et nous vous proposons les contacts suivants.

Le Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (SUPEA) et le Centre de consultation Les Boréales sont tous deux des départements du CHUV pouvant vous recevoir dans des consultations spécialisées pour les enfants.

La fondation As’trame a pour mission d'accompagner et soutenir les familles ayant vécu des bouleversements.

Le centre des Toises propose également des consultations psychothérapeutiques spécialisées pour les enfants.

Si vous cherche un-e psychologue indépendante, le site de la Fédération suisse des Psychologues(FSP) vous permettra de trouver une-e professionnel-le spécialisé-e pour les enfants et proposant des méthodes de travail adaptées à votre situation.

Nous vous félicitons pour votre démarche visant à pendre soin de votre fille et nous profitons de notre réponse pour vous informer qu’il existe aussi la possibilité de trouver de l’aide auprès du Centre MalleyPrairie dans le contexte de violences que vous vivez avec le père de votre fille.

Les professionnel-le-s peuvent vous recevoir lors de consultations ambulatoires non payantes à Lausanne ou dans votre région afin d’aborder les impacts de la violence ainsi que les questions de protections, dans un contexte de violences conjugales et familiales, pour vous et votre fille.

Vous pouvez aussi nous solliciter pour d’autres questions que vous auriez, ou nous donner plus d’informations sur votre situation.

Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous permettront de vous orienter au mieux dans vos démarches et, en plus de nos meilleures pensées, nous vous souhaitons, Madame, de vivre sereinement avec votre fille.

> Mariée, j’aimerais savoir si je subis de la violence psychologique.

14 décembre 2021 - Bel...


Bonjour,

Je suis mariée depuis plus de 10 ans et j'ai deux enfants pré-adolescents. J'aimerais savoir si je subis de la violence psychologique de la part de mon mari ?

Voici les faits :

  • Il m'empêche de sortir seule, si je sors quand même il me harcèle par message ou me téléphone et me fais une scène quand je rentre comme quoi il souffre.

  •  Il m'empêche de voir mes amis ou une sortie de travail

  • Il m'a suivi ou me suis encore pour voir si j'étais bien à un rdv ou tel endroit

  • Il a été voir mes messages sur mon téléphone

  • Il me dénigre

  • Je n'ai pas excès à mon salaire

  • Si je le quitte, il me fait du chantage affectif

  • Si je le quitte il menace de casser des objets, comme la voiture par exemple

  • Il ne supporte pas mon succès au niveau professionnel

  • Si je le quitte, il dit que je ne vais pas m'en sortir seule - Que les autres sont tous des cons - c'est lui la victime et moi la coupable.


Merci pour votre aide et retour. Meilleures salutations.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Mariée depuis une dizaine d'année vous vous demandez si vous êtes confrontée à des violences psychologiques en nous partageant ce que vous vivez au quotidien.

Tout d’abord nous saluons votre démarche et vous encourageons à les poursuivre car oui, ce que vous vivez est bien de la violence.

Vous empêcher de sortir seule, vous harceler, vous surveiller, vous dénigrer, vous menacer de toute sorte sont des comportements de violence psychologique. Le fait que vous n’ayez pas accès à votre propre salaire est une violence économique car il s'approprie votre argent.

Ces deux types de comportements servent à vous contrôler. Le fait qu’il ne supporte pas votre succès professionnel montre aussi une sorte de compétition. Il veut certainement garder le plus haut statut, le pouvoir dans votre couple à chaque niveau pour toujours avoir le contrôle de la situation.

Cette situation nous inquiète. Les violences psychologiques et économiques ont des conséquences néfastes sur l’estime de soi et la santé mentale. De plus, vous êtes privée de liberté.

Les enfants doivent aussi voir ou entendre ces comportements et peut-être se sentir apeuré ou même banaliser les actes de violence en les intégrant comme une normalité pour leurs relations présentes et futures. Il est donc aussi important de les en protéger.

Vous nous parlez de séparation. S'éloigner est une solution pour sortir d’une situation de violence et prendre du recul. Cependant, nous vous rendons attentive au fait que la violence à tendance à s’intensifier au moment de la séparation et qu’il est nécessaire de prendre des précautions.

Pour vous aider à faire le point de votre situation et trouver des moyens pour vous protéger, nous vous suggérons de contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie. Les professionnel-le-s pourront vous soutenir quelles que soient vos décisions pour l’avenir et vous accompagner dans vos réflexions. Vous pourrez aussi être conseillée pour la sécurité de vos enfants. Vous pouvez les appeler au 021 620 76 76. Les entretiens sont gratuits et condifentiels. Vous pouvez aussi leur demander conseil par téléphone.

Sachez que vous n’êtes pas seule, il existe beaucoup d’aides pour les personnes victimes de violence. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Nos meilleurs messages.

> Je subis des agressions psychologiques, que faire?

11 décembre 2021 - Nan...


C’est normal qui je subit des agressions devant mes enfants et je réagit pas?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous partagez une situation inquiétante. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule plus longtemps.

Nous avons peu de détails des agressions que vous vivez et du contexte. Souhaiteriez-vous nous en dire plus pour que nous puissions vous conseiller au mieux ?

La passivité lors d’une agression peut-être un mécanisme de défense par peur de déclencher plus de violence. Dans ce cas, il se peut que vous « ravaliez vos sentiments » par peur de vous exprimer.

Il est toutefois important d’agir pour vous protéger, vous et vos enfants. Les agressions psychologiques, physiques ou sexuelles sont néfastes pour vous mais aussi pour vos enfants, exposés à ces scènes violentes.

Nous vous suggérons de continuer cette démarche en nous écrivant à nouveau ou en appelant rapidement l’Association AVVEC (aide aux victimes de violence en couple, 022 797 10 10). Vous pourrez ainsi être renseignée gratuitement et de manière confidentielle sur ce que vous pouvez faire pour vous protéger et mettre en sécurité vos enfants.

Vous n’êtes pas seule et des professionnel-le-s peuvent vous aider à sortir de cette situation de violence. Nous attendons de vous nouvelles et restons à disposition pour toute autre question. Bien à vous.

> Je vis des violences psychologiques, que faire?

08 décembre 2021 - Kva...


Comment faire si dans ma relation plus rien ne va mais j’ai pas envie de le quitter mais je souffre




Notre réponse


Bonjour,

Nous te félicitions de nous avoir écrit, demander de l'aide lorsqu'une relation nous fait souffrir demande du courage. Nous avons peu de détails sur ta situation pour te conseiller précisement. Souhaiterais-tu nous en dire plus sur ce qui te fait souffrir?

Nous comprenons que tu as repéré des violences psychologiques dans ton couple. Nous imaginons que cette situation est difficile car la violence a des conséquences néfastes pour la personne qui la subit. Malheureusement, elle détruit les relations. D'ailleurs, tu as pensé à rompre cette relation pour ne plus souffrir et te protéger. Seulement, tu es attachée à lui. Sache que les personnes victimes de violence sont souvent sous une emprise psychologique, qui n'est pas de l'amour mais de la manipulation, et qui rend difficile la séparation.

Peut-être qu'en sachant que la violence que tu vis n'est pas normale et interdite par la loi te fera réfléchir pour prendre les meilleures décisions pour toi-même.

Nous te suggérons de faire le point sur ta situation. A quoi t'attends-tu en poursuivant cette relation? Et à l'inverse, qu'est-ce que cela t'apporterait de la quitter?

Nous recevons volontiers des détails ainsi que de tes nouvelles. N'oublie pas qu'il est important que tu te protèges quoi qu'il arrive. Prends bien soin de toi et n'hésite pas à nous contacter si tu as d'autres questions.

> Il m’insulte et me dit des choses blessantes, j’essaie de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

06 décembre 2021 - Jen...


Bonjour,

Je suis en couple depuis 6 mois seulement. C'est assez court mais je suis très attachée à lui. Je pense avoir peur de l'abandon ce qui n'aide pas mais je travail dessus. Depuis plusieurs mois, il m'insulte, me dit des choses très blessantes, s'énerve pour un rien, frappe dans les murs/portes, me pousse violemment si j'essaie quand même de le calmer... j'essaie tant bien que mal de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

Si je suis de bonne humeur et que lui pas ca l'énerve et il pete les plombs. Si je n'apprécie pas quelque chose (qui ne le concerne pas) il s'énerve aussi. Si je suis triste il s'énerve, si je pleure, n'apprécie pas quelqu'un, me sens mal, lui pose une question au mauvais moment, lui parle d'un sujet quelconque mais dont il ne veut visiblement pas parler à cet instant, donné mon avis sur les infos,... il s'énerve. En gros il s'énerve pour tout et je ne peux pas l'anticiper car ce n'est jamais pour les mêmes choses. J'essaie de tout faire au mieux mais je n'y arrive pas.

En dehors de ça il est adorable, gentil attentionné et il est très très gentil avec les personnes extérieures (surtout les femmes qu'il protège en toutes circonstances). Quand il se rend compte de ça (souvent 24h plus tard), il s'excuse, me dit qu'il s'en veut, qu'il ne veut pas me perdre car il a besoin de moi,...

Mais la je n'en peux vraiment plus, je me sens de plus en plus mal dans ma peau ce qui me rend de plus en plus jalouse et malheureuse ce qui l'énerve encore plus. Je voudrais arranger cela et l'aider mais je ne sais pas comment faire. Il refuse de consulter (il me l'interdit même à moi même sous peine de me quitter).

Il a subi de nombreuses commotions suite au hockey, de nombreuses personnes voulait qu'il fasse des tests mais il refuse. Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider ou est-ce que ça ne changera jamais et je dois apprendre a vivre avec quelqu'un qui m'aimera un jour et me detestera le lendemain et ce sans raison ? Est ce que je peux faire quelque chose pour moi ne pas me sentir en dessous de tout dans ces moments là ?

Merci de votre aide et désolé pour le long message.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis plusieurs mois, vous vivez des violences psychologiques, et physiques lorsqu’il vous pousse, et « vous n’en pouvez plus ». Vous vous demandez si vous pouvez faire quelque chose pour aider ou si vous devez apprendre à vivre avec les changements de comportements de votre partenaire. Vous vous demandez comment faire pour ne pas vous sentir rabaissée dans les moments de crise.

Nous vous remercions de votre long message, les détails sont précieux pour comprendre la situation et vous conseiller au mieux.

La violence dans un couple n’est pas « normale ». Elle détruit la relation ainsi que l’estime de soi, la santé mentale et physique de celui ou celle qui la subit. C’est aussi pour cela qu’elle est interdite par la loi. Vous n’avez donc pas à apprendre à vivre avec les comportements violents de votre partenaire qui sont néfastes pour vous. Que vous vous "suradaptiez" ou non à votre partenaire, comme vous le dîtes, "il s'énerve pour tout" et vous ne pouvez pas l'anticiper.

Avant tout, il est primordial que vous vous en protégiez, d’autant plus que la violence à tendance à s’intensifier avec le temps.

Nous comprenons que vous soyez attachée à lui, que vous craignez d’être seule et que vous ayez envie de l’aider. Cependant, il est responsable de sa santé et de ses comportements. Seul lui peut fournir des efforts et des démarches pour se sentir mieux et arrêter d’user de la violence. Le fait qu’il s’excuse lorsqu’il se rend compte que c’est mal ou qu’il vous interdit de consulter un-e professionnel-le sont des manières de garder le contrôle sur vous et cela nous inquiète. Cela vous donne de l’espoir pour continuer la relation et renforce le cycle des violences qui reviennent de plus belle.

Nous vous invitons à vous questionner sur vos besoins dans votre couple. Ne souhaiteriez-vous pas que quand vous ne vous sentez pas bien, vous ayez du soutien de votre partenaire pour passer ce moment difficile ? Lorsque vous vivez un moment de joie, ne voudriez-vous pas l’apprécier et le partager sans que cela se termine en crise ?

Sachez que vous avez le droit de vivre une vie de couple remplie d’amour et surtout de sécurité.

Lorsqu’il vous insulte et qu’il vous rabaisse, votre estime personnelle est touchée et vous vous sentez dévalorisée. À cout terme, vous pouvez vous éloigner (changer de pièce ou partir) lorsqu'il y a une crise pour ne plus l'entendre. Vous pouvez aussi choisir de mettre une limite à cela et ne plus accepter ces actes. Décider que votre personne a de la valeur et du mérite comme tout le monde et que vous n’êtes pas ce qu’il dit. Vous pouvez renforcer votre estime à l’aide de littérature sur le sujet ou avec du soutien psychologique professionnel. Vous pourriez en parler avec des spécialistes du Centre LAVI du canton du Valais (027 607 31 00) qui pourront vous proposer un accompagnement psychologique ou contacter de votre côté un-e psychologue/psychothérapeute.

Nous vous encourageons à poursuivre votre réflexion et vos démarches pour vous sentir mieux. Vous n’êtes pas seule, notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou nous poser d’autres questions. Prenez soin de vous.

> Mes voisins se disputent violemment régulièrement et il y a eu des coups, que puis-je faire?

01 décembre 2021 - Nat...


Bonjour, je suis voisin et je peux entendre chaque jours quasiment que mes voisins se disputent très violemment et j'ai entendu à travers le mur que la femme avait reçu des coups hier soir. Que dois je faire. Puis je appeler la police. J'ai déjà essayé de discuter avec la femme dans la cage d'escalier mais elle m'a envoyé sur les roses.....



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous entendez vos voisins se disputer très violemment et récemment, vous avez entendu des coups. Vous vous demandez si vous pouvez appeler la police dans ce cas.

Vous avez bien fait de nous contacter. Nous saluons votre démarche ainsi que celle d'avoir essayer de discuter avec votre voisine.

Les victimes de violence ont souvent peur et honte de parler de ce qu'elles vivent. Toutefois, vous pouvez  laisser comprendre à votre voisine que si elle souhaite se confier, vous pouvez être à l'écoute et l'orienter.

En cas de nouvelle crise de violence, nous vous encourageons à appeler la police au 117, qui pourra évaluer la situation et intervenir. Toute personne ayant connaissance d'une personne en danger peut l'appeler. Vous pouvez aussi les appeler pour signaler ce que vous avez entendu l'autre jour et leur demander conseil pour la suite. La police a l'habitude d'informer et d'intervenir pour ce type de situation.

Nous vous remercions de la vigilence que vous portez à cette situation et restons à disposition en cas de nouvelle question. Nos meilleurs messages.

> Une amie enceinte subit de la violence. Que faire?

29 novembre 2021 - Ict...


Une jeune amie est à 2 semaines d’accoucher et vient de m’avouer ce que je soupçonnais depuis longtemps: son compagnon (avec laquelle elle vit et dont elle est très amoureuse) la bat.

Son lourd passé judiciaire l’expose à des sanctions immédiates, ce que ma jeune amie veut lui éviter. Que faire?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une amie qui est à 2 semaines du terme vous a confié subir de la violence de la part de son compagnon. Elle ne souhaite pas qu’il ait des ennuis avec la justice et vous vous demandez comment l’aider.

Vous avez bien fait de nous écrire et de nous faire part de votre inquiétude. Vous devez avoir une belle relation de confiance avec votre amie pour qu’elle ose vous confier ce qu’elle vit dans son couple. Briser le silence est un premier pas important pour les victimes. Mais recevoir de telles confidences est souvent difficile et délicat pour la personne qui les reçoit.

La grossesse et la venue d’un enfant sont malheureusement souvent des moments où la violence augmente. Et ce n’est pas la période durant laquelle la maman a le plus d’énergie pour entamer des démarches.

Vous nous écrivez qu’elle est encore très amoureuse de son compagnon et donc certainement dans une position très ambivalente à son égard. C’est un processus qui peut durer longtemps pour sortir de cette ambivalence. Le fait qu’elle s’est confiée laisse entrevoir qu’elle souhaite des changements dans ce qu’elle vit. De nombreuses victimes ne souhaitent pas déposer une plainte et ce n’est pas toujours nécessaire pour sortir de la violence, même si cela peut être une mesure importante.

Vous pourriez lui proposer plusieurs pistes :

- l’encourager à parler aux sages-femmes lors de l’accouchement. Elles sont souvent très sensibles à la thématique de la violence conjugale et pourront la soutenir. Elles pourront aussi l’aider à réfléchir aux conséquences de la violence conjugale sur son enfant.

- l’orienter vers le service d’aide aux victimes : Centre LAVI & Solidarités femmes joignable au n°032 886 46 36. Des intervenant-e-s pourront l’écouter, réfléchir avec elle aux pistes possibles, l’informer sur ses droits. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Les intervenant-e-s n’iront pas dénoncer sa situation à la police si elle ne le souhaite pas, mais pourront la soutenir dans ce sens si à un moment cela semble important de le faire. Les centres LAVI peuvent aussi proposer un hébergement d’urgence dans certaines situations. Les proches peuvent également appeler le centre LAVI pour échanger et avoir des informations.

- vous pouvez bien évidemment lui donner l’adresse de notre site. Parfois lire des informations sur cette thématique peut aider à prendre conscience de ce qui est vécu et se mettre en mouvement.

Nous conseillons aussi aux victimes de faire des constats médicaux si des blessures peuvent être observées. Cela permettra d’attester des violences selon les mesures qui devront être prises par la suite. Il est préférable de faire un constat médical même si elle ne souhaite pas entamer de démarches pour le moment. Si un jour elle change d'avis, elle aura ce document comme preuve. Dans tous les cas, consulter un médecin pourrait permettre de vérifier son état de santé ainsi que celle de son bébé.

Et bien sûr elle ne doit pas hésiter à appeler la police au n° 117 si elle se sent en danger, elle et son bébé.

Prenez bien soin de vous également, si cette situation vous pèse trop, ne restez pas seule et demandez du soutien.

En espérant avoir pu vous répondre au mieux, nous restons à votre disposition si vous avez besoin de compléments d'informations ou si vous avez d'autres questions.

> Je suis dans une relation toxique et n’arrive pas à le quitter. Quels conseils?

27 novembre 2021 - lis...


Je suis dans une relation toxique, dont je pensais pouvoir m’échapper facilement mais après l‘avoir quittée, je suis revenue vers lui par sentiment de culpabilité et de peur qu‘il soit triste… je l‘ai déjà quitté une dizaine de fois mais toujours sans succès puisque ma culpabilité est trop forte a chaque fois, qu‘importe le mal qu‘il peut me faire.

Je suis totalement consciente des schémas toxiques, mon entourage me conseille de le quitter, je souhaite le faire mais Je ne sais absolument pas comment me libérer concrètement de cette culpabilité…

Auriez-vous des conseils ? Je suis actuellement étudiante et n‘ai pas les moyens de suivre de nombreuses séances psychiatriques… un grand merci de votre aide !!




Notre réponse


Bonjour,

Tu éprouves des difficultés à quitter définitivement ton copain, avec qui tu nous dis vivre une relation toxique. Tu as déjà stoppé la relation à plusieurs reprises mais un lourd sentiment de culpabilité te fait revenir à chaque fois revenir, malgré le mal qu'il te fait. Tu aimerais avoir des conseils sur comment faire pour te libérer concrètement de ta culpabilité afin de parvenir à sortir définitivement de cette relation.

Tu as bien fait de nous écrire. Tu as conscience que cette relation ne te convient pas et tu es parvenue à identifier le principal frein à la séparation qui est ton sentiment de culpabilité. C'est un très bon début et nous te félicitons pour cela.

D'après ce que tu nous dis, nous imaginons que tu es dans une situation où il y a de la violence au sein de ton couple. Nous avons cependant très peu d'éléments sur ce que tu vis pour te répondre précisément. Est-ce que tu aimerais nous en dire un peu plus sur les comportements que tu identifies comme toxiques?

Pour t'aider à identifier ce qui se cache derrière ton sentiment de culpabilité, nous t'invitons à te poser les questions suivantes :

De quoi est-ce que je me sens couple  ?

Pourquoi est-ce que je me sens coupable?

Que dois-je faire pour ne plus me sentir coupable ? Est-ce réaliste ?

Aussi, nous nous permettons de te poser la question suivante: si tu décides de continuer cette relation, comment imagines-tu ton avenir dans 2, 3 ou 5 ans avec lui?

Tu nous dis que ta situation financière ne te permet pas de commmencer une psychothérapie. Or, comprendre et te délivrer du poids de cette culpabilité est un travail qui peut prendre du temps. Ce sentiment peut être dû à des anciennes blessures personnelles que tu as vécues par le passé et il est important pour ton bien être et pour tes futures relations de comprendre son origine et son fonctionnement.

C'est pourquoi, dans un premier temps, nous te proposons de contacter l'association Solidarité Femmes Fribourg. Il s'agit d'un centre qui s'occupe des femmes victimes de violences dans leur couple. L'association n'offre pas directement de prestations psychothérapeutiques. Les intervenant-e-s sociales qui travaillent dans ce centre sont là pour t'écouter, te soutenir mais aussi te donner des conseils sur tous types. Selon ta situation, les professionnel-le-s pourront t'orienter vers des services gratuis si tu le souhaites. Tu peux les contacter par mail ou téléphone et obtenir une consultation sur rendez vous. Ce services sont gratuis et confidentiels.

N'hésite pas à nous écrire à nouveau pour donner plus de détails sur ta situation si tu le désires, cela nous permettrait de te répondre avec plus de précision. Nous t'envoyons nos meilleures pensées.

> J’ai quitté mon conjoint violent, comment faire pour que mes enfants soient protégés alors que nous avons l’autorité parentale conjointe ?

26 novembre 2021 - Ste...


Bonjour,

J’ai quitté le domicile familiale il y’a deux semaines a cause d’un conjoint violent et alcoolique. L’avocate a demandé des mesures temporaire, mais on a pas pu les avoir, car j’avais posé aucune plainte au paravant et qu’ils estiment que les enfants ne sont pas en danger imminent.

Nous ne sommes pas mariés, mais avons l’autorité parental conjoint. Donc il a autant de droit que moi, mais veut absolument les prendre à temps partiel chez lui et en faire ce qu’il veut. Tant qu’on a pas été convoqué par le juge je suis coincé, et on risque d’attendre décembre-janvier avant que quelque chose ce passe. Donc j’ai besoin de conseils sur la façon dont je peut protéger mes enfants et éviter qu’ils restent trop souvent seuls avec lui.

Si pouvez m’aider la dessus serait vraiment une grande aide pour nous. Je vous remercie à l’avance pour votre aide




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez quitté votre conjoint violent et alcoolique. Pour l'instant il a le droit de garde partagé de vos enfants. Vous mentionnez également être soutenue par une avocate pour vos démarches. Mais vous avez peur pour eux et vous souhaitez savoir comment les protéger lorsqu'ils sont avec leur père.

Nous comprenons vos inquiétudes et saluons votre volonté de protéger vos enfants. Nous allons, ici, vous orienter vers les organismes qui pourraient vous aider. N'hésitez à nous écrire à nouveau si ces démarches ont déjà été faites.

Pour les questions de protection d'enfants nous vous conseillons de vous adresser au Service de la Protection des Mineurs au 022/546.10.00. Nous vous conseillons de les informer de votre situation et de vos inquiétudes quant à une mise en danger de vos enfants s'ils sont seuls avec leur père. Il est important que vous puissiez faire part de votre vécu de violences afin que les spécialistes puissent avoir tous les éléments à leur disposition pour vous aider au mieux et protéger vos enfants.

Quant aux violences dont vous avez été victime, nous vous encourageons, si vous ne l'avez pas déjà fait, à vous informer sur vos droits auprès du Centre LAVI au 022/320.01.02.
Les professionnel-le-s du Centre LAVI sont spécialisées dans l'aide aux victimes et connaissent très bien les situations de violence au sein du couple. Ils ou elles pourront vous informer au mieux et vous soutenir dans vos démarches. Cette aide peut être complémentaire à celle de votre avocate.

Nous espérons que vous trouverez l'aide nécessaire dans les différentes pistes proposées et nous restons à votre disposition pour d'autres questions.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Mon mari m’ignore et ne participe pas toujours financièrement.

25 novembre 2021 - HKS...


Mon mari m'ignore, se désinvestit de la famille, me laisse toutes les responsabilités, dort toute la journée, me cache ses revenus, ne participe pas toujours financièrement




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites que votre mari vous ignore, se désinvestit de la famille et qu'il vous cache des choses concernant sa situation financière. Vous vous retrouvez à devoir gérer toutes les responsabilités familiales.

Vous avez bien fait de nous écrire. Devoir gérer toutes les tâches dans un couple et dans un foyer est pesant.

L'ignorance est un acte de violence psychologique. Ne pas vous écouter et ne pas vous répondre constamment ou refuser de vous parler pendant plusieurs jours sans donner d'explications par exemple en font partie.

Vous nous dites qu'il ne participe pas toujours financièrement et qu'il cache ses revenus. Ces comportements pourraient être de la violence économique. Vous sentez-vous obligée de prendre en charge fiancièrement toutes les dépenses alors qu'il travaille ou que ce ne soit pas réparti équitablement?

Nous nous demandions depuis combien de temps cela dure. Pour mieux vous conseiller, serait-il possible de nous donner plus d'informartions sur la situation que vous vivez avec votre mari ?

En espérant avoir de nouvelles bientôt, nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Victime de viol, quoi faire?

24 novembre 2021 - Kay...


Je me fais violer souvent, j'ai peur, je ne sais pas quoi faire ?




Notre réponse


Bonjour,

Tu as bien fait de nous écrire et de nous partager ce que tu vis. En parler et demander de l'aide sont les premières étapes pour trouver un moyen de te protéger de cette violence sexuelle. La priorité est de prendre soin de toi, sur les plans physique et psychologique et de te mettre en sécurité.

Sais-tu que le viol est interdit par la loi et qu'il est punissable? C'est un acte de violence grave et il a de nombreuses conséquences néfastes sur la personne qui le subit. Nous comprenons que tu aies peur. Rappelle-toi que tu n'es pas seule et que des professionnel-le-s peuvent t'aider.

Est-ce que tu as pu faire constater ces viols auprès d'un-e médecin? Si non, nous te suggérons vivement d'aller chez un-e docteur-esse ou à l'hôpital le plus proche. Tu pourras vérifier ton état de santé mais aussi garder une preuve si tu décides par la suite de faire des démarches juridiques. Tu peux demander un constat d'agression sexuelle. Il est très important de garder des preuves de l'agression, même si tu n'as pas l'intention de porter plainte dans l'immédiat.

Nous t'encourageons également à contacter le Centre LAVI le plus proche de chez toi afin d'être accompagnée et soutenue par des professionnel-le-s. Les victimes d'infractions ont le droit à une aide psychologique, juridique et financière de manière gratuite et confidentielle. Les intervenant-e-s pourront t'écouter avec bienveillance, te conseiller pour te protéger et te soutenir dans ce que tu traverses. Voici les coordonnées pour le Canton du Valais:

VS Centres LAVI
Centre de consultation Valais Romand
Rue des Vergers 1 – 1950 Sion
Tél. 027 607 31 00
www.vs.ch/web/sas/lavi-beneficiaires

Nous t'invitons à nous en dire plus si tu te sens prête et notre porte reste ouverte si tu as d'autres questions ou si tu souhaites donner de tes nouvelles. Nous t'envoyons nos meilleures pensées.

> Mon compagnon ne peut pas gérer sa colère, peut-il s’en sortir? Y-a-t-il de l’espoir?

21 novembre 2021 - Sun...


Bonsoir,

Tout d'abord, je suis contente de voir qu'il existe de l'aide pour les personnes qui pensent vivre une situation de violence. Je suis en couple depuis 3 ans et je suis devenue maman à un mgnifique garçon qui a quelques mois.

Depuis 2 ans environs, mon compagnon monte très vite dans les tours et après au lieu de s'excuser, il me fait culpabiliser en m'expliquant pourquoi il a eu ce comportement. Les colères s'intensifient de plus en plus. Dimanche dernier, tout est allé trop loin car il a pété les plombs, il m'a crié et a tapé dans les murs (ce n'est pas la première fois ...) mais cette fois ci il a levé la main sur ma grande mère qui tenait notre fils dans les bras. Ensuite, je lui ai donné une claque pour protéger mon fils et ma grande mère et pour le sortir de cet état de colère intense.

Cette fois ci, tout est allé trop loin et il ne s'est même pas excusé. D'ailleurs, il nie avoir levé la main mais nous sommes 2 à l'avoir vu (moi même est ma grande mère)

Il avoue avoir un problème avec la gestion de la colère et me demande de ne pas rompre et lui laisser une dernière chance. Il me demande de l'aider en ne pas l'agressant mais je ne suis pas sûre que je l'agresse, en ce moment je fais tout le temps attention à ce que je dis car il s'énerve vite et j'ai peur de ses réactions. Il me dit aussi avoir peur de mes réactions. Il va également se faire aider par un psychologue. C'est compliqué d'expliquer le contexte en quelques mots mais j'espère que je suis assez claire.

Je souhaite vous demander quelques questions -Lors de nos discussions après les incidents violents ou agressifs, je suis souvent frustrée car il reparle de situations précédentes quand je l'ai blessé. Ensuite, il me fait culpabiliser et je n'arrive pas a le convaincre que son comportement est inacceptable. Comment garder sang froid et prendre du recul pour qu'il comprenne que son comportement ne doit pas continuer ? - Est-ce que les personnes qui ont du mal à gérer leur colère et pètent les plombs vite peuvent s'en sortir ? Y a-t-il de l'espoir ?

Je vous remercie beaucoup de votre aide et soutient. Je me réjouis de lire votre avis et vos conseils. Meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple depuis 3 ans et maman d’un garçon de 8 mois. Vous écrivez que votre partenaire monte vite dans les tours et a de la difficulté à gérer sa colère. Vous constatez que les colères s’intensifient. Dans ces moments, il crie, casse du matériel. Lors de la dernière scène que vous nous décrivez, il a levé la main sur votre grand-mère qui tenait votre enfant dans ses bras. Vous nous décrivez qu’il remet la faute sur vous et vous reproche de l’agresser si bien que vous faites attention à votre attitude.Suite à la dernière scène il a demandé de lui laisser une chance et cherche de l’aide auprès d’un psychologue. Vous nous posez la question comment prendre du recul, et s’il y a de l’espoir qu’il puisse travailler la gestion de ses colères.

Les éléments que vous nous décrivez nous font penser à de la violence conjugale.

La violence peut prendre différentes formes. Les insultes, rabaissement, menaces, contraintes font partie de la violence psychologique, casser du matériel également. La violence psychologique peut avoir des conséquences sur la santé physique et psychique des victimes. La perte de confiance en soi, le doute, la culpabilisation, l’isolement, la perte de repères sont des éléments qui reviennent fréquemment. La violence conjugale a aussi des conséquences sur les enfants qui y sont exposés. Vous nous écrivez d’ailleurs que votre enfant était dans les bras de votre Grand-mère quand il a levé la main sur elle.

La violence conjugale s’inscrit souvent dans un cycle au cours duquel les violences deviennent plus graves. Nous retrouvons dans votre situation l’augmentation des tensions, l’explosion, la phase durant laquelle l’auteur de violence essaie de se déresponsabiliser et de mettre la faute sur un facteur extérieur, puis les promesses et la demande de redonner une chance. Le problème est que malheureusement bien souvent, les violences s’intensifient, le cycle s’accélère. Et sans aide extérieure il peut être difficile de s’en sortir.

Le fait de parler des violences, demander de l’aide, chercher des informations est déjà un pas important. Nous vous encourageons à ne pas vous isoler dans cette situation. Si votre partenaire a conscience qu’il a besoin d’aide et est décidé à être soutenu par un-e thérapeute, c’est aussi un signe que quelque chose peut évoluer. Cela nécessite du temps. Un élément important est qu’il prenne la responsabilité de ses actes.  Une possibilité serait aussi qu’il prenne contact avec Ex-pression au 0848 08 08 08 , une association qui aide les auteur-e-s de violence à surmonter leur comportement et à éviter la récidive.

Si votre partenaire n’est pas prêt à faire un travail sur lui-même, vous ne pourrez pas le faire à sa place. Mais vous pouvez faire des démarches pour vous, réfléchir à ce que vous attendez de cette situation, de cette relation, où est la limite de ce qui est acceptable ou non pour vous, quelles mesures devez-vous prendre pour votre sécurité et celle de votre enfant. A titre de réflexion, nous vous posons également la question suivante: A quoi verrez-vous que la situation s’améliore ?

Pour vous aider dans cette réflexion, vous pouvez vous adresser à Solidarité Femmes Fribourg-centre LAVI au 026 322 22 02. Des intervenantes pourront évaluer avec vous votre situation, réfléchir à des pistes, vous informer sur vos droits, trouver des stratégies pour vous défendre sans entrer dans la violence. Ces prestations sont gratuites et confidentielles.

Et si à un moment donné, vous vous sentez en danger, n’hésitez pas à contacter la police au 117.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée à vous orienter, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Des cris émanent de l’appartement voisin, que faire?

21 novembre 2021 - Lav...


Presque tous les jours j'entends mon voisin hurler, cela ressemble à de fortes crises de colère. Parfois, il m'a semblé qu'il s'adressait à ses enfants. Je sais qu'il vit avec sa femme et ses enfants en bas âge. Cette situation me stresse et je ne sais pas quoi faire

1) pour éventuellement leur venir en aide et

2) me protéger / vivre avec cette situation.

Que me conseillez-vous ?

Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous prenez contact avec nous car vous entendez votre voisin hurler presque tous les jours et cela ressemble à des crises de colère. Il vous semble que ces cris sont dirigés contre les enfants de la famille. Cette situation vous stresse et vous ne savez pas quoi faire ; c’est pourquoi vous nous demandez conseil.

Au vu du peu d’éléments que vous possédez sur la situation, il est difficile d’estimer le degré de violence présente dans cette famille et pour nous de vous répondre précisément.

Vous pouvez toutefois faire appel à la Police cantonale vaudoises qui peut vous renseigner sur la prévention dans les cas de violence familiale. Ils-elles sont joignables au O21 644 44 44. Ces dernier-ère-s peuvent intervenir à domicile en tout temps et prendre les mesures nécessaires selon leur évaluation de la situation.

Dans le canton de Vaud, un autre service qui s’occupe de la violence particulièrement sur l’enfant est la Direction générale de l’enfance et la jeunesse (DGEJ). Ce dernier dispose d’une permanence téléphonique pour répondre aux questions, anonymement si vous le souhaitez. Cette permanence est assurée par les intervenant-e-s en protection des mineur-e-s dans leurs centres régionaux du lundi au vendredi, de 8:30 à 12:00 et 13:30 à 17:00 . Vous trouverez leur téléphone selon votre région d’habitation sur leur site internet: https://www.vd.ch/toutes-les-autorites/departements/departement-de-la-formation-de-la-jeunesse-et-de-la-culture-dfjc/direction-generale-de-lenfance-et-de-la-jeunesse-dgej/orpm/

Nous restons à disposition si vous obtenez d’autres éléments quant à cette situation et espérons que les contacts transmis sauront vous orientez au mieux.

> Conselhos sobro como sair de uma situacão de violência doméstica quando se tem filhos.

20 novembre 2021 - Cho...


O que fazer quando se esta a viver em uma situação de violência doméstica e tens filhos e não quer alterar a rotina deles, mi sinto desorientada não sei o que fazer e não sei o que fazer ou proceder nessa situação. Por isso preciso do vosso conselho

 



Notre réponse


Bom dia, Senhora

Está a perguntar-nos o que pode ser feito quando se encontra numa situação de violência doméstica. Disse-nos  que preferia de evitar de alterar a rotina dos seus filhos e gostaria de obter conselhos sobre como sair dessa situação.

Você fez bem em escrever-nos. Viver a violência num casal é difícil e é normal sentir-se desorientada e desamparada. Tem razão em querer agir e encontrar soluções, é um passo corajoso.

Entendemos a sua vontade de preservar os seus filhos. No entanto, gostaríamos de chamar a sua atenção para o facto de que a violência doméstica tem um impacto negativo sobre as crianças. As crianças, que estejam fisicamente presentes ou não na altura, sentem e são vítimas de violência. Ou seja, o facto de viver num ambiente de violência doméstica implica que as rotinas deles jà são alteradas. A longo prazo, isto pode ter consequências muito graves para o bem-estar psicológico deles. É importante para si e para os seus filhos poderem viver num ambiente livre de violência.

Tendo em conta que temos pouca informação sobre a sua situação, é difícil para nós dar-lhe uma resposta completa.

Para o cantão de Berna, pode começar por contactar o Centro LAVI . Este é um serviço que presta ajuda e apoio às vítimas de violência. Esses serviços são grátis e confidenciais. Os profissionais deste centro estão lá para a ouvir, apoiar e informá-la dos seus direitos legais e não a comprometem com nada. No entanto, é possível obter ajuda mais especializada se quiser falar com um advogado. Aqui estão os números e os endereços de correio electrónico. Você pode primeiro enviar-lhes um e-mail se estiver mais à vontade. Neste e-mail, a senhora pode explicar a sua situação e perguntar se é possível ter contacto com um profissional que fala português.

Esperamos que esta resposta seja útil para si. Não hesite em escrever-nos novamente no caso em que você gostaria de dar-nos mais pormenores sobre a sua situação.

Coloco-me à sua inteira disposição para quaisquer esclarecimentos e desejamos-lhe boa sorte para o futuro.

> J’ai besoin d’aide pour protéger ma maman victime de violence conjugale

20 novembre 2021 - Bet...


Bonjour,

Ma maman subit des violences de la part de son mari (mon père) de plus de 40 ans. Les violences sont physiques, émotionnelles et psychologiques. Elle refuse de le quitter. De plus, même quand elle a découvert qu’il m’avait attaqué en mettant ses mains autour de mon cou à deux reprises, elle n’a pas voulu partir.

J’ai décidé de quitter la maison et le pays parce que je ne peux plus vivre dans cet environnement. J’essaie de convaincre ma maman de venir avec moi mais elle refuse.

Que faire? J’ai besoin d’aide pour soit la convaincre a quitter son mari ou au moins, j’ai besoin d’aide pour protéger ma maman lorsque je serai hors du pays. Merci.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre maman subit des violences conjugales et elle refuse de quitter son mari. Vous souhaitez de l'aide pour la convaincre de partir de la maison ou pour la protéger lorsque vous ne serez pas là.

Nous comprenons votre inquiétude pour votre maman et nous la partageons. Même si elle refuse les propositions de quitter le domicile que vous lui faites, le soutien que vous lui apportez est important. Une victime fait de son mieux pour survivre et souvent elle a besoin d'être prête pour se séparer. Il faut beaucoup de courage pour prendre cette décision et la perte de la confiance en soi qui découle de la violence subit n'aide pas dans ce choix. Il est donc important d'aller à son rythme, sans la forcer ou faire à sa place. Afin qu'elle puisse identifier elle-même ses propres besoins et reprendre le contrôle de sa vie.

Nous saluons votre engagement pour venir en aide à votre maman et nous vous encourageons à poursuivre votre soutien. Vous pouvez l'informer qu'elle n'est pas seule et que si elle le souhaite, elle peut trouver de l'aide et du soutien auprès du Centre MalleyPrairie au 021/620.76.76. Des spécialistes lui répondront et la conseilleront de manière confidentielle et gratuite. Vous pouvez lui dire que cette prise de contact avec le Centre MalleyPrairie ne l'engage à rien. Au cas où votre maman déciderait de quitter la maison pour se mettre à l'abri, ce centre offre la possibilité aux femmes victimes de violence conjugale d'être hébergées temporairement dans un lieu sécurisé.

Une autre piste est de parler du site www.violencequefaire.ch à votre maman sur lequel elle peut trouver des informations sur la violence, des adresses utiles et avoir la possibilité d'écrire de manière anonyme et gratuite. Peut-être que ce pas "en ligne" serait plus facile pour votre maman dans un premier temps.

Dans tous les cas si votre maman ou vous-même, vous vous sentez en danger, nous vous conseillons vivement d'appeler la police au 117. La police a la possibilité d'expulser du domicile la personne auteure de violence pour une durée déterminée.

Enfin, vous nous faites part également de la violence qu'a exercé votre père à votre encontre. Vous ne mentionnez pas quand cela s'est produit mais vous seriez en droit de porter plainte (dans un délai de trois mois). Nous vous encourageons à vous adresser au Centre LAVI du canton Vaud afin d'obtenir une aide juridique et un soutien psychologique de manière confidentielle et gratuite.

Porter plainte, si cela est toujours possible, serait un message fort à l'égard de votre père (et de votre mère) comme quoi la violence est inadmissible et interdite par la loi. Dans tous les cas, nous vous conseillons de parler de votre situation directement avec un-e intervenant-e du Centre LAVI qui pourra vous accompagner au mieux dans vos démarches.

Nous espérons que nos réponses vous ont apporté l'aide nécessaire. Nous restons volontiers à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Mon ami est victime de violence: comment l’aider?

16 novembre 2021 - ISA...


Bonjour,

J’ai un ami qui subit des choses qui pour moi sont des violences (insultes, gros mots, objets lancés, les lunettes ont été cassées intentionnellement, l’ordinateur personnel emporté durant une journée…).

Je me demande comment l’aider? Que puis-je faire??? Merci pour votre réponse




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part de la situation de votre ami qui reçoit notamment des insultes et des objets. Cela vous préoccupe et vous nous demandez comment l'aider.

Le contrôle, les insultes ou l’intimidation par la destruction d’objets personnels relèvent effectivement de la violence psychologique voire de la violence physique pour ce qui est des objets lancés. Ces agissements sont interdits par la loi et peuvent faire l’objet d’une plainte pénale. De plus, si elles sont commises dans le cadre d’une relation de couple, certaines de ces infractions sont poursuivies d’office, du moment où une autorité en est avertie, sans que la personne victime ait besoin de porter plainte. En cas de violence conjugale, il peut toutefois être difficile pour la personne de reconnaître qu’elle est victime en raison du cycle de la violence.

Nous comprenons votre inquiétude en tant qu’ami et saluons votre démarche. L’entourage représente un précieux soutien, tout comme les informations et l’accompagnement pouvant être fournis par le réseau professionnel. Nous vous encourageons en ce sens à transmettre à votre ami les coordonnées du Centre de consultation LAVI (pour enfants, hommes et victimes de la circulation) du canton de Fribourg au 026 305 15 80 pour une consultation gratuite et confidentielle. En cas d’urgence et de danger, vous ou votre ami pouvez solliciter l’intervention de la police au 117 pour sa protection. En cas de violence dans le couple, la police a la possibilité d’expulser la personne auteure pour une durée déterminée.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons à disposition si vous souhaitez préciser la situation ou si vous avez d’autres questions. Nous vous transmettons à vous et votre ami nos meilleures pensées pour la suite.

> Une proche de ma famille subit des violences de la part de son mari depuis plus de 40 ans. Que puis-je faire pour l’aider ?

15 novembre 2021 - Nov...


Bonjour,

j'ai besoin d'aide pour un proche de ma famille qui subit des violences physiques morales et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans .

Comment puis je l'aider à le quitter elle qui ne se sent pas la force .




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Une proche de votre famille subit des violences physiques et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans. En tant que témoin de cette situation, vous vous demandez comment lui venir en aide. Nous comprenons et partageons votre inquiétude vis-à-vis de cette situation. Votre amie n’est pas seule, il existe des solutions pour lui venir en aide. 


La violence conjugale débute souvent par une insulte et peut, au fil des années, évoluer vers des actes juridiquement plus graves tels que des coups et des blessures corporelles. Il existe un nom pour expliquer ce processus : le cycle de la violence conjugale. Nous vous invitons vous et votre amie à lire ce qu’explique notre site afin de savoir si votre amie se reconnait dans l’explication ou non. Ensuite, nous vous rendons attentives au fait que la violence est punie par la loi. Votre amie a le droit de demander de l’aide afin de protéger son intégrité physique et psychique.


Pour venir en aide et offrir du soutien aux victimes de violence, il existe le centre LAVI du canton du Valais.  Des professionnel-le-s du centre pourront proposer à votre amie une écoute, des informations sur ces droits ainsi qu’une aide plus spécialisée comme des consultations chez un-e psychothérapeute ou un-e avocat-e. Le centre LAVI offre également un hébergement d’urgence dans le but de protéger les victimes de leur agresseur. Les consultations dans le centre LAVI sont confidentielles et gratuites. Rencontrer les professionnel-le-s de ce centre ne l'engage à rien et cela lui permettrait de faire le point sur sa situation afin de prendre la décision qui sera la meilleure pour elle-même.


Pour le canton du Valais, nous vous conseillons d'inviter votre amie à prendre contact avec le Centre LAVI  au 027 607 31 00. Les professionnel-le-s du centre LAVI sont là pour soutenir votre amie, en aucun cas, elle ne sera jugée ou encore mise en doute. Et en cas d’urgence, nous vous conseillons de suggérer à votre amie de faire appel immédiatement à la police au 117. En cas de crise, la police peut, dans le cadre de son intervention, expulser immédiatement le/la partenaire violent-e du logement commun.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses à vous et votre amie. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nos meilleures pensées vous accompagnent vous et votre amie. 



> Comment aider une amie victime de violence ?

15 novembre 2021 - Bab...


Bonjour,

J’ai une amie de longue date qui est victime de violences. Physique assurément à une reprise: elle a eu une commotion. Et psychologique au quotidien. Elle en parle, mais n’a pas la force de partir. Elle est détruite. Nous (sa famille et ses amis) sommes démunis. Surtout qu’il l’a forcée à couper les ponts avec nous tous. Comment l’aider?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie est victime de violence conjugale. Elle n'a pas la force de quitter son conjoint. Vous vous sentez démunie et vous souhaitez savoir comment l'aider.

Les violences physiques sont interdites par la loi. La plupart de ces actes sont poursuivis d'office sans que la victime ait besoin de porter plainte. La violence psychologique même si elle ne laisse pas de trace peut atteindre profondément l'estime de soi et la santé de la personne. Le fait d'isoler une personne de sa famille et de ses amis est considéré comme de la violence psychologique.

Nous saluons votre engagement auprès de votre amie et nous vous encourageons à poursuivre votre soutien qui peut être détérminant. Il est important de garder le contact et de lui signifier que vous êtes là pour elle. La victime de violence fait de son mieux pour survivre, il s'agit d'essayer de la comprendre sans la juger ou la blâmer. Vous pouvez lui dire qu'elle n'est pas seule et qu'il existe des solutions. Le Centre MalleyPrairie soutient les personnes victimes de violences conjugales de manière confidentelle et gratuite. Si elle le souhaite,  elle peut les appeler au 021/620.76.76. Des spécialistes l'aideront à faire le point sur sa situation et la conseilleront sur ses droits afin qu'elle puisse prendre les décisions qui lui semble les meilleures pour elle-même. Ce centre offre aussi un hébergement sécurisé au cas où votre amie a besoin de quitter le domicile conjugale pour se protéger.

La violence se déroule sous la forme d'un cycle avec des phases de plus en plus rapprochées et des agressions de plus en plus fortes. Nous conseillons vivement à votre amie et vous-même de ne pas hésiter à appeler la police au 117 en cas de danger. La police a la possibilité d'expulser du domicile la personne auteure de violence pour une durée déterminée.

Vous pouvez aussi parler de www.violencequefaire.ch à votre amie et l'inviter à consulter le site afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Parfois, ce premier pas est plus facile à franchir.

Nous espèrons que les pistes proposées puissent venir en aide à vous et votre amie. Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Suis-je victime de violence ou ai-je surréagi?

10 novembre 2021 - Cpg...


Mon mari a des accès de colère et ajd il m’a fait peur en me hurlant dessus et en levant le poing vers moi. Il ne m’a pas frappé mais j’ai eu tellement peur que j’ai crié stop et crié qu’en levant le poing sur moi, il avait commis quelque chose d’inacceptable et de violent. Je lui ai dit que je le quittais et suis désormais perdue. Ai-je sur-réagi! Est ce vraiment inacceptable?Que faire




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre mari a des excès de colère et dernièrement il a eu des comportements d'intimidation qui vous ont fait très peur. Vous lui avez dit que vous le quittiez, cependant, vous vous demandez si c'était vraiment innacceptable ou si vous avez surréagi.

Nous comprenons que vous soyez choquée et perdue face à cet épisode de violence psychologique. Vous avez bien fait de demander conseil. En parler est la première étape pour identifier la violence afin de s'en protéger.

Oui, la violence n'est pas acceptable. D'une part, elle est interdite par la loi et d'autre part, elle détruit la relation à cause de ses conséquences néfastes. La réaction de peur est légitime, c'est une défense naturelle. Le fait de lui dire que lever le poing est de la violence est juste. Lui affirmer que c'est innacceptable pour vous est une manière de mettre une limite à des comportements néfastes pour vous.

En avez-vous discuter par la suite? A-t-il conscience de ce qui s'est passé? Est-ce la première fois que ça arrive ou ses excès de colère sont toujours accompagnés de comportements de violence? Vous pouvez vous aider de cette liste pour identifier les actes de violence. Nous vous prévenons que les difficultés à gérer la colère et la violence répétée peuvent continuer dans le temps et devenir de plus en plus problématique (et dangereux) si l'auteur n'en prends pas conscience et ne décide pas d'y remédier. Pensez-vous qu'il serait prêt à faire un travail thérapeutique pour apprendre à gérer sa colère et ne pas utiliser la violence?

Nous imaginons que la confiance en votre mari est perturbée. Envisageriez-vous de prendre un temps pour faire le point sur votre relation? Cela vous permettrait de réflechir à votre décision de le quitter mais aussi mettre en place des moyens pour vous protéger. Nous vous suggérons de discuter de la situation avec des spécialistes de vive-voix. L'association AVVEC propose des entretiens téléphoniques ou des consultations pour venir en aide aux personnes victimes de violence au sein du couple. N'hésitez pas à les contacter au 022 797 10 10.

Nous sommes à disposition si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous en dire plus. Nos meilleures pensées vous accompagnent, prenez soin de vous.

> Comment stopper mes comportements de violence?

10 novembre 2021 - Pau...


Bonjour,

Je suis une personne violente envers mes partenaires quand suis en couple. De plus, ma fille de 16 mois assiste régulièrement à ses actes de violence et je culpabilise énormément. Comment puis-je soigner cette violence et stopper ces comportements incontrôlables ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que vous avez entreprise en écrivant sur notre site. Identifier qu’il y a de la violence lorsque vous êtes en couple peut être difficile à reconnaître et c’est un pas important vers votre souhait d’arrêt de ces comportements. Il est nécessaire de pouvoir être soutenue dans cette réflexion.

De la culpabilité vous accompagne aujourd’hui en pensant à l’impact que ces actes de violence en présence de votre fille de 16 mois peuvent avoir sur elle. Vous avez, en effet, de bonnes raisons de vous inquiéter de leurs effets sur son développement.

Proche de chez vous, les professionnel-le-s de l'Association EX-pression, spécialistes des thématiques de violence au sein du couple, pourront vous proposer un premier entretien lors duquel vous pourrez expliquer plus en détail votre situation et les défis auxquels vous êtes confrontées. Vous pouvez les joindre au 0848 08 08 08 ou par SMS au 079 703 36 57.

En espérant que ces quelques lignes vous seront utiles pour la suite, nous restons volontiers à disposition.

Bien cordialement.

> Quand les disputes dégénèrent, je me gifle et me fais du mal. J’ai aussi déjà agressé ma femme, qu’est-ce que vous me recommanderiez pour que cela ne se reproduise plus?

08 novembre 2021 - Kon...


Bonjour,

Ma femme et moi sommes ensemble depuis 6 ans et parfois quand nos disputes dégénèrent, je ne sais pas comment exprimer mon désespoir et mon impuissance et je m'inflige des douleurs en me tapant contre le mur, en me giflant, en me mordant ou autre. Ma femme ne réagit jamais parce qu'elle ne veut pas m'encourager à ce genre d'actes mais résultat je me sens encore plus démunie. Je pense que j'essaie de lui faire voir physiquement la douleur qu'elle me cause pendant ces disputes.

Ma femme est légèrement autiste et quand nous nous disputons elle devient extrêmement froide, distante et agit comme si notre histoire ne comptait pas pour elle. Alors que nous sommes en général un couple très uni, très fusionnel et très aimant. Nous ne nous disputons pas souvent, mais hier, nous manquions les deux de sommeil et je m'apprêtais à partir à l'étranger sans elle pendant une semaine donc nous étions tendues. Au moment du coucher, une brève interaction a mal tourné et nous nous sommes disputées pour rien du tout. Mais je voulais absolument dormir ET être en bon terme avec elle au moment de m'endormir et la situation s'est donc rapidement envenimée et finalement je me suis donnée deux claques et me suis fortement mordue au bras. Maintenant j'ai un léger bleu au bras. Au printemps dernier, une dispute avait très mal tourné et je l'avais empoignée et plaquée contre le mur de manière très brutale. Cet incident nous a beaucoup marqué parce que je n'avais jamais usé de violence contre elle auparavant. Je voyais une psychologue à cet époque et j'ai pu en parler avec elle mais elle ne m'a pas donné d'outils pratiques dont j'ai besoin pour briser le cercle de la violence. Sortir de la maison ou se soustraire au problème n'est pas toujours une option.

Hier j'avais également envie de la gifler mais je ne veux plus jamais lui faire de mal raison pour laquelle je me suis giflée moi-même. Mais je crois que ce n'est pas une solution durable et j'ai très peur d'avoir des enfants et de subir le même genre de besoin soudain de faire mal à quelque chose.

Aujourd'hui je ne vois plus ma psychologue pour des raisons financières et parce que mes demandes de conseils pratiques n'ont pas été écoutées.

Qu'est-ce que vous recommanderiez? Je comprends qu'il n'y a pas de solution facile mais j'aimerais mettre en place des stratégies d'évitement de la violence le plus rapidement possible.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous vous remercions de votre message que nous avons lu avec attention. Le fait que vous ayez pu nous écrire constitue déjà un pas très important et nous relevons le courage que vous démontrez en nous contactant.

Vous nous écrivez que vous vous sentez démunie, vous ne savez pas comment exprimer votre désespoir, votre impuissance et vous vous infligez des douleurs en vous tapant contre le mur, vous giflant et vous mordant pour essayer de montrer à votre femme la douleur que vous causent ces disputes. Vous relatez éviter à tout prix de faire du mal à votre femme. Vous vous en voulez d’avoir eu recours à la violence physique lorsque vos émotions vous ont dépassées et que vous l’avez empoignée et plaquée contre le mur.

Recourir à la violence sous quelque forme que ce soit, contre sa femme, ou soi-même est source degrande souffrance chez toutes les personnes impliquées d’où l’importance d’agir pour mettre fin à ce cercle de violence et de souffrance. Vous avez connaissance de certains outils pour faire face à la violence comme sortir de la maison ou se soustraire au problème. Vous expliquez qu’il ne vous est pas toujours possible de les utiliser.

La violence n'est pas une fatalité, des solutions existent. Il est possible d’apprendre à gérer la colère et à la mettre en mots avant l’escalade. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec un service spécialisé. Pour le canton de Vaud, le Centre Prévention de l’Ale (CPAle) au 021/321.24.00 ou par email à info@prevention-ale.ch est l’organisme spécialisé pour soutenir les personnes dans votre situation. Des professionnel-le-s pourront vous proposer une première rencontre non payante qui vous permettra de présenter votre situation en détail. Par la suite, ils ou elles vous accompagneront dans le développement de nouvelles stratégies permettant la gestion de ces situations dans le respect de votre femme et de vous-même.

Afin de vous aider à comprendre votre situation, nous vous invitons de réfléchir à ces questions. Lorsque vous vous infligez ces douleurs, quelles émotions sont liées à ces gestes ? Pensez-vous qu’il pourrait s’agir d’un sentiment de colère envers votre femme que vous retournez contre vous pour ne pas lui faire de mal ?

Nous espérons que ces quelques lignes vous seront utiles. Dans l’espoir que votre situation pourra se résoudre, nous vous souhaitons de trouver les moyens de renforcer un mode de communication plus sain avec votre femme.

> Ma nièce est victime de violences conjugales, comment est-ce que l’entourage peut aider?

07 novembre 2021 - bra...




  • comment créer un réseau des proches, parents et oncles-tantes?

  • quels messages vers la victime?

  • quelles mesures envers l'auteur pour expulsion du domicile squatté?





Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Plusieurs questions émanent de votre requête et concernent votre nièce. Vous nous demandez comment créer un réseau de proches, quels messages délivrer à la victime et quelles mesures prendre pour expulser du domicile l’auteur-e des violences.

Dans une situation de violences conjugales, il est en effet essentiel de prendre soin de la victime pour qu’elle puisse être informée de ses droits en lui proposant un réseau de professionnel-le-s à même de l’entendre, de l’orienter et de la soutenir. En premier lieu, vous pouvez l’accompagner à prendre un rendez-vous auprès du Centre LAVI - Centre de consultation Valais Romand – en appelant au 027 607 31 00.  Dans le cas où votre nièce subirait des violences psychologiques uniquement, dans le canton du Valais, la Fondation EssentiElles est la ressource adéquate et est joignable au 079 320 98 70.

Les proches peuvent constituer un appui important pour la victime et vous semblez ne pas négliger cet aspect. N'ayant pas de détails concernant la situation spécifique de votre nièce, nous allons vous répondre ici de manière générale. Il est important que l'entourage d'une personne victime de violence conjugale ait un message clair en indiquant que la violence n'est pas tolérable, qu'elle a des conséquences néfastes sur la personne qui la subit et qu'elle est interdite par la loi. Quelle que soit la justification de l'auteur-e, la personne victime n'est jamais responsable de la violence subit. Aussi, il est important pour la victime de sentir de la part des personnes de l'entourage, qu'elle n'est pas jugée quoi qu'elle décide par rapport à la suite de sa relation et qu'elle peut compter sur le soutien de ces personnes. Il faut parfois du temps pour que la personne entame des démarches pour que la situation change. Être un soutien non jugeant peut s'avérer être d'une grande utilité le jour où elle décidera d'entamer ces démarches.

Concernant une mesure d’expulsion de l’auteur, le Centre LAVI pourra vous renseigner précisément sur les modalités de cette procédure. En cas d’urgence et pour se protéger de violences, les proches comme la victime peuvent faire appel à la police en composant le 117. Une fois sur place, la police peut également expulser du domicile l'auteur-e des violences pour une durée déterminée.

Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous amèneront à une prise charge soutenante pour la victime comme pour toutes les personnes concernées par la situation qui vous préoccupe et nous vous souhaitons plein succès dans vos démarches. Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

> Me siento amenazado, que puedo hacer?

01 novembre 2021 - Bor...


Mi ex y toda su familia me amenazan, que puedo hacer?



Notre réponse


Buenos días señor,

Respondiendo a sus preguntas, usted nos comenta que su ex- pareja y su familia lo están amenazando y que él/ ella lo agredió hoy. Según lo que entendemos, usted nos está preguntado que hacer.

Lo primero, que me gustaría comentarle es que usted ha hecho bien en comunicar está situación y no quedarse solo. Es importante señalar, que la violencia está prohibida por la ley y usted tiene derecho a denunciar cualquier tipo de violencia a la justicia. En ese sentido, encontramos que las amenazas de muertes o agresiones y también, la violencia física son actos que pueden ser vistos de oficio por los tribunales. En otras palabras, esto quiere decir que no hace falta presentar una denuncia para que se abra un proceso penal. Solo se requiere que las autoridades (policía o el Ministerio público) tengan conocimiento sobre estos delitos.

En ese sentido, le recomendamos las siguientes acciones:

Primero le sugerimos que vaya a la Unidad de Medicina de la Violencia del CHUV para verificar su estado de salud y tener pruebas de lo que ha experimentado. Más información disponible en español aquí.

Es importante precisar que los insultos aislados y la violencia física que no dejan rastros visibles, como bofetadas, tirones de pelo, uso indebido de un medio de comunicación para molestar, difamación, calumnias y daños a la propiedad, como llantas pinchadas, vidrios rotos, puertas hundidas, son violencias perseguibles previa denuncia.

Asimismo, le señalamos que presentar una denuncia penal, o incluso renovar una queja tan a menudo como sea necesario, puede conducir a una condena penal. Ir a los tribunales es una manera de poner fin a esos tipos de comportamientos.

Además, en caso de acoso, amenazas o violencia, es posible solicitar al sistema de justicia civil medidas de protección y expulsión. Esto facilita que la policía intervenga en caso de transgresión por parte de la persona autora. Sin embargo, la obtención de estas medidas requiere pruebas de violencia, amenazas o acoso. Le sugerimos que consulte al centro LAVI (Lausana: 021 631 03 00, Aigle: 021 631 03 04, Yverdon: 021 631 03 08) o a un abogado. Puede pedir ayuda a profesionales hispanohablantes o pedir ayuda a un traductor para entrevistas.

Hasta que se completen estos pasos, le recomendamos que no se quede solo. Es importante, sí hace actividades que elija lugares públicos y que deje constancia a su círculo cercano donde se encuentra. De preferencia pedirles que lo acompañen. En caso de emergencia, no dude en llamar a la policía al 117.

Esperamos que este correo le haya sido útil. Le mandamos los mejores deseos y sobre todo, calma y seguridad en su proceso. No dude en escribirnos sí tiene más preguntas y estamos a la orden de poder ayudarlo. Con los mejores deseos.

> Ma fille est victime mais n’ose pas porter plainte, que faire pour l’aider?

01 novembre 2021 - Cha...


Ma fille est mal traité par son ami physiquement et mentalement je suis allé à la police pour signaler la mal traitance de ma fille mai vue quelle est majeur je ne peut rien faire je suis déchiré de l'intérieur j'ai tellement peur pour elle. Elle n'est pas marié et n'a pas d'enfants mai elle à tellement peur de lui quelle n'ose pas porter plainte quesque je peut faire pour l'aider à sortir de se cauchemar.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre fille vit des violences psychologiques et physiques et n’ose pas porter plainte contre son partenaire. Vous avez déjà signalé ces violences à la police mais vous avez très peur pour elle.

Nous comprenons votre « déchirement » et imaginons votre appréhension en tant que mère. Vous avez bien fait de nous contacter. Votre aide lui sera très précieuse pour sortir de cette situation.

En cas d’urgence et de danger, elle ou vous, pouvez appeler la police au 117 à tout moment pour qu’elle intervienne et protège votre fille.

L’emprise de l’auteur et la peur empêche d’agir mais lorsque les victimes prennent connaissance de leurs droits et des moyens pour se protéger, cela leur laisse plus de possibilités pour s’actionner et sortir d’une situation difficile.

En dehors des démarches juridiques (comme porter plainte), votre fille peut recourir à différentes solutions pour se protéger déjà physiquement en s’éloignant de son partenaire. Serait-elle prête à partir (même momentanément) pour reprendre confiance et faire le point sur cette situation ?

Si oui, pourriez-vous l’héberger ? Ou se sentirait-elle plus en sécurité en allant dans un endroit confidentiel et sécurisé ? L’hébergement d’urgence le plus proche de votre région serait chez Solidarité Femmes Bienne (032 322 03 44) qui a une maison d’accueil. Les intervenantes proposent aussi des entretiens pour informer et soutenir les victimes dans leurs démarches.

Lorsque les violences sont signalées à la police, elles peuvent être poursuivies d’office. C’est-à-dire qu’il n’y a pas besoin de porter plainte car elles sont considérées comme graves et font automatiquement l’objet d’un délit pénal répréhensible. Cela a pour but de mieux protéger les victimes et de les alléger. Vous trouverez sur notre site la liste des violences poursuivies d’offices et celles poursuivies sur plainte.

Si votre fille souhaite porter plainte plus tard, il y a un délais de trois mois depuis l'acte de violence. Nous lui conseillons de garder des preuves et de demander l’aide d’un Centre LAVI pour être accompagnée au mieux dans cette démarche. Elle pourra aussi voir avec eux si elle veut mettre en place des mesures de protections, notamment s’il y a des menaces importantes.

Rappelez à votre fille qu’elle n’est pas seule et que des professionnel-le-s peuvent l’aider à se protéger et sortir de cette situation.

Nous espérons que nos pistes encourageront votre fille. Nous sommes à disposition si vous avez d’autres questions ou si elle-même souhaite nous écrire. Nous vous envoyons à toutes les deux nos meilleures pensées pour la suite. Prenez soin de vous.

> Ma meilleure amie a subi une agression sexuelle. Que puis-je faire pour l’aider ?

01 novembre 2021 - Val...


Bonjour,

Je vous écris à ce jour car ma meilleures amie a subi une agression sexuelle il y a un mois. Elle n'est pas prête encore à en parler, mais le vit très mal. J'ai besoin de conseils pour l'aider et l'accompagner au mieux dans cette situation. Merci d'avance !




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Vous avez appris que votre meilleure amie a subi une agression sexuelle. En tant qu’amie proche, vous êtes témoin de la détresse de votre amie et vous vous demandez comment l’aider. 


À la suite d’une telle agression, les victimes de violence sexuelle ressentent souvent un sentiment de honte et/ou de culpabilité qui bloque la parole. Le soutien de proche comme vous est donc important pour permettre à votre meilleure amie de sortir du silence et d’oser demander de l’aide. 


Pour venir en aide et offrir du soutien aux victimes d’agressions sexuelles, il existe le centre LAVIdu Valais.  Les professionnel-le-s du centre pourront proposer à votre meilleure amie une écoute, des informations sur ses droits ainsi qu’une aide plus spécialisée comme des consultations chez un-e psychothérapeute ou un-e avocat-e. Les consultations du centre LAVI sont confidentielles et gratuites. Il n’est pas nécessaire que l’auteur de violence soit découvert ou que votre meilleure amie dépose plainte. Lorsque votre meilleure amie se sentira prête à parler, nous vous invitons à lui transmettre le numéro du centre LAVI : 027 607 31 00.


Nous vous conseillons d'indiquer à votre amie que les professionnel-le-s du Centre LAVI sont là pour l'écouter et pour répondre à ses questions. En aucun cas, elle ne sera jugée ou encore mise en doute, les professionnel-le-s sont là pour la soutenir.


Aussi, en cas d'agression sexuelle, il est toujours recommandé d'effectuer un constat d'agression sexuelle le plus rapidement possible après l'agression à l'hôpital. Cela permet de mettre en évidence les preuves si plus tard elle décidait de porter plainte. Cependant, il est toujours utile de faire un bilan médical de contrôle, même plus tardivement. Même si cela est difficile, nous conseillons à votre amie de préciser les raisons pour lesquelles elle consulte. Votre soutien et accompagnement lors de ces démarches pourraient certainement être d'une grande aide pour votre amie.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Prenez bien soin de vous.



> La personne avec qui je vis m’ordonne de lui obéir et me rabaisse, que faire?

25 octobre 2021 - Cœ...


La personne avec qui je vis me ordonne de lui obeir ... j'ai déjà été frappé enceinte et même après... la personne me dit que je parle trop et que je mérite ça car je l'ai provoqué... la personne a des reaction extrêmement violente ... a déjà cassé des objets et crie fort ..la personne m'a déjà poussée a boue alors que je suis généralement une personne calme.. et maintenant je suis h24 en stress et la peur au fond de moi




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez des violences psychologiques graves et avez également été frappée lorsque vous étiez enceinte. Vous êtes très stressée et ressentez de la peur profonde au quotidien.

Nous imaginons la détresse dans laquelle vous vous trouvez et vous félicitons d’avoir brisé le silence malgré tout. Vous êtes courageuse ! Des professionnel-le-s sont là pour vous aider, vous n’êtes pas seule.

La violence est interdite par la loi et personne n'a le droit de vous donner des ordres. Rien ne peut justifier la violence et dire que "vous parler trop" est une manière de vous faire culpabiliser ainsi que de donner un excuse non valable à son acte.

Une fois la violence apparue, elle a tendance à s’intensifier avec le temps et c’est pourquoi nous vous conseillons de vous en protéger. La peur et le stress peuvent en être des conséquences et malheureusement, votre enfant aussi en est victime. Il est de votre responsabilité de faire des démarches pour également protéger votre enfant.

Il y a plusieurs manières de se protéger. Tout d’abord, en cas d’urgence et de danger, vous pouvez appeler la police qui interviendra et expulsera du domicile l’auteur de violence momentanément. L’éloignement ou la séparation en est une autre. Si vous avez des proches qui peuvent vous héberger une petite période, vous pourriez prendre le temps de vous reposer, reprendre des forces et de l’assurance pour faire le point sur ce que vous désirez pour la suite de votre vie de couple. Vous pouvez aussi signaler les violences que vous avez vécu à la justice ou porter plainte. Pour cela, nous vous conseillons d’être accompagnée par des professionnel-le-s d’un Centre LAVI (Lausanne: 021 631 03 00, Aigle: 021 631 03 04, Yverdon: 021 631 03 08).

Nous vous suggérons de discuter de votre situation avec des spécialistes du domaine des violences au sein du couple par téléphone ou en entretien. Les intervenant-e-s du Centre d’accueil MalleyPrairie(021 620 76 76) peuvent vous soutenir dans cette situation difficile et si vous souhaitez partir de votre domicile avec votre enfant et demander un hébérgement d’urgence, n’hésitez pas à leur en parler. Vous pourrez ainsi être soutenue de manière gratuite et confidentielle.

Nous espérons que notre réponse vous apportera un sentiment de sécurité et que ces pistes vous permettront de continuer vos démarches. Nous restons à dispositions si vous avez d’autres questions et recevons volontiers de vos nouvelles. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

> Une personne de mon entourage vit des violences sexuelles au sein de son couple. Comment ça se passe si elle porte plainte?

21 octobre 2021 - Cro...


Bonjour,

Une personne mariée de mon entourage a subit pendant au moins 10 ans des violences conjugales.

Elle posait nue et attachée avec du scotch pour son mari qui prenait des photos. Puis après à chaque fois, une relation sexuelle non consentie. Elle se laissait faire car pression du mari.

Il échangeait aussi du sexe contre des choses qu'elle souhaitait avoir. "Je suis d'accord que tu achètes cela seulement si on fait l'amour ce soir"...

Elle me dit qu'on ne va pas la croire car elle n'a pas dit non. Elle a "seulement" dit qu'elle n'aimait pas ça à plusieurs reprises. Elle a 2 enfants.

Comment leur dire si elle porte plainte ? Comment se passe les procédures dans ce cas-là ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une personne de votre entourage a vécu des violences sexuelles pendant au moins 10 ans. Elle a peur de ne pas être crédible et ne sait pas comment le dire à leurs deux enfants. Vous nous demandez aussi quelles sont les démarches pour porter plainte.

Vous avez bien fait de nous écrire pour venir en aide à cette personne. La violence sexuelle n’est pas rare et les victimes ont souvent trop honte pour en parler et poursuivre des démarches. Le soutien d’un-e proche est très précieux et une grande ressource pour elle.

La loi prévoit que les violences sexuelles, telles que contraindre sa partenaire à un acte sexuel, tenter de la contraindre, violer ou tenter de la violer, qui sont commises au sein d'une relation de couple sont poursuivies d'office (y compris lorsqu'elles sont commises durant l'année qui suit la séparation). Cela signifie que son mari peut être poursuivi sans qu’elle ait à porter plainte. Une tierce personne (ami·e, parent·e, professionnel·le, etc.) ou elle- même peut signaler la situation à la police ce qui débouchera sur une l'ouverture d'une procédure pénale. Un rapport de police sera alors adressé au ministère public qui pourra ouvrir une enquête. Cette disposition soulage souvent la victime du fardeau de porter plainte.

Ces actes peuvent être poursuivis dans un délai de cinq à trente ans selon leur gravité. Toutefois, l'écoulement du temps peut parfois rendre difficile la collecte de preuves. C’est pourquoi nous encourageons les victimes à garder toutes les preuves possibles (les photos, les échanges par sms, établir un constat médical à l'hôpital etc…)

Pour entreprendre cette démarche et en connaître les dénouements possibles, nous suggérons vivement de contacter un Centre LAVI (Berne: 031 370 30 70 Bienne: 032 322 56 33). Les intervenant-e-s pourront apporter à cette personne des informations encore plus précises sur sa situation lors d’un entretien gratuit et confidentiel et proposer un accompagnement adéquat.

En ce qui concerne les enfants, en fonction de leur âge, il est nécessaire d'expliquer avec des mots adaptés qu'elle a vécu des violences de leur père et qu'il y aura des conséquences pour lui au niveau de la justice car ce sont des comportements interdits par la loi. Dire aussi que ni eux ni elles ne sont pas responsables et rester à leur écoute, notamment s'ils ont des questions ou besoin d'être rassurés. Elle peut aussi demander une aide psychologique au Centre LAVI pour la soutenir dans cette démarche. Les professionnel-l-e-s d'Astrame pourraient accompagner cette personne de votre entourage à en parler avec ses enfants:

Equipe As’trame Arc Berne/Jura/Neuchatel - 077 400 77 22 - arc-bejune@astrame.ch


Nous espérons que votre amie ne vit plus de violences actuellement et si c'est encore le cas, nous l'encourageons à demander l'aide professsionnelle nécessaire.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Ma meilleure amie est victime de violence conjugale, que puis-je faire?

20 octobre 2021 - Ann...


Bonjour,

je viens d’apprendre que ma meilleure amie se fait frapper par son conjoint.

Que puis-je faire pour l’aider




Notre réponse


Bonjour,

Tu viens d'apprendre que ta meilleure amie se fait frapper par son conjoint et tu te demandes comment l'aider.

Cette nouvelle doit engendrer chez toi un mélange d'émotions et d'inquiétudes et tu as donc bien fait de demander conseil. Nous t'encourageons à poursuivre tes démarches avec ces quelques pistes.

Tout d'abord, une personne qui vit des violences est dans une situation difficile et douloureuse, elle a souvent honte et peur. Elle pourra sortir de cette situation si elle sent qu’elle sera crue et écoutée sans jugement. Dans un premier temps, ton écoute lui sera donc très précieuse pour qu'elle puisse briser le silence, comprendre ce qui lui arrive et oser demander ton aide ou une autre aide extérieure.

Pour l'aider à réflechir, tu peux déjà lui dire que la violence est grave et qu'elle est interdite par la loi. Quelles que soient les raisons invoquées, la violence est inexcusable et personne ne mérite un tel traitement. Réaliser la gravité de la situation est une étape importante pour commencer des démarches afin de se protéger.

Lorsqu'il y a de la violence physique nous conseillons vivement d'aller faire un constat des coups et blessures à l'Unité des médecines des violences où les consultations sont gratuites et confidentielles (Lausanne 021 314 00 60Yverdon-les-Bains 024 424 42 20 ; Rennaz : 058 773 64 77 ;Nyon : 021 314 08 51. Le constat pourra aider ton amie le jour où elle décide de faire des démarches et porter plainte par exemple.

Habite-t-elle avec son conjoint? Pourrait-elle partir et se réfugier chez toi ou dans sa famille un moment? S'éloigner de l'auteur-e de violence est une manière de se protéger physiquement, de prendre du recul et de faire le point sur la situation. Elle peut aussi appeler le Centre d'accueil MalleyPrairie (021 620 76 76) pour un hébérgement d'urgence. Ce centre qui aide les victimes de violence au sein du couple peut également soutenir ton amie dans cette situation en proposant des entretiens gratuits et confidentiels avec des spécialistes.

En cas de crise ou de danger, elle peut appeler la police au 117 à tout moment. Celle-ci peut intervenir et expulser du logement la personne auteure pour une durée déterminée.

D'autres pistes pour l'aider sont listées ici et nous t'encourageons à lui parler de notre site afin qu'elle puisse s'informer en cas d'autres questions.

Nous restons aussi à disposition si toi tu as d'autres demandes et nous espérons avoir pu répondre à celle-ci. Nous t'envoyons beaucoup de courage ainsi qu'à ta meilleure amie.

> J’entends de grosses disputes chez nos voisins et j’ai déjà remarqué des marques sur le visage de la voisine, que puis-je faire?

20 octobre 2021 - Lor...


Bonjour,

C’est la 2e fois que j’entends de grosses disputes chez nos voisins, il me semblait entendre des coups de Monsieur sur Madame…et j’ai déjà remarqué des marques sur le visage de la voisine.

Ce qui m’interpelle également c’est l’odeur de cannabis 24h/24 et le fait qu’ils aient un bébé de quelques mois (qu’ils ne gardent que 2 jours/semaines sous décision des services sociaux d’après ce qu’elle m’a dit lors de nos rares conversations). Je ne veux en aucun cas leur apporter plus de problèmes.

J’ai été moi même victime de violence conjugale et je pense avoir une certaine sensibilité Jai vraiment l’impression qu’il se passe quelque chose… je ne peux pas laisser faire, mais je ne suis pas sure de quoique ce soit à 100%. Je n’ai jamais osé aller taper chez eux ou essayer quoique ce soit car j’ai également 2 bébés et je veux les protéger.

Que puis-je faire svp??




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Vous avez des inquiétudes vis-à-vis de vos voisin-e-s, vous entendez des coups et vous avez même remarqué des marques sur le visage de votre voisine, vous êtes donc témoin de violence. Vous êtes également préoccupée par le bébé de vos voisin-e-s et vous vous demandez comment agir. 


Vous dites avoir été vous-même victime de violence conjugale, nous imaginons alors que cette situation doit encore plus vous toucher. Les émotions négatives et le malaise que provoquent les situations de violence dont vous êtes témoins sont légitimes. Vous avez bien fait d’être à l’écoute de votre sensibilité et de nous avoir écrit.


Dans le cas où vous entendriez une nouvelle dispute avec des coups, ou que l’odeur de cannabis persiste et vous dérange, nous vous suggérons de faire appel à la police au 117. Pour votre sécurité et celle de vos voisin-e-s, il est préférable de faire appel à une autorité compétente comme la police. Elle est habituée à intervenir à domicile et à gérer des situations de violence conjugale.


Il existe également le centre LAVI de Genève qui offre un soutien et des aides financières pour les victimes de violence conjugale. Nous ne connaissons pas exactement la relation que vous entretenez avec votre voisine, mais si vous vous sentez suffisamment proche d’elle et que les conditions le permettent, vous pourriez lui faire part de vos inquiétudes et lui transmettre ce numéro : 022 320 01 02. 


Le bébé de votre voisine semble déjà suivi par un service social. Néanmoins, si vos préoccupations concernant la sécurité de cet enfant persistent, nous vous invitons à prendre contact avec le service de protection des mineurs afin de leur transmettre votre inquiétude au numéro suivant : 022 546 10 00.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Prenez bien soin de vous.



> Je suis enseignante et je soupçonne qu’une de mes élèves subissent de la violence au sein de son couple. Que puis-je faire?

15 octobre 2021 - saa...


Bonjour,

Je suis enseignante au Gymnase pour Adultes, et je soupçonne qu'une de mes élèves subisse des violences conjugales, à cause de plusieurs signes apparents. Elle a un enfant.

Que puis-je faire ? Pour l'instant, elle nie, mais j'ai peur de ce qu'il pourrait se passer pendant les vacances scolaires qui commencent demain...




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous soupçonnez de la violence au sein du couple d'une de vos élèves qui est majeure. Vous dites que pour le moment elle le nie mais vous avez peur de ce qui pourrait se passer pendant les vacances qui ont débuté.

Nous comprenons vos inquiétudes pour cette élève et son enfant. Nous imaginons que vous avez déjà essayé de lui en parler, sachant qu'elle nie une telle situation.

La violence conjugale est entretenue par le silence et le refus de voir l'évidence. Il est important de l'aider à sortir du silence, cependant, cela peut prendre du temps à cause de la peur et de la honte qui accompagnent souvent les personnes victimes. Il suffira peut-être d'un geste ou d'une parole pour que votre élève vous en parle ou demande de l'aide. Nous devons nous rappeler que la victime de violence fait de son mieux pour survivre dans un environnement hostile. Nous ne pouvons pas lui dire quoi faire ni entreprendre des démarches à sa place.

Si vous l'avez l'occasion de la questionner, vous pouvez lui demander comment elle va ou comment va sa famille. Vous pouvez lui parler des signes que vous avez observés et lui partager que cela vous inquiète. N'hésitez pas à lui dire que si elle souhaite parler d'une situation difficile à la maison, vous êtes là pour l'écouter.

Une fois que la victime reconnaît ce qui lui arrive, vous pouvez consulter cette page de notre site pour la soutenir dans cette situation.

Aussi, nous nous demandons si, au sein de votre établissement, vous pouvez faire appel à un-e psychologue scolaire ou à un-e infirmièr-e scolaire pour échanger sur la situation et discuter ensemble des actions à mettre en place. Par exemple, il pourrait être intéressant d'organiser auprès des élèves un demi-journée ou quelques heures de sensibilisation à la violence au sein du couple et d'informer sur les ressources d'aides disponibles. Ainsi, l'élève en question ne serait pas directement confrontée mais recevrez par ce biais là des informations.

Si vous souhaitez nous partager les signes en question ainsi que la situation de manière plus détaillée, nous pourrions vous donner des conseils plus précis.

Nous restons à disposition pour toute autre demande et vous envoyons nos meilleures salutations.

> Que puis-je faire alors que ma fille se fait battre et séquestrer par son copain ?

14 octobre 2021 - Mim...


Que puis je faire ? J ai peur que son copain aie des actes irréversibles




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez peur pour votre fille, qui se fait battre et enfermer par son copain et vous craigniez que ces violences dégénèrent en des actes irréversibles.

La première chose à faire serait de parler à votre fille de votre peur et de votre besoin de la protéger de ces actes violents que sont les coups et la séquestration.

Ceci pourrait permettre d’ouvrir un dialogue afin d’élaborer avec elle un moyen de se protéger, en lui disant non seulement combien cela est intolérable selon vous, mais aussi qu’il existe des aides auxquelles elle peut faire appel. Par exemple, lorsqu’elle est séquestrée et lorsqu’elle reçoit des coups, elle peut appeler la police en composant le 117. Si vous savez qu'une crise de violence est en cours et qu'elle est en danger, vous pouvez aussi appeler la police. Vous pouvez également l’orienter vers notre site Violence que Faire pour qu’elle puisse y trouver des ressources à travers les informations données et les adresses qui lui sont proposées dans son canton.

Si votre fille est mineure et que la situation ne change pas, vous pouvez faire appel à l’Office de Protection de l’Enfance, qui pourront agir selon leurs règles pour la protéger.

Votre position peut s’avérer délicate et si vous en sentez le besoin, n’hésitez pas à revenir vers nous afin de nous questionner.

Nous vous adressons Madame tout notre soutient pour avancer dans votre situation afin que votre fille puisse se protéger.

> N’ayant pas les moyens pour consulter un psy, je cherche à qui m’adresser pour parler de mon vécu dans mon couple

14 octobre 2021 - Nic...


J'aimerais pouvoir raconter ce que j'ai vécu. Mais je ne sais pas vers qui m'adresser mais j'ai besoin de parler à un / une professionnel/le de vive voix et en face. J'ai posté un post anonyme sur un groupe facebook et on m'a conseillé votre page... mais j'ai pas les moyens pour un/une psy. Merci infiniment.




Notre réponse


Bonjour,

Vous êtes à la recherche d'une orientation afin de pouvoir parler de votre situation à une-e professionnel-l-e-s, tenant compte du fait que vous n'avez pas les moyens financiers pour voir un thérapeute. C'est suite à une demande par poste anonyme que l'on vous a dirigé vers nous.

Tout d'abord, nous tenons à saluer votre courage et votre démarche de demande d'aide!

N'ayant pas d'informations ou de questions plus précises sur votre vécu, nous nous permettons de nous baser sur votre "titre" pour vous répondre. En premier, lieu, vous pouvez vous renseignez ici sur les formes de violences et ses conséquences, et en savoir plus sur l'apsect juridique en cliquant sur ce lien.

Pour recevoir de l'écoute et du soutien "de vive voix" comme vous le souhaitez, nous vous conseillons de vous adressez au Centre d'accueilMalleyPrairie au 021 620 76 76. Cette démarche est gratuite et confidentielle. Vous serez accueillie par des professionel-l-e-s dans la problématique de la violence conjugale qui pourront vous rencontrer lors d'entretiens ambulatoires que ce soit à Lausanne ou dans d'autres régions du canton de Vaud.

Si vous avez vécu des abus sexuels vous pouvez aussi contacter l'Association ESPAS qui propose un espace de parole et une écoute confidentielle pour en parler. Les prestations sont financées par le Centre LAVI. Pour les personnes qui ne rentrent pas ou plus dans le cadre de la loi LAVI, l'association a créer un  Fonds de solidarité qui permet de garantir un accès aux soins à des tarifs adaptés au revenu. N'hésitez pas à les appeler au 0848 515 000 pour discuter de ces modalités.

Sachez aussi que les psychologues/psychothérapeutes travaillant en délégation avec un médecin offrent des prestations qui sont remboursables par l'assurance maladie de base. Si vous souhaitez tout de même aller consulter dans un cabinet privé, vous pouvez demander au/à la profesionnel-le si les consultations sont remboursables avec votre assurance.

Nous espérons avoir pu répondre à votre besoin et restons volontiers à dispositons pour vous donner des compléments d'informations. Bon courage à vous pour la suite.

Meilleurs messages.

> Comment soutenir mon amie victime de violence?

13 octobre 2021 - Sdz...


Bonjour,

Je crée une relation d’amitié avec une femme victime de violence économique et physique. Je ne sais pas comment lui venir en aide autrement que par la mise à disposition de mes réseau professionnel et personnel. Pourriez-vous m’aiguiller? Merci et belle journée, Sarah Sandoz




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie vit des violences économiques et physiques et vous aimeriez l’aider autrement que par des orientations dans votre réseau personnel et professionnel.

Nous comprenons que vous souhaitiez la soutenir dans cette situation difficile, vous avez bien fait de nous écrire. Orienter une personne est déjà une grande aide car la personne peut commencer à faire des démarches pour sortir de cette situation et ne pas rester seule, nous vous en félicitons.

Cela n’est parfois pas suffisant car la personne a besoin d’écoute et de soutien d’une personne de confiance de son entourage pour avoir le courage de demander une aide extérieure. Une oreille ouverte à entendre ce qu’elle vit est donc très précieux. Elle pourra ainsi vous en dire plus sur sa situation si elle souhaite se confier et vous demander du soutien si nécessaire. N’hésitez pas à la questionner directement sur ce dont elle aurait besoin. Selon vos moyens, vous pourrez ainsi l’accompagner dans ses démarches pour sortir de la situation.

Se sent-elle en sécurité ? Tant qu'elle se sentira en danger, il ne lui sera pas possible de concentrer son attention sur les solutions possibles. Vous pouvez lui transmettre le plan d'urgence disponible sur ce site, appeler la police si elle est en danger ou lui proposer ou l’aider à trouver un lieu d'hébergement en sécurité. L' Association AVVEC ( 022 797 10 10 ), qui aide les victimes au sein du couple, en propose.

En cas de coups ou blessures, il est important qu'elle aille vérifier son état de santé et faire un constat médical au près de son médecint traitant ou à l'UIMPV (unité de médecine et prévention de la violence).

Vous pouvez aussi lui donner le lien de notre site si elle souhaite s’informer d’elle-même sur la violence. Elle pourra ainsi s’informer sur ses droits, mieux identifier ce qu’elle vit et ses besoins en fonction. Elle peut également nous poser une question directement.

En tant que personne proche, vous pouvez consulter sur notre page d'autres conseils pour la soutenir au mieux.

Nous espérons que ces pistes aideront votre amie dans sa situation. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Je vis une situation anormale dans mon couple, cela ressemble à de la violence. Que faire?

11 octobre 2021 - C_1...


Bonjour,

Je suis navrée de vous déranger mais je vis actuellement une situation compliquée au sein de mon couple. Je ne sais pas vraiment comment la qualifier mais je trouve cela anormal. Cela ressemble à de la violence, du contrôle..

Je suis épuisée et ne sais plus vers qui me tourner. C’est difficile d’en parler avec nos proches…

Merci pour votre aide et soutien.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez actuellement une situation compliquée dans votre couple et vous suspectez de la violence psychologique, plus particulièrement du contrôle de votre partenaire. Cela vous épuise et vous cherchez de l’aide.

Nous saluons votre courage et votre demande de soutien. Briser le silence est le premier pas à faire lorsqu’on rencontre des difficultés et l’aide extérieure est nécessaire pour sortir d’une situation de violence.

Nous comprenons tout à fait qu’il soit difficile d’en parler à vos proches. La honte et la culpabilité sont des émotions qu’on peut ressentir lorsque nous vivons une telle situation. Ce sont souvent des conséquences de la violence qui nous emprisonne dans un cercle vicieux et nous empêche ainsi d’en parler autour de nous pour trouver des solutions. L’épuisement que vous ressentez en est une également.

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seule. Nous sommes là pour vous aider à identifier ce que vous vivez et réfléchir aux moyens que vous avez pour faire face à ces difficultés, les traverser et retrouver une situation meilleure qui réponde à vos besoins. Vous ne nous dérangez donc absolument pas ! Notre service est fait pour soutenir et conseiller les personnes victimes de violence au sein du couple ou personnes se questionnant sur leur situation.

Vous avez raison, vivre de la violence psychologique n’est pas normale ! Elle est néfaste pour la santé, elle détruit les liens et peut-être parfois  interdite par la loi en fonction des actes qui peuvent relevés d'infractions au sens de la loi.

Dans tous les cas, vous avez donc le droit de recourir à de l’aide pour vous protéger et nous tenons à vous dire que vous n’êtes pas coupable de ce qui vous arrive. Seule la personne, qui décide de recourir à la violence, en est fautive.

Sur cette liste vous trouverez toutes les violences psychologiques et pourrez mieux identifier les comportements dans votre relation de couple. La violence psychologique inclut les actes liés à la jalousie, à la volonté de posséder l'autre. Le contrôle exercé par le/la partenaire peut déboucher sur du harcèlement: questionner à répétition, l'accuser, arriver à l'improviste ou l'appeler sans cesse pour vérifier son emploi du temps par exemple.

Maintenant que vous savez que le contrôle de l'autre est une violence psychologique, que pensez-vous faire?

Mettre de la distance quelque temps permettrait de vous reposer, vous retrouver, de reprendre confiance en vous et de faire le point sur vos besoins dans votre relation. L'envisageriez-vous? Et si oui, serait-ce possible dans votre situation?

Est-ce que vous auriez besoin de nous en dire un peu plus ou éventuellement d'en parler par téléphone avec des professionnel-le-s? Vous pouvez nous écrire à nouveau ou, pour le Valais, contacter la fondation l'Essentielles gratuitement au 079 320 98 70.

Nous espérons que notre réponse vous donnera du courage et des réponses pour poursuivre votre démarche et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Comment accompagner mon amie au mieux sans être trop intrusive ou la brusquer dans ses démarches?

09 octobre 2021 - Ami...


Bonsoir,

je viens d'avoir une Amie qui m'écris que son copain et père de ses 2 enfants l avait frappé pour la deuxième fois et quelle avait peur. Heureusement elle a appelé la police je lui au dis de bienes écouter et suivre leur conseils mon mari étant lui-même gendarme. J'ai donné l'adresse de votre site afin quelle vous contacte, je l'ai rassurée mais je ne sais pas ce que je peux faire de plus si vous pouviez. M aider a l'accompagner au mieux sans trop être intrusive ou la brusquer dans ses démarches




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une de vos amies s'est confiée à vous. Elle vous a dévoilé que son compagnon qui est le père de ses deux enfants l'a frappée pour la deuxième fois, et qu'elle en avait peur. Lors des faits, elle a téléphoné à la police. Vous êtes préoccupée et vous vous demandez comment la soutenir et l'aider sans la brusquer dans ses démarches ou être trop intrusive.

Tout d'abord, nous tenons à saluer vos démarches, aussi bien d'avoir conseillé à votre amie de joindre la police mais aussi de nous écrire pour trouver comment la soutenir au mieux. Votre soutien est très précieux! La violence physique est grave et interdite par la loi.  Souvent, les proches de la personne victime se sentent impuissant-e-es et ne savent pas quelle attitude adopter. Pourtant leur soutien peut-être déterminant. Nous allons donc vous donner quelques pistes pour accompagner votre amie.

Briser le silence est un premier pas important. Nous vous encourageons à maintenir le contact, de lui faire savoir que vous êtes là pour elle et qu'elle peut compter sur vous quoi qu'elle décide. Vous pouvez aussi lui indiquer des ressources venant en aide aux personnes concernées par la violence dans le couple.

En cas de nouvel épisode de violence, elle ne doit jamais hésiter à appeler à nouveau la police au 117. Celle-ci pourra alors intervenir au domicile et proposer son aide, voir expulser l’auteur du logement pour une durée de quelques jours.

Dans un premier temps, il serait important que votre amie puisse effectuer un constat de coups et blessures auprès d'un médecin. Dans le canton de Vaud, elle peut s'adresser à l'Unité de médecine des violences du CHUV.

Pour prendre rendez-vous, il suffit de contacter le centre de consultation de son choix par téléphone au:

  • +41 (0)21 314 08 51, Hôpital de Nyon ;

  • +41 (0)21 314 00 60, CHUV ;

  • +41 (0)24 424 42 20, Hôpital d’Yverdon-les-Bains ;

  • +41 (0)58 773 64 77, Hôpital Riviera-Chablais.


Le constat médical ne l'engage à rien et n'est remis qu'à elle. Ce document pourrait lui être utile par la suite si elle décide d'entreprendre des démarches. Aussi une consultation médicale permettrait de contrôler son état de santé.

Dans un second temps ou simultanément, votre amie peut prendre contact avec le Centre LAVI (aide aux victimes d'infractions) du canton de Vaud ou d'un autre canton. Elle pourra obtenir un soutien aussi bien juridique que psychologique, social ou matérielle. Les prestations des centres LAVI sont gratuites et confidentielles. Dans le canton de Vaud il existe trois centre de consultations (Lausanne, Aigle, Yverdon-les-bains).

Enfin, elle peut également s'adresser au Centre MalleyPrairie en composant le 021 620 76 76. Ce centre propose des entretiens ambulatoires pour accompagner dans la compréhension de violences conjugales, des moyens de s’en protéger et de s’en sortir. Des professionnel-le-s l'écouteront et la conseilleront de manière gratuite et confidentielle. Un hébergement d'urgence peut aussi lui être proposé pour elle et ses enfants si elle le souhaite.


Comme vous l'avez déjà proposé, il y a également le site www.violencequefaire.ch sur lequel elle peut se rendre pour s'informer mais aussi pour poser des questions ou déposer son vécu. Parfois ce premier pas est plus facile.

Nous sommes également concerné-e-s par les enfants de votre amie. En effet, les enfants lorsqu'ils sont témoins de la violence au sein du couple parentale, ils sont également fragilisés et sont eux aussi directememt impactés. Informer votre amie de l'impact délétère pour ses enfants de cette situation peut aussi être un levier afin qu'elle engage des démarches pour changer la situation. Pour d'informations sur le sujet: ici.

Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront de venir en aide à votre amie et nous vous souhaitons bon courage dans cet accompagnement. Si vous avez d'autres questions ou si nous n'avons pas répondu complètement à votre demande n'hésitez pas à nous recontacter.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Viol conjugal: comment s’en sortir ?

06 octobre 2021 - Pig...


Bonjour,

ça fait des années que je subis des rapports sexuels non consentis de mon mari. Jusqu’ici je me culpabilisais de « ne pas vouloir » puis je me rends compte que je suis en état d’alerte constant surtout quand je dors où j’ai même peur de me lever la nuit parce que s’il voit que je suis réveillée il va « essayer » bref je me vois mal « porter plainte et rester mariée avec lui » le divorce est-il la seule solution ? Je préférerais divorcer et ne pas porter plainte que de porter plainte et continuer à vivre avec lui qu’elles sont les options les possibilités en Suisse ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis des années vous subissez des violences sexuelles de la part de votre mari. Ce sont les violences conjugales les plus cachées. Les personnes qui en sont victimes ressentent souvent de la culpabilité et de la honte, il leur est donc difficile d'en parler. Vous faites preuve de courage en nous écrivant. Nous vous félicitons d'avoir osé briser le silence.

Vous vous demandez si vous devez porter plainte ou divorcer. Tout d'abord, nous vous recommandons d'être prudente. Lors de violence conjugale, les moments de séparation ou de dépôt de plainte sont souvent les plus dangereux. Le risque de violence est alors très élevé. Si vous vous sentez en danger n'hésitez pas à appeler la Police au 117.

Si vous souhaitez déposer plainte il est important de pouvoir prouver au mieux ce que vous avancez en disposant de preuves. Tel que :

  • Noter les dates, les heures et les faits de chaque acte non consenti.

  • Conservez les vêtements, sous-vêtements ou draps.

  • Il est aussi possible de faire un constat médical chez votre médecin ou aux urgences d'un hôpital.


Afin de connaître vos droits et les conséquences d'une plainte, nous vous proposons de prendre contact avec le Centre LAVI au 021/631.03.00. Vous pourrez y recevoir des premiers conseils juridiques et si besoin bénéficier d'une évaluation juridique de votre situation chez un avocat.

Si vous souhaitez divorcer. Nous vous encourageons à préparer votre séparation afin d'éviter tout risque d'augmentation de la violence. Vous pouvez contacter le Centre MalleyPraire au 021/620.76.76. Des spécialistes vous écouterons et vous conseillerons de manière confidentielle et gratuite. Un hébergement provisoire peut aussi vous être proposé.

Nous espérons que ces différentes pistes vous aideront et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

 

> Je subis de la violence psychologique de la part de ma femme. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance.

06 octobre 2021 - Mar...


Bonjour Monsieur,

Je suis un homme marié depuis plus de 10 ans. Nous avons deux enfants adolescents. Notre couple a vécu des phases de violence aussi bien physique que psychologique. C'est violences était aussi bien de mon fait que du fait de Madame. Nous avons tenté de faire une thérapie de couple mais sans succès car elle ne voulait pas continuer et elle m'a forcé à l'arrêter.

J'ai de mon côté fait (et continue) une thérapie auprès d'une psychiatre et sous délégation avec une psychologue. J'ai beaucoup changé ces dernières années mais malheureusement Madame n'a pas profité de mes changements pour en faire aussi. Je parle avec respect et je ne suis plus violent. Je cherche à aider Madame et la soutenir mais elle ne veut pas de mon aide. J'ai décidé de demander le divorce.

Madame ne voulait pas en entendre parler donc j'ai commencé à faire les documents seuls pour une demande unilatérale.

Finalement, elle a été d'accord de faire une demande commune pour s'éviter des histoires et en essayant de trouver des solutions qui nous semblent le mieux pour tout le monde. Nous avons envoyé les documents au tribunal de première instance et depuis Madame a littéralement "pêté" un cable.

Elle m'insulte, est immature, cherche à me rabaisser constamment, me menace en me disant que quand je l'aurai quitté elle ira raconter mes épisodes de violence passée autour de nous.

Nous sommes tous en souffrance à cause de son attitude violente et immature. Elle a une telle haine en elle qu'elle cherche à me faire le plus de mal possible. Elle dit que c'est de ma faute si notre famille va mal car je veux divorcer. C'est selon elle, mon choix de vouloir divorcer qui "détruit" tout. Alors que cela fait des années que je lui demande d'être plus sereine et calme. Elle est persuadée que je lui veux du mal et que je cherche à la rabaissé alors que pas du tout au contraire. Mais c'est une telle certitude chez elle qu'elle se met dans une position de victime pour se donner le droit de m'agresser. Alors que j'essaye d'être le plus bienveillant possible avec elle.

Je suis à la recherche d'un appartement pour pouvoir accueillir mes deux enfants. La situation traîne car nous n'avons toujours pas été convoqué pour une audition auprès du juge et surtout je ne trouve pas d'appartement qui me permettrai de sortir de cette situation malsaine et violente. Un endroit sécurisé ou je pourrai vivre et accueillir mes enfants. C'est ce dont j'ai le plus envie dans ma vie, un cadre sécurisant, épanouissant, de soutien et d'amour pour mes enfants. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance et nous en tant que parents nous souffrons aussi. Je suis ouvert à trouver des solutions pour le bien-être de tous.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous êtes marié depuis plus de 10 ans et vous avez deux enfants. Votre couple a vécu des phases de violences physiques et psychologiques. Vous décrivez  avoir été à la fois auteur et victime. Après une tentative de thérapie de couple qui n'a pas eu de succès, vous avez continué seul un suivi thérapeutique. À présent vous ne recourez plus à la violence et vous avez débuté une procédure de divorce. Depuis votre femme exerce de la violence psychologique à votre égard. Vous souhaitez trouver une solution pour le bien-être de chacun et plus spécifiquement celui de vos enfants.

Tout d'abord, nous saluons vos différentes démarches, celles en lien avec vos agissements violents et celle que vous entreprenez aujourd'hui afin de protéger vos enfants ainsi que vous même. En effet, la violence psychologique ne laisse pas de traces sur le corps, mais elle atteint profondément l'estime de soi et la santé des personnes qui en sont victimes.

Nous partageons votre inquiétude quant à la souffrance de vos enfants. En effet lorsque les enfants sont exposés à la violence au sein du couple de leurs parents, ils sont eux aussi affectés. Ils en souffrent et cela peut avoir des conséquences négatives sur leur développement. L'exposition des enfants à la violence au sein du couple parentale est aujourd'hui reconnu comme une forme de maltraitance. Votre devoir, en tant que parent, est donc de les protéger d'un environnement nocif pour leur bien être et leur développement.

Sortir seul d'une situation de violence n'est pas facile et votre récit montre que la séparation n'arrête pas forcément la violence. Nous allons vous proposer ici quelques pistes.

Tout d'abord, en ce qui concerne votre recherche de logement afin de ne plus vivre sous le même toît que votre femme en attendant que le divorce soit prononcé, nous nous demandons si vous avez demandé des mesures de protection de l'union conjugale (MPUC). Ces MPUC peuvent être demandées en cas de situation conflictuelle afin que la ou le juge prononce ainsi la séparation par jugement et règle principalement:

  • L'attribution du logement familial et du mobilier

  • L’attribution de la garde du ou des enfant-s mineur-e-s et les modalités d’exercice du droit de visite

  • La fixation d’une contribution d'entretien en faveur du ou des enfant?s et de l’épouse ou de l’époux


En ce qui concerne la souffrance de vos enfants dont vous nous faites part, nous pensons qu'il pourrait être aidant pour eux d'avoir un espace de parole. En ce sens, nous pouvons vous recommander la Fondation Astrame qui pourrait vous recevoir avec vos enfants afin de parler de cette situation perturbante et difficile. Cette brochure pourrait également vous être utile. Pour prendre contact ainsi qu'un rendez-vous:

As'trame Genève

Rue du Léopard 3
1227 Carouge

022 340 17 37
geneve@astrame.ch

Enfin à Genève, nous pouvons également vous recommander l'association AVVEC qui pourra vous conseiller au sujet des violences psychologiques que vous subissez ainsi que par rapport aux démarches que vous entreprenez pour vous protéger ainsi que vos enfants. Pour prendre contact:

AVVEC
46, rue de Montchoisy
1207 Genève

Tél. 022 797 10 10

Nous espérons que vous trouverez l'aide dont vous avez besoin afin de vous permettre ainsi qu'à vos enfants de vivre dans un climat sécurisant.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

> Mon ex me menace de mort, que faire?

03 octobre 2021 - spc...


bonjour ou bonsoir j ai subis des violence conjugale et même de menace de mort si je sortais pas de ou j habite mon ex compagnon a finir part sortir de chez moi mais ma menacer de me tuer si je sortais pas du village où j habite il n'accepte pas de me laisser ne paix




Notre réponse


Madame,

Vous nous témoignez que votre ex-compagnon est parti du domicile conjugal, qu’il ne vous laisse pas en paix et qu’il vous menace de mort si vous ne partez pas du village ou vous habitez.

Vous mentionnez le terme de violences conjugales et vous avez raison, car les menaces de mort sont des violences psychologiques, tout comme le harcèlement et vous faites bien de vous en inquiéter.

Les menaces de mort sont considérées par la loi comme une infraction et il vous est possible de déposer plainte contre votre ex-partenaire. Cette démarche permet de vous affirmer face à lui en lui signifiant, avec l’appuis de la loi, que cette façon de faire est inacceptable.

Si ce Monsieur venait à réitérer ses menaces, n’hésitez pas à appeler la police pour vous protéger en composant le 117.

Même s’il est probable que vous ayez déjà fait ces démarches visant à vous protéger, il est possible de faire reconnaitre son droit d’habiter dans son logement en passant par un tribunal. Le choix du tribunal est en fonction de votre statut de couple marié ou en concubinage. Dans le cas de concubinage, c'est la Justice de Paix qui fait autorité en la matière.

Le Centre LAVI peut vous vous accompagner et vous apporter leur aide pour ce qui concerne un dépôt de plainte est ses conséquences.

Vous pouvez aussi vous adresser au Centre MalleyPrairie en composant le 021 620 76 76. Ils vous proposeront des entretiens ambulatoires pour vous accompagner dans la compréhension de violences conjugales, des moyens de s’en protéger et de s’en sortir.

Autant la LAVI que le Centre MalleyPrairie proposent des consultations confidentielles, non payantes et dans votre région.

Vous avez raison de dénoncer la violence, d'autant plus que celle-ci a de nombreuses conséquences sur votre équilibre physique et psychique. Nous savons que ce n'est pas une démarche aisée mais en nous écrivant vous avez fait le premier pas pour les faire cesser. Nous vous invitons donc à poursuivre sur cette voie et à vous entourer de personnes qui connaissent bien cette problématique.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées pour vous accompagner dans ces moments difficiles et restons à disposition en cas de besoin.

> Est-ce de la violence?

03 octobre 2021 - Jea...


Bonjour, Je ne vis pas avec mon compagnon mais il s’en prend régulièrement à moi quand nous nous voyons. Enfin je ne sais pas si c’est le terme. Il s’énerve sans raison, me déprécie en me disant que je suis un poids, que je n’ai jamais rien de bon à annoncer que des problèmes, que s’il devait vivre ma vie il y a longtemps qu’il aurait fait une overdose pour régler ça (aucun de nous ne se drogue). Il remet en doute ma santé mentale en me traitant de folle, de schizophrène. Quand je fuis la dispute même en partant physiquement il m’en empêche pour me harceler des nuits entières parfois. Il me dit que la cause de son énervement c’est moi ou ce que je dis quand je parle et qu’en supprimant la cause, on supprime la conséquence (sa colère). Il a déjà eu frappé dans des meubles à s’en faire très mal. Il ne m’a secouée qu’une seule fois en disant que c’était pour me faire réagir. Après chaque épisode, il s’excuse et me dit qu’il m’aime plus que tout et va soigner son problème de colère mais il ne fait rien et ça recommence à chaque fois. Je vis actuellement une période compliquée dans ma vie privée et je suis complètement perdue. Je ne sais plus ce que je peux supporter ou non, j’ai besoin d’aide pour savoir si je me mets en danger ou pas. Merci pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple et votre compagnon s’énerve souvent en disant que vous en êtes la cause. Il vous dénigre souvent et vous rabaisse en vous traitant de folle. Quand vous fuyez les disputes il vous harcèle et a déjà tapé dans des meubles, ce qui est intimidant. Vous vous demandez ce que vous pouvez supporter ou non et si vous êtes en danger.

Ce sont bien des comportements de violence psychologique que vous subissez. Dans la situation que vous nous décrivez, nous pouvons identifier clairement un cycle de violence : la tension monte, il vous blesse psychiquement et met la faute sur vous, pour ensuite s’excuser de son comportement. Malgré les promesses de soin, cela recommence.

Le risque est que cela revienne plus fréquemment, plus intensément et que d’autres formes de violences apparaissent avec le temps. Il est important de vous en protéger car la violence a desconséquences néfastes. Douter de vous en est déjà une.

Vous n’êtes pas fautive de ses actes et personne n’a « à supporter » de la violence, qui de plus est interdite par la loi.

En sachant cela, que pensez-vous faire ? Vous pouvez aussi vous demander quelles sont vos attentes dans un couple ? Est-ce que votre compagnon répond toujours à ces attentes ?

Si vous souhaitez en discuter de vive-voix avec des professionnel-le-s de manière confidentielle et gratuite, vous pouvez appeler la ligne téléphonique du Centre d’accueil MalleyPrairie, spécialisé dans les violences au sein du couple. Leur numéro est le 021 620 76 76.

Nous restons à disposition pour toute autre question ou si vous souhaitez répondre à nos questions. Nous recevons également volontiers de vos nouvelles et vous envoyons plein de courage pour cette période difficile.

> Je subis du harcèlement psychologique de la part de ma femme. Où puis-je m’adresser pour avoir de l’aide en tant qu’homme?

01 octobre 2021 - Als...


Bonjour Je ne trouve absolument personne qui puisse aider un homme. J ai besoin d aide rapide mais tout traine... Je suis marié et pour diverses raisons Je subis un harcèlement psychologique de la part de ma femme de rabaissement des insultes et des obligations de faire ce qu'elle demande de faire avec humiliation de pression psychologique sur mon lieu de travail. Elle a fait en sorte que je sois en froid avec ma famille elle n'aime pas mes amis. Quasiment tous les jours elle me harcèle au téléphone elle mon gueule je ne sais vraiment plus quoi faire j'ai déposé ce jour une demande de séparation urgentes Et surtout je demande une mesure d'éloignement rapide car je n'en peux plus je passe ma vie dehors alors qu'on est dans la maison et en plus de cela elle veut la voiture pour me laisser vraiment à la rue et me demandent de revenir mais dès que je reviens c'est pour que les engueulades continuent alors que moi j'essaie de fuir cela. Du fait que c'est une femme Mes voisins ou même la police partent du principe que c'est moi le méchant alors que je suis une simple victime certes ce sont mes voix que l'on entend et on en déduit un peu trop facilement que c'est l'homme le coupable tu désigner je veux partir je ne veux pas qu'il se passe un drame mais personne ne m'aide personne.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous avez besoin d'une aide urgente et vous ne trouvez personne qui puisse vous aider.

Vous subissez du harcèlement psychologique de la part de votre femme. Elle vous rabaisse, vous insulte et vous humilie et cela même sur votre lieu de travail. Vous avez perdu contact avec votre famille et certains de vos amis, car votre épouse ne les apprécie pas. A ce jour, vous avez entrepris des démarches pour une demande de sépartation urgente, car vous ne pouvez plus vivre dans ce climat de violences psychologiques. 

Vous avez bien fait de nous contacter, briser le silence est un premier pas nécessaire afin de sortir de la violence.  Nous saluons votre démarches de demander de l'aide!

En Valais, il existe la Fondation L'EssentiElles, qui aide toutes les victimes de violence domestique, homme ou femme. Elle vient en aide spécifiquement aux vicitmes de violences psychologiques, sociales et économiques. Vous pouvez les contacter au 079 320 98 70, pour un premier entretien téléphonique puis ensuite fixer un entretien individuel pour faire le point sur votre situation et ainsi trouver un soutien et un accompagnement. Cette aide est gratuite et confidentielle.

Nous espérons que la piste mentionnée vous apportera l'aide dont vous avez besoin.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

 

> Mon amie a un copain violent

30 septembre 2021 - Dyz...


Mon amie sort depuis trois mois avec un jeune homme violent. Très colérique, il la malmène. Il l'a enfermé seule chez elle ce soir, en la privant de son téléphone. Il est revenu peu après en s'excusant. Quand on lui dit qu'elle doit le quitter, elle dit "je sais, mais c'est dommage".




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous êtes préoccupé par la manière dont votre amie est traitée par son nouveau partenaire. Vous avez raison de vous alerter car la situation décrite est inquiétante. En effet, les actes évoqués (enfermement, privation du téléphone) montrent une volonté de contrôler et d’isoler qui s’apparente à de la violence psychologique. Celle-ci est grave et interdite par la loi.

Nous vous félicitons d’avoir pris action en nous écrivant. Souvent, les proches de la personne victime se sentent impuissant·e·s et ne savent pas quelle attitude adopter. Pourtant leur soutien peut être déterminant. Nous allons donc vous donner quelques pistes comment accompagner votre amie.

Votre amie a réussi à briser le silence en se confiant à vous, c’est un premier pas important.  Nous vous encourageons à maintenir le contact, prendre régulièrement de ses nouvelles et lui faire savoir que vous êtes là pour elle et qu’elle peut vous contacter en tout temps. En effet, les risques augmentent pour une victime isolée qui se retrouve seule face à son problème.

Il est également important d’éviter les jugements. Témoin de violence conjugale, l’entourage peut parfois ressentir de la colère envers la personne auteure de violence ou de l’incompréhension face à l’inaction de la personne victime. Mais plusieurs raisons peuvent expliquer la difficulté de votre amie à mettre un terme à la relation : les sentiments amoureux qui persistent, la peur de la réaction du partenaire, le renoncement au couple, la honte et la culpabilité… De plus, comme vous le mentionnez (« il est revenu peu après en s’excusant »), la violence conjugale survient souvent à l’intérieur d’un cycle de violence. Suite à l’explosion de la violence viennent les excuses et les promesses du partenaire. Votre amie peut alors s’accrocher à l’espoir d’un changement.

Sortir de l’emprise est un processus qui peut prendre du temps. Il s’agit alors pour vous d’aider votre amie à prendre conscience de cette emprise et condamner les actes de violence tout en respectant ses choix et son rythme.

Vous pouvez lui indiquer des ressources venant en aide aux personnes concernées par la violence dans le couple et lui proposer de l’accompagner à faire ces démarches quand elle se sentira prête. Elle peut elle-même consulter notre site www.violencequefaire.ch ou prendre contact avec le centre LAVI du canton de Neuchâtel (032 886 46 36 tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00). Des professionnel·e·s l’écouteront et la conseilleront de manière gratuite et confidentielle. En tant que témoin, il est aussi possible de les appeler pour obtenir des informations. Finalement, en cas de danger immédiat, appelez la police au 117.

Nous espérons que notre réponse vous sera aidante et nous vous souhaitons bon courage dans le soutien de votre amie face à cette situation difficile. N’hésitez pas à consulter notre session l’entourage pour des compléments d’information et à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation. Bien à vous.

> Violences psychologiques de la part de la mère de mes enfants, comment faire pour les protéger?

26 septembre 2021 - Gro...


Bonsoir,

je subit actuellement enormement de violence psychologique de la part de la maman de mes enfants je me trouve dans un moment difficile actuellement nous somme en mesure de divorce mais elle vit encore sous le toit conjugale et elle trouve chaque pretext pour me denigree devant les enfant elle va même jusqu a dire de aller me suicide devant eux.

En tant que papa je veux protege mes enfants de cette situation mais je ne sais pas vraiment comment m y prendre.. Dois je contacter mon avocat pour entreprendre une mesure de protection contre elle pour le bien de mes enfants ou directement passer a la police pour faire un constat et etablir une main courante.

Actuellement elle ne s occupe plus du tout des enfants cela fais deja 3 mois que elle devrai avoir son appartement mais fais traîner les chose. Elle monte les enfants contre moi avec l aide de sa maman..

Cette situation est vraiment difficile psychologiquement elle me detruit tout les jours, pendant tout notre marriage j ai subit de la tromperie de ça part et aujourd hui elle me manque totalement de respect. Aider moi !!




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Actuellement en procédure de divorce avec la mère de vos enfants, la cohabitation avec cette dernière se passe mal et vous nous informez être victime de violences psychologiques de sa part. Ces violences psychologiques se produisent devant vos enfants et vous souhaitez savoir comment les protéger.

Tout d'abord, nous partageons votre avis quant à la nécessité de protéger vos enfants. En effet, les enfants, lorsqu'ils sont exposés à la violence au sein du couple de leurs parents, sont eux aussi directement impactés et aujourd'hui cette exposition est reconnue comme une forme de maltraitance. Pour vous aider et vous accompagner à protéger vos enfants, plusieurs pistes s'offrent à vous. Vous pouvez parler de la situation à la ou au pédiatre qui suit vos enfants afin qu'il ou elle puisse vous donner son avis et vous conseiller au mieux. Vous pourrez discuter avec elle ou lui de la possibilité de contacter le CAN-Team de l'Hôpital Riviera Chablais qui est composé d'une équipe pluridiscinaire ayant pour mission la protection des enfants contre toute forme de maltraitance.

Vous mentionnez également avoir un avocat et vous nous demandez si vous devez entamer des démarches telles que la mise en place de mesure de protection de l'union conjugale. Comme vous avez déjà un avocat, il nous semble effectivement judicieux que vous puissiez adresser ces questions juridiques directement à celui-ci qui connaît déjà votre situation.

Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront d'avancer dans votre recherche de protection de vos enfants. Si avez d'autres questions ou si nous n'avons pas répondu complètement à votre demande, n'hésitez pas à nous recontacter. Nous recevons également volontiers de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Je me questionne sur mes réactions à l’égard de ma femme. J’aimerais vérifier si mes actes sont de la violence.

21 septembre 2021 - Don...


Bonjour,

Je me retrouve dans certains comportements d'agresseur en vers ma femme. J'ai répondu au test le plus honnêtement possible, mais je trouve les question mal conçues car elle aggravent artificiellement une situation. Je prends par exemple la question qui dit "Il m'arrive ou il m'est déjà arrivé de prendre des décisions importantes sans le/la consulter" j'ai répondu oui. Cependant dans le contexte c'est arriver 2 fois, une fois faute de temps pour l'achat de sa voiture et la seconde pour le nom de famille de notre bébé alors qu'elle se remettait de l'accouchement. Objectivement si je réponds au question de façon absolue, j'ai 12 oui, alors que si je contextualise, je n'ai que 3 oui. Mais dans les deux cas le résultat me suggères de consulter. Du coup j'en viens à mes questions :

1) Y a-t-il une séance d'information ou je pourrais me rendre compte si je suis vraiment mauvais pour ma femme ?

2) Si c'est le cas, quel est la suite ?

3) Comment tout cela est-il financé ?

Cordialement,




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous partagez vos questionnements par rapport à vos réactions envers votre femme à la suite du test « Ai-je des comportements violents ? » que vous avez réalisé sur notre site internet. Vous vous questionnez sur la pertinence de certaines réponses au test, mais vous souhaitez aussi pouvoir vérifier vos doutes et trouver de l’aide.

Selon vos indications, vous vous reconnaissez dans certains comportements (qu’ils soient au nombre de 3 ou 12 selon le test effectué sur le site) qui constituent des formes de violence.

Votre questionnement est très précieux et indispensable pour que vous puissiez aller vers le plus essentiel : une modification des comportements qui peuvent poser des problèmes, conflits et engager une possible violence au sein de votre couple.

La responsabilité des différents comportements violents revient à la personne auteure des faits, il revient donc à vous de trouver de l’aide, mieux comprendre ce qui engendre ces réactions et avoir des ressources pour modifier les comportements ou pour les prévenir concrètement.

Notre expérience nous montre par exemple que les manifestations de violences verbales et psychologiques tendent à se répéter et à s'intensifier au fil du temps lorsque rien n’est entrepris pour y mettre un terme. Il est donc indispensable de prendre au sérieux la situation actuelle comme vous le faites en nous écrivant même s’il ne s’agit « que » de 3 « oui » à notre test

Pour trouver un accompagnement dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter à Lausanne le Centre de Prévention de l'Ale (CPAle) qui propose une aide spécialisée et qui pourra répondre à tous vos doutes et réfléchir avec vous à des alternatives aux comportements violents.

Le premier entretien au CPAle est gratuit et sans engagement. Ensuite, une participation financière est demandée à hauteur des moyens financiers de la personne.

Nous saluons votre démarche de questionnements ainsi que celle de nous écrire sur notre site. Ce premier pas est important pour entrer dans un processus de changement et ne plus recourir à la violence quelle que soit la forme ou son intensité. Nous vous encourageons vivement à poursuivre vos démarches. Avec nos meilleures salutations.

> Que puis-je faire pour aider ma voisine victime de violence ?

12 septembre 2021 - Suz...


Bonjour,

Je ne sais pas quoi faire, j'entends les violences dont elle est victime une voisine, c'est un jeune couple, je suis allée une fois à 4h du matin sonner chez eux le jeune homme il m'a répondu d'une manière agressive et j'ai essayé de parler lui une fois mais il était très violent verbalement

Aujourd'hui je l'ai entendu lui crié dessus et la frapper je suis désemparée, tressée et apeurée je ne sais pas quoi faire




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous expliquez être témoin des violences conjugales que subit votre voisine. Vous avez déjà essayé d’intervenir en allant sonner à leur porte durant la nuit ou en parlant avec votre voisin. Celui-ci s’est alors montré agressif verbalement envers vous. Cette situation vous effraie et vous vous sentez démunie.

Vous avez bien fait de nous contacter, en effet il est difficile de se retrouver face à ce genre de situation et de savoir comment réagir. Nous vous félicitons pour vos interventions courageuses qui indiquent à votre voisin que la violence n’est pas acceptable et que vous ne la tolérez pas. En effet, la violence au sein du couple, qu’elle soit psychologique ou physique, est interdite par la loi et peut avoir de graves conséquences sur la personne victime.

Nous aimerions vous donner quelques pistes pour venir en aide à votre voisine, tout en vous protégeant vous-même des agressions verbales de son conjoint.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons vivement à appeler immédiatement la police au 117. Celle-ci pourra alors intervenir au domicile et proposer de l’aide à la victime, voire expulser l’auteur du logement durant quelques jours.

Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également essayer d’entrer en contact avec Madame en lui demandant comment elle va et en lui faisant part de votre inquiétude. Vous pourrez alors lui indiquer les associations qui viennent en aide aux personnes confronté·e·s à la violence conjugale comme www.violencequefaire.ch (via son conseil en ligne anonyme) ou, dans le canton de Genève, l’association AAVEC. Elle peut les contacter au 022 797 10 10 afin d’être soutenue et conseillée gratuitement et de manière confidentielle par des professionnel·l·es. Si elle le souhaite, elle pourrait également être hébergée dans un logement sécurisé afin de prendre du recul sur sa situation.

Finalement, nous vous conseillons de consulter la section pour l’entourage dans laquelle vous trouverez des informations supplémentaires pouvant vous être utile en tant que témoin. Comme vous le mentionné, ces situations peuvent également avoir un fort impact émotionnel sur vous et il est important que vous preniez soin de vous.

Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et nous vous souhaitons bon courage pour les démarches à venir. N’hésitez pas à nous réécrire pour nous poser d’autres questions ou nous donner des nouvelles de l’évolution de la situation. Nos meilleures salutations.

> Auteur de violence verbale sur mon conjoint

08 septembre 2021 - Dav...


Bonjour, je souhaite me faire aider pour comprendre d’où vient ce problème et le résoudre. Pouvez vous m’éclairer. Merci d avance.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous souhaitez comprendre d’où vient votre problème d’utilisation de la violence verbale et comment vous pouvez le résoudre.

Sans avoir plus de précisions sur votre vécu et les situations où vous recourez à la violence, nous ne pouvons que vous répondre d’une manière générale.

La violence, quelle que soit sa forme, n’a pas une cause unique mais plusieurs facteurs de risques: individuels, relationnel et familiaux, communautaires et sociaux. En plus de l’histoire personnelle de chacun·e, des prédispositions à l’utilisation de la violence peuvent aussi être identifiées dans le contexte et l’environnement du couple. Les événements importants de la vie comme la naissance d'un enfant, la perte de l’emploi, le commencement ou la séparation du couple augmentent aussi significativement le risque de violence. De même l’isolement social aussi bien qu'un milieu tolérant ou banalisant la violence peuvent favoriser également l’apparition de comportements violents. Il n'en reste pas moins que des aspects fondamentaux et individuels, qui sont de la responsabilité de la personne qui recourt à la violence envers le ou la partenaire, entrent en ligne de compte comme les capacités à respecter autrui, la gestion de la frustration, les compétences de communication, etc. Mais il faut retenir qu’aucun facteur ne détermine à lui seul l’apparition de comportements violents.

Si on tente d’en venir à votre cas précis, l’utilisation de la violence verbale est souvent reliée à l’expression de la colère, la frustration et/ou un sentiment subjectif d’injustice. Ce qui caractérise ces moments de violence est qu’ils sont fondamentalement axés autour du thème du contrôle et le pouvoir sur l'autre partenaire. Ces manifestations sont donc des signaux importants qui sont à prendre au sérieux puisqu'ils génèrent de la souffrance auprès du conjoint et mettent en péril la continuité du couple.

Il nous semble donc important de ne pas les banaliser et de chercher à trouver des solutions pour stopper la violence au risque que celle-ci ne s'intensifie. C’est pourquoi nous ne pouvons que vous conseiller de vous appuyer sur l’aide de spécialistes qui vous aideront dans votre situation spécifique pour trouver des alternatives. Pour trouver cet accompagnement dans le canton de Vaud, qu’il soit de manière individuelle ou en couple, vous pouvez trouver à Lausanne de l'aide spécialisée en contactant le Centre de Prévention de l'Ale au 021 321 24 00.

Nous vous souhaitons du courage et de la persévérance dans votre recherche de changement. Nous restons à disposition si vous souhaitez nous en dire plus ou si vous avez d'autres questions.

> Suis-je responsable?

07 septembre 2021 - Har...


Bonjour.

Voilà cette question me ronge depuis plusieurs mois. Mon copain et moi sommes séparer depuis quelques mois. Mais je m’en veux et je me sens coupable de tout. J’ai le ressenti que tout est de ma faute et que je l’ai perdu à cause de moi, et moi seule. En lisant plusieurs sites, j’ai commencer à réfléchir. Il est arriver à mon conjoint, lors de discussion, lorsque je lui reprochait quelque choses, qu’il se mette à me hurler dessus en m’insultant. Parfois en jetant des objets ou en frappant fort un meuble, j’étais en permanence en train de m’excuser. Il m’avait fait plusieurs menace, de me quitter si je ne fesait pas quelques choses et différents ultimatum. Il lui est arriver également d’avoir des propos peu respectueux, me disant que je n’en valais pas la peine ou que « Je suis désoler mais tu es conne. » Il voulait rester en contacte quand il a arrêter notre relation en me disant. « Pour le moment c’est mort et sans espoir entre nous, mais si le destin le veut, peut être dans le futur parce que j’ai encore des sentiments.. » J’ai finis par mettre de la distance entre nous, sans aucun contacte. Aujourd’hui j’ai peur d’avoir perdu une chance de reconstruire quelques choses avec lui. Et d’un autre coter je me demande si il fessait preuve de violence. Il avait déjà aussi crier sur sa mère ou sa sœur.




Notre réponse


Bonjour,

Ton copain et toi êtes séparés depuis quelques mois et tu te demandes si c’est ta faute. En coupant contact, tu crains avoir perdu une chance de construire une relation avec lui et d’un autre côté tu te demandes s’il avait recours à la violence.

Les hurlements, les insultes, les menaces, le dénigrement lorsqu’il te disait que tu « n’en valais pas la peine » sont bien des actes de violence psychologique. Ces violences ne laissent pas de marques sur ton corps mais font très mal et ont de nombreuses conséquences néfastes sur la santé. La culpabilité que tu ressens en est certainement une. Lorsqu’on est victime, on commence à douter de nos comportements et on pense que c’est à nous de changer pour que la situation s’améliore. Or, ce n’est pas ta faute s’il a agi ainsi car c’est la personne qui a recourt à la violence qui est responsable de ses actes et ses réactions violentes.

Tu sembles regretter d’avoir coupé contact. Cependant, ce que tu as fait c’est de te protéger en t’éloignant de cette situation de violence, où ton copain avait une emprise sur toi. La violence détruit une relation, il est donc difficile de construire une relation si un cycle de violence s’est installé.

Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrets de cerner si de la violence est présente au sein du couple.

Nous te proposons également de consulter notre page « s’aimer c’est quoi ? » qui décrit les bases d’une relation amoureuse sans violence.

 

Nous espérons que ces pistes t’aideront dans ta réflexion et restons à dispositions si tu as d’autres questions. Bien à toi.

> Une amie souffre de stalking de la part de son ex, puis-je aviser la police?

05 septembre 2021 - cab...


Est-ce légale si j'avise la police de ce harcèllement ?

Car je crains le pire, pour cette amie. Cet homme est instable. L'amie en question se trouve dans un état dépressif, vidé de courage ... c'est pourquoi je me permets de poser ces questions.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie est victime de harcèlement et de diffamation d’un ex-ami. Vous vous demandez si vous avez le droit d’en aviser la police, votre amie étant dans un état dépressif vous aimeriez l’aider.

Vous avez bien fait de nous écrire et ne pas laisser votre amie seule dans cette situation. Son état semble inquiétant et si ce n’est pas déjà fait, nous suggérons vivement qu’elle consulte son médecin ou un-e psychologue/psychothérapeute pour évaluer son état de santé et recevoir les soins nécessaires.

Vous pouvez appeler la police si votre amie se trouve en danger ou si son ex-ami se rend à son domicile par exemple. Cependant dans le cas de diffamation et d'utilisation abusive d'un moyen de communication pour inquiéter ou importuner, il est nécessaire que la personne concernée porte plainte.

Pour commencer, votre amie peut lui envoyer un message clair en disant qu’elle ne veut plus qu’il la contacte et le bloquer de son téléphone.

Si cet ex-ami continue, vous pouvez l’accompagner auprès d’un poste de police pour qu'elle porte plainte contre lui pour diffamation et utilisation abusive d'un moyen de communication pour inquiéter ou importuner. Il est parfois nécessaire de le faire plusieurs fois avant que l’auteur-e de violence arrête ces comportements. Ces actes qui peuvent être poursuivis sur plainte doivent être signalés dans un délai de trois mois depuis les actes de violence.

Une plainte pénale peut être déposée auprès de la police ou du ministère public, par écrit ou oralement. Elle peut adresser un courrier au ministère public. Dans le canton de Fribourg, votre amie peut demander du soutien auprès de Solidarité femmes- Centre LAVI (026 322 22 02) pour la rédaction de ce courrier.  Elle pourra aussi recevoir des informations précises tout au long de sa démarche et être accompagnée par des professionnelles qui pourront évaluer la situation et la conseiller au mieux. Les entretiens avec les professionnelles du Centre LAVI sont gratuits et confidentiels.

Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Meilleures salutations.

> Est-ce de ma faute?

02 septembre 2021 - Azu...


Tout allait bien dans mon couple mais pendant plusieurs mois j’ai commencer à avoir une légère dépression. Moi est mon copain pouvions difficilement nous voir à cause du Covid. J’étais un peu plus paniquée. Et durant certaines discussions, je lui reprochait doucement de paraître un peu froid ou distant parfois.

A chaque fois il s’énerverait criait en m’insultant, me disant d’aller me faire foutre, d’aller chier. Un jour il m’a menacer de me quitter si je ne venais pas faire ce qu’il voulait. Puis avec les mois les schémas se répétait, je n’étais pas heureuse en quand j’en parlais, du manque ou des petites choses que j’aimais qui me manques, je finissais par culpabiliser. Pendant un moment j’ai eu peur, je fesais attention à mes mots, je ne voulais pas dire quelque chose qui l’enerve ou me prendre une nouvelle remarque peu agréable en pleine face. A chaques reproches de ma part, à nouveau des insultes et de la colère, parfois il lançait des objets dans la pièce ou frappait fort sur son bureau. Il finissait par hurler « C’est toujours moi le fautif, moi le grand méchant. » je n’arrivais pas à avoir une discussion avec lui, au finale je finissais toujours par m’excuser, regrettant de m’être plainte.

Il m’a fait plusieurs ultimatum, me demandant de redevenir comme avant, je ne comprenais pas, je n’arrivais pas à cerner ce que je devais faire, dire. J’essayais d’être moi-même mais avec lui je n’y arrivais plus, et je ne pouvais plus vraiment lui parler simplement, je réfléchissais à tout, tout le temps.

Au finale j’ai céder à ces demandes, j’ai essayer de faire tout les efforts possible, en le suppliant à chaque menace et ultimatum.

Suis-je responsable de quoi que se soit ? Les reproches était-il déplacé, ou est-ce sa réaction qui semblait déplacé ? J’aimerais comprendre pour pouvoir avancer et arrêter de continuellement me remettre en question.




Notre réponse


Bonjour,

Cela fait plusieurs mois que ton copain et toi vivez une période difficile. Lorsque tu lui communiquais ce que tu ressentais et ce dont tu avais besoin, ton copain usait de violence psychologique (insultes, cris, ignorance, chantage, intimidations) qui t’ont fait perdre confiance en toi et culpabiliser. Tu craignais de faire quoi que ce soit qui ne lui convienne pas et tu as fait beaucoup d’efforts pour changer et t’adapter, ne pouvant finalement plus être toi-même avec lui. Tu te demandes si tu es fautive ou si ce sont ses réactions qui sont déplacées.

Tout d’abord nous te félicitons d’avoir eu le courage de nous parler de ta relation et nous espérons que tu as demandé de l’aide pour ta dépression légère. Si ce n’est pas le cas, nous te suggérons vivement d’en parler à ton médecin traitant ou directement à un-e psychologue/psychothérapeute qui pourra évaluer ton état de santé et te proposer un petit suivi si nécessaire. Lorsque tu as des moments où ça ne va pas, tu peux toujours appeler quelqu’un en qui tu as confiance pour discuter (entourage) ou la Main Tendue au 143.

Comme dit plus haut, ton copain a réagi de manière violente lorsque tu lui faisais des reproches (qui ne sont pas de la violence s’il s’agit bien de la communication de tes besoins et de tes attentes dans cette relation). Sache que ce n’est jamais la faute de la victime si la personne auteure de violence a ces comportements car il y a d’autres manières possibles de réagir pour donner son avis ou montrer son désaccord dans une situation. Chacun-e est responsable de ses propres actions et réactions.

Lorsque l’autre recourt à la violence avec nous, on peut facilement avoir peur, se remettre en question sans cesse, culpabiliser et donc vouloir se rattraper en pensant que c’est notre faute. Ces conséquences de la violence font qu’on est facilement pris dans un engrenage qui ne s’arrête plus, qui se répète et souvent s’intensifie avec le temps. C’est pourquoi il est nécessaire de s’en protéger en mettant des limites ou en s’éloignant. Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrêts de cerner si de la violence est présente au sein du couple.

Nous espérons que ces explications t’éclaireront sur ce qui s’est passé. A présent, que penses-tu faire pour la suite ?

Tu peux contacter le SAVI (service d'aide aux victimes, 032 886 46 36) si tu as besoin de soutien dans cette situation. Leur ligne téléphonique est ouverte tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00.

Nous restons à disposition si tu as d’autres questions ou que tu souhaites nous répondre. Nos meilleures pensées t’accompagnent.

> Je n’arrive pas à canaliser toute la violence en moi et j’ai honte. comment faire?

30 août 2021 - kob...


comment je fais pour calmer toute cette violence en moi ? en lisant certains points j’ai limite l’impression qu’on me décrit. toute cette violence que j’arrive pas a canaliser me remplit de honte.




Notre réponse


Bonjour,

Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que tu as entreprise en écrivant sur notre site. Identifier que tu as exercé des actes de violence peut être difficile à reconnaître ; cela demande du courage que de considérer cela comme un problème et de vouloir changer la situation.

Dans ta question, tu as nommé ressentir de la honte. Cela s’apparente à un sentiment désagréable, bien que nous tenions aussi à souligner qu’il est parfois porteur d’une remise en question et d’une volonté de changement. Peut-être est-ce le cas pour toi ? Dans tous les cas, face à ce sentiment lourd et par moment envahissant, il est important de ne pas rester seul et de contacter une aide spécialisée.

En vue de trouver des solutions et afin de s’approcher du calme dans les situations difficiles, nous te proposons d’appeler l’Association Vires à Genève qui prend en charge les personnes ayant eu recours à la violence ; voici leur numéro : 022/328.44.33.

Dans l’attente d’un premier rendez-vous, nous te recommandons d’aller consulter le plan d’urgence sur cette page. Celle-ci te permettra peut-être de développer des stratégies dans les moments où tu risquerais d’exercer de la violence.

Dans l’espoir que tu puisses trouver des débuts de réponse dans nos lignes, nous te souhaitons d’oser dépasser la honte qui t’habite pour obtenir l’aide que tu mérites. Notre porte reste ouverte si tu souhaites également nous en dire un peu plus sur ta situation.

> Témoin de violence conjugale

30 août 2021 - eli...


Bonsoir, Mon amie et moi sommes témoins de violence de plus en plus répétitives de la part d'une amie envers sa copine.(partenaire) Hier soir, elles sont fini a l'hôpital car notre amie (l'agresseure) a pété les plombs pour la énième fois. Les psychiatres qu'elle a vu expliquent qu'elle a un réel trouble. Nous ne savons pas quoi faire car sa partenaire n'a plus les idées claires et n'arrive même plus ni à manger ni a dormir, elle vit dans la peur car en plus elles habitent ensemble. Du point de vue des personnes qui les entourent, elle est totalement prise au piège dans ce couple. Il semblerait que même le père de cette fille n'a pas envie de la ravoir a la maison car elle a déjà été très toxique pour sa famille. Nous ne savons plus quoi faire et notre amie est réellement en danger




Notre réponse


Bonjour,

Ton amie et toi, vous êtes témoin de violence de plus en plus répétitives de la part d'une amie envers sa partenaire. Votre amie, qui subit les violences, n'a plus les idées claires, elle ne mange plus, elle ne dort plus et vit dans la peur. Vous pensez qu'elle est en danger et vous ne savez plus quoi faire.

Nous te félicitons pour ton engagement envers ton amie et nous t'encourageons à continuer d'écouter tes ressentis. La violence se manifeste la plupart du temps sous forme de cycles, avec des phases de plus en plus rapprochées et des violences de plus en plus graves. Il est difficile pour la personne victime de s'en sortir seule. Sous la pression et la peur elle est souvent dans un état de confusion et elle perd ses repères. Le soutien que ton amie et toi lui apportez peut donc être déterminant. Vous deux ne pouvez pas résoudre leur situation à leur place. Mais vous pouvez, selon vos moyens, les aider à utiliser leur énergie non plus pour tenir face à la violence mais pour en sortir.

Nous vous conseillons de parler avec votre amie de l'association AVVEC qui aide les personnes victimes de violence dans le couple. Elle peut les appeler au 022/797.10.10. Des spécialistes l'écouteront et la conseilleront de manière confidentielle et gratuite. Si besoin un hébergement d'urgence provisoire et gratuit pourra lui être proposé, le temps qu'une solution soit trouvée. Une aide psychologique pourra aussi lui être offerte.

Si la situation venait à s'empirer et qu'il y a un danger pour ton amie, elle ou toi-même, vous pouvez appeler la police au 117 qui interviendra si nécessaireLa violence dans une relation de couple est interdite par la loi.

Elle peut aussi nous écrire via notre site si elle le souhaite. Nous espérons que ces pistes vous aideront et nous restons à votre disposition pour d'autres questions, car soutenir une personne dans cette situation n'est pas facile.

Nous vous souhaitons courage et nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Je suis témoin auditive de violences conjugales chez mes voisins, vers qui me tourner?

28 août 2021 - cha...


Bonjour,

je suis dans une situation délicate, j’entends des bruits fort, des pleurs, des insultes de mes voisins, je soupçonne qu’il y a des coups mais j’en suis pas sûre.

Je ne sais pas vers qui me retourner pour l’aider?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous suspectez de la violence au sein du couple de vos voisins et vous nous demandez à qui vous adresser pour obtenir de l'aide.

Vous avez bien fait de ne pas ignorer cette situation, l'entourage, comme les voisin-e-s, peuvent jouer un rôle important afin de permettre à une personne victime de sortir du silence et lui permettre de se protéger.

Si vous entendez à nouveau des bruits qui laissent penser qu'une situation de violence explose à nouveau, même si vous n'êtes pas certaine, nous vous conseillons d'appeler la police au 117. Cela permettra à la police de venir constater sur place s'il s'agit d'une situation de violence domestique et expulser l'auteur-e du domicile pour une durée de 14 jours. Une fois l'expulsion du domicile prononcée, une procédure se met en place et au besoin le tribunal peut prolonger cette interdiction d'accès au domicile de l'auteur-e. Ce laps de temps permet souvent à la personne victime de réfléchir à sa situation et éventuellement mettre en place certaines démarches juridiques pour se protéger.

Aussi, nous ne savons pas quels sont vos liens avec vos voisin-e-s. Si vous êtes suffisamment proche de votre voisin-e subissant de la violence, vous pourriez également ouvrir la discussion et demander si tout vas bien. Si il ou elle se confie à vous, alors vous pourriez lui conseiller de s'adresser au Centre LAVI du canton de Vaud pour une aide juridique et un soutien psychologique. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons à votre disposition si ce n'est pas le cas ou si vous avez d'autres questions. Avec nos meilleurs messages.

> Suite à mon appel, la police a expulsé mon mari du domicile. Sans moyen de garde pour mes enfants, est ce que j’ai le droit de le faire rentrer vivre avec nous?

28 août 2021 - poi...


Mon mari s’est fait expulser du domicile suite à mon appel à la police il m’a pas le droit de revenir. Mais moi je dois reprendre le travail dans une semaine et c’est lui qui garde les enfants vu qu’il’ il es au chômage. Je n’ai pas les moyens financiers d’engager une nounou. Est ce que j’ai le droit de le faire rentrer vivre avec nous . Même si c’est pendant les 30 jours d’expulsion Car si je ne retourne pas travailler je serai licenciée




Notre réponse


Bonjour Madame,

Suite à votre appel, la police a expulsé votre mari du domicile pour une durée de 30 jours. Sans moyen de garde pour vos enfants et devant retourner au travail, vous nous demandez si vous avez le droit de faire rentrer votre conjoint au domicile pour qu'il puisse assurer la garde de vos enfants.

Nous comprenons votre préoccupation par rapport à la garde de vos enfants. Pour répondre à votre question, vous pouvez effectivement autoriser votre mari à rentrer au domicile mais cela rendra la mesure d'expulsion caduque. Une possibilité serait d'appeler également le Tribunal d'arrondissement pour expliquer votre situation.

Nous nous permettons de proposer une autre option pour la garde de vos enfants:

Dans le canton de Vaud, la Croix rouge propose le service Parents-Rescousse pour les parents rencontrant des difficultés personnelles qui ont besoin d'une solution de garde urgente pour leurs enfants. Vous pouvez appeler au 021 340 00 80/81 et vous renseigner sur ce que vous pouvez bénéficier.

Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation ou pour toute autre question. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon mari peut me pousser mais ne me frappe pas. Mon fils vit la même chose que moi.

20 août 2021 - Sko...


Mon mari n'est pas toujours correcte avec mou, il crie souvent, hausse la voix, insulte , peut me pousser mais ne frappe pas. Par contre, mon fils qui subit la même chose que moi, réagit à ce comportement en cassant des objets ou en frappant son père.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez pour nous dire que votre mari crie souvent, vous insulte et vous pousse.Votre fils, qui subit les mêmes agissements de la part de son père, réagit différemment en cassant des objets ou en le frappant.

Vous ne formulez pas à proprement dit de questions, mais l’on peut imaginer que vous cherchiez de l’aide.

Tout d’abord il est important de vous dire que les violences que vous évoquez sont non seulement d’ordre psychologique (cris, insultes) mais aussi physique (le fait de pousser quelqu’un).

Effectivement, au niveau de la loi suisse, le fait de pousser à plusieurs reprises quelqu’un est considéré comme une infraction au code pénal suisse et est interdite par la loi. Ce sont ce que l'on appelle des voies de fait (art. 126 du code pénal suisse). Votre mari ne vous « frappe » peut-être pas, mais le fait de vous pousser quelques fois est déjà une violence physique en soi.

Votre fils, qui subit les mêmes actes que vous, est également victime de son père. Il réagit à sa manière, par un retour de violence certes, mais sans doute ne sachant pas comment réagir et on peut imaginer, pour vous protéger aussi.

Il est important que ces violences intrafamiliales cessent au plus vite car vous devez être tous les trois en souffrance. Ces violences sournoises, qu'on tend souvent à minimiser, atteignent pourtant profondément l'estime de soi et la santé des victimes directes et des enfants lorsqu'ils en sont témoins.

Pour trouver de l’aide relative à votre situation, vous pouvez contacter le Centre d’Aide aux Victimes d’Infractions à Sion qui propose des consultations gratuites et confidentielles pour vous et pour votre fils. Les professionnel-le-s peuvent vous orienter au besoin vers un-e thérapeute, vers un-e avocat-e et vous donner des conseils en lien direct avec votre situation. Vous pouvez les appeler au numéro suivant: 027 607 31 00  afin de convenir d'un rendez-vous. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Il existe aussi la fondation l'Essentielles qui vient en aide aux personnes victimes de violences au sein du couple et propose une permanence téléphonique au numéro: 079 320 98 70 , un entretien individuel permettant de faire le point sur votre situation.


Enfin pour votre sécurité et celle de votre fils, en cas de nouvelle situation de violences, vous pouvez aussi faire appel à la police, au 117. Ces derniers pourraient prendre la décision d'expulser votre mari du domicile pour quelques jours, en attendant une audience au tribunal civil. C'est une mesure de protection que la police peut décider en toute urgence en cas de violences physiques ou psychiques (menaces importantes).

Votre message ne le dit pas, mais si votre fils devait encore être mineur, vous pouvez aussi faire appel à l'Office de la Protection pour les Enfants.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes et restons bien entendu à votre disposition si vous aviez des questions ou des commentaires à nous faire. Notre porte reste ouverte, prenez bien soin de vous et de votre fils.

> Je subis des violences verbales de mon ex-mari. J’ai besoin d’aide.

17 août 2021 - Pet...


Bonjour,

Je subis depuis 11 ans des violences verbales de mon ex-mari. Je ne sais plus comment faire... et mes deux ados en souffrent aussi. J'aurai besoin d'aide car je suis fatiguée de cette situation.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez bien fait de nous contacter, briser le silence est un premier pas nécessaire afin de sortir de la violence.  Nous saluons votre démarches de demander de l'aide! Les violences verbales constituent de la violence psychologique et ne plus savoir quoi faire et être épuisée sont des réactions normales dans une situation qui elle ne l'est pas.

Les enfants sont aussi touchés par la violence conjugale, même si eux même ne la subissent pas, le fait d'en être témoins peut avoir des conséquences graves sur leur développement.

Nous vous encourageons à poursuivre vos démarches et à faire le deuxième pas en ne restant pas seule face à cette situation. Dans le canton de Vaud, le Centre MalleyPraire soutient les personnes victimes de violences domestiques. Vous pouvez les contacter au 021/620.76.76 ou par Email àinfo@malleyprairie.ch et demander un entretien à Lausanne ou dans d'autres parties du canton de Vaud en fonction de votre lieu de domicile. Des spécialistes vous écouteront et vous conseilleron. Vous pourrez ainsi faire le point sur votre situation et réfléchir ensemble aux pistes possibles pour mettre un terme au cycle de la violence. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Nous espérons que la piste mentionnée vous apportera l'aide dont vous avez besoin.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent!

> Je maltraite mon copain, nous n’arrivons pas à communiquer…

13 août 2021 - Pha...


Bonjour,

Je maltraite mon copain car on n'arrive pas communiquer. De tempérament calme, je ne me reconnais plus depuis que je suis avec lui.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez pour nous faire part de maltraitance à l'égard de votre conjoint et c'est un premier pas courageux.

Vous nous faites part de difficultés dans la communication. Vous avez peut-être de la peine à exprimer vos besoins, vos désaccords. Vous accumulez ainsi des frustrations ou des mécontentements jusqu'au moment où vous débordez. Votre difficulté à communiquer ne peut excuser le recours à la violence. Il vous appartient d'apprendre à repérer vos sentiments et de dire les choses avec respect.

La violence n'est pas une fatalité et vous pouvez en sortir. Il est important de noter qu'il est difficile de briser l'engrenage de la violence sans aide extérieure. Vous avez besoin d'aide et il est important que vous puissiez bénéficier d'une écoute et d'un soutien dans votre situation.

Dans le canton de Fribourg, vous pouvez faire appel à l'association EX-pression. Les intervenant-e-s sont spécialisé-e-s dans les questions de violence et vous proposeront un accompagnement professionnel pour vous aider à surmonter ces comportements et éviter la récidive. Vous pouvez les contacter par téléphone au 0848 08 08 08 ainsi que par email à l'adresse : info@ex-pression.ch

En espérant avoir répondu au moins en partie à vos interrogations, nous vous souhaitons bonne chance pour la suite et restons volontiers à votre disposition pour répondre à vos questions.

> Je me sens maltraitée psychologiquement et je subis de la violence verbale, que faire?

10 août 2021 - S&A...


J’aimerais trouver une sortie ou une porte de secours pour pouvoir vivre ma vie avec deux enfants , mais je vis constamment dans le peut dans le doute j’ai confiance en plus personne , je me reconnais plus en tant que femme je veux vivre ma vie comme je l’étais avant de l’avoir connu et d’absout eu mes enfants que faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez vivre votre vie comme avant d’avoir connu votre partenaire et avoir eu vos enfants. Vous éprouvez de la peur et vous vous méfiez des autres. Vous nous écrivez car vous aimeriez trouver une sortie de secours. 

Nous pouvons imaginer ce que vous ressentez, la violence psychologique a beaucoup de conséquences néfastes sur la santé et la vie au quotidien. Les enfants en sont aussi touchés car ils vivent sous ce climat de tensions. En demandant de l’aide, vous avez fait un grand premier pas pour sortir de cette situation. Nous vous remercions de votre confiance.

Nous vous suggérons de continuer vos démarches en contactant des personnes spécialistes du domaine des violences qui pourront vous écouter et vous aider à trouver des solutions concrètes dans votre situation. Vous pouvez appeler la Frauenhaus à Lucerne au 041 360 70 00. Vous et vos enfants pourrez être accompagnés au mieux, discuter de vos besoins et savoir comment vous pouvez y répondre.

Une fois que vous aurez trouver un moyen de vous protéger de ces violences psychologiques, souvenez-vous de ce qui vous remplissait lorsque vous vous sentiez bien. Demandez-vous quelles actions vous faisiez pour vous-même et comment vous pouvez à présent remettre en place ces actions quotidiennes qui rendaient votre vie meilleure. 

Nous vous envoyons plein de courage pour la suite et restons à disposition en cas de nouvelle question ou si vous souhaitez nous en dire plus. Nos meilleurs messages vous accompagnent. 

> Comment quitter mon conjoint qui exerce des violences psychologiques?

09 août 2021 - Eni...


J’essaie de quitter mon conjoint qui a exercé et qui exerce encore maintenant des violences psychologiques, mais j’ai peur qu’il mette ses menaces à exécution vis-à-vis de mes enfants (perte de garde, non soutien financier aux charges liés aux enfants), je me sens fragile face au cycle de violence/disputes récurrentes, même si j’ai l’impression de devenir plus forte en voulant partir, et de réaliser que je vis terrorisée et sous son emprise. Est-ce que vous avez des conseils à me donner pour sortir de cette situation sans que les enfants souffrent et le quitter sans qu’il soit trop terrorisant/violant, et que j’arrive à ne pas sombrer psychologiquement? Merci infiniment pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous essayez de quitter votre conjoint mais vous avez peur de perdre la garde de vos enfants et de ne pas avoir de soutien financier. Vous souhaitez savoir comment le quitter sans faire souffrir vos enfants et sans que la violence augmente.

Vous avez bien fait de nous contacter, en brisant le silence et en décidant de partir vous avez déjà fait un pas afin de sortir de cette situation. Nous vous encourageons à poursuivre vos démarches pour sortir de la violence, vos enfants et vous-même.

La violence psychologique n'est pas anodine, elle nuit gravement à l'estime de soi et la santé de la personne qui en est victime. Il est difficile d'en sortir sans soutien. Dans le canton de Zürich, il existe le BIF qui est un centre d'aide aux femmes victimes de violence conjugale. Nous vous conseillons de les contacter au 044/278.99.99. Des spécialistes vous soutiendront et vous conseillerons au mieux selon votre situation. Ce service est confidentiel et gratuit.

Nous espérons que vous trouverez l'aide nécessaire et que vous ne resterez pas seule face à la situation.

Nous vous souhaitons de tout coeur beaucoup de courage.

Meilleures pensées.

> J’ai peur de croiser mon ex-mari dans la rue.

09 août 2021 - kak...


Bonjour à tous, J'ai été victime de violences conjugales et j'ai porté plainte envers mon ex-mari. C'est maintenant le ministère public qui est en charge de l'affaire mais il y a déjà des mesures d'éloignements qui ont été mis en place. Il n'a donc pas le droit de s'approcher de moi ni de mon appartement à moins de 300m. Mais cela ne me rassure pas pour autant, je sais qu'il n'y rien à perdre et j'ai peur qu'il ne respect pas cette décision. Donc à chaque fois que je sors de chez moi, j'ai peur de le croiser, j'ai peur qu'il soit en bas de chez moi et qu'il me fasse quelque chose ou qu'il soit violent. Et si cela arrive ou si je le croise dans la rue, je ne saurai pas quoi faire et je pense que je serait terrifiée. Comment pourrai-je me comporter ou réagir si je le vois?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez été victime de violences conjugales de la part de votre ex-mari. Maintenant il n'a plus le droit de s'approcher de vous, ni de votre appartement à moins de 300 mètres. Cependant vous avez peur de le croiser à chaque fois que vous sortez de chez vous et vous vous demandez comment réagir si vous le voyez.

Les mesures d'éloignement qui ont été mis en place vont permettre à la police d'intervenir plus rapidement si votre ex-mari ne les respecte pas. Il est important de leur signaler chaque fois que les mesures ne sont pas respectées. Ses éléments pèseront dans la procédure pénale en défaveur de votre ex-mari.

Nous vous conseillons d'avoir toujours un téléphone chargé sur vous et de ne pas hésiter à appeler la police au 117 si votre ex-mari venait à s'approcher de vous ou à vous suivre. Dans un tel cas, nous vous recommandons de ne pas rester seule et de vous approcher d'autres personnes ou d'entrer dans un commerce, restaurant, etc.

Nous vous encourageons à vous faire accompagner afin de rétablir votre sentiment de sécurité. En effet, vous ne pouvez pas agir sur la personne auteure des violences, mais vous pouvez agir sur vous afin de ne plus être terrifiée en sortant de chez vous. Un accompagnement thérapeutique pourrait vous soutenir dans cette démarche. Dans le canton de Genève il existe l’Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence (UIMPV). Des spécialistes vous répondent au 022/372.96.45 en toute confidentialité.

Cette prestation peut être prise en charge par la LAVI, (Loi d'aide aux victimes d'infractions). Avez-vous déjà fait appel à un Centre LAVI ? Si ce n'est pas le cas, vous pouvez les contacter au 022/320.01.02. D'autres prestations peuvent vous être accordées.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à faire face et à retrouver une sérénité.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles. Meilleures pensées.

> Une femme est menacée de violence, que peut-elle faire?

02 août 2021 - Cyc...


Bonjour, une femme avec une permis B mariée à un suisse et ont un bébé. Le mari la menace toujours de la frapper et elle a peur, sachant qu'il a déjà des antécédents avec ses ex épouses. La femme déjà elle se sent seule et très déprimée de cette situation. Que peut-elle faire ? Merci




Notre réponse


Bonjour,

Une femme est menacée par son mari, qui a déjà des antécédents de violences avec ses épouses précédentes. Elle a peur, se sent seule et déprimée et tu aimerais l’aider.

Nous saluons ta volonté d’en savoir sur ce qu’elle peut faire dans cette situation pour l’aider au mieux.

En effet, il ne faut pas prendre à la légère ces menaces qui peuvent se réaliser si rien n’est entrepris pour se protéger. Si cette femme est en en situation de danger, elle peut en tout temps appeler la police au 117 qui pourra évaluer l’appel au secours et intervenir si besoin.

Nous te suggérons de l’orienter au près du Centre d’accueil MalleyPrairie, qu’elle peut appeler au 021 620 76 76. Les intervenant-e-s de ce centre pourront la soutenir et la guider dans les démarches à faire pour sortir de cette situation de violence psychologique. Elles-ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels pour les femmes, mères et enfants.

Si elle craint de se séparer à cause de son statut civil, elle peut aussi demander des informations concernant les démarches possibles au Centre Social Protestant (021 560 60 60), en précisant qu’elle vit une situation de violence conjugale.

Nous espérons que ces pistes l’aideront. Ton soutien est une ressource précieuse et nous t’encourageons à lui prêter oreille si tu peux et qu'elle en ressent le besoin. Nous restons à disposition pour toute autre question et t’envoyons nos meilleurs messages.

> Comment agir lorsqu’on est témoin de violence psychologique?

01 août 2021 - ste...


Bonjour, J'ai récemment été témoin d'un épisode de violence psychologique et de comportement suspect à l'égard d'un voisin. Après minuit, alors que je rentrais dans mon appartement avec ma compagne, nous avons rencontré une jeune fille qui est entrée dans notre immeuble dans un état d'essoufflement évident. Nous lui avons demandé si tout allait bien et elle a expliqué que son partenaire se tenait devant la porte de son immeuble et qu'elle avait peur de le voir et de lui parler. En même temps, elle était en contact téléphonique avec sa colocataire et un ami. Nous avons essayé de réfléchir ensemble à la manière de gérer la situation, car elle ne voulait pas appeler la police pour ne pas lui causer d'ennuis, et finalement nous avons réussi à la ramener chez elle en passant par les jardins communaux situés derrière notre immeuble et le sien, en escaladant les clôtures et en atteignant sa terrasse qui se trouve au rez-de-chaussée de l'immeuble. Le lendemain matin, nous sommes allés lui parler pour voir si tout allait bien et pour lui faire savoir que nous la soutenions. Nous lui avons dit que si elle avait besoin de quelque chose à l'avenir, elle pouvait nous contacter et passer à notre appartement. Elle nous a dit qu'ils ont fini par se parler parce qu'il l'a vue entrer, elle n'a pas été précise mais elle nous a fait savoir que la situation n'était pas très positive. À ce stade, nous nous sommes demandés ce que nous pouvions faire concrètement pour soutenir cette fille. Outre le fait de lui offrir notre aide en tant que réseau de soutien dans un contexte comme celui du quartier, nous recommandez-vous de faire quelque chose pour nous assurer de lui apporter un soutien meilleur et plus efficace ?




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Récemment, votre compagne et vous avez été témoin d’un épisode de violence psychologique à l'égard d’une jeune fille de votre quartier. Vous êtes aussi intervenu pour l’aider à rentrer chez elle et lui avez rendu visite le lendemain en proposant votre contact ainsi que de passer à votre appartement en cas de besoin.

Nous saluons votre attitude dans cette situation et votre soutien pour cette jeune fille. Concrètement, les pistes que vous lui avez proposé sont des aides très précieuses! Elle pourra ainsi vous contacter si elle ressent le besoin d’en discuter ou si elle se retrouve « coincée » comme cette nuit-là. Elle sait également qu’elle peut appeler la police en cas d’urgence, bien que, cette fois-là, elle ne l’ait pas jugé nécessaire. Si vous la savez en danger, vous pouvez aussi appeler la police pour qu'elle évalue la situation et inervienne.

Lors d'une prochaine rencontre ou discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l'aide. Nous vous conseillons de lui proposer de prendre contact avec le Centre Malleyprairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles. Et si elle le souhaite, elle peut joindre le centre au 021 620 76 76. 

Vous pouvez aussi lui parler de notre site pour un premier pas anonyme et peut-être moins engageant pour elle. Elle pourra aussi lire les informations concernant la violence psychologique, ce qui peut l'aider à prendre conscience que ce qu’elle vit n’est pas normal. Il est nécessaire qu’elle décide par elle-même d’entreprendre ces démarches. La victime doit identifier ses propres besoins pour reprendre le contrôle de sa vie. Il lui faut pouvoir compter sur une présence respectueuse de ses choix et de son rythme. Les mouvements d’aller-retour vers le partenaire ou l’inaction dans des situations peuvent nous désemparer, mais ils font partie du processus. 

Nous espérons que ces pistes aideront au mieux cette jeune fille et vous rassurerons aussi. Une situation de violence n’est pas anodine et peut nous remuer émotionnellement. Notre porte reste ouverte en cas de nouvelle question. Nos meilleurs messages.

 

> Comment protéger mes enfants de leur père ?

31 juillet 2021 - Col...


Bonjour, J'ai récemment réalisé que je suis victime de mécanisme d'annulation de la pensée, d'action et d'être de la part de mon mari et mes enfants ont peur de lui. Plus je me renseigne sur les différentes violentes, plus j'identifie le pervers narcissique en lui mais je fais attention car ce mot est à la mode et comme mon mari n'utilise pas les insultes ouvertement, il ne paraît pas "violent" c'est plus subtil que ça. Cela se manifeste surtout par le manque de liberté d'être et de choix justement. Tout doit être fait à sa façon sinon je suis nulle. Les enfants reçoivent parfois des fessées, mais surtout ils ont peur de lui au quotidien. J'ai décidé de le quitter mais comme il est doué pour nier l'évidence, comment faire comprendre au juge qu'il ne faut pas laisser les enfants seuls avec lui lors des visites ? Comment faire reconnaître un pervers narcissique devant le Tribunal puisqu'ils savent manipuler les psy pour paraître normaux ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez récemment réalisé que vous êtes victime de mécanisme d'annulation de la pensée, d'action et d'être de la part de votre mari et vos enfants reçoivent parfois des fessées et ont peur de lui. Vous pensez que c'est peut-être un pervers narcissique. Vous avez décidé de le quitter, mais vous ne souhaitez pas que vos enfants se retrouvent seul avec lui lors des visites. Vous vous demandez comment faire reconnaître un pervers narcissique devant le Tribunal.

Vous avez bien fait de nous contacter. La situation que vous vivez avec votre mari semble très difficile.  La violence psychologique que vous subissez, qu'elle soit de la perversion narcissique ou de la manipulation, reste difficile à identifier, car elle est très subtile et ne laisse pas de trace. Cependant cette violence atteint profondément l'estime de soi et la santé de la personne victime.

Il est légitime que vous vous inquiétiez pour vos enfants. Nous vous encourageons à demander conseil à un des Offices Régionaux de Protection des Mineurs. Dans le canton de Vaud, vous pouvez un contacter un selon votre région. Des professionnel-le-s de l'enfance peuvent encadrer le droit de visite de manière sûre pour vos enfants.

Nous vous conseillons aussi de prendre contact avec l'association Au-delà des Masques. Cette association est spécialisée dans le soutien et l'accompagnement des victimes de manipulation/perversion narcissique. Le premier contacte se fait en remplissant le formulaire sur le site internet https://www.au-dela-des-masques.ch. Des spécialistes de cette problématique pourront vous écoutez et vous conseillez, notamment sur vos interrogations au sujet des visites de vos enfants chez leur père.

Nous espérons que ces différentes pistes vous aideront et que vous trouverez le soutien nécessaire.

Nous vous souhaitons bon courage et nous restons à votre disposition pour d'autres questions.

Meilleures pensées.

> Il ne supporte pas la rupture et menace de détruire mes affaires. Que faire?

26 juillet 2021 - Din...


Je suis marié mais separé cependant il ne supporte pas la rupture et quand je sort tard le soir il menace de tout cassé cher moi. Il habite cher moi et en attendant de trouver une solution lors de dispute il menace de prendre mon appart sous son nom, de detruire mes affaire, mettre le feu que faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes séparée de votre ex-partenaire mais vivez encore avec. Il ne supporte pas la rupture et menace de tout casser et de prendre votre appartement. Vous nous demandez que faire dans cette situation.

Vous faites bien de nous écrire. Cependant, nous n’avons pas beaucoup de détails pour vous donner des réponses précises.

Dans la situation que vous nous décrivez, il y a des indices qui nous font penser à de la violence psychologique: le fait qu’il n’accepte pas que vous sortiez, les menaces de s’en prendre à vos affaires et de mettre le feu.

La période de la séparation est un des moments durant lequel la violence peut s’aggraver. Vous avez raison de vous inquiéter et de demander de l’aide. Pensez-vous qu’il pourra mettre ses menaces à exécution ? Avez-vous peur ? Si à un moment donné, vous vous sentez en danger, il est important d’appeler la police (117). Il est également possible de porter plainte pour les menaces.

Avez-vous entrepris des démarches au niveau juridique pour la séparation ? Y a-t-il déjà eu des décisions par rapport à l’attribution du domicile ? Si le domicile vous a été attribué, vous pouvez faire intervenir la police pour expulser votre mari du domicile. Si vous n’avez pas encore entamé de procédure au niveau juridique, nous vous conseillons de prendre contact avec un avocat pour entamer ces démarches.

Vous pouvez également contacter l’association AVEEC (022 797 10 10 ). Une intervenante pourra vous écouter, évaluer avec vous votre situation et vous expliquer les démarches qu’il est possible de faire. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Il existe également le foyer le Pertuis à Onex (022 309 57 27) qui accueille les victimes ainsi que les auteurs de violence. Il est possible que vous proposiez cette adresse à votre ex-partenaire si vous souhaitez qu'il parte en attendant de trouver un appartement. Il est nécessaire d'appeler pour avoir un premier entretien d'admission.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à trouver l’aide que vous recherchez. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez une autre question, si vous souhaitez nous donner plus d'informations sur votre situation ou pour nous donner de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Il contrôle mes messages et devient furieux

22 juillet 2021 - Mor...


Bonjour,

Je me permets de vous écrire car mon partenaire est persuadé que je le trompe car j ai effacé quelques messages avec mon patron. J'efface les messages avec mes collègues car je veux éviter des problèmes car mon compagnon est très jaloux et je ne veux pas qu'il pense que je parle avec mes collègues toute la journée. Il y a quelques jours il a appris que j ai effacé un message. Il est devenu furieux. Il m'insulte, me pousse violemment et dit qu'il a envie de me tuer. Je ne sais pas quoi faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous confiez que votre partenaire est convaincu de votre infidélité à son égard. Il surveille vos messages et s’il apprend que vous les avez effacés, il vous suspecte et se met en colère. En plus de cela, il vous insulte, vous pousse brutalement et vous menace de mort. Face à ses agissements, vous avez peur et vous sentez démunie, ceci est tout à fait compréhensible.

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence et ne pas rester seule avec cette situation difficile est un premier pas courageux et important pour entamer tout changement.

Les éléments de votre récit décrivent des formes de violences psychologiques et physiques. Si la jalousie est une émotion naturelle et saine à la base, elle peut également être excessive et mener à de la méfiance, de la surveillance, des accusations et faire place à la violence. Ce contrôle exercé par votre partenaire ainsi que les insultes et les menaces de mort que vous subissez sont des agressions psychologiques. Le fait de vous pousser brutalement représente de la violence physique. Ce sont des actes graves et interdits par la loi. De plus, ces violences, qu’elles soient psychologiques ou physiques, ont des conséquences sur les personnes qui en sont victimes.

Bien souvent, il est difficile pour le couple de sortir de cette dynamique de violence sans aide extérieure. Votre partenaire a besoin d’aide pour arrêter d’agir de manière violente et il est important que vous receviez vous-même de l’écoute et du soutien. Pour cela, plusieurs options sont possibles.

Dans un premier temps, nous vous conseillons de prendre contact avec un Centre LAVI. Dans le canton de Genève, les prises de rendez-vous pour une consultation gratuite et confidentielle se font au 022 320 01 02 du lundi au vendredi entre 14h et 17h. Des professionnel·le·s pourront vous informer sur vos droits en tant que victime, réfléchir avec vous aux différentes possibilités qui s’offrent à vous, en fonction de vos besoins et de votre rythme et vous accompagner dans les démarches que vous déciderez d’entreprendre.

S’il vous est possible d’aborder le sujet avec votre partenaire et qu’il est lui-même prêt à entreprendre des démarches pour stopper la violence et améliorer votre relation de couple, il peut s’adresser à l’association VIRES qui vient en aide aux personnes auteures de violence. Vous pouvez également contacter un service de consultation conjugale afin de recevoir un accompagnement pour faire évoluer votre relation pour qu’elle ne soit plus empreinte de violence.

Finalement, en cas de nouvel épisode de violence et si vous vous sentez en danger, n’hésitez pas à appeler la police au 117.

Nous espérons que ces quelques lignes vous auront donné des pistes pour vous protéger et améliorer votre situation. Nous restons bien sûr à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Je ne me sens plus en sécurité à la maison. Existe-t-il un lieu pour m’héberger temporairement?

16 juillet 2021 - Lui...


Bonjour,

Je suis intéressée en Savoir si vous donnez de soutien en question de hébergement temporaire, pour le femmes victimes de violence psychologique? Je ne me sens plus en sécurité chez moi avec mon mari. J'ai peur d'être battu en quelque moment. La dernière période je ne dor pas. je cherche un travail. mais je n'ai pas assez d'argent pour quitter la maison. je suis immigré je viens d'arriver à Genève l'année dernière. mon permis a été fait juste en avril cette année 2021 Merci,




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous évoquez être victime de violence psychologique de la part de votre époux et vous craignez un passage à l’acte au niveau physique. Vous avez peur pour votre sécurité, votre santé et votre avenir au vu votre arrivée relativement récente en Suisse. Vous cherchez à savoir s’il existe un hébergement pour fuir et trouver de la protection.

Nous comprenons bien que votre situation doit être éprouvante. En effet, votre peur de la violence est légitime et elle est accentuée par l’incertitude liée à votre permis et vos conditions de vie en Suisse. Toutefois, nous tenons à vous dire combien votre démarche de nous écrire et demander du soutien est courageuse. Mais aussi, elle est bienvenue vu le risque que vous ressentez.

Vous nous donnez peu d’éléments sur le contexte dans lequel vous vivez avec votre mari, mais nous entendons votre peur et votre besoin de sécurité. Sachez que la violence est interdite et qu’il est légitime de demander de l’aide pour s’en sortir et surtout se protéger. Vous trouverez des informations pouvant vous servir sur le lien suivant.

En cas de danger, d’urgence immédiate, il est conseillé de faire appel à la police au 117. Et pour répondre à votre demande, oui, il existe un lieu d’hébergement temporaire qui accueille des femmes victimes de violence dans leur couple, auquel vous pouvez faire appel.

Pour plus d’informations et pour évaluer votre situation, vous pouvez prendre contact avec l’association AVVEC au 022.797.10.10. Des professionnel-l-e-s pourront vous écouter et vous renseigner selon votre situation et vos besoins. Cette démarche est gratuite et confidentielle.

Nous espérons avoir pu vous renseigner de manière utile et restons volontiers à votre disposition pour d’autres questions ou pour nous apporter des compléments. Nous vous souhaitons vivement de trouver l’aide dont vous avez besoin et que votre situation s’améliore.

Avec nos meilleurs messages

> J’ai été victime de violences sexuelles

16 juillet 2021 - Mak...


J’ai été victime de quelques choses mais je ne sais pas si c’est qualifié comme viole. Il a profité de mon état d’ébriété pour abuser de moi. Il m’a pénétré à plusieurs reprise et j’ai à plusieurs reprise essayer de dire d’arrêter mais rien ne sortait. Puis je lui disais que je voulais pas mais il me déshabillais, j’avais aucune force, aucun maintien de mon corps j’étais comme un morceau de viande qu’on bouge d’un côté à l’autre. Il ne m’a pas frappé rien, mais il m’a pénétré de partout.




Notre réponse


Bonjour,

Tu nous confies avoir été victime de violences sexuelles. L’auteur de l’agression a profité de ton état d’ivresse pour te contraindre à un acte sexuel, il t’a déshabillé et pénétré dans plusieurs orifices. Tu lui as dit que tu ne consentais pas mais il a continué à te déshabiller. Tu étais dépourvue de force et tu as également essayé de lui dire d’arrêter plusieurs fois mais aucun mot ne pouvait sortir de ta bouche.

En nous écrivant et en osant briser le silence, tu as fait un pas important et courageux. En effet, malgré les émotions difficiles souvent ressenties (honte, culpabilité, …), il est important de ne pas rester seule avec cette situation.

Ce que tu nous décris avoir vécu sont des violences sexuelles. Elles sont graves et interdites par la loi.Elles sont responsables d’une atteinte à l’intégrité physique et psychique des victimes et ont des conséquences sur la santé de celles-ci.  En Suisse, le terme légal de « viol » renvoie à toute situation où un homme contraint une femme à subir une pénétration vaginale par menace ou pression. Dans les autres cas, la loi parle de « contrainte sexuelle » (art. 189 CP, art. 190 CP). Les éléments exposés correspondent à des actes poursuivis d’office. Ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire de déposer une plainte. Si tu le souhaites, tu peux dénoncer ces infractions à la police ou au Ministère Public, ceci pourrait ensuite aboutir à l’ouverture de l’enquête. Il peut également être utiles d’avoir des preuves des violences subies (draps, vêtements, constat médical) qui pourront appuyer tes paroles.

Lors de relations sexuelles, chacun·e est responsable de s’assurer du consentement de sa ou son partenaire. Peu importent les circonstances d’une agression sexuelle, la victime n’est pas responsable, quel que soit son habillement, son état ou son comportement. Le fait que tu étais comme paralysée, que tu n’arrivais plus à réagir (les mots ne sortaient pas de ta bouche, ton corps était comme un bout de viande mou) est une réaction normale. Elle s’explique par un phénomène neurobiologique qui s’appelle la sidération psychique. C’est un mécanisme de défense qui peut se produire dans des situations dangereuses.

Nous t’encourageons à prendre contact avec un service d’aide aux victimes pour te soutenir. Les centres LAVI du canton de Vaud (Lausanne 021 631 03 00, Yverdon 021 631 03 08, Aigle 021 631 03 04), atteignables de 9h à 12h et de 14h à 17h, offrent des consultations gratuites et confidentielles. Des professionnel·le·s pourront t’écouter, t’informer sur tes droits et t’accompagner dans les démarches selon ton rythme et tes besoins.

Tu peux également t’adresser à l’association ESPAS qui propose un soutien thérapeutique pour les personnes victimes d’abus sexuels.

Nous espérons que notre réponse t’aidera à y voir plus clair et nous te souhaitons beaucoup de courage dans la suite de tes démarches. N’hésite pas à nous écrire à nouveau si tu as d’autres questions ou si tu souhaites simplement nous donner de tes nouvelles. Prends bien soin de toi.

> Je prends conscience que mon mari a pris un certain contrôle sur ma famille. Je ne sais pas si je suis „victime de violence“ et si je dois divorcer.

02 juillet 2021 - Col...


Bonjour,

C’est le pédiatre de mon fils qui veut faire appel au SPJ/l’AEMO pour mon mari et je prends conscience qu’il a pris un certain contrôle sur notre famille. Il n’est pas violent physiquement (quelques rares fessées aux enfants mais je vois bien qu’ils ont peur de lui) mes enfants eux-mêmes ne veulent plus vivre avec leur papa. Je ne sais pas si le SPJ va suffit ou si je dois le quitter.

Je voudrais retrouver la liberté de choisir les vêtements de mes enfants par exemple. Mais j’ai du mal à me reconnaître comme « victime de violence » alors j’ai peur que mes décisions soient trop radicales par rapport à lui.

Est-ce moi qui vit les choses trop intensément ou je suis vraiment sous emprise même minime et je dois me sortir de là ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous questionnez sur l’avenir de votre couple ne sachant pas si vous devez vous séparer ou non. Vos doutes semblent être intervenus lorsque le pédiatre de vos enfant a dit vouloir contacter le SPJ à propos du comportement de votre mari. Peut-être ces doutes sont-ils apparus plus tôt encore ? Vous nous dites prendre conscience que votre époux exerce un certain contrôle sur vous mais il vous est toutefois difficile de vous reconnaître en tant que victime. Vous vous interrogez sur la légitimité de votre ressenti, sur les décisions à prendre ainsi que sur une éventuelle emprise de votre mari sur vous.

Nous avons peu d’éléments concernant les actes de votre mari qui ont poussé le pédiatre à faire un signalement au SPJ. Il y a aussi peu de description de son comportement au sein de votre couple mais nous allons néanmoins pouvoir faire exister ceci :

La violence existe sous plusieurs formes et n’est pas que physique. Elle peut être aussi psychologique, économique et sexuelle. Le contrôle est une violence de type psychologique. Cette dernière peut en effet, sur du plus ou moins long terme, permettre à l’auteur-e d’exercer de l’emprise sur son/sa conjoint-e ou même sur les enfants. L’emprise s’installe en principe par le biais d’une dynamique répétitive dans la relation nommé cycle de la violence. Les conséquences de la violence, de l’emprise peuvent se manifester entre autres par de la perte de confiance, de la peur et de la confusion.

La violence est interdite et la plupart des actes peuvent être sanctionnés par le droit pénal, et celle exercée sur les enfants est motif à dénonciation aux services de protection de la jeunesse. Les parents ont le devoir de protection envers leurs enfants et si l’un est inadéquat, l’autre doit les en protéger. Mais quelles mesures l'autre parent peut-il mettre en place et doivent-elles être "radicales"?

Ceci nous emmène à votre question sur le divorce. Ce n’est pas forcémment LA solution, la seule et unique, mais elle peut l’être si vous estimez que le seul moyen de vous protéger vous et vos enfants est de partir. Toutefois, le premier pas qui peut conduire à trouver de l’aide est de sortir du silence et vous l’avez d’ores et déjà fait. Bravo pour cet acte courageux qui est souvent le plus difficile !

Nous ne pouvons passer outre le sujet de la reconnaissance du statut de victime. C’est une démarche difficile mais nécessaire car elle amène sur le chemin de la prise de conscience et c’est certes douloureux. En parallèle, elle a le mérite de mettre du sens et d'aider à débuter une reconstruction.

Victime de violence ou non ? Sous emprise ? Partir ? Divorcer ? Nous ne pouvons répondre à toutes ces questions et par ailleurs il nous manque des informations pour vous répondre précisément mais quelques éléments pourraient mettre la puce à l’oreille, notamment quand vous mentionnez ne pas avoir la liberté de choisir les vêtements de vos enfants. C’est pourquoi, pour évaluer votre situation et trouver de l’aide nous pouvons vous aiguiller vers le Centre d’accueil MalleyPrairie qui est spécialisé dans la problématique de violence dans le couple et de la famille. Vous pouvez contacter les professionnel-le-s au 021.620.76.76. Les prestations sont gratuites et confidentielles, et vous pourrez recevoir des conseils par téléphone ou lors de RDV ambulatoires sur place. Avec elles/eux,  vous pourrez réfléchir aux diverses questions qui vous habitent.

Nous espérons avoir pu vous apporter des éclairages utiles et vous souhaitons plein de courage pour la suite. Nous restons volontiers à disposition pour d’autres questions ou aussi pour recevoir de vos nouvelles.

> Ma fille baffe son copain, que faire?

02 juillet 2021 - Elf...


Ma fille de 15 ans donne des baffes à son ami de 17 ans




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre fille donne des baffes à son copain. Tous les deux sont mineurs et nous imaginons que vous ne savez pas quoi faire dans cette situation.

Vous avez bien fait de nous écrire. C’est un comportement de violence physique qu’il est important de ne pas banaliser. 

Avez-vous eu déjà une discussion à ce sujet avec votre fille? Tout d’abord, nous pensons qu’il est primordial que vous lui expliquiez clairement que la violence n’est pas une manière adéquate pour réagir dans une relation. N’hésitez pas à le lui répéter. Donner une baffe est une action blessante, psychologiquement et physiquement et ne va pas l’aider à résoudre un conflit. Au contraire, la violence aggrave les situations difficiles et peut briser une relation. Rappelez-lui aussi que la violence est interdite par la loi et que son copain ou toute personne qui subit de la violence a le droit de porter plainte contre elle. 

Ensuite, vous pouvez lui demander pourquoi elle agit de cette manière. S’il y a de la colère ou de la frustration sous-jacente qui la pousse à agir ainsi, dites-lui qu’elle peut libérer ses émotions d’une autre manière que par de la violence sur autrui. Pour commencer elle peut sortir de la pièce et marcher lorsque l’envie de baffer son copain lui vient. De cette manière, elle pourra en prendre conscience, s’arrêter à temps et revenir quand la tension est redescendue en ce demandant ce qui la fâche ou la frustre dans cette situation.

Si malgré vos discussions et ces conseils, cela ne s’arrête pas, elle peut nous écrire directement ou contacter au 147 l'association Projuventute pour demander d’autres conseils.

Si votre fille est prête à faire ce pas, nous pouvons lui conseillons de prendre contact avec le Centre de consultation les Boréales au  021 314 66 33 qui propose différentes prises en charge: thérapies individuelles, de couple ou de famille etc... Cet espace pourrait lui permettre de comprendre pourquoi elle recourt à la violence et trouver des alternatives.

Notre porte reste ouverte en cas de nouvelles questions. Nous espérons que nous avons répondu à votre demande et vous envoyons nos meilleurs messages.

> Violences conjugales, quels droits pour la victime de nationalité étrangère?

27 juin 2021 - Kev...


Bonjour,

Mon beau-frère (frère de mon épouse), frappe régulièrement sa femme, car il est nottamment sous l'emprise de l'alcohl. Les 2 enfants (1 et 3 ans) en sont témoin et le vivent évidemment très mal. Le couple est marié depuis 3 ans, lui a le passeport suisse et elle a le passeport serbe.

Elle hésite à déposer plainte car elle a peur de perdre ses enfants vu qu'elle n'est pas suisse. Quels sont ses droits en étant qu'étrangère et que pouvons-nous faire pour elle ?

Merci pour votre aide car ça devient vraiement difficile car ça fait plusieurs mois ou années que ça dure, il y a des hauts et des bas. Bref là j'ai envie de réag8r et de ne plus me taire.

Dans l'attente de votre réponse, une bonne fin de dimanche.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Si nous comprenons bien, votre beau frère frappe régulièrement sa femme lorsqu’il est sous l’emprise de l’alcool. Les enfants en sont témoins. Votre belle-sœur hésite à entreprendre des démarches car elle ne connait pas ses droits en tant que personne de nationalité étrangère. Vous souhaitez réagir et avez besoin de conseils pour la soutenir, c’est pourquoi vous nous contactez.

Au vu des éléments que vous nous transmettez, votre belle-sœur est victime de violence conjugale, principalement physique, depuis plusieurs années. Leur enfants sont témoins de ces violences et cela peut avoir un impact sur leur bon développement. C’est pourquoi il est important de pouvoir les protéger de ce contexte. Pour ce faire, il existe plusieurs démarches que peut entreprendre la victime, quelque soit sa nationalité.

La violence conjugale est composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci sont poursuivies d’office. La victime peut en tout temps déposer plainte pénale pour les violences qu’elle subit. Elle peut également contacter la police en cas de nouvelles violences, au 117. Lors de leur intervention à domicile au moment de la crise, les policier-ère-s peuvent expulser l’auteur des violences. L’appel à la police peut être fait par un témoin de la scène. Suite à cet appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir en plus de l’expulsion du domicile pour la personne auteure, à savoir un dépôt de plainte et une possibilité de séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime.

Lors de mesures de séparation, la justice civile va attribuer le droit de déterminer le lieu de résidence au parent qui est le plus à même de s’occuper des enfants. En Suisse, les deux parents ont des droits égaux face à leur enfant, indépendamment de leur sexe et de leur nationalité. Pour les questions de permis de séjour suite à une séparation, le Centre Social Protestant et son service de la fraternité est le spécialiste du Canton de Vaud sur ce sujet. Il existe plusieurs permanencesatteignables au travers du numéro direct 021 560 60 98.

Il y a d’autres adresses sur le canton de Vaud d’organismes qui soutiennent les personnes victimes de violences conjugales. Le Centre d’accueil Malley Prairie (021 620 76 76) est spécialisé dans l’accompagnement des personnes victimes. Un hébergement est également possible sur Lausanne, pour la victime et ses enfants. Le Centre LAVI (021 631 03 00) peut également soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Ils se basent sur la Loi fédérale d'aide aux victimes. Leurs bureaux se trouvent à Aigle, Lausanne et Yverdon-les-bains. Ils sont joignables 24/24h et les entretiens sont gratuits et confidentiels. L'Equipe Mobile d'Urgences Sociales (0848 133 133) peut se déplacer en tout temps à domicile ou dans tout autre lieu souhaité pour une rencontre afin de soutenir les personnes en difficultés.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez pour soutenir votre belle-sœur. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> Je sais que ma voisine subit des violences de son mari et je ne sais pas quoi faire

27 juin 2021 - Ine...


Bonjour,

Depuis un peu plus d'une année, j'habite côte à côte avec un couple au sein duquel existent des violences. J'entends des bruits de dispute très forts, des cris, des portes qui claquent, parfois des coups. La police vient régulièrement, mais n'expulse pas cet homme violent de son appartement.

J'ai tenté d'en discuter avec mes voisins, mais je ne pouvais jamais avoir accès à ma voisine et lui me disait toujours que ça allait. Or, il y a deux semaines, je suis allée sonner un matin où j'ai entendu une dispute très violente. C'est ma voisine qui m'a ouvert, elle était terrorisée, avait des marques de violence sur elle et est venue se réfugier chez moi. Elle m'a expliqué la situation de violence physique, verbale, psychique et émotionnelle que son mari lui inflige. Elle a tenté plusieurs fois de partir, mais son conjoint la retrouve toujours et la force à revenir à la maison. Comme elle est immigrée, elle a très peu de personnes autour d'elle qui peuvent la soutenir. Cette fois encore, elle est revenue à la maison.

Depuis, je suis dans l'incapacité de rentrer en contact avec elle et je pense qu'il lui enlève son téléphone - elle m'a dit qu'il lui faisait cela. Hier, je les ai croisés dans notre rue, j'ai vu que tout de suite il l'a agrippée par le bras et elle s'est retournée vers moi tout en continuant à marcher, j'ai eu l'impression qu'elle essayait de me dire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Ce matin, je lui ai envoyé un message tout simple, disant que si elle voulait boire un café sur une terrasse un de ces jours, ça me ferait plaisir. Je n'en ai pas dit plus, car j'ai peur de générer la rage de son mari et qu'il la punisse en devenant violent. Je n'ai pas reçu de réponse. Je suis désemparée car je sais qu'il y a de la violence dans l'appartement juste à côté du mien et je n'ai pas de moyen de rentrer en contact avec cette femme, car son mari violent qui, en plus, est au chômage depuis le début du covid, ne la laisse jamais seule.

Je ne sais pas quelle est la meilleure chose à faire dans cette situation, mais il est très difficile de rester sans rien faire. Merci d'avance pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis un peu plus d'une année, vous habitez à coté d'un couple au sein duquel existent des violences. Vous entendez des bruits, des cris, et parfois des coups. Il y a deux semaines vous avez pu rentrer en contact avec votre voisine. Celle-ci était terrorisée et avait des marques de violences sur elle. Vous l'avez alors accueilli chez vous et vous lui avait offert une écoute bienveillante. Depuis, elle est retournée chez elle et vous ne pouvez plus rentrer en contact avec elle, car son mari est au chômage, donc toujours à la maison et avec elle. Vous vous inquitez pour votre voisine qui est victime de violences. Vous nous demandez comment agir au mieux dans cette situation.

Nous vous remercions pour votre demande, vous félicitons pour l'attention portée à votre voisine et tout ce que vous mettez en place pour l'aider. Nous comprenons bien que vous vous faites du soucis et vous avez bien fait de nous contacter. Il n'est pas évident de se trouver témoins de ce genre de scènes et  savoir comment réagir.

Dans les situations de violence au sein du couple, il arrive souvent que le voisinage soit une ressource et intervienne par expemple en appelant la police.

La violence au sein du couple répond souvent à un cycle qui se répète et s'intensifie. Nous vous encourageons donc à rester attentive par la suite, et en cas de nouvel épisode, nous vous encourageons effectivement à appeler la police au 117, afin de protèger la victime. La violence conjugale est interdite par la loi. Dans le canton de Vaud, la police pourra expulser l'auteur du domicile pour une durée de 14 jours. Vous nous dites que la police vient régulièrement mais n'expulse pas l'auteur du domicile, peut-être que l'auteur a bien été expulsé mais revient au domicile?

En cas de nouvel épisode de violence, si votre voisine venait à se réfugier chez vous, nous vous conseillons d'appeler L'Equipe Mobile d'Urgences sociales (EMUS) au 0848 133 133. Non seulement, cette équipe pourra procéder aux premiers soins mais pourra aussi accompagner votre voisine à la police et/ou au Centre d'accueil MalleyPrairie pour un hébergement d'urgence si voisine est d'accord.

Etant donné que vous avez déjà un lien avec votre voisine, lors d'une prochaine rencontre ou discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l'aide. Nous vous conseillons aussi de lui proposer de prendre contact avec le Centre Malleyprairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles. Et si, elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement d'urgence au Centre d'accueil Malleyprairie afin d'être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

Sur notre site, dans la section pour l'entrourage, vous trouverez des informations complémentaires.

Nous vous invitons à écouter vos ressentis et à prendre soin de vous, votre soutien est déjà très précieux pour votre voisine et vous ne pouvez agir à sa place.

Nous espèrons que notre réponse vous aura aidée et que la situation pourra s'améliorer.

Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situations.

Avec nos meilleures salutations

> Como hago para lograr un refugio para protegerme de el

21 juin 2021 - Gab...


Hola .

Mi novio me trata verbalmente y sufro maltrato como hago para lograr un refugio para protegerme de el



Notre réponse


Buenos días,

Su situación es difícil y entendemos que busque ayuda y consejo. Vosotros hayáis hecho un paso importante al decidir hablar de lo que vosotros estáis viviendo.

La violencia conyugal puede adoptar muchas formas y a veces puede ser un ciclo. La felicitamos por su voluntad de salir de la violencia, vosotros no estáis sola.

En Suiza, la violencia doméstica está prohibida por la ley, puede llamar a la policía en cualquier momento al numero 117, y ésta intervendrá en el domicilio y podrá expulsar a su cónyuge del domicilio por un periodo de tiempo limitado.

Los profesionales están aquí para ayudarla a salir de la violencia. Si vosotros estáis buscando un lugar para protegerse, en Ginebra puede irse al Foyer Le Pertuis. Vosotros podáis llamarlos a las +41 22 309 57 27 y en caso de emergencia su línea +41 22 879 62 14 está disponible las 24 horas del día y los 7 días de la semana.

Si vosotros habláis francés, tenemos una página en nuestro sitio web con consejos prácticos para salir de casa.

No dudéis en volver a escribirnos si tenéis alguna pregunta o si queréis darnos noticias. Le deseamos mucho coraje, con nuestros mejores pensamientos.

> Je suis sortie d’une relation très violente mais je souffre de stress post traumatique. Je suis à la recherche d’un groupe de parole.

21 juin 2021 - lab...


Bonjour.

Je suis sortie d’une relation très violente il y a une année mnt. Je souffre d’un stress post traumatique important que je traite par thérapie. Mais il y a des moments où je revis tout et c’est très dur. J’ai un nouveau conjoint qui est adorable mais ça pèse sur notre couple. Je pleurs bcp alors que je suis très amoureuse. Je voulais savoir s’il existait des groupes de parole pour parler avec d’autres femmes. J’ai besoin de m’exprimer et de dialoguer avec des gens qui connaissent de l’intérieur ces émotions. Merci




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous souffrez de stress post-traumatique faisant suite à une relation que vous qualifiez de très violente et que vous avez quittée il y a une année. A ce jour, vous en subissez encore les conséquences, qui viennent altérer votre nouvelle vie de couple.

Vous avez raison de vous inquiéter de ce que ces violences ont marqué en vous en consultant un-e thérapeute, car les troubles liées au stress post-traumatique sont une souffrance.

Pour répondre à votre demande, le Centre MalleyPrairie propose aux femmes victimes de violences conjugales la possibilité de participer, en soirée et à quinzaine, à un groupe de soutien, destiné à favoriser le partage des vécus autour de la problématique de la violence.

Vous pouvez prendre contact en appelant le 021 620 76 76 et fixer un rendez-vous avec une animatrice pour obtenir les informations nécessaires à votre adhésion à ce groupe.

Nous espérons que ces éléments de réponse vous permettront d’accéder à ce que vous recherchez comme soutient et nous vous souhaitons le meilleur dans vos démarches, comme vous le mentionnez, vers une guérison. N’hésitez pas à reprendre contact si vous en sentez le besoin.

> Il dit que j’exerce de la violence psychologique sur lui car je lui dicte les comportements à avoir et ne lui laisse pas d’air. Que faire ?

20 juin 2021 - Her...


Bonjour,

Je suis en couple avec mon mari depuis une dizaine d'années, nous sommes mariés depuis quelques années. Nous avons un fils en bas âge. Depuis que nous avons un enfant, nous nous disputoms beaucoup. Nous nous sommes éloignés l'un de l'autre.

Nous aimons notre fils plus que tout au monde et il va très bien. Pour moi (la maman, donc), mon fils passe avant mon mari. Et j'ai malheureusement perdu de l'intérêt pour mon mari. Parfois je regrette de l'avoir choisi comme partenaire. Je m'énerve beaucoup de ses comportements. Ce sont de petites choses... Je lui reproche d'être désordonné, de ne pas avoir de bonnes manières à table, de ne pas m'écouter quand je lui parle. Lui me reproche d'être trop accaparée par notre fils. Lorsque nous nous disputons, il lance des objets par terre ou claque des portes. Il dit qu'il est à bout de nerfs.

Il dit que j'exerce de la violence psychologique sur lui car je lui dicte les comportements à avoir et ne lui laisse pas d'air. Que faire ? J'ai peur que notre fils ressente cette mauvaise ambiance et que cela s'imprime en lui... Merci pour votre aide !




Notre réponse


Bonjour Madame,

Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que vous avez entreprise en écrivant sur notre site. Identifier qu’il y a de la violence dans son couple peut être difficile à reconnaître ; cela demande du courage que de considérer cela comme un problème et de vouloir changer la situation.

Vous relatez des disputes fréquentes avec votre mari qui vont jusqu’à l’exercice de la violence. Vous mentionnez notamment la violence que votre mari exerce sur des objets en votre présence. Et vous relevez également le vécu de votre mari quant à la violence psychologique que vous exercez sur lui (si vous désirez plus d'informations sur ce type de violence, nous vous invitant à cliquer sur ce lien).

De plus, vous vous montrez sensible à la souffrance que ressent votre fils en étant exposé à des épisodes de violence entre ses parents et vous soulignez votre peur que cela l’affecte à long terme. Si vous souhaitez avoir une meilleure compréhension des impacts de l'exposition des enfants à des scènes de violence, nous vous proposons de cliquer sur ce lien.

Dans votre message, vous adressez une question pratique : « que faire ? ». Si vous avez le souhait de mieux comprendre comment établir une communication sereine dans votre couple, et que vous êtes à la recherche de stratégies alternatives à la violence, nous vous proposons de contacter un lieu spécialisé dans les dynamiques relationnelles violentes au sein du couple. Cela pourrait vous soutenir et vous aider à préciser vos besoins dans la période difficile que vous vivez.

Notre association étant active en Suisse romande, nous connaissons moins bien l'offre existante à Zurich. Nous avons cependant trouvé cette adresse: Fachberatung Hausliche Gewalt qui propose notamment des consultations de couple. Nous vous conseillons de prendre contact afin d'en savoir plus sur leur offre. Enfin si vous souhaitez obtenir d'autres adresses à Zurich, nous vous conseillons d'écrire au Beratungstelle für Frauen via leur service de conseils en ligne qui est similaire à celui que propose l'association VIOLENCE QUE FAIRE.

Dans l’espoir que votre situation pourra se résoudre, nous vous souhaitons de trouver les moyens de renforcer un mode de communication avec votre mari qui permettra un climat de sécurité pour votre couple et votre enfant.

> Qui paie une consultation médicale/constat de coups et blessures suite à une atteinte physique?

20 juin 2021 - Cro...


Bonjour,

Je travaille dans un centre d'urgence. Je constate qu'en règle général certaines personnes ne souhaite pas consulter à cause de la franchise trop haute. Ces gens ne peuvent pas se permettre une dépense "inutile" et préfère éviter de se faire soigner.

Etant témoin d'une situation de violence conjugale d'une collègue je comprends que chaque dépense financière est compliqué pour elle. Son "copain",violent et sûrement pervers narcissique lui impose un contrôle financier et la prive dune partie de son salaire. Il y a 5 jours, elle a été violemment agressé par lui, il avait introduit un traceur dans son mobile pour la suivre et a défoncé la vitre de la voiture pour la frapper. Puis, il est revenu l'attendre à son domicile pour la frapper, étrangler et tout ce dont elle ne m'a pas parler.

J'ai beaucoup parlé avec elle, lui ai expliqué ses droits, la loi en Suisse. La possibilité de déposer une main courante, faire un constat médical (dans notre urgence, elle ne veut pas évidemment elle souhaite pas ne mélanger la vie privée et professionnelle). Mais je l'ai encouragé a aller dans une autre urgence ou chez un médecin traitant. Elle a quitté son domicile et dort chez une amie, elle a trouvé un nouvel appartement libre d'ici quelques semaines (devra payer 2 loyers ?) Plusieurs frais vont en découler, à 20 ans, on a pas de réserve financière, un salaire pas bien élevé.

Je pense qu'il serait utile d'expliquer clairement sur votre site qui paie une consultation médicale lors d'atteinte physique: j'ose imaginer que c'est un cas accident (sans franchise) et non maladie. Mais je ne trouve nulle part une explication à cette question. D'avance je vous remercie et vous adresse mes meilleures salutations.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous travaillez dans un centre d’urgence. Une de vos collègues vous a confié qu’elle subit de la violence conjugale de la part de son partenaire. Suite à une scène de violence il y a 5 jours, elle a quitté son domicile et dort chez une amie. Vous avez pu l’écouter, la renseigner sur ses droits, lui conseiller de faire un constat médical. Cependant elle a de nombreux frais supplémentaires liés à sa situation et ne peut pas assumer des frais pour une consultation médicale. Vous trouveriez utile qu’il y ait davantage d’indications sur notre site concernant la prise en charge des frais médicaux suite à une agression.

Nous vous remercions pour votre question et vous félicitons pour tout le soutien que vous apportez à votre collègue.

Votre question aborde la question des assurances. Nous ne sommes pas spécialisé-e-s dans ce domaine qui est complexe mais nous vous proposons quelques éléments de réponse.

Comme vous le mentionnez de nombreux faits de violence domestique et sexuelle peuvent être considérés comme des accidents, juridiquement parlant. Ce qui pour la couverture d’assurance est d’une grande importance.

En principe, les personnes qui exercent une activité salariée de plus de 8 heures par semaine sont couvertes par l’assurance-accident obligatoire (LAA). Il n’y a alors ni franchise, ni quote-part à payer par la patiente. L’établissement d’un constat de coups et les soins découlant de l'agression devraient dès lors être couvert entièrement par l’assurance accident.
Les personnes non salariées n’ont pas le droit aux prestations de l’assurance-accident obligatoire. Les frais découlant d’un accident sont alors pris en charge par la couverture accident de la LAMal qui propose les mêmes prestations qu’en cas de maladie. Tout comme pour la maladie, l’assuré-e doit alors payer une participation aux frais (franchise et quote-part) y compris pour l’établissement d’un constat de coups.

Dans certaines situations, la personne touchée par un accident peut bénéficier des prestations prévues par la LAVI (loi sur l’aide aux victimes d’infractions). La prise en charge de frais médicaux (dont des constats de coups) peut faire partie de ces prestations. L’aide apportée par la LAVI est cependant toujours subsidiaire aux prestations des assurances.

Il peut être intéressant de savoir que la victime peut refuser que son employeur-e soit informé-e de la violence subie, l’annonce de l’accident peut être remise directement à l’assurance-accident.

Il est parfois également indiqué, en procédant à la déclaration d’accident, de demander à l’assurance de s’abstenir de toute action récursoire contre la personne ayant exercé les violences, afin de protéger la victime.

Une personne touchée par une infraction peut de toute manière prendre contact avec un centre LAVI. A Fribourg, votre collègue peut s’adresser à Solidarité femmes-centre LAVI au 026 / 322 22 02. Des intervenantes pourront l’écouter, la conseiller, l’orienter et la soutenir par rapport aux options qu’elle choisit. Les consultations sont gratuites et confidentielles.

Comme vous le mentionnez pour établir un constat de coups à Fribourg, il est possible de le faire en allant aux urgences de l’hôpital cantonal ou chez son médecin traitant.

A Lausanne, il est possible de faire des constats de coups à l’Unité de médecine des violences. La consultation et l’établissement du constat sont gratuits. Il faut prendre un rendez-vous au 021 /314 00 60. Des personnes provenant d’autres cantons peuvent aussi s’adresser à ce service.

Nous espérons vous avoir amener des éléments de réponse. Votre collègue peut bien sûr également nous écrire ou trouver des informations sur notre site. Nous restons à votre disposition pour d’autres questions.

Prenez bien soin de vous

> Violences passées, existe-t-il un accompagnement spécialisé pour les témoins de violence= Même des années plus tard?

20 juin 2021 - Nat...


Pré-adolescente j’ai vécu des situations de violences entre ma mère et mon frère. Plus tard j’ai développé des problèmes alimentaires et d’addiction. J’ai aussi reproduit ce schéma avec un mari violent, violence que ma fille a vu petite. Aujourd’hui je me demande s’il ne serait pas nécessaire pour elle et pour moi de faire le point et se faire accompagner pour « nettoyer » tout cela.

Existe il un accompagnement spécialisé pour les témoins de la violence? Même des années plus tard ? Merci d’avance




Notre réponse


Bonjour Madame,

Par le passé, vous avez vécu des situations de violences entre votre mère et votre frère. Par la suite le schéma s'est reproduit avec votre mari et votre fille en était témoin. Actuellement vous souhaitez faire le point et avoir un accompagnement spécialisé pour les témoins de violence.

Vous avez bien fait de nous contacter, se poser des questions et avoir la volonté de se faire accompagner afin de "nettoyer" les violences vécues est un grand pas vers l'arrêt du schéma de la violence qui se répète. Cela vous permet de reprendre les rênes de votre vie.

Vous vous posez des questions sur les séquelles laissée par la violence à vous et votre fille. En effet être témoin de violence entre ses parents n'est pas anodin. Lorsque les enfants grandissent dans un climat de violence, ils développent une haute tolérance à celle-ci et cela les amène à croire que c'est normal d'utiliser la violence dans le conflit. C'est pourquoi à l'âge adulte, il n'est pas rare que la personne se retrouve dans une situation de violence, soit comme auteur ou en tant que victime. La violence affecte les enfants, chacun peut réagir différemment selon son âge, la fréquence et la gravité des violences. Vous-même avez eu des problèmes alimentaires et d'addiction.

Vous cherchez un accompagnement spécialisé. À Genève, nous vous proposons de contacter le Centre LAVI. Des professionnels-les vous répondront et vous orienteront, de manière confidentielle et gratuite, vers des psychothérapeutes spécialisés. Si vous ou/et votre fille êtes reconnues en tant que victime selon la loi, le coût des consultations peut être pris en charge par le Centre. Pour répondre sinon plus spécifiquement à votre question, à Genève, vous pouvez vous adresser au Centre Thérapeutique pour Traumatismes qui aide les personnes à se libérer de leurs séquelles traumatiques et leur permettre de reprendre le contrôle de leur vie. Pour prendre rendez-vous: +41 22 800 08 50.

Nous espérons que vous trouverez l'aide que vous désirez et nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Recevez nos meilleures pensées.

> Malgré la séparation, le harcèlement se poursuit. Que faire?

20 juin 2021 - @Kn...


En raison de plusieurs années de maltraitance psychologique dans ma vie conjugale (insultes, rabaissement, chantage au suicide), j ai décidé il y a bientôt 6 mois de me séparer. Cependant, malgré la séparation j ai l impression de vivre encore plus sous pression. Mon ex appelle mes amis et ma famille dans mon dos pour savoir ce que je fais et avec qui, questionne les enfants et leur demande d investiguer pour lui alors qu'ils sont très jeune et j en passe. Il m envoie des messages pour me dire que je brise notre famille etc. Je n en peux plus.

Je veux demander le divorce mais il menace de se suicider et j ai peur. Et j avoue aussi que jbai honte de ma situation. Que faire?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Après plusieurs années de violence psychologique dans votre vie conjugale, vous avez décidé de vous séparer. Cependant votre mari questionne votre entourage et demande à vos enfants de l'informer sur ce que vous faites et avec qui. Il vous envoie aussi des messages culpabilisants. Vous n'en pouvez plus de cette situation et vous vous demandez que faire.

Vous avez bien fait de nous contacter, en effet il n'est pas facile de sortir d'une situation de violence psychologique et cela prend du temps. Nous vous félicitons, vous avez déjà fait un grand pas un vous séparant. Votre sentiment de honte est une réaction normale. C'est la situation qui ne l'est pas, d'ailleurs la violence est interdite et peut être condamnée par la loi.

Malgré que vous soyez partie, vous subissez encore du harcèlement par les messages et les investigations de votre ex-mari auprès de vos enfants et vos proches. La menace fait aussi partie de ce type de violence, tel que menace de suicide en cas de divorce.

Nous vous encourageons à prendre contact avec le Centre LAVI Vaud au 021/631.03.00. Des spécialistes vous écouterons et vous conseillerons de manière confidentielle et gratuite. Par leur intermédiaire, il est aussi possible de bénéficier de consultations juridiques gratuites, afin de connaître vos droits en cas de divorce.

Nous vous conseillons aussi d'appeler le Centre MalleyPraire spécialisé en violence conjugale au 021/620.76.76. Lors d'un entretien des professionnels-les vous conseilleront afin de vous aider à vous protégez et sortir de cette situation.

Nous vous rappelons que vos enfants sont aussi affectés par cette situation. Ils sont pris dans un conflit de loyauté entre leurs parents. La Fondation As'Trame 021/648.56.56, peut apporter à vous et vos enfants conseils et soutien afin de les aider à traverser cette période de séparation.

Nous espérons qu'au travers de ces différentes pistes vous trouverez l'aide nécessaire pour poursuivre votre chemin vers plus de sérénité.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Recevez nos meilleures pensées.

> Consommation d’alcool et de substances, je ne sais pas si je suis coupable de violence et j’ai besoin d’aide.

19 juin 2021 - los...


Bonjour

vendredi soir je suis allé voir ma copine par surpise apres un concert arrosé au moins 3 litres de biere, je suis arrivé bourré et elle avait bu et pris du speed a un moment donné elle m 'as dis que je la faisais chier qu je devais lui foutre la paix et m as sorti des insultes qui m ont fais pleurer elle m 'as ensuite gifler puis pousser pour que je sorte .

je me souviens pas de la suite mais elle m as dis que je l avais etrangler et empecher de sortir pour qu on continue a parler . ensuite nous avons travailler une heure ou deux ensemble et elle venu se reposer dans le meme lit sans au matin elle m as dit qu elle ne voulait jamais plus que je le regarde plusieurs fois dans le couple elle m as hurler dessus et se montre irrespectueuse elle consomme souvent des drogues et moi souvent de l alcoll depuis quelques temps .

je lui ai envoyer un message d excuse lui parlant de mon ressenti que je suis choqué et que je me trouve comme un sous homme et que je regrette ma reaction . je precise que j amais je ne l ai violentée apres une annee de relation .

je me sens mal et j ai peur qu elle en parle a tout les gens que je cotoye nous avons tout les deux des atelier su le meme terrain . je veux me soigner je suis profondement atteint par mon attitude je precise que je suis absolument contre toute violence .

comment me guerir comment me faire pardonner sans espoir qu elle revienne mais juste par respect pour la femme je me sens terriblement mal j aimerais que cela ne ce sois jamais passé . j ai besoin d aide . merci pour votre lecture .




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Le fait que vous ayez pu nous écrire constitue un pas très important et nous relevons le courage que vous démontrez en nous contactant. Vous vivez une situation difficile dans votre couple et vous reconnaissez que cela vous fait souffrir. Vous décrivez des violences verbales, physiques et psychologiques agies tant de votre part que de la part de votre partenaire et vous exprimez regretter cette situation. Vous ne savez pas si vous êtes coupable des agissements dont votre copine vous accuse et vous souhaitez de l'aide.

Tout d'abord, reconnaître la présence de la violence dans votre relation de couple est un premier pas essentiel et nécessaire pour tout changement.

La consommation d’alcool ou de drogue augmente significativement le risque d’être impliqué dans une situation violente, que ce soit en tant que victime ou auteur-e, elle n’excuse cependant pas le recours à la violence, soit-elle psychologique, verbale, physique, ou autre. Les conséquences de la violence sont source de grande souffrance chez toutes les personnes impliquées. Chacun et chacune est responsable de la manière de réagir aux attitudes du ou de la partenaire et le fait de ne pas supporter certains comportements n’autorise pas le recours à la violence. Dans un premier temps, il vous revient donc la responsabilité de veiller à votre consommation d'alcool puisqu'elle constitue un facteur de risque de recourir à la violence. Si vous pensez avoir besoin d'aide en lien avec un problème d'addiction, vous pouvez vous adresser à la Croix Bleue romande à info@croix-bleue.ch ou par téléphone au 0848 805 005 (ligne d'écoute 24h/24 7j/7).

Dans votre récit,vous faites part que votre copine a usé de violences à votre égard et que de votre côté vous avez également pu recourir à la violence physique (étranglement, empêcher de sortir...) mais vous n'avez aucun souvenir. Il arrive parfois qu'au sein d'un couple que la violence soit symétrique et chacun des partenaires se retrouve à la fois victime et auteur-e. Dans tous les cas, il nous semble important que vous puissiez trouver de l’aide professionnelle qualifiée dans ce domaine. Dans le canton de Vaud, vous pouvez trouver à Lausanne de l'aide spécialisée dans la violence domestique en contactant le Centre Prévention de l'Ale qui sera à même de répondre à toutes vos questions et vous accueillir rapidement. Les professionnel-le-s de ce centre pourront vous offrir une écoute et une aide concrète, un suivi spécialisé, pour trouver des alternatives aux actes de violence. Vous pourrez également trouver de l’orientation et de l’aide pour votre copine si elle le souhaite. Nous vous encourageons vivement à prendre contact rapidement avec ce centre au: 021 321 24 00. Le Centre d'accueil MalleyPrairie qui s'adresse à toute personne victime de violences dans le couple et la famille peut également vous recevoir et vous proposer une consultation (gratuite et confidentielle) avec un-e professionnel-le à Lausanne ou différentes villes du canton de Vaud. Pour prendre rendez-vous: 021 620 76 76.

Le fait que vous soyez conscient de la gravité de la situation et que vous souhaitiez y remédier est un pas très important pour entamer un changement. Nous ne pouvons donc que vous encourager à concrétiser votre démarche en appelant soit le Centre Prévention de l'Ale .soit le Centre d'accueil MalleyPrairie en fonction de votre ressenti.

N'hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d'autres questions.

> Les violences psychologiques ne laissent pas de traces visibles. Comment les déclarer ?

16 juin 2021 - GAB...


Bonjour,

pouvez vous m'informer comment faire pour déclarer la violence psychologique qui ne laisse pas de traces visible pour les autres ?existent psychologue spécialistes? Merci infiniment pour vos conseils.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez raison de dire que les violences psychologiques ne laissent pas de traces visibles pour les autres. En effet, elles ne laissent pas de marques sur le corps, mais elles font très mal et peuvent terroriser. Ces violences peuvent atteindre profondément l'estime de soi, la confiance en soi et la santé des personnes qui en sont victimes.

Vous nous demandez comment faire pour les « déclarer ».  Si ces violences constituent une infraction, comme par exemple une menace de mort, vous pouvez vous adresser au centre LAVI de votre région et vous informer auprès des professionnel-le-s pour connaitre vos droits, comme de déposer une plainte pénale.

Vous pouvez aussi demander au Centre MalleyPrairie un entretien ambulatoire, dans votre région,  Les intervenant-e-s sont spécialisé-e-s pour recevoir des personnes victimes de violences dans le couple et il-elle-s vous accueilleront pour vous entendre, mais aussi pour élaborer avec vous des manières de vous protéger de ce que vous vivez en termes de violences. Ces entretiens sont confidentiels et non payant.

Vous pouvez aussi consulter auprès d'un-e psychologue de votre choix, en étant attentive à vous adresser à une personne spécialisée dans les violences domestiques. Soyez attentive à la couverture d’assurance que vous avez pour couvrir les frais de consultations.

Les démarches que vous entreprendrez vous amèneront à mieux comprendre les mécanismes de la violence psychologique et comment vous en protéger. Nous vous souhaitons d’ores et déjà, Madame, le meilleur dans vos démarches. Nous restons bien sûr à disposition si vous souhaitez nous en dire plus ou nous poser d'autres questions.

> J’ai été accusé de violences psychologiques. Il s’agit de violences symétriques, j’aimerais que cela s’arrête et cherche des conseils.

08 juin 2021 - lef...


Bonjour,

Depuis de nombreuses années j'ai été accusé de violences verbales et psychologiques par mon ex-compagne, cette situation c'est amplifiée, plus encore aujourd'hui, à la séparation survenue il y a bientôt trois ans et un conflit juridique concernant le droit de visite, le refus de m'accorder l'autorité parentale partagée et un conflit de propriété.

Depuis 2015, je consulte auprès de psychiatre-psychothérapeute pour toutes les raisons de violences qui m'ont été reproché, instabilité, colères, violences verbales, harcèlement, manipulation ,etc... Je reconnais avoir laissé exprimé ma colère lors disputes dans des situations incompréhensibles menant souvent à perdre la raison et des comportements totalement inadéquats.

J'ai vécu des situations de silence, de mépris, d'indifférence, de culpabilisation, de dénigrement insidieux, et de rejets chaque fois que je pouvais montrer un désaccord. Tout cela souvent de manière anodine, presque innocente. il était impossible d'évoquer des sujets dérangeants, les discussions pouvant créer un désaccord ou situation disfonctionnante, impossible de chlore une dispute correctement mais enfermer cela dans une boite et ne plus y revenir.

Suite à la séparation que j'ai extrêmement mal vécu, grâce au suivi thérapeutique qui m'aide à détricoter la dynamique dans laquelle nous étions enfermés je prends conscience que cette "violence" ne semble finalement pas à sens unique et beaucoup moins franche que mes comportements. Il m'est encore difficile de sortir d'une forme d'emprise installée pas à pas depuis le débit de notre relation.

J'ai toujours cherché à répondre à ces besoins même quand cela ne respectait mon point de vue ou mes intérêts pensant qu'il n'y avait qu'elle qui avait raison et était dans le juste. Lorsque la violence conjugale est citée, la majeur partie des cas exposent très souvent la violence faite aux femmes. C'est d'ailleurs le cas dans votre podcast.

Je ne sais plus ou me tourner et ne suis pas à l'aise avec les différents groupes de paroles masculins et tout forme de militantisme. Le fait que mon ex-compagne, brandisse sans cesse la violence verbale et psychologique pour ce justifier à encore un effet sur moi rendant difficile la reprise de confiance et estime de soi.

J'aimerai trouver une solution pour que cela s'arrête sachant que la seule issue sera éventuellement la fin du conflit juridique et encore uniquement si l'issue lui est favorable.

Quel conseil pourriez vous me donner, vers qui me tourner ? Est ce qu'une tentative de consultation avec mon ex-compagne auprès d'un spécialiste afin d'évoquer ce que chacun à vécu peut être une piste ?

Je vous remercie sincèrement de votre réponse, recevez, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous décrivez bien dans votre témoignage la complexité relationnelle, la confusion ainsi que la souffrance que génèrent, chez tous les membres de la famille, les interactions violentes au sein du couple.

Dans certaines situations, les terminologies auteur/victime ne reflètent pas cette complexité.

Vous témoignez également des enjeux juridiques de cette séparation conflictuelle, qui dure depuis 3 ans. Dans cette période, vous expliquez comment vous avez pu, avec l’accompagnement d’un thérapeute, « détricoter » la dynamique relationnelle et constater que les violences ont été symétriques.

Vous touchez à un point pertinent et important en mentionnant les limites, le respect de ses besoins, ses valeurs. Un positionnement clair et assumé diminue le risque d’acte violent. Cette analyse et ce travail sur vous entrepris dans une démarche thérapeutique sont sans nul doute profitables à votre vie future, ainsi qu’à vos enfants. Parallèlement, vous constatez un décalage entre ce travail réflexif et les accusations de votre ex-épouse. Ainsi qu’un décalage entre votre réalité et celle transmise dans notre podcast. En effet, ces décalages, ces écarts de récits existent.

Nous souhaitons vous soumettre l’hypothèse suivante, dont vous êtes le seul à pouvoir décider de la pertinence :

Les situations de violence au sein du couple et la famille créent des imbrications relationnelles complexes. Celles-ci suscitent de la souffrance. Cette souffrance peut être nourrie par un sentiment d’injustice, ou de non-respect de ses propres limites, valeurs, aspirations. Deux personnes peuvent ainsi se sentir victimes. Dans le travail thérapeutique que vous avez entrepris, vous avez pu travailler la reconnaissance des faits agis, ainsi que des faits subis. Les questions que vous posez nous semblent parler d’un souhait d’un autre niveau de reconnaissance : une reconnaissance de la part de votre ex-compagne, ainsi que d’un souhait de reconnaissance plus large de la société.

Ces questions sont pointues et pertinentes et nous ne sommes pas certains de parvenir à y répondre ici.

Vis-à-vis de la reconnaissance sociétale, la voie du militantisme est en effet un possible, et vous nous dites que vous ne souhaitez pas entrer dans une telle démarche.

Répondre à votre interrogation quant à une consultation conjointe demanderait d’en savoir davantage sur la situation actuelle et d’investiguer avec vous les enjeux et risques. Nous vous encourageons à en parler avec le ou la professionnel-le qui vous a accompagné jusqu’ici. Si cela vous semblait plus pertinent, il est également possible de pouvoir vous adresser aux professionnel-le-s du Centre d'accueil MalleyPrairie à Lausanne qui pourront vous proposer un espace de réflexion autour des différents enjeux personnels, relationnels et juridiques dans lesquels vous vous trouvez. Vous pouvez les solliciter pour une première rencontre sans engagement au 021 620 76 76.

En espérant lire de vos nouvelles,

Bien cordialement.

> En attente de séparation, la situation devient insupportable. Que faire?

04 juin 2021 - Gap...


Bonjour,

Avec mon mari la situation est difficile. Nous souhaitons nous séparer mais pour des questions financières nous sommes coincés jusqu’à la fin de l’année 2021.

Hors la situation devient de plus en plus insupportable. Hier soir, il m’a empoigné par le bras en hurlant devant nos enfants et il m’a dit qu’il allait me tuer! Qu’un jour il le ferait! Il s’est calmé quand nos enfants ont criés et lui ont demandé d’arrêter. Il m’a accusé d’être le problème face à eux. Que tout était de ma faute. Je sais qu’il souffre de la situation et qu’il sature mais son degrés de haine face à moi, me fait peur. Je ne sais pas quoi faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez car vous vivez une situation difficile avec votre mari. Vous souhaitez vous séparer mais ce n’est pas possible rapidement pour des raisons financières. Votre mari a une attitude qui vous fait peur. Il vous a déjà empoignée, a menacée de vous tuer devant vos enfants et vous fait porter la responsabilité de la situation. Vous ne savez pas quoi faire.

Vous avez bien fait de nous écrire. Les éléments que vous nous décrivez sont des signes de violence au sein du couple avec de la violence psychologique et de la violence physique. Est-ce que c’était la première fois qu’il y a eu de la violence ? La violence conjugale peut avoir de nombreuses conséquences sur les victimes. Les enfants exposés à de la violence domestique souffrent également de cette situation. Il est important de les protéger.

La période de la séparation est un moment compliqué et délicat où les violences peuvent augmenter. Vous faites bien d’être vigilante et demander de l’aide. La violence est interdite par la loi et certains actes peuvent être dénoncés à la justice.

Si vous vous sentez en danger et en cas de nouvelle scène de violence (que ce soit physique ou psychologique), vous pouvez appeler la police au 117. La police pourra dans certaines situations expulser l’auteur des violences du domicile pour une durée de maximum 20 jours. Une prolongation pourra être demandée par la suite auprès d’un tribunal.

Vous pouvez également prendre contact avec Solidarité femmes-centre LAVI au 026 322 22 02. Des professionnelles pourront vous écouter, réfléchir avec vous à des stratégies pour garantir au maximum votre sécurité, vous expliquer vos droits. Ces consultations sont gratuites et confidentielles. Vous pourrez également réfléchir avec elles sur les besoins et les soutiens possibles pour vos enfants durant cette période délicate.

Si une discussion est encore possible avec votre mari, il est également possible de faire une médiation de couple auprès de l’Office familial (026/ 322 10 14) pour discuter des enjeux de la séparation et essayer de trouver des moyens pour qu’elle se passe de la manière la plus apaisée possible.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à trouver l’aide que vous recherchez. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez une autre question, si vous souhaitez nous donner plus d'informations sur votre situation ou pour nous donner de vos nouvelles. Nos pensées vous accompagnent et prenez bien soin de vous.

> Je ne sais pas si ma soeur est victime de violence psychologique.

03 juin 2021 - Ilo...


Bonjour,

Je ne sais pas si ma sœur est victime de violence psychologique de la part de son compagnon et si c’est le cas, comment lui venir en aide. Ma sœur est mariée depuis plusieurs années et ensemble ils ont un enfant en bas âge. Ils ont toujours projeté une image de couple parfait.

Depuis un an, elle m’appelle souvent, en pleurs, en me disant qu’elle s’est disputé avec son mari. Au début je pensais qu’ils traversaient juste une mauvaise phase, mais un jour elle m’a avoué à demi-mot qu’il en venait souvent à l’insulter et à lui dire qu’elle était trop difficile à vivre, instable et complètement folle. Il a cassé plusieurs choses dans leur maison. Pendant ces « episodes », il menace souvent de la quitter et lui dit que s’ils divorcent, il fera en sorte qu’elle perde la garde de leur enfant. Je sais que cela est peu probable, mais elle en est désormais convaincue, ce qui, a mon avis, fait qu’elle finit toujours par retourner vers lui après chaque dispute. Elle me répète qu’elle ne veut absolument pas qu’il parte alors que je pense plutôt que c’est elle qui devrait partir. Malheureusement, elle n’a pas l’air d’aller dans ce sens. D’ailleurs après chaque dispute, elle m’envoie un message en disant que tout est rentré dans l’ordre et que « c’est son manque de confiance en elle qui lui fait imaginer des choses ».

Dernièrement, elle est devenu sujette à l’anxiété et ne dort pas bien. Un jour, je lui ai dit « si tu as peur, pars de la maison et va chez des amis ». Elle m’a hurlé dessus qu’elle n’avait pas peur et qu’il fallait arrêter de lui faire chier avec ces conneries. Depuis, je me dis que j’ai peut-être trop regardé de films et que j’ai mal interprété la situation. Pourtant il me semble que je remarque qu’elle va de plus en plus mal. Par peur de faire faux, je ne fais rien et je regarde la situation se dégrader. Je vois qu’elle fait son maximum pour « le réparer » mais j’ai l’impression qu’elle espère un miracle à ce stade.

Quelles sont les étapes que je peux prendre pour l’aider? Je ne suis pas professionnelle et je ne me sens pas apte à porter toute la charge émotionnelle pour l’aider, à qui est-ce qu’elle peut s’adresser ? Et enfin, afin de calmer ces craintes en cas de séparation, est-ce que la violence psychologique est diagnosticable par un professionnelle en cas de divorce ?

Merci pour tout votre merveilleux travail et merci pour votre temps (et désolé pour le très long texte).




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous demandez si votre soeur est victime de violence psychologique de la part de son compagnon et si c'est le cas comment vous pouvez lui venir en aide. Vous n'osez plus lui en parler par peur de faire faux, cependant vous voyez la situation se dégrader et votre soeur aller de plus en plus mal.

Vous avez bien fait de nous écrire, vos interrogations sont légitimes. Les insultes, le dénigrement, le rabaissement et des menaces, tel que de perdre la garde de l'enfant, font partie de la violence psychologique.  Cette violence atteint l'estime de soi et peut créer le manque de confiance en soi de la personne victime. Des troubles importants peuvent se manifester, anxiété, insomnie, stress, fatigue chronique, dépression... Des conséquences graves sur la santé peuvent en découler.

Il n'est pas facile de réagir face à la violence dans un couple d'autant plus quand celle-ci est psychologique car elle est insidieuse et pas toujours facile à identifier. On est souvent démuni et on a peur de ne pas faire ce qu'il faut. Or le silence entretien la violence conjugale. Nous vous encourageons à ne pas baisser les bras. Votre soutien et votre écoute peuvent être déterminants et peuvent amorcer un changement dans cette situation de violence. Nous souhaitons vous dire que vous ne pouvez pas "tout faire" tout comme vous ne pouvez pas "ne rien faire". Être là pour votre soeur sans agir à sa place est déjà une aide précieuse qui peut être déterminante.

Une première étape serait d'exprimer à votre soeur vos inquiétudes et l'écouter sans jugement, ni blâmer ses choix. Ainsi vous lui montrer que vous êtes à ses côtés quelques soient ses décisions. Une personne victime de violence conjugale fait de son mieux et à son rythme dans une situation hostile. Il est important qu'elle puisse reprendre le contrôle de sa vie par elle-même. Par exemple, insister pour qu'elle quitte son conjoint si elle n'est pas prête peut s'avérer contre productif et l'ambivalence fait malheureusement partie de la violence au sein du couple. Malgré les disputes et violences régulières, elle peut vouloir par moment protéger son conjoint et prendre sa défense.

Quand vous sentirez que votre soeur est prête, une autre étape peut être de contacter le Centre MalleyPrairie au 021/620.76.76. Des spécialistes pourront l'écouter et la conseiller de manière confidentielle et gratuite. En cas de besoin, ce centre est équipé d'un hébergement sécurisé pour accueillir des femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

Pour des questions d'ordre juridique sur ses droits et la garde de son enfant, elle peut s'adresser au Centre LAVI. Il est possible de bénéficier d'une séance de conseils juridiques gratuite chez un-e avocat-e.

La violence psychologique peut être reconnue par les professionnel-le-s mais pour s'en assurer il faudrait que votre soeur puisse exposer l'ensemble de sa situation auprès d'un centre LAVI.

La plupart des actes de violence sont poursuivis d'office et punis par la loi.

Nous espérons que les pistes proposées vous permettront d'aider votre soeur au mieux. Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Je vis avec un pervers narcissique, où puis-je trouver de l’aide?

02 juin 2021 - Cla...


Bonsoir

j’aimerais savoir sur Nyon si vous avez une organisation ou je puisse m’adresser en cas d’être en couple avec un pervers narcissique, et si j’ai besoin de parler et avoir soutien.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous prenez contact avec nous concernant votre couple. Vous nous dites être dans une relation avec un pervers narcissique et souhaitez des adresses sur Nyon pour pouvoir en parler et être soutenue.

Au vu des éléments que vous nous donnez, nous pouvons émettre l’hypothèse que vous subissez une forme de violence conjugale, probablement d’ordre psychologique, de la part de votre partenaire. Celle-ci peut prendre la forme de dénigrements et rabaissements à votre égard. Il peut y avoir des insultes voire des menaces.

Si vous ne souffrez pas de violence, mais que les comportements de votre partenaire à votre égard ne vous semblent pas adéquats, vous pouvez faire appel au Service de consultation de couple de la fondation PROFA. Pour l’Ouest vaudois, la consultation se trouve à Morges et est joignable au 021 631 01 62.

Si par contre, la violence est présente dans votre couple, vous pouvez en tout temps contacter le Centre d’aide aux victimes LAVI (021 631 03 00) . Les intervenant-e-s peuvent vous soutenir sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Les rendez-vous peuvent s’effectuer dans leur locaux ou par téléphone. Les entretiens avec les professionnel-le-s du Centre LAVI sont gratuits et confidentiels.

Vous pouvez également faire appel au Centre d’accueil Malley Prairie (021 620 76 76), une organisation spécialisée dans l’accompagnement de personnes victimes de violence conjugale. Ils proposent des entretiens avec des professionnel-le-s ainsi qu’un groupe de parole pour femmes.  Des permanences existent dans les différentes régions du canton.

Nous espérons que vous avez trouvé quelques pistes d’aides pour votre situation. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> J’ai subi des violences psychiques et physique de la part de mon copain, je souhaite porter plainte, quel recours et quelle démarche dois-je faire?

31 mai 2021 - Ede...


Bjr,

j'avais emménager mes affaires chez mon copain sur le canton de Fr en attendant de finir ma formation en France et d'aller m'installer officiellement. J'ai déménagé mes affaires chez lui et j'ai subit violences psychique et physique je souhaites porter plainte et récupérer mes affaires dans l'appartement. Quels recours et quel démarche je peut faire ? J'ai contacté son ex femme et ses 3 enfants qui ont subit pdt près de 20 ans les mêmes violences que moi.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez subi des violences psychologiques et physiques de la part de votre conjoint et vous souhaitez récupérer vos affaires chez lui et porter plainte.

Etant donné que les violences ont été commises en Suisse, vous avez le droit à une aide aux victimes d'infractions. Cela veut dire que vous pouvez être accompagnée gratuitement dans toutes vos démarches, comme celle de porter plainte. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec le centre LAVI du canton de Fribourg, des professionnelles pourront vous aider dans vos démarches et selon vos besoins.

Dans le canton de Fribourg, les consultations du Centre LAVI cantonal peuvent s'effectuer par téléphone au +41 26 322 22 02, notamment si vous n'êtes pas en Suisse. Il est nécessaire de préciser que les violences ont eu lieu à Fribourg, en Suisse.

Nous conseillons également de faire constater les violences physiques le plus rapidement possible et cela même si les violences ne sont pas récentes. Des professionnel-le-s de la santé pourront évaluer votre état de santé physique et mental. Ce constat médico-légal peut être utilisé comme preuve lors d'une procédure judiciaire. Si vous pouvez vous déplacer à Lausanne, l'Unité de médecine des violences est spécialisée dans ce type de constat médical, le constat n'est remis qu'à vous et ne vous engage pas à porter plainte.

Vous avez contacté l'ex-femme de votre conjoint qui a également subi des violences de sa part, nous saluons cette démarche courageuse qui vous permet de briser le silence et de ne pas rester seule avec vos émotions. Si vous souhaitez également en parler à des professionnel-le-s en France, le numéro 3919 vous écoute de manière bienveillante et confidentielle. Au besoin, leurs équipes pourront également vous orienter dans le réseau français.

Nous espérons avoir répondu à vos questions et notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous poser une nouvelle question ou nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour la suite de vos démarches, avec nos meilleures pensées.

> Mon mari me maltraite psychologiquement et me demande de l’argent. Si je ne donne pas, il m’insulte et crie tout le temps.

31 mai 2021 - Ani...


Il dit que si je divorce je n’a pas de permis et que je doit quitter la maison. C’est vrai?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez des violences psychologiques et économiques et vous vous questionnez à propos du divorce et d'une perte de domicile et de permis si cela arrive.

Nous saluons votre courage pour oser en parler et demander l'avis de professionnel-le-s sur vos craintes.

Nous n'avons pas beaucoup de détails sur votre situation civile et sociale. Nous ne pouvons donc pas répondre précisement à votre question.

Toutefois, nous vous orientons vers un service spécialisé dans les questions de permis de séjour et divorce en cas de violences conjugales. Le Centre Social Prostant (021 560 60 60) pourrait analyser votre situation et vous aider dans vos démarches, quels que soient vos choix. Vous pourrez ainsi faire le point sur les conséquences d'un divorce et trouver des solutions pour sortir de cette situation de violence.

Vous pouvez aussi nous écrire à nouveau en nous donnant plus de détails. Notre porte reste ouverte et nous sommes là pour vous aider.

Nous espérons que vous pourrez trouver réponse à votre question et que vous pourrez vous éloigner de la violence. Nous vous encourageons à poursuivre vos démarches dans ce sens. Nos meilleures pensées vous accompagnent pour la suite.

> J’ai été violence en état d’ébriété, comment me traiter?

30 mai 2021 - fav...


J'ai été violent en état d'ébriété avec ma compagne. Je lui ai crié dessus, lancé mes clé de voiture, j'ai menacé de rentrer en voiture ivre et je l'ai insultée devant ses amis. Je suis allé chez elle et heureusement un ami à elle m'a repoussé et raccompagné. Je ne veux plus jamais vivre cela surtout ne plus jamais faire vivre cela à qui que ce soit. Je consulte déjà une psychologue pour ma confiance en moi. Comment me traiter encore ?




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous expliquez que vous avez eu recours à la violence envers votre compagne en étant ivre. À présent vous recherchez un accompagnement complémentaire à celui de  votre psychologue.

Les comportements à l’encontre de votre compagne que vous nous décrivez constituent incontestablement des formes de violence. La consommation d’alcool (ou d’autres produits comme les drogues et l’abus de médicaments) est souvent en lien avec des comportements de violence sans en être la cause. La consommation de ces produits a essentiellement la caractéristique de réduire la capacité de maîtrise de soi, d’offusquer la pensée et les perceptions ainsi que de réduire considérablement la capacité de percevoir les interdits.

Votre consommation excessive d’alcool ne vous a pas rendu violent mais vous a amené à manifester plus rapidement ou plus intensément une violence déjà présente en vous. Tant que cette consommation se reproduit, vous ne serez pas à l’abri de revivre des situations similaires et de ce fait réutiliser la violence comme défoulement de vos sensations et préoccupations intérieures. Vous le savez à présent, il vous revient donc d’en prendre la part qui vous revient en entier et trouver des solutions.

Tout comportement de violence ainsi que chaque abus d’alcool restent des actes sous votre responsabilité. Aucune attitude de l’entourage, ni aucun contexte ne sauraient les justifier. Vous pouvez portant modifier les comportements violents et y renoncer définitivement. Pour cela il vous est indispensable de comprendre vos réactions internes comme votre rage, mécontentement ou sentiment d’injustice ainsi que le sens de vos ivresses. Qu’est-ce qui se réveille en vous à ces occasions ? Quelles sont les tensions qui se sont accumulées en vous et qui cherchent à se décharger ? L’excès d’alcool est-elle une forme d’apaisement de ces tensions que vous vivez mal ?

Les situations, mêmes conflictuelles, tout comme l’alcool en fortes doses, ne sont jamais la cause de la violence, mais les déclencheurs. C’est pourquoi nous vous conseillons de veiller à comprendre ce qui se passe en vous et qui vous permettra de ne plus reproduire des actes de violence. Des aides professionnelles dans ce sens existent, nous vous conseillons fortement d’en parler avec votre psychologue pour évaluer la pertinence d’un suivi plus spécialisé tant en relation avec vos consommations d’alcool que dans le contexte des comportements violents. Sur ce dernier aspect, pour votre information, il existe à Neuchâtel le Service pour les auteur-e-s de violence conjugale (SAVC) qui œuvre dans ce sens et qui propose un accompagnement spécialisé pour trouver des alternatives et solutions en termes de comportements violents. Pour prendre contact par téléphone :032 886 80 08, ou pas e-mail: savc@cnp.ch



Nous restons à votre disposition et nous vous encourageons à poursuivre votre recherche de changement et n’hésitez pas à nous écrire encore si vous en sentez le besoin. Nous recevons aussi volontiers des nouvelles de vos démarches.

> Mon mari est violent verbalement et a cassé la porte de ma chambre. Que faire?

24 mai 2021 - Din...


Mon mari veut que du relation sexuel et il a des doutes sur moi et ainsi il a cassé la porte de ma chambre où j’étais en sécurité avec mon fils que faire? Comment l’expulser du pays définitivement?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous comprenons que votre mari insiste afin d'avoir des relations sexuelles et doute de vous. Vous devez vous réfugier dans une chambre avec votre fils pour être en sécurité. Maintenant il a cassé la porte et vous ne savez pas que faire.

Vous avez bien fait de nous contacter. Ce que vous vivez constitue de la violence sexuelle (harcèlement) et psychologique (casser la porte de chambre). Le harcèlement sexuel en fait partie. La plupart des actes de violence au sein du couple sont interdits et poursuivis par la loi.

Votre fils est lui aussi affecté par cette violence. En tant que parent, vous êtes responsable de la protéger tout comme votre mari. Cependant, actuellement, votre mari en usant de violence, ne garanti pas la protection de votre enfant, il vous revient alors d'agir afin que votre fils ne soit pas exposé à la violence. En effet lorsqu'il y a des violences entre les parents, les enfants souffrent et cela perturbe leur bon développement.

Expulser quelqu'un du pays n'est pas facile. En cas de nouvelle crise, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117 qui pourra intervenir chez vous et expulser votre conjoint du domicile pour une durée déterminée.

Vous avez également le droit de quitter votre domicile et vous mettre en sécurité avec votre fils. Dans le canton de Vaud le Centre d'accueil MalleyPrairie aide les femmes dans votre situation de manière confidentielle et gratuite. Nous vous conseillons de prendre contact avec ces professionnel-le-s au 021/620.76.76. Des spécialistes vous répondrons et vous aideront à sortir de cette situation.

Nous espérons que les pistes proposées vous aideront à vous mettre en sécurité.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Depuis quelques temps, on ne se comprend plus avec mon amie et il y a des engueulades, des bousculades.

23 mai 2021 - ale...


Bonjour,

Depuis plusieurs temps, on ne se comprends plus avec mon amie. Engueulades, voir se pousser..... Je n'aime pas cette situation. On a de la peine à échanger et bien se comprendre. Ceci depuis février environ, depuis aussi que son fils ainé à tout planté, apprentissage.... Je ne dis pas que c'est sa faute, mais ça n'aide pas vraiment




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que vous avez entreprise en écrivant sur notre site. Identifier qu’il y a de la violence dans son couple peut être difficile à reconnaître ; cela demande du courage que de considérer cela comme un problème et de vouloir changer la situation.

Vous décrivez que depuis 4 mois environ, vous avez des difficultés de communication avec votre amie et cela prend la forme de violences verbales et physiques.

Nous comprenons aussi que vous êtes préoccupé par l’avenir professionnel du fils aîné de votre amie. Est-ce un des sujets sur lequel vous n’arrivez pas à vous comprendre avec votre amie ? Y-a-t-il d’autres sujets spécifiques qui convergent réguilièrement vers des violences verbales ou physiques ?

Si vous avez le souhait de mieux comprendre en quoi la communication s’est enraillée dans votre couple, et que vous êtes à la recherche de stratégies alternatives à la violence, nous vous proposons de contacter, à Fribourg,  l'association Ex-Pression qui est un lieu spécialisé dans les dynamiques relationnelles violentes au sein du couple.  Les professionnel-le-s sont joignables par téléphone au 0848 08 08 08 et par SMS au 079 703 36 57, ou encore par e-mail à l’adresse: info@ex-pression.ch.

Dans l’espoir que votre situation pourra se résoudre, nous vous souhaitons de trouver les moyens de renforcer un mode de communication plus sain avec votre amie.

Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez nous en dire plus sur votre situation.

Avec nos meilleures salutations,

> Violence conjugale: puis-je faire un constat de coups et blessures sans déposer plainte?

22 mai 2021 - Kab...


Est il possible de faire une constatation de coups (hématomes) sans déposer de plainte pour le moment mais afin de garder une trace en vue de constituer un dossier?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez savoir si il est possible de faire un constat de coups et blessures sans déposer automatiquement plainte.

La réponse est oui. Dans le canton de Vaud, pour réaliser un constat de coups et blessures, il est possible de s'adresser à l'Unité de médecine des violences (UMV) qui est présente sur 4 sites: au CHUV à Lausanne, à l'Hôpital d'Yverdon-les-Bains, au centre hospitalier de Rennaz et à Nyon. Ces consultations sont gratuites et confidentielles. Elles se font sur rendez-vous, puis le dossier vous est rendu personnellement, sans obligation de déposer plainte.

Nous vous encourageons grandement à le faire afin de garder des preuves de l'agression même si vous n'avez pas l'intention de porter plainte dans l'immédiat. Le constat ne sera remis qu'à vous et il pourrait vous aider par la suite si vous souhaitez engager des démarches.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Nous restons disponibles si vous avez d'autres questions et/ou si vous souhaitez nous en dire plus sur votre situation.

> Demande de renseignements étant témoin de violences conjugales chez nos voisins

19 mai 2021 - Voi...


Bonjour,

Nous vous contactons car nous avons malheureusement constaté que le couple à- côté se disputent fréquemment. Ces derniers temps nous avons remarqué que l'intensité des disputes a augmenté et que Monsieur hurle, l'insulte, donne des coups dans les murs, les meubles, ... Madame, dit ne jamais avoir été frappée (mais est-ce vrai ?), mais avoir peur que cela arrive un jour. Ils n'ont heureusement pas d'enfants.

Dernièrement, alors que nous allions appeler la police, car cette fois-ci ça devenait trop violent de notre point de vue et nous avions peur pour notre voisine, Madame c'est retrouvé violemment jetée dehors sur le palier avec ses affaires. Nous avons donc intervenus et essayé de parler avec elle pour l'inviter chez nous afin de la mettre en sécurité, mais elle a préféré partir pour tristement revenir au domicile dès le lendemain.

Et aujourd'hui les cris ont déjà recommencé c'est pour cela que nous vous écrivons maintenant. Nous avons parlé avec elle et lui avons fait part de nos inquiétudes et nous lui avons également dit que nous étions là pour elle et qu'elle pouvait venir chez nous quand elle le souhaitait, de jour comme de nuit. A l'avenir nous n'allons pas hésiter à faire intervenir directement la police vu la scène de la dernière fois.

Pourriez-vous s'il vous plaît nous conseiller sur la meilleure manière de faire dans cette situation là? Nous envisageons également d'avertir la gérance, est-ce une bonne idée?

Merci d'avance pour votre attention et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous inquiétez pour votre voisine qui est victime de violence conjugale. Vous avez été témoins, à plusieurs reprises, de violentes disputes lors desquelles vous entendiez son partenaire hurler, l’insulter et frapper dans les murs et les objets. Récemment, à l’issue d’une dispute, votre voisin l’a brutalement mis à la porte du domicile conjugale. Vous avez parlé avec Madame, lui avez fait part de vos inquiétudes et lui avez proposé votre aide, notamment en l’invitant à venir se réfugier chez vous en cas de danger. Vous avez peur pour votre voisine et nous demandez comment agir au mieux dans cette situation.

Nous comprenons bien que vous vous faites du souci et vous avez bien fait de nous contacter.  Il n’est pas évident de se retrouver témoins de ce genre de scènes et de savoir comment réagir. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenu·e·s auprès de votre voisine. Vous vous êtes montrés soutenant·e·s et lui offrir la possibilité de prendre refuge chez vous peut lui être utile en cas de crise.

Comme vous l’avez remarqué, la violence conjugale s’inscrit dans un cycle qui se répète et s’intensifie. Bien souvent, l’auteur·e de violences psychologiques a tendance à recourir à la violence physique avec le temps. Ce cycle explique également, en partie, comment la personne victime est amenée à rester ou à retourner avec l’auteur·e malgré ce qu’elle subit dans la relation. Il est donc important de ne pas la juger et de respecter son rythme et ses besoins.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons effectivement à appeler la police au 117 afin de protéger la victime. Elle viendra sur place et évaluera la situation. Elle pourra alors rappeler que la violence domestique est interdite par la loi, protéger la victime et dans le canton de Vaud, la police pourra éventuellement expulser l’auteur du domicile pour une durée déterminée de 14 jours.

Étant donné que vous déjà un lien avec votre voisine, lors d’une discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l’aide. N’hésitez pas à lui parler du site www.violencequefaire.ch afin qu'elle puisse par elle-même et à son rythme prendre des informations. Nous vous conseillons aussi de lui proposer de prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Des professionnel·le·s pourront l’écouter et lui donner des informations par rapport aux différentes possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

Par rapport à votre demande concernant le fait d’avertir votre gérance, ceci ne nous paraît pas indispensable dans le sens où vous avez déjà établi un contact direct avec votre voisine et que vous semblez à l’aise de discuter de la situation avec elle. Cependant, il vous est évidemment possible d’informer la gérance si vous souhaiter avoir un soutien de sa part ou lui demander d’intervenir afin de rétablir le calme.

Enfon, sur notre site, dans la section pour l’entourage, vous trouverez des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidés et que la situation pourra s’améliorer.

N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> J’ai blessé ma femme, j’ai besoin d’aide.

18 mai 2021 - Thi...


Bonjour

Nous nous sommes disputés avec ma femme, elle m'a lancé un verre en pleine figure qui m'a ouvert un peu le frond, elle a criée qu'elle allait me tuer, je lui ai dit qu'elle arrivera jamais et je l'ai frappé sur le nez. Ensuite durant la nuit elle m'a poussé pour avoir plus de place, je mis mon point dans le dos et j'ai poussé, tapé fort, je lui ai cassé 5 côte. Je suis dépité, j'ai peur que cela ne vienne pire, j'ai besoin d'aide




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous demandez de l’aide suite à la dernière dispute avec votre femme qui a dégénéré en des gestes de violences réciproques et entrainant de graves blessures pour votre femme.

Vos inquiétudes concernant vos comportements violents et une aggravation de la situation sont justifiées. La violence au sein du couple est punissable par la loi et les violences physiques graves comme celles que vous décrivez sont des infractions poursuivies d’office qui peuvent engendrer une ouverture d’une procédure pénale. Ce sont donc des actes graves et il est possible que vous deviez répondre de vos actes devant les autorités.

Si cela n'est pas déjà fait, il est urgent que votre femme consulte un médecin afin qu'elle puisse soigner ses blessures et vérifier son état de santé. De votre côté, il est urgent que vous trouviez des solutions pour stopper la violence et ainsi garantir la sécurité de votre femme et de vous-même. La violence prenant la forme d’un cycle, il arrive fréquemment qu’après une phase d'accalmie, que la violence se reproduise de manière plus intense et plus grave encore. Généralement avec le temps les ressentiments persistent et se rajoutent aux difficultés plus récentes.

Il est donc important que vous puissiez trouver rapidement de l’aide professionnelle qualifiée dans ce domaine. Vous pouvez trouver à Lausanne de l'aide spécialisée dans la violence domestique en contactant le Centre Prévention de l'Ale qui sera à même de répondre à toutes vos questions et vous accueillir rapidement. Les professionnel-le-s de ce centre pourront vous offrir une écoute et une aide concrète, un suivi spécialisé, pour trouver des alternatives aux actes de violence. Vous pourrez également trouver de l’orientation et de l’aide pour votre femme qui en nécessite également. Nous vous encourageons vivement à prendre contact rapidement avec ce centre au: 021 321 24 00.

Le fait que vous soyez conscient de la gravité de la situation et vous souhaitiez y remédier est un pas très important pour entamer un changement car vous êtes responsable de vos actes. Nous ne pouvons donc que vous encourager à chercher rapidement l’aide nécessaire.

N'hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d'autres questions.

> J’ai entendu mon voisin menacer verbalement ma voisine

18 mai 2021 - Jea...


Bonsoir, Mon compagnon et moi avons entendu beaucoup de cris chez mes voisins et des menaces de mort (« je vais t’égorger ») ! Nous ne savons pas ce que nous pouvons faire ! Les cris et les hurlements, claquement de portes etc sont très fréquents chez eux .. mais ce soir c’était particulièrement violent dans les paroles ! Merci d’avance pour votre réponse




Notre réponse


Bonjour,

Votre compagnon et vous avez entendu des menaces de mort ainsi que d'autres violences psychologiques chez vos voisins. Vous vous inquiétez car ce soir-là, c’était particulièrement violent. Vous aimeriez savoir que faire dans cette situation.

Nous saluons votre premier pas en venant chercher de l’aide au près de professionnel-le-s. La situation de vos voisins ne laisse pas indifférent-e et semble difficile. 

Lorsque vous soupçonnez de la violence, vous pouvez appeler la police en urgence pour qu’elle intervienne. Tout personne peut signaler une situation de violence, de manière anonyme au 117. Celle-ci pourra analyser la situation, leur rappeler que la violence est interdite ainsi que protéger la victime si besoin, voir expulser l’auteur en cas de violences physiques.

La violence a tendance à s’intensifier avec le temps. Vous pouvez déjà informer la police de ce que vous avez entendu ce soir-là. Toute menace de mort doit être dénoncée à la police, qui l’évaluera.

Nous nous demandions quelle est la proximité que vous avez avec vos voisins. Si l’occasion se présente lors d’une discussion, vous pouvez demander à la personne victime comment elle va. Vous pourriez ajouter que vous avez entendu des disputes et que cela vous inquiète. Si la personne évoque la violence, n’hésitez pas à lui parler de notre site. Nous vous suggérons aussi de l’informer de l’existence du Centre d’accueil Malley-Prairie, qui propose des téléphones ou consultations gratuites pour discuter de la violence au sein du couple. Votre voisine peut les contacter au 021 620 76 76. 

Nous espérons que ces pistes aideront vos voisins. Nous vous remercions pour votre demande et sommes à disposition si vous avez d'autres questions. Nos meilleurs messages.

> Les disputes dérapent et je recours à la violence, à qui puis-je m’adresser pour faire une thérapie?

16 mai 2021 - gen...


Bonjour,

Je suis en couple depuis 2008, nous avons un enfant en bas âge et nous attendons un deuxième enfant. Depuis que nous nous connaissons nous avons eu des disputes qui souvent ont dégénérées de mon côté vers des insultes et des violences physiques sur ma personnes c’est à dire que je me brutalise au lieu de la brutaliser!

La dispute se termine souvent ainsi et un gros malaise s’installe...Je pensais que je pourrais régler ça seul mais je vois que je n’y arrive pas, ce qui me fait extrêmement peur car notre fils  a déjà été témoin de ces scènes de dispute à plusieurs reprises et je souhaite que ça n’arrive plus, je veux mettre un terme à tout ça pour le bien de ma famille. A qui puis-je m’adresser, je souhaite faire une thérapie au plus vite. Je me sens trop mal. Merci pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous contactez afin de trouver de l’aide suite à vos fréquentes disputes de couple qui dégénèrent en violence psychologique et physique à l'encontre de vous-même. Vous craignez pour votre fils et vous voulez mettre un terme à vos agissements.

Faire le constat que l’on recourt à la violence n’est pas chose aisée, mais cela est un premier pas important et précieux. Retourner l’agressivité contre soi est aussi une forme de violence qui amène à des séquelles pour tout le monde y compris votre fils. Même si ce recours à la violence se produit de manière irrégulière, ce n'est pas un comportement excusable pour autant. Entamer un processus de changement est tout à fait possible et nous saluons votre démarche de nous écrire aujourd’hui.

Nous partageons également votre inquiétude au sujet de votre fils qui est exposé à la violence puisque celle-ci a un impact délétère sur l’équilibre psychique et la santé des enfants même s’ils n’en sont « que » témoins. Nous savons en effet que l’exposition à une forte et fréquente agressivité exercée entre les parents, cause des réactions de défense et d’insécurité à long terme. Lorsque les réactions agressives se succèdent, les enfants sont affectés, ils peuvent garder des réactions de peur et d’évitement longtemps même en l'absence de menaces réelles.

Nous vous encourageons donc à entreprendre un suivi thérapeutique qui permettra d'apprendre ainsi à mieux vous connaître et à gérer concrètement votre colère. C'est pourquoi nous partageons votre avis et il nous semble indispensable que vous trouviez de l'aide auprès de professionnel-le-s pour comprendre l'origine de vos comportements et trouvez des stratégies afin de mettre fin à vos comportements violents.

À Neuchâtel le Service pour les auteur-e-s de violence conjugale (SAVC) œuvre dans ce sens et propose un travail thérapeutique aux personnes auteures de violence. Le SAVC répond aux appels 7 jours sur 7 de 8h à 20h au 032 886 80 08 et le premier entretien est gratuit.

Nous vous encourageons à vous confier à ces professionnel-e-s de confiance et qualifié-e-s qui pourront vous apporter un soutien et un soulagement important pour vous, votre femme et vos enfants.

N’hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin et nous souhaitons bonne chance pour la suite de vos démarches.

> Nous entendons des violences chez nos voisin-e-s, que pouvons-nous faire en plus d’appeler la police?

06 mai 2021 - pas...


Bonjour,

Nous vivons dans un immeuble en location à Lausanne, où nous entendons à l'étage au-dessus une femme hurler de douleur comme une démente jours et nuits depuis plusieurs semaines. Nous avons appelé la police (117), qui est venue hier et aujourd'hui. Les bruits de violence reprennent dès qu'elle repart. Que pouvons-nous faire de plus ? Merci de vos conseils et meilleures salutations.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous transmettez entendre à l’étage au-dessus de vous une femme hurler de douleurs jour et nuit et ceci depuis plusieurs semaines. Vous avez appelé la police qui est intervenue hier et en ce jour mais à vous lire les violences semblent reprendre une fois les agents de police partis. Vous vous demandez que faire de plus.

Tout d’abord, nous aimerions vous féliciter pour votre action en appelant le 117. Effectivement, il est toujours délicat d’intervenir directement auprès de tiers, de surcroît ses voisin-e-s. Votre réflexe a été le bon.

Nous pouvons imaginer plusieurs cas de figures à la situation décrite :  s’il s’agit de violences conjugales, la police peut procéder à une mesure d’expulsion de la personne qui a agi de la violence, ceci pour 30 jours maximum ou jusqu’à l’audience de validation de cette mesure au Tribunal d’Arrondissement. C’est une mesure de protection pour la personne victime. S’il devait y avoir des enfants présents dans cet appartement, la police ferait aussi un signalement au service de la protection des mineurs (DGEJ). Il faut de plus savoir que la violence conjugale est poursuivie d'office en Suisse et qu'une procédure pénale sera ouverte.

On pourrait cependant aussi imaginer, selon votre description de la situation, que Mme souffre peut-être de troubles psychiques et dans ce cas, la police peut faire appel au médecin de garde pour une évaluation somatique et psychique sur site et/ou faire appel à l’Equipe Mobile d’Urgences Sociales (EMUS) joignables au 0848 133 133 et ceci 24h/24 tous les jours de l'année. Ces derniers intervienennent en binôme socio-sanitaire et de manière gratuite. C'est une équipe véhiculée qui peut, au besoin et selon la volonté de la personne, l'amener vers un service que ce soit la police, l'hôpital, un foyer ou trouver refuge chez des ami-e-s.

Quoiqu’il en soit cette femme semble effectivement être en détresse. Si la situation devait malheureusement perdurer, nous vous conseillerions de rappeler le 117 dès que vous entendez des cris.

En espérant avoir répondu à votre question, nous restons à disposition si ce n'est pas le cas ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation, Avec nos meilleures salutations.

> Nous sommes témoins de bruits chez nos voisins, que faire?

01 mai 2021 - R....


Bonjour,

mon ami et moi avons entendu plusieurs hurlements de femme venant de chez nos voisins et des espèces de sanglots nous n’arrivons pas à entendre distinctement ce qui est dit mais c’est très étrange et la femme a l’air angoissée. C’est la première fois que nous entendons ça depuis qu’ils sont ensemble (plusieurs mois) La dispute s’est calmée et nous avons envoyé un message à notre voisin pour lui demander si tout se passait bien, mais il n’a pas encore été lu (nous n’avons pas accès à sa porte d’entrée si non nous serions allé sonner) nous ne savons pas trop quoi faire, nous n’avons entendu que la femme parler jamais la voix de notre voisin et sachant que ce sont de bons fêtards, nous nous demandons si ces cris ne sont pas « juste » des « séquelles » de substances possiblement ingérées dans la soirée... nous tendons l’oreille attentivement mais nous ne savons pas trop quoi faire..




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez été témoins de bruits de la part de vos voisins et avez pensé à une dispute entre eux. Vous avez pris contact avec l'un d'eux pour demander des nouvelles sans succès et vous demandez quoi faire dans cette situation.

Nous vous remercions pour votre demande et vous félicitons pour l'attention portée à vos voisins. Dans les situations de violence conjugale, il arrive fréquemment que le voisinage soit une ressource et intervienne par exemple en appelant la police. Les éléments que vous décrivez pourraient avoir trait à une situation de violence conjugale, mais cela n'est pas forcément le cas.

La violence conjugale répond souvent à un cycle. Si tel est le cas pour vos voisins, il est donc possible que ce type d'événement se répète. Nous vous encourageons donc à rester attentive par la suite. Si vous en avez l'occasion et vous sentez à l'aise, vous pouvez approcher votre voisine et leur témoigner de votre préoccupation comme vous semblez déjà avoir un lien avec elle. Vous pouvez leur transmettre l'adresse de cette plateforme qui propose de l'aide et des conseils pour les couples, celle de notre site www.violencequefaire.ch, voire celle du Service d'aide aux victimes (SAVI) pour le canton de Neuchâtel.

La violence conjugale est par ailleurs interdite par la loi. En cas de nouvelle crise, si vous entendez par exemple des cris ou des appels à l'aide, vous pouvez contacter la police au numéro 117.

Nous restons volontiers à disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou nous contacter ultérieurement.

En vous souhaitant bonne continuation, nous vous transmettons nos meilleurs messages.

> Comment puis-je faire lorsque je me sens „obligée“ d’utiliser la violence?

23 avril 2021 - Lim...


Bonjour,

J'ai été frappée par mon père quand j'étais jeune, avant mes 10-11 ans. Cela servait de punition. J'ai eu l'occasion de voir que j'avais tendance à reproduire des schémas violents. Physique, notamment avec mes soeurs, quand j'avais 12-15 ans, mais aussi verbale et/ou psychologique, avec elles ou d'autres personnes, des amants ou copains. Je le regrette et j'aimerais que ça change. Je ne ressens pas vraiment de la colère, mais la volonté qu'on me respecte et qu'on m'écoute et je sais que ça ne devrait pas passer par ce genre de comportement. Je devrais en parler, mais il y a de grandes chances que mes parents se sentent accusés et prennent la mouche. Je ne veux pas les mettre au pied du mur non plus. Comment puis-je faire, lorsque je me sens "obligée" d'utiliser la violence ? Y a-t-il d'autres conseils que respirer ou ce genre de blabla peu applicable car on n'a pas forcément le temps d'y penser, en situation ?

Merci pour votre aide, Cordialement.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous constatez l'installation dans vos comportements de réactions de violences et vous faites des liens avec votre passé et des schémas de violence que vous aimeriez changer à présent.

Tout d’abord il est important de relever que le recours à la violence n’est pas un fait inéluctable et il ne dépend pas exclusivement de l’expérience passée. En effet avoir malheureusement subi de la violence dans le cadre de votre famille n’implique pas que vous soyez automatiquement conditionner à l’utiliser à votre tour dans votre vie. Il est cependant possible que vous ayez intégré ce mode de réaction comme un moyen de vous défendre ou de vous protéger, moyen qui reste cependant inacceptable et sources de souffrances.

Il est au contraire tout à fait possible d'apprendre à anticiper et à gérer par exemple les réactions de colère, tout comme apprendre à éviter d'agir agressivement. Pour cela il est aussi indispensable de développer de comprendre ce qui déclenche en vous cette violence. Généralement, il s'agit de sentiments d’injustices subies, sentiments non exprimés ou non encore bien identifiés.

Votre volonté d’être respectée et écoutée est tout à fait légitime et la violence que vous avez subie reste également inacceptable, mais il vous revient aujourd’hui de trouver des comportements qui vous permettent de l’obtenir sans violence, car cela même est également un manque de respect et d’écoute de l’autre. Parfois c'est en posant des limites claires en lien avec vos besoins d'être respectée et entendue que vous pouvez le mieux cheminer dans le sens que vous souhaitez et sans violence. Il vous appartient donc également de vous déterminer lorsque vos limites sont dépassées et de poser par exemple des conditions.

Concernant vos relations avec vos parents, il est possible qu'il y ait des éléments inexprimés, des non-dits, il est alors indispensable de pouvoir les identifier. Nous ignorons en revanche s’il est indispensable de les exprimer à vos parents directement aujourd’hui pour éviter des ressentiments ou des colères qui peuvent générer des agressions.

Nous ne pouvons que conseiller de consulter des spécialistes avec lesquel-le-s vous pourrez trouver un terrain propice pour comprendre, tisser des liens avec votre passé et surtout élaborer des stratégies utiles pour éviter toute forme de violence. C’est un parcours personnel qui vous fera certainement du bien non seulement par rapport à votre famille d’origine, mais également dans toute relation affective ou vous pourriez reproduire les schémas que vous souhaitez éviter durablement.

De l'aide existe pour surmonter les actes de violences subis par le passé, notamment auprès d’un centre d'aide aux victimes d'infractions (LAVI). Dans le canton du Valais, deux centres existent :

  • Centre de consultation LAVI Valais Romand
    Tél. 027 607 31 00
    Pratifori 27 – 1950 Sion

  • Centre de consultation LAVI Haut-Valais
    Tél. 027 946 85 32
    Postfach 686 – 3900 Brig


Nous vous conseillons vivement de trouver de l’aide contre vos réactions de violence pour apprendre à les anticiper et à les gérer. Pour cela vous pouvez prendre contact avec :

Tout en vous encourageant dans vos efforts et vos recherches de solutions, nous restons à votre disposition si vous souhaitez encore nous solliciter pour des précisions ou tout simplement pour donner de vos nouvelles.


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> Ma voisine se fait régulièrement taper, que faire?

22 avril 2021 - Lum...


Mon voisin esf alcoolique, régulièrement il frappe violemment sa compagne. Il m'est arrivé d'intervenir et de m'interposee, j'ai également appelé la Police à plusieurs reprises car je pouvais entendre distinctement ma voisine appeler "ausecours". Elle refuse de le quitter. Que faire ?

Il va y avoir un drame, cela est une question de temps ... L'avenir le dira, mais les faits sont là et la violence ne fait qu'empirer. Merci pour vos conseils.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre voisin frappe régulièrement et violemment sa compagne. Vous êtes intervenue et vous avez appelé la police à plusieurs reprises, mais cela continue et empire. Vous craignez un drame et ne savez pas quoi faire pour l'empêcher.

Vos inquiétudes sont légitimes et nous vous remercions de nous contacter. En effet la violence conjugale s'inscrit souvent dans un cycle qui se répète et s'intensifie avec le temps. L'abus d'alcool n'est pas forcément la cause de la violence, mais cela peut faciliter l'expression d'une violence déjà existante. Nous vous félicitons pour vos interventions, elles sont courageuses et utiles. Ainsi vous montrez que la violence n'est pas acceptable et que vous ne la cautionnez pas. La violence conjugale est d'ailleurs punie par la loi.

Il arrive que la victime se sente piégée dans la relation et que pour différentes raisons elle pense ne pas pouvoir en sortir. Il est important de ne pas la juger et de respecter son rythme et ses besoins.

Si vous vous sentez suffisamment à l'aise, nous vous conseillons de vous approcher d'elle et de lui parler de vos inquiétudes. Vous pouvez lui proposer de consulter notre site www.violencequefaire.ch. A Genève, vous pouvez aussi l'informer de l'existence de l'association AVVEC. Elle peut les appeler au numéro 022/797.10.10. Des spécialistes l'écouteront et la conseilleront de manière confidentielle et gratuite. Cette association offre aussi un hébergement sécurisé, provisoire et gratuit, si elle le souhaite.

Dans le cas où vous entendez à nouveau des cris et des appels à l'aide, nous vous encourageons à ne pas abandonner et à appeler à nouveau et immédiatement la police au 117.

Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront et que la situation pourra s'améliorer. Nous restons bien évidement à votre disposition pour toutes questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

Recevez nos meilleures pensées.

> Une voisine se fait frapper, que faire?

21 avril 2021 - Cat...


Il y a des cris chez mes voisins la nuit et cela me réveille. La femme porte sur elle des traces de violences physiques, mais je ne la connaît pas personnellement. Que puis-je faire? Dois-je appeler la police? Je ne veux pas avoir d'ennui et aimerais rester anonyme.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez car vous êtes réveillée la nuit par des cris chez vos voisins. Vous avez remarqué que votre voisine a des traces de violence physique. Ne la connaissant pas et désirant rester anonyme, vous ne savez pas quoi faire pour l’aider. 

Tout d’abord, nous vous félicitons de vous préoccuper de votre voisine et comprenons vos inquiétudes. De plus, se faire réveiller au milieu par des bruits de voisins est désagréable et cela doit être d’autant plus difficile en imaginant que cette femme est en danger.

Si vous entendez encore des cris ou des signes qui vous alertent nous vous encourageons à appeler la police au 117 et préciser que vous souhaitez garder l’anonymat. Toute personne peut signaler des situations dans lesquelles il semble y avoir des actes de violence. La police évaluera la situation et interviendra si nécessaire. 

Si vous osez lui parler de vos craintes pour elle ou simplement lui demander comment elle va lorsque vous la croiser, vous pouvez ensuite lui proposer de contacter à Lausanne l’association AVVEC au  022 797 10 10 qui propose une permanence téléphonique ainsi que des consultations individuelles pour des personnes qui vivent de la violence conjugale . Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer et explorer avec elle différentes pistes selon ses projets. Si elle le désire, elle pourrait aussi demander un hébergement afin de pouvoir se mettre à l'abri et prendre du recul sur sa situation quelques temps.

Bien évidemment, il est important de vous sentir à l’aise avec la deuxième piste. Il s’agit d’une suggestion qui pourra lui ouvrir une porte de secours. C’est elle qui fera ensuite les démarches pour sortir de cette situation. 

En espérant que ces quelques pistes vous aideront, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Sur le point de me marier afin de régulariser la situation du père de ma fille, j’ai peur qu’il me fasse mal si je le quitte. Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire.

20 avril 2021 - Jan...


Bonjour,

Je suis actuellement en couple depuis deux ans avec un homme. Nous sommes en situation de mariage car c’est un homme d’origine étrangère. Nous avons aussi une petite fille de quelques mois.

Au début, c’était un homme parfait. Il était toujours là pour moi me réconforter aller jusqu’à lacer mes chaussures ouvrir les portes bref il faisait tout pour moi il me valorisait tous le temps. Par la suite j’ai compris que je n’avais plus trop le choix d’avoir mes propres envies ou mes propres décisions. Et par exemple longtemps il m’a reproché de trop voir mes amis. Il me reprocher aussi d’être trop gentil avec ma famille ne pas assez être autoritaire avec eux car je suis une personne trop gentille et je dis trop souvent oui.

Les violences ont commencé quand j’étais enceinte c’était des des gifles des bousculades et à chaque fois que je lui fais des reproches il va d’abord m’insulter violemment: Ta mère est une pute tu es une pute tu es une merde tu seras jamais rien sans moi je vais te prendre la petite tu n’es pas une bonne mère tu es fainéante etc... mon compagnon actuellement ne travaille pas je sais que cela le ronge quand je l’ai connu il n’était pas comme ça je ne sais pas si il est en dépression je n’arrive pas à voir clair dans cette situation.

J’ai peur qu’il me fasse du mal si j’arrive à le quitter j’ai peur des représailles. Il y a toujours une part de moi qui pense que ça va s’arranger mais j’en doute je suis vraiment Dans le flou. Actuellement j’ai la garde exclusive de ma fille car mon compagnon n’a pas pu la reconnaître étant donné qu’il n’a pas de permis de séjour en Suisse et que nous sommes dans l’obligation de nous marier pour qu’il reconnaisse ses droits en Suisse.

Cependant je ne sais pas si se marier avec lui est une solution ou une bonne idée, j’ai l’espoir qu’il change si il peut s’épanouir en travaillant mais je suis tellement perdue que je ne sais pas quoi faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple depuis 2 ans et maintenant maman d’une petite fille de quelques mois. Vous avez vécu de très bons moments au début de votre relation, puis votre compagnon a commencé à vous reprocher de voir votre entourage et vous dicter votre façon d’être; ces agissements constituent des violences psychologiques. Les violences physiques sont ensuite apparues lorsque vous étiez enceinte ainsi que des insultes très violentes. Vous nous expliquez ensuite qu’il ne travaille pas et que vous soupçonnez une dépression, ce qui pourrait expliquer son comportement changeant selon vous.

Vous vous demandez si vous devez rester avec lui, si le mariage serait une solution à cela. Vous avez l’espoir qu’il change et vous êtes perdue.  Vous avez bien fait de nous demander de l’aide, les violences que vous vivez nous inquiètent. La violence a tendance à s’accentuer avec le temps si rien n’est entrepris pour la stopper et ont des conséquences néfastes sur vous mais aussi votre fille qui ressent et voit ce qui se passe entre ses parents.  Nous comprenons que vous vous sentiez perdue et souhaitons vous dire que vous n'êtes pas seule.

Dans un premier temps, il est important de savoir si votre compagnon est conscient de ses actes et s’il serait prêt à faire des entretiens avec des professionnel-le-s pour en discuter et apprendre à ne plus user de violence. Pensez-vous qu'il serait prêt à contacter un service afin de trouver de l'aide pour ne plus recourir à la violence?

Nous imaginons que dans sa situation il doit être difficile de ne pas pouvoir travailler. Cependant, ce n’est pas une raison d’user de violence contre vous, rien ne justifie le recours à la violence. Sa situation sociale, financière et sa santé sont de sa responsabilité. Il est aussi de sa responsabilité d'agir autrement que par la violence pour gérer sa frustration,  sa colère ou son mal-être. A part le soutenir dans ses démarches si vous le souhaitez, le reste dépend de lui.

De votre côté, sachant comment il agit actuellement avec vous, quelles sont vos attentes vis-à-vis de votre couple? Est-ce le bon moment pour vous pour penser à un mariage? Quelles seraient vosattentes à vous de ce mariage ? Nous vous encourageons à réfléchir en priorité à vos besoins, à ceux de votre enfant ainsi qu'à votre sécurité à toute les deux.


Dans le canton du Jura, nous vous suggérons fortement de discuter de la problématique de violence de votre couple avec un-e des professionnel-le du Centre LAVI (032 420 81 00). Vous pourrez ainsi être accompagnée au mieux quels que soient vos choix et réfléchir avec du soutien extérieur à des solutions pour votre famille. Les consultations sont uniquement sur rendez-vous et une permanence téléphonique est accessible le lundi (8h30 - 11h30) , Mercredi (8h30 - 11h30 et 14h00 - 16h30) et le vendredi (11h00 - 14h00).

Il est important que vous vous protégiez, toutes les deux, de ces violences en premier lieu et que vous réfléchissiez dans un deuxième temps à la suite pour votre couple. Nous vous encourageons aussi grandement à ne pas rester seule avec vos questionnements et à garder le contact avec vos proches et vos ami-e-s. Si vous vous sentez suffisamment en confiance avec une personne de votre entourage, nous vous conseillons également de parler de votre situation afin d'avoir du soutien.

Nous espérons que vous poursuivrez vos démarches et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Nous restons disponibles si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles quelles que soient vos décisions futures.

> J’ai besoin d’aide pour me séparer.

15 avril 2021 - Ste...


Bonjour,

J’ai rompu avec mon ex conjoint il y a plus d’une année. Il est d’un caractère pervers narcissique et anti social. Nous avons deux enfants ensembles et il ne veut pas les lâcher, il veut m’enlever la garde et les placer en foyer. Il est prêt à tout pour se venger de moi.

Nous habitons toujours ensembles, j’avais arrêté de travailler pour m’occuper des enfants, ce qui fait que c’est lui qui a le seul revenu. Ça fait environ 1 an qu’il m’a entièrement coupé les vivres, j’ai juste de quoi manger. Il me menace également de me mettre dehors, car c’est lui qui paient le loyer. Aujourd’hui ses menaces deviennent sérieuses, il a contacté ma famille en leur disant que j’étais en dépression que je m’occupe pas des enfants, espérant me mettre sous tutelle, donc que c’est lui qui sera responsable de moi.

Aujourd’hui, sans argent je ne peux mm pas payer une consultation juridique, les enfants qui sont menacés d’être envoyé et foyer, c’est la cata Je suis preneuse de tout les conseils que vous pouvez me donner




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez rompu avec votre ex-conjoint et habitez toujours ensemble. Cela fait une année qu’il vous a coupé les vivres, vous avez seulement de quoi manger, il vous menace de vous mettre dehors et de placer les enfants en foyer. Il aimerait également vous mettre sous tutelle et l’a communiqué à votre famille.

Sans moyens financiers, vous aimeriez trouver de l’aide juridique et souhaitez recevoir des conseils dans cette situation difficile.Vous avez bien fait de nous contacter et de ne pas rester seule plus longtemps. Vous vivez des violences économiques et psychologiques inquiétantes.

Tout d’abord nous vous rassurons sur deux points importants qui sont des sources de peur. Si vous êtes capable de discernement, de vous organiser, de travailler et de vous occuper des enfants, il n’y a pas de raisons valables pour que vous soyez sous tutelle, ni qu’on vous enlève vos enfants.

Dans votre situation, ce qui semble prioritaire est une séparation dans un premier temps pour que vous ne dépendiez plus de votre ex-conjoint. Pour vous aider à trouver les ressources nécessaires à cette séparation, nous vous conseillons de contacter le Centre LAVI au 022 320 01 02 ainsi que l'Association d'aide aux victimes de violence en couple au 022 797 10 10. Vous serez ainsi accompagnée pour les différentes démarches et soutenue par des professionnel-le-s gratuitement et en toute confidentialité.

Il est aussi possible de demander une aide juridique au près du Centre social protestant, en précisant qu'il s'agit d'une situation de violence conjugale. Vous pouvez les contacter du lundi au jeudi au 022 807 07 07.

Tant que vous êtes mariée, votre mari a l’obligation d’entretien et ne peut pas continuer à user des violences. Vous pouvez demander les mesures protectrices de l’union conjugale et des aménagements au tribunal civil à cet effet. Les intervenant-e-s des deux institutions citées au-dessus pourront vous aider à faire cette démarche.

La violence a des conséquences néfastes sur la santé psychique, ainsi que pour vos enfants. Il est important de prendre soin de vous et eux. Si vous sentez votre moral au plus bas, vous pouvez en parler à votre médecin qui pourra vous suggérer un traitement.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à sortir de cette situation. Nous restons à disposition pour toute autre question ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent. 

> Mon ex petit ami « m’harcèle » sur les réseaux sociaux

12 avril 2021 - Com...


Je ne sais pas ce que je peux faire pour qu’il me laisse tranquille




Notre réponse


Bonjour,

Ton petit-ami te harcèle sur les réseaux sociaux et tu aimerais savoir comment faire pour qu'il te laisse tranquille.

Tu as bien fait de nous contacter et de ne pas rester seule dans cette situation. Le harcèlement une forme de violence psychologique qui a des conséquences néfastes sur le quotidien et l'état de santé.

Pour qu'il te laisse tranquille, nous te proposons tout d'abord de lui écrire une seule fois sur les réseaux sociaux en expliquant clairement que tu ne souhaites plus qu'il te contacte et que tu ne réponderas plus à ses messages s'il continue.

Dans un deuxième temps, nous te suggérons de le bloquer sur tous les réseaux sociaux ainsi que de bloquer son numéro de téléphone sur ton natel.

Nous espérons qu'avec ces pistes, tu trouveras enfin la paix!

Nous restons à disposition si tu as d'autres questions ou que tu souhaites nous donner des nouvelles.

> J’ai l’impression que ma voisine est victime de violence conjugale, que puis-je faire?

27 mars 2021 - lal...


Bonjour,

J'ai l'impression que ma voisine est victime de violence conjugale. Je les entends se disputer, hurler, j'entends des bruits bizarres aussi parfois et je ne sais pas quoi faire. J'ai l'impression que son conjoint la bats mais je ne suis pas sure. J'ai pas envi d'appeler la police pour "rien" parce que peut-être que ce n'est pas ça mais franchement j'en doutes fortement.

De lus, j'a peur de son conjoint, peur qu'il s'en prenne a moi ou à mes proches. Que puis-je faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous entendez vos voisins se disputer et hurler, avec parfois des bruits qui vous inquiètent. Vous pensez que votre voisin bat sa compagne et vous ne savez que faire de cette situation, que vous suspectez être de la violence conjugale.

Ces violences vous font peur au point de vous sentir potentiellement menacée par cet homme.

Vos inquiétudes sont légitimes et nous vous encourageons à ne pas laisser la situation ainsi perdurer, voire s’empirer, car généralement, les violences sont inscrites dans un cycle qui ne fait que de se répéter.

En cas d’urgence, vous pouvez effectivement appeler la police en faisant le 117, pour protéger la victime de ces violences.

Il pourrait être judicieux, dans un premier temps, d’aborder votre voisine ou votre voisin pour lui dire que vous entendez leurs disputes et que cela vous inquiète tant que, si cela venait à se reproduire, vous appelleriez la police. Cette attitude permet d’aller dans le sens de protéger la victime, mais aussi de vous affirmer en disant substantiellement que vous n’êtes pas prête à vous laisser faire et qu’en cas de besoin, vous êtes disposée à faire appel aux forces de l’ordre pour vous protéger.

Vous n’êtes peut-être pas la seule dans votre immeuble à entendre ce qui se passe et à en être inquiétée. Si cela vous rassure, parlez-en autour de vous et demandez de l’aide à vos voisin-e-s pour approcher ce couple. durant cette démarche, vous pourrez les informer qu’il est possible, dans le canton de Vaud, de trouver de l’aide dans ce qui leur arrive, en faisant appel au Centre de Prévention de l’Ale (021 321 24 00) qui travaille avec les personnes auteures de violence ou au Centre MalleyPrairie, (021 620 76 76) qui en fera de même avec les personnes victimes de violence.

Si par la suite ce Monsieur venait à vous intimider ou s’en prendre à vous ou vos proches, n’hésitez pas à appeler la police et à porter plainte.

Si vous désirez intervenir de façon plus anonyme, il vous est possible d’informer votre gérance de ce que vous entendez, de leur faire part de vos craintes et de leur demander d’intervenir pour ramener le calme. Vous pouvez mentionner que, pour des raisons de sécurité, vous ne désirez pas que vos voisin-e-s apprennent que vous êtes à l’origine de cette plainte.

Nous vous encourageons à ne pas laisser cette situation perdurer et ne pas vous laisser enfermer dans la peur, générée par les comportements violents de votre voisin.

Nous espérons par ces quelques lignes vous avoir apporté, Madame, quelques éléments vous permettant d’aller de l’avant dans votre situation et nous vous adressons nos meilleurs vœux pour en sortir. N'hésitez pas à nous solliciter à nouveau en cas de besoin.

> Mon mari me menace de me gifler, me lance des objets au visage et m’a secouée, je ne sais plus quoi penser et je culpabilise

15 mars 2021 - Nat...


Bonjour,

Mon conjoint a des difficultés à gérer ses émotions et il peut arriver qu'il s'emporte et se mette en colère pour des raisons que je ne comprends pas. Dans ces moments là, il me menace souvent de me gifler ou de vouloir me faire du mal.

Quand il est très fâché, il est arrivé qu'il me lance des objets au visage, mais toujours des objets qui ne laissent pas de trace et qui ne font pas mal. Dernièrement, il m'a serré très fort le bras, m'a tenu le pull et m'a secoué et m'a tapé sur le visage avec son doigt. Au début, il s'est excusé et a dit que c'était allé trop loin mais quand il a vu que je continuais à rester distante, il m'a dit que j'étais une menteuse, qu'il m'avait juste tenu le bras et que ce n'était pas de la violence. Je ne sais plus quoi penser et je culpabilise beaucoup. J'aurais besoin d'avoir l'avis d'une personne neutre pour y voir plus clair.

Je vois remercie pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites que votre mari vous menace verbalement ou physiquement, allant jusqu'à vous frapper dernièrement. Vous nous faites part de votre sentiment de culpabilité et vous demandez que penser de ces comportements; vous aimeriez avoir notre avis.

Vous avez bien fait de nous contacter; partager sa situation est un premier pas pour trouver des pistes et aller mieux.

Les faits que vous décrivez sont des actes de violence. Les accès de colère, les dénigrements, intimidations ou encore les menaces relèvent de la violence psychologique. Le fait de lancer des objets, de pousser, secouer, serrer voire frapper l'autre constituent bien des violences physiques.

La plupart de ces actes sont interdits par la loi en Suisse. Dans le cadre d'une relation de couple, les menaces ou encore les voies de fait répétées (le fait d'être poussée par exemple) sont des infractions qui peuvent être poursuivies d'office depuis 2004. Cela signifie qu'une enquête pourrait être ouverte si la police avait connaissance de ces agissements, sans besoin de plainte de votre part.

Si vous veniez à contacter le 117 lors d'une situation de crise, il est important de savoir que la police peut expulser du domicile la personne auteure de violence conjugale pour une durée maximale de 10 jours dans le canton de Fribourg. Pour votre protection, la personne visée par cette mesure a l'interdiction stricte de revenir au domicile et de vous contacter.

Vous soulevez l'absence de douleur physique ou encore de trace visible. Nous savons que, même dans ce cas, la violence peut fortement affecter l'intégrité psychique de la personne victime. Les sentiments que vous exprimez, tels que la culpabilité ou la confusion, font partie des réactions normales face à ce type de situation, qui elle ne l'est pas. Il est important de pouvoir mettre des mots sur votre vécu et nous vous invitons à poursuivre cette démarche tout en étant aidée, pour pouvoir sortir du cycle de la violence.

Pour plus de soutien si vous le souhaitez, nous vous encourageons à prendre contact avec Solidarité Femmes - Centre LAVI du canton de Fribourg - au 026 322 22 02 ou avec le centre LAVI du canton de votre choix. Des intervenant-e-s spécialisé-e-s peuvent vous proposer une consultation gratuite et confidentielle et vous accompagner dans ces questions complexes. Le but est de répondre à vos besoins et vous permettre de choisir les démarches qui vous conviennent (mesures de protection, soutien psychologique d'un-e thérapeute, etc.). A noter que Solidarité Femmes dispose également d'une structure d'accueil en cas de besoin d'hébergement d'urgence.

Nous restons volontiers à disposition si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles ou nous contacter pour d'autres questions.

En vous souhaitant bon courage pour la suite, nous vous transmettons nos meilleurs messages.

> Puis-je déposer une main courante afin que la police intervienne rapidement en cas d’appel ?

12 mars 2021 - dan...


Bonjour,

J'aimerais savoir si en Suisse il existe la possibilité de déposer une main courante comme en France. J'aimerais le faire car je suis en danger et j'aimerais que la police vienne rapidement chez moi en cas d'appel sans devoir expliquer pendant 10 minutes. Merci pour votre aide et mes meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Il faut savoir qu’en Suisse, toute personne en danger peut faire appel à la police au numéro du 117 et ceci 24h/24. En principe, si urgence il y a, la personne n’a pas nécessité d’ expliquer sa situation pendant de longues minutes. Il suffit de donner au plus vite votre adresse, de dire que vous êtes victime de violences conjugales et que vous êtes actuellement en danger imminent pour qu’elle intervienne de suite tout feux bleus.

Pour répondre précisément à votre question, si vous allez dans un poste de police pour évoquer les agissements de votre compagnon, il faut savoir que la police peut ouvrir, selon les actes de violences décrits, une enquête préliminaire, soit au-delà d'une "main courante". Effectivement,  la plupart des actes dans le cadre des violences conjugales sont poursuivis d’office en Suisse depuis 2004 c’est-à-dire sans que la victime n’ait à déposer une plainte pénale.

A notre connaissance, il n'y a plus à proprement parlé de "main courante" en Suisse mais il y a le journal de police. Ainsi, si les actes dont vous êtes victime ne sont pas des actes poursuivis d'office mais uniquement sur plainte et que vous ne souhaitez pas déposer plainte, alors la police peut conserver à l'interne les faits dans le journal de police.

Par ailleurs, si vous deviez faire appel à la police via le 117 lors d’un acte de violence physique, sexuelle ou de menace, la police peut prononcer à l’encontre de la personne qui a agi de ces violences, une mesure d’expulsion immédiate du domicile. Il s’agit de l’article 28b du code civil suisse qui autorise la police à prononcer cette mesure pour 14 à 30 jours maximum (selon les cantons) ou jusqu’à l’audience de validation de ladite mesure d’expulsion au Tribunal de votre arrondissement. C’est une mesure immédiate de protection pour la victime. Pendant ce laps de temps et jusqu’à l’audience, l’auteur-e des violences a l’interdiction formelle de revenir au domicile ou de vous contacter de quelque manière soit-elle. Cette distance imposée par la loi suisse permet à chacun de marquer une pause dans le cycle de la violence conjugale et envisager d’autres possibles.

Pour plus d’informations sur ce sujet complexe, nous vous conseillons vivement de prendre contact avec le Centre LAVI de votre choix, à Bâle au numéro 061 205 09 10 ou dans un autre canton. Ce centre de consultation est le centre d’Aide aux Victimes d’Infractions, qui propose des consultations gratuites et confidentielles. Les travailleurs sociaux ou psychologues qui y travaillent seront à même de vous expliquer toutes les mesures de protections que vous pourriez mettre en place en amont. Si danger il y a, ils peuvent également et au besoin financer un séjour en foyer d’accueil d’urgence ou à l’hôtel. Ils ou elles peuvent aussi vous orienter auprès d’un-e avocat-e ou d’un-e thérapeute au besoin. Quoiqu’il en soit, l’intervenant.e LAVI sera là pour vous conseiller mais aucunement pour vous imposer des démarches.

Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d’autres questions et espérons que vous trouverez l'aide souhaitée.

> Comment aider une amie qui subit du stalking de son ex-compagnon?

12 mars 2021 - San...


Une amie est suivie constamment par un EX qui agressif que tante de force se la récupérer. Il l'attend le matin quand elle va travailler et le soir quand elle revient, elle doit se cacher pour rentrer chez elle parce qu'il force l'entrée dans sont appartement, il l'appelle toute la journée de numéros différents. La police le fait rien parce que, selon eux, il n'a encore rien fait.

Comment puis-je l'aider ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie est victime de harcèlement (stalking) de la part de son ex-compagon. Cela l’empêche de vivre normalement et vous nous dites que la police ne fait rien car il n’a encore rien fait.

Vous avez bien fait de nous écrire, nous comprenons votre inquiétude pour votre amie et vous encourageons à continuer à la soutenir dans cette période difficile. 

Dans les actes d’harcèlement que vous nous décrivez, il y a deux infractions qui pourraient être poursuivies si votre amie porte plainte contre son ex-compagnon. La première est l’utilisation abusive d’une installation de télécommunication (art. 179 CP) et la deuxième la Violation de domicile (art. 186 CP). 

C’est seulement lorsque votre amie portera plainte que la situation pourra être étudiée plus attentivement par la police et que celle-ci interviendra en fonction de ce qui lui a été rapporté. 

Pour l’aider à formuler la plainte et trouver des solutions quotidiennes en attendant, nous vous conseillons vivement de lui suggérer de contacter un Centre LAVI rapidement. Les intervenant-e-s d'un centre LAVI pourront étudier en détails la situation de votre amie et la soutenir au mieux dans ses démarches. En attendant, il est important qu'elle garde les preuves et note dans un cahier ou sur une note éléctronique tous les comportements abusifs de son ex-compagnon. Dans le canton de Vaud, il y a trois centres: celui de Lausanne 021 631 03 00, d'Aigle 021 631 03 04 et d'Yverdon 021 631 03 08, qu'elle peut contacter selon la proximité de sa localité.

Lorsque vous appelez la police, elle intervient si la personne est en danger immédiat. Si votre amie se trouve dans une situation de danger un jour, qu’elle n’hésite pas à les contacter au 117 en urgence.

Nous espérons que votre amie trouvera le courage nécessaire pour effectuer les démarches que nous proposons et lui souhaitons de retrouver la paix. Prenez-soin de vous également. Meilleurs messages.

> Il ne m’a jamais battue, mais est-ce tout de même de la violence ?

10 mars 2021 - She...


Bonjour,

Je sors de 6 sns de relation que le monde décrivait comme idyllique mais pas à l'intérieur du couple Mais la étant partie me réfugier chez un ami, je vois que j'ai un gros contrecoup

Mon ex avait des accès colérique, jetais des choses, hurlait faisait parfois silence pendant des jours, contrôlait mes comptes et mes fréquentations, refisait des achats de nécessité alors que c'était mon salaire, exigeait que je travaille en payant tout en disant qu'il était au foyer. Refusait que je postule à certains postes car pas assez payés à ses yeux, Maintenant que je suis plus dedans, je panique a l'idée de sortir seule, j'angoisse de dépenser 5 francs pour mes besoins, je peux annuler rdv avec mes amis proches que je retrouve enfin par peur de sortir...

Il ne m'a jamais battue mais on est d'accord que c'était de la violence ? Ca peut faire des séquelles pareilles ? Jetais très vive et indépendante avant.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez vécu une relation durant 6 ans. Votre entourage décrivait votre relation comme idyllique mais ce n'était pas la réalité que vous viviez à l'intérieur du couple. Maintenant que vous vous êtes réfugiée chez un ami vous vous rendez compte de séquelles psychiques et vous vous demandez si c'est bien de la violence que vous avez subit.

Vous avez bien fait de nous écrire et de partager votre situation. Ne pas rester seule avec votre souffrance est une première étape pour aller mieux.

Ce que vous avez vécu est bien de la violence. Il existe plusieurs sortes de violences. Les accès de colère, ignorer l'autre et contrôler vos fréquentations font parties des violences psychologiques. Contrôler vos comptes, ne pas vous permettre de disposer de votre argent et vous empêcher de postuler pour un emploi sont des violences économiques. Ces actes de violences conjugales sont interdits par la loi.

Les réactions que vous décrivez sont normales après avoir vécu cette situation. La violence crée des troubles importants, tel que la peur, l'anxiété, le stress... Nous vous conseillons de continuer de mettre des mots sur ce qui s'est passé en parlant avec un-e thérapeute ou un spécialiste de la violence.

Sur ce site https://www.santepsy.ch/fr/aides-et-soutiens/ , vous pouvez trouver des adresses de thérapeutes et d'organisations. Vous pouvez aussi contacter le Centre d'accueil MalleyPrairie au 021/620.76.76. Ce Centre propose des consultations gratuites sur rendez-vous. Des professionnel-le-s vous écouterons et vous conseillerons selon vos besoins. Si pour une raison ou une autre vous ne pouvez plus rester chez votre ami où vous vous êtes réfugiée, le Centre MalleyPrairie peut aussi vous héberger provisoirement et gratuitement.

Nous espérons que les pistes proposées vous aideront à prendre soin de vous et que vous trouverez l'aide nécessaire pour vous sentir mieux. Si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, n'hésitez pas à nous contacter.

Nous vous transmettons nos meilleures pensées et vous souhaitons bon courage.

> Je suis témoin de violences

10 mars 2021 - Sis...


Je vous explique la situation... Je préfère ne donner aucun nom afin de protéger les personnes concernées.

J'ai malheureusement eu affaire à plusieurs signes de violence dans un couple: des bousculades, des menaces, du chantage pour la personne et sa famille aussi, des bleus apparents, et j'en passe...

Il y a déjà eu une intervention de la police parce que les voisins les ont avertis. Mais quand ils sont arrivés, la personne a su manipuler la situation afin de faire passer la victime réelle comme le/la coupable. Même les voisins du bâtiment ont fait une pétition contre eux afin de les faire partir du bâtiment parce que les disputes et la violence sont bien présentes.

Cependant, par peur qu'il arrive quelque chose à une des deux personnes, je voulais savoir s'il était possible de poser une main courante tout en restant dans l'anonymat. La personne violente en question m'a écrit hier sur WhatsApp. Il ne m'a rien dit de grave, cependant c'est de l'insistance. Plusieurs fois il me demande pour me voir et à chaque fois je refuse. Mais hier il m'a bloqué d'une fois que je lui ai dis que je ne voulais pas le voir face à face.

Cette personne m'a enregistré à mon insu pour utiliser mon audio contre son/sa copain/copine.



Notre réponse


Bonjour,

Tu connais un couple qui vit de la violence psychologique et physique. Il y a déjà eu une intervention de la police et les voisins se sont également mêlés à la situation. Tu te demandes s’il est possible de porter plainte tout en restant dans l’anonymat. Tu nous dis également que la personne auteur de violence aimerait te voir en face à face et a utilisé un audio à toi contre sa copine.

Nous comprenons tes inquiétudes face à cette situation ainsi que pour les personnes concernées. Merci de nous avoir écrit pour en parler.  La violence est malheureusement destructrices des relations et entrainent de lourdes conséquences pour le couple et aussi pour l’entourage. 

Il n’est pas possible de porter plainte sans donner de nom. Par contre, il est possible d’appeler la police à nouveau en cas de danger en anonymat ainsi que de recourir à des professionnel-le-s en toute confidentialité pour discuter de ce qui te préoccupe et trouver des solutions concrètes pour y faire face.

C’est à la personne qui subit les violences de porter plainte. Sache que les violences physiques sont poursuivies d’office par la loi. Il n’y a donc pas besoin de porter plainte mais de signaler la situation à la police ou à la justice pour que des démarches juridiques débutent. La loi en Suisse interdit la violence, quelle qu’en soit la forme. 

Nous te conseillons donc d’encourager la personne victime à demander de l’aide de spécialistes qui pourront l’aider à sortir de cette situation. Elle pourra choisir que faire selon ses besoins et désirs. Le réseau de la violence domestique en Valais peut être une grande ressource, n'hésite pas à donner ce lien à ton ami-e ou ce numéro: 027 607 31 00. Tu peux également contacter ce réseau toi-même pour demander conseil ainsi que nous écrire à nouveau. 

Tu as bien fait de bloquer la personne insistante et tu as le droit de ne pas vouloir la voir. Si tu te sens en danger, n’hésite pas à en parler à ton entourage et contacter la police au besoin. 

Concernant l’audio, nous aurions besoin de plus de détails pour t’aiguiller sur ce sujet. 

Nous espérons que nos pistes de réponses te rassureront et t’aideront à poursuivre tes démarches. N’oublie pas de prendre soin de toi également. Bien à toi. 

 

> A partir de quand/quoi les enfants sont-ils réellement en danger ? Devons-nous agir en tant que personne de l’entourage?
10 mars 2021 - Mup...


Une amie, mère avec de jeunes enfants enfants, vit avec un homme qui lui fait peur (grosse colère) et la contrôle depuis plusieurs années.  Jusqu'à présent, on l'a écoutée et c'est tout. La violence était dirigée vers des objets qu'il casse.

Hier, il a frappé un des enfants (hématome, mais pas nécessaire d'aller chez le pédiatre). Notre question (on est 2 amies à s'inquiéter) : a partir de quand /quoi, les enfants sont ils réellement en danger ? Est-ce notre rôle de dénoncer ? Sommes nous complices de ne pas annoncer ces coups ? Faut il "lui laisser une autre chance" et faire des démarches au 2e/3e passage à l'acte ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous vous remercions pour votre question pertinente et tentons de vous amener quelques éclairages souhaités.

Jusqu’à maintenant, vous avez écouté et épaulé votre amie. Vous vous questionnez aujourd’hui, avec une autre amie, à partir de quand les enfants sont en réel danger et quelles sont vos responsabilités face à ces agissements : devez-vous agir ou attendre ?

Tout d’abord nous vous félicitons pour votre démarche qui démontre bien votre implication dans cette situation délicate. Ecouter le récit de votre amie lui est déjà d’une aide non négligeable. Nous vous encourageons vivement à maintenir autant que possible ce lien avec votre amie.

S’agissant de vos questions, les enfants de votre amie sont effectivement déjà en danger. Le seul fait d’évoluer dans un milieu dans lequel il y a de la violence est néfaste pour leur développement. Entendre des cris, voir des objets se briser, ressentir la détresse de leur mère face aux agissements de cet homme les met déjà dans une situation de grande vulnérabilité et d’insécurité importante. De plus, vous évoquez un acte de violence dirigé contre l’un d’entre eux. Ils doivent être protégés et votre amie en est actuellement sans doute incapable étant elle-même terrorisée par cet homme.

Il serait cependant important que votre amie puisse consulter la/le pédiatre de ses enfants pour évoquer cette ambiance délétère dans son domicile et faire constater l’hématome de son enfant. La/le pédiatre pourra la diriger vers le CAN-Team qui est une unité pluridisciplinaire du CHUV, compétente dans les violences agies sur les enfants. Les urgences pédiatriques peuvent aussi la mettre en lien avec cette unité bienveillante. Sans toutefois avoir un discours culpabilisateur, vous pourriez partager avec votre amie votre inquiétude pour les enfants qui sont directement impactés et l'encourager à en parler à leur pédiatre.

Bien entendu, la Direction Générale de l’Enfance et de la Jeunesse (DGEJ), anciennement plus connue sous le nom du Service Protection de la Jeunesse (SPJ), joignable au numéro 021 316 53 53, peut aussi venir en aide à ses enfants. Pour des tiers, qui souhaitent dénoncer une situation de maltraitance envers un mineur, un formulaire de signalement existe en ligne. Cette ressource peut donc être sollicitée par vous-même, si vous voyez que votre amie ne peut absolument rien mettre en place pour protéger ses enfants.

De plus, la LAVI, la Loi d’Aide aux Victimes d’Infractions, répondant au numéro 021 631 03 00 de 9h à 12h et de 14h à 17h du lundi au vendredi peut aussi recevoir de manière gratuite et confidentielle votre amie pour évoquer des pistes de solutions quant au quotidien de violences qu’elle vit. Une personne de confiance peut bien entendu l’y accompagner lors de cette consultation si cette démarche devait être facilitée. Actuellement, et en lien avec la pandémie du COVID 19, des entretiens téléphoniques sont également possibles si cela devait soulager son agenda.

Par ailleurs toute personne en connaissance de violences conjugales et domestiques chez un tiers peut faire appel à la police au 117 qui interviendrait au domicile de la personne concernée pour faire la lumière sur les violences agies et les mesures de protections à mettre en place dans l’urgence.

Pour finir, nous vous transmettons encore un numéro important qui est celui d’EMUS, l'Equipe Mobile d’Urgences Sociales au 0848 133 133. Cette équipe composée d’un-e travailleur-e social-e et d’un-e infirmier-ière peut intervenir 24h/24, tous les jours de l'année, de manière gratuite, au domicile de votre amie ou dans un autre lieu neutre si votre amie vivait un épisode traumatisant mais ne souhaitait pas pour autant faire intervenir la police par exemple. Effectivement, selon ce qu’il se passe au domicile et selon l’heure de la crise, votre amie pourrait ne pas vouloir/pouvoir se confier à ses amies. Cette équipe peut intervenir en ce sens, comme accompagner votre amie si elle voulait se mettre en sécurité de manière immédiate. Ils sont par ailleurs véhiculés.

Nous restons bien entendu à votre entière disposition et celle de votre amie si vous aviez d'autres questions.

> Lors de disputes avec ma femme, je n’arrive plus à contrôler ma colère et je me montre violent. Pouvez-vous m’aider?

04 mars 2021 - hyd...


Bonjour,

Depuis quelque temps déjà, ma femme et moi traversons une crise qui nous amène régulièrement à avoir des disputes qui parfois dégénèrent dans la violence. Lors de ces disputes, il arrive un moment où je n'arrive plus à contrôler ma colère et où je me montre violent envers elle. J'ai honte de cette situation et je veux que cela s'arrête, mais je ne sais pas comment faire pour me contrôler.

Est-ce que vous pouvez m'aider ? Merci d'avance.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous témoignez dans votre message de disputes, devenues régulières dans votre couple, lors desquelles vous ressentez de la colère que vous ne parvenez plus à contrôler et que vous exprimez par des actes de violence envers votre femme. Des actes qui vous font ensuite ressentir de la honte.

Tout d'abord, nous tenons à vous dire que la démarche entreprise en nous écrivant est courageuse.

Votre souhait que cette violence n'ait plus lieu dans votre couple peut être soutenu par des professionnel·le·s. Dans votre canton, l'association EX-Pression pourra vous proposer un premier entretien sans engagement, qui vous permettra d'expliquer en détail votre situation et de découvrir les soutiens possibles. Vous pouvez les joindre au 0848 08 08 08.

D'ici à ce premier rendez-vous, nous pouvons vous proposer d'observer dans quelles situations ce sentiment de colère apparaît en vous. Y a-t-il des sujets ou des moments particuliers ? Quelles pensées vous traversent l'esprit dans ces moments-la ? Aussi, existe-t-il des disputes lors desquelles il n'y a pas de violence ?

En espérant avoir pu vous être utile, nous restons à dispositon pour toute éventuelle autre question.

Bien cordialement.

> Je veux savoir comment me calmer pour pas devenir violent envers mes proches

04 mars 2021 - Ann...


Bonsoir,

je voulais savoir comment me calmer pour pas devenir violent envers mes proche... je souffre énormément et je suis conscient du mal que je peux faire et j en peux plus en ce moment la police est au courant et depuis je n est pas êtes violent mais je sens que je m énerve vite et j ai plus envie d être violent




Notre réponse


Bonjour,

Le fait que tu nous écrives constitue un pas très important et nous relevons le courage dont tu fais preuve en nous contactant. Nous comprenons que tu souhaites trouver une façon de te calmer afin de ne pas exercer de la violence envers tes proches, car tu as pris conscience du mal que tu peux leur faire, et du mal que tu te fais également. La violence a effectivement des conséquences pour les personnes qui en sont victimes, mais aussi pour les personnes qui y recourent

Dans tous les cas, il est important d'agir pour mettre fin à la violence. Pour ce faire, nous t'encourageons à contacter des professionnel-le-s qui seront en mesure de t'accompagner dans ta volonté de parler de ta situation et de trouver d’autres alternatives que la violence pour exprimer ta colère. Face à la violence, des solutions existent.

Dans ce but, nous te proposons de contacter le Centre d’accueil Association B.a.s.t.A au  032 863 30 60 ou le service pour auteur-e-s de violence conjugale (SAVC) au 032 886 80 08 ou par email à savc@cnp.ch

En attendant, nous pouvons te proposer d'observer dans quelles situations précises tu ressens de l'énervement et où tu sens que tu pourrais recourir à la violence. Y a-t-il des sujets ou des moments particuliers ? Quelles pensées te traversent l'esprit dans ces moments-la ?

Dans ces moments là, avant de recourir à la violence, nous pouvons te conseiller de sortir un moment, d'aller marcher afin de faire redescendre la tension et éviter de recourir à la violence.

Nous t'encourageons à ne pas t'arrêter là dans tes démarches et à prendre contact avec les professionnel·le·s qui pourront  t'aider à faire un travail sur toi afin de ne plus recourir à la violence.

En espérant que ces quelques pistes te seront utiles, nous restons bien évidemment à disposition et te transmettons tous nous encouragements.

Bien cordialement.

> Il m’arrive d’être violent, je cherche à parler pour comprendre et stopper ma violence.

04 mars 2021 - Sfo...


Bonjour,

il m’arrive souvent d’être violent. Non pas que je sois de nature agressive mais plutôt en réponse à ce que j’estime être soit du harcèlement, de l’invasion, de l’injustice ou de l’agression. Malheureusement, c’est devenu un mécanisme de défense qui au fil du temps est devenu quasiment un réflexe.

De victime initialement je suis finalement toujours coupable à la fin car bien souvent ma réaction est disproportionnée. D’autant plus fort que ce sont ceux que j’aime. J’en ai marre de faire peur, de faire vivre les autres dans la tyrannie et surtout peur de moi-même.

Je cherche à parler pour comprendre mais aussi un sport ou une activité qui m’apaiserait.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous avez tendance à recourir à la violence lorsque vous avez un sentiment d’injustice, que vous vous sentez harcelé ou encore agressé. Vous prenez conscience que vos réactions « sont disproportionnées » et qu’elles portent atteinte à vos proches ainsi qu’à vous-même. Nous comprenons que vous êtes en recherche de compréhension de vos comportements violents afin d’y mettre un terme ainsi que d’une activité qui puisse servir d’exutoire.

Nous ignorons les formes que prennent vos agissements violents, les situations exactes dans lesquelles vous agissez ainsi et envers qui cette violence est plus précisément adressée. Il n’en reste pas moins que votre recherche de solutions et d’aide est justifiée et nous saluons votre démarche de nous écrire. D’une manière générale nous observons que les manifestations de violence dans un système familial ou de couple tendent à se reproduire comme dans un cycle, à se répéter et malheureusement également à s'intensifier au fil du temps. Il est donc possible que vos réactions vous soient très connues en vous donnant l'impression de « réflexe», alors qu’en réalité il est possible d'agir autrement.

Pour initier un processus de changement il est tout d’abord nécessaire de viser une maîtrise et gestion de vos émotions dans les moments plus difficiles. Une des émotions les plus observées est celle de la colère, une émotion qui est principalement générée par une sensation subjective d’injustice et qui peut se traduire en agressivité et autres formes de violence. Les réactions de colère ou d’agressivité sont néanmoins évitables et il est possible d'apprendre à les anticiper et à les gérer. Ce qui est important à retenir c’est que bien qu’il soit possible que vous vous sentiez lésé, la réponse systématique par la violence n’est ni acceptable, ni une solution, bien au contraire, comme vous le constatez certainement dans le climat de peur que vous générez, elle occasionne davantage de souffrance pour votre entourage et pour vous-même.

Il est indispensable que vous puissiez identifier précisément la source de vos énervements et que vous compreniez pourquoi elle vous atteint autant. Arrivez-vous à mieux reconnaître en quoi certaines situations réveillent en vous contrariété, agacement ou irritation ? Pourquoi et comment vous sentez-vous envahi ? Qu’est-ce qui vous est insupportable ou inacceptable dans ces moments ? Craignez-vous quelque chose en ces instants ?

Il est souvent possible que ce travail de compréhension et de changement ne soit pas aisé lorsqu’il est mené d’une manière solitaire.  Une activité sportive et plaisante est certainement une manière utile pour diminuer vos tensions internes, cependant comme il s'agit de répétitions et de réactions que vous constatez déjà comme étant disproportionnées, un travail avec des professionnel-le-s nous semble indispensable.

Il existe à Genève l’association Vires, un centre de psychothérapie, de recherche et de prévention de la violence où vous y trouverez une aide concrète dans la gestion des situations que vous font recourir à la violence. Nous vous conseillons vivement de prendre contact par téléphone au 022 328.44.33 ou par courriel à vires@bluewin.ch.

Plus vite vous agirez sur les thèmes qui alimentent le recourt de violence, plus vous augmenterez les chances d’un changement rapide et durable. Dès lors nous ne pouvons que vous encourager à poursuivre vos efforts.

N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

> Ich bin häuslicher Gewalt durch meinen Mann ausgesetz.

03 mars 2021 - Mag...


Guten Tag

ich bin häuslicher Gewalt durch meinen Mann ausgesetzt. Ich habe mit solidarité femmes gesprochen (dort habe ich nächste Woche einen Gesprächstermin) und den bureau d'égalité entre femmes et hommes. Sie haben mir von Ihrem Angebot erzählt.

Er hat zugestimmt, therapeutische Hilfe in Anspruch zu nehmen, wenn auch ich etwas gegen meine Frustrationen mit ihm unternehme (ich über keine physische Gewalt aus, aber manchmal werde ich wütend und schreie. Ich bin unsicher, ob das als psychische Gewalt gilt). Ich habe als Bedingung dafür, dass er das Haus nicht verlassen muss, gesetzt, dass er/wir etwas unternehmen. Wir waren schon in Ehetherapie. Mein Mann findet den Gedanken, dass er eine Therapie machen soll, fast inakzeptabel. Er erkennt aber an, dass sein Verhalten nicht akzeptabel ist. Wäre es möglich, einen ersten Beratungstermin zu vereinbaren?

Mit freundlichen Grüssen



Notre réponse


Diese Antwort wurde über DeepL übersetzt.

Guten Morgen,

Sie schreiben, dass Sie von Ihrem Mann missbraucht werden. Sie haben bereits Solidarité Femme und das Büro für die Gleichstellung von Frauen und Männern kontaktiert.

Gewalt kann schwerwiegende Folgen für die physische und psychische Gesundheit der Opfer haben, wenn sie nicht behandelt und versorgt wird. Es kann jedoch schwierig sein, über dieses Trauma zu sprechen. Darüber hinaus halten Scham und Schuldgefühle die Opfer oft davon ab, Maßnahmen zu ergreifen. Das Schweigen zu brechen ist der erste Schritt im Behandlungsprozess und wir loben Sie für die Schritte, die Sie unternommen haben.

Sie erzählen uns, dass Sie manchmal wütend werden und Ihren Partner anschreien und fragen sich, ob Ihr Verhalten als psychische Gewalt gilt. Psychische Gewalt ist in der Tat schwieriger zu erkennen, weil sie so subtil ist. Es scheint uns wichtig zu sein, einen Paarkonflikt von einer Situation ehelicher Gewalt zu unterscheiden. Ein Konflikt kann entstehen, wenn es Meinungsverschiedenheiten oder Widersprüche zu einem bestimmten Thema gibt. Beide Personen können ihre jeweiligen Standpunkte gleichberechtigt äußern. Während eines Konflikts kann es vorkommen, dass der Ton ansteigt, ohne gewalttätig zu werden. In einem Konflikt kann oft ein Kompromiss gefunden werden.
Im Kontext von ehelicher Gewalt versucht die Person, die Gewalt anwendet, Macht über die andere Person zu haben, und Gewalt wird unter jedem Vorwand ausgelöst. Menschen sind nicht gleich und jede Krise schwächt das Opfer ein wenig mehr (Angst, Scham, Schuldgefühle, Enge, Zweifel). Hier kann kein Kompromiss gefunden werden und oft setzt eine Gewaltspirale ein. Finden Sie diese Elemente in Ihrer Situation wieder?

www.violencequefaire.ch ist eine Seite, die sich auf Gewalt in Paarbeziehungen spezialisiert hat und sich an Opfer, Täter und Zeugen von Gewalt wendet. Wir beraten und verweisen Menschen, die uns schreiben, an Organisationen in ihrer Nähe. Sie fragen uns, ob es möglich wäre, einen Termin zu vereinbaren. Leider ist es nicht möglich, einen Termin zu vereinbaren. Der Verein VIOLENCE QUE FAIRE DE FAIRE verwaltet und bietet lediglich die Website und die kostenlose, anonyme Online-Beratung an. Die Opferhilfestelle von Solidarité Femmes hingegen kann Ihnen den Kontakt zu Therapeuten vermitteln, die mit Opfern häuslicher Gewalt arbeiten.

Wir möchten Ihre Bemühungen begrüßen, über das, was Sie in Ihrer Beziehung erleben, mit Fachleuten zu sprechen und nicht allein gelassen zu werden. Wir sind sicher, dass die Fachleute von Solidarité femmes Fribourg Sie bestmöglich beraten können.

Wir wünschen Ihnen alles Gute für die Zukunft und senden Ihnen unsere besten Gedanken. Sollten Sie weitere Fragen haben, zögern Sie bitte nicht, uns zu kontaktieren.

Mit freundlichen Grüßen

> Témoin de violences psychologiques et économiques de mon père envers ma mère.

20 février 2021 - Sol...


Bonsoir,

mon père menace, intimide ma mère qui après 30 ans de dispute et de menace s'est décidée de se séparer de lui. Pendant plus de vingt ans j'ai assisté à mon père constamment énervé, qui rabaissent mon frère, moi et ma mère. Actuellement, il est devenu encore plus menaçant car il veut que ma mère soit pas dans le possible de trouver un appartement ou de vivre car elle a un salaire très bas.

Il a cassé de nombreux meubles, il menace toujours encore plus ma mère. L'intimide car lui a l'argent mais pas elle. J'en peu plus de voir ma mère comme ça, sans pouvoir. Il devient très difficile de respirer à la maison. J'aimerais savoir si vous pensiez que je devrais appeler la police si à nouveau mon père a de violente dispute avec ma mère et qu'est-ce qui se passerait si j'appèlerais la police? ou qu'est-ce que vous me conseillerez? Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour,

Ta mère s'est décidée à se séparer de ton père et les manifestations de violences psychologiques et de violences économiques ont augmenté. Tu te sens démunie face aux menaces de ton père et tu te demandes si tu dois appeler la police.

La situation que tu décris semble lourde et difficile à vivre. Tu as raison de vouloir faire quelque chose pour que cela change. La violence fonctionne comme une spirale avec des passages violents de plus en plus rapprochés et la violence devient de plus en plus forte. Si rien n'est fait cela peut devenir très grave. Les actes de violences au sein du couple sont interdits par la loi. Si tu sens ta mère, ton frère ou toi même en danger lors d'une violente dispute, n'hésite pas à appeller la police au numéro 117. Si besoin la police peut expulser du logement pour une durée déterminée la personne auteure de violence ou vous mettre à l'abri. L'expulsion permet aux personnes de pouvoir prendre du recul sur leur situation et aussi réfléchir à ce qu'elle souhaite pour la suite. Dans les jours qui suivent l'expulsion, la personne auteure doit prendre contact avec le Centre Prévention de l'Ale pour un entretien socio-éducatif qui a pour but de l'aider à évaluer sa situation et l'encourager à avoir un suivi afin de ne plus recourir à la violence.

Nous pensons qu'il est très important que ta mère puisse être soutenue par des professionnel-le-s. Dans le canton de Vaud, il existe le Centre d'accueil Malley-Prairie qui propose des entretiens ambulatoires. Ta mère peut les appeler au 021/620.76.76, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h. En s'adressant à ce centre, ta mère peut être soutenue dans sa séparation avec ton père. Elle peut être conseillée sur ses droits par téléphone ou lors d'un entretien. Si nécessaire le centre peut vous héberger provisoirement en toute sécurité. Leur aide immédiate est gratuite.

Nous espérons avoir répondu à tes questions et que le Centre d'accueil Malley-Prairie pourra vous aider. Si tu as d'autres questions ou si tu as besoin de précisions n'hésite pas à nous écrire à nouveau.

Nous te souhaitons beaucoup de courage et nous t'envoyons nos meilleures pensées.

> Comment lui faire quitter le domicile ?

18 février 2021 - Mid...


Bonjour,

Je suis dans une relation depuis trois ans dont deux ans et demi de vie commune. Il a un tempérament fort et s’emporte facilement. Je suis plutôt calme et j’ai une aversion profonde pour le conflit. Les désaccords sont apparus assez rapidement et si au début nous arrivions à trouver un terrain d’entente, assez rapidement les compromis sont devenus à sens unique et lorsque Le compromis n’était pas possible, c’est la violence verbale et psychologique qui a débuté.

La situation n’a fait qu’empirer depuis une année et va crescendo. Insultes, menaces, humiliations, vexations, etc. Je me retrouve aujourd’hui dans une situation que je ne peux plus supporter, de plus en plus isolée et de plus en plus stressée. Il ne travaille pas et a un procès pour violences conjugales avec son ex-épouse en attente. Je travaille et je subviens à tous les besoins matériels du ménage. Nous habitons un appartement dont je suis propriétaire et je ne peux donc pas le quitter. Je réalise à quel point la situation est grotesque en écrivant ces lignes...

Je souhaite savoir quelles sont mes options pour lui faire quitter la maison sans porter plainte si possible. D’autre part, il a un fils ado qui habite avec nous une semaine sur deux et je souhaite le préserver autant que possible. Je vous remercie d’avance.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes avec votre conjoint depuis trois ans. Lorsque cela n’est pas possible de trouver un compromis lors de désaccords, votre conjoint fait usage de violence verbale et psychologique. Depuis une année, ces violences empirent. Vous ne pouvez plus supporter la situation et vous souhaiteriez savoir quelles options sont possibles pour que votre conjoint quitte votre logement sans devoir porter plainte.

Votre situation est difficile et vous avez bien fait de nous écrire. Vous décrivez des violences qui empirent et qui montent « crescendo » : vous reconnaissez peut-être dans votre situation les différentes phases du cycle de la violence. Avec le temps les formes de violence peuvent empirer, il est donc important de les reconnaître dans ce cycle et de demander de l’aide afin de pouvoir en sortir. En effet, avec un soutien extérieur il est possible de le briser et vous avez fait un premier pas dans ce sens en nous partageant ce que vous vivez.

Afin de répondre au mieux à votre demande concernant le départ de votre conjoint de l'appartement, nous avons besoin de savoir si votre conjoint a nommé cette adresse comme lieu de résidence principale auprès de la commune. Si ce n'est pas le cas, vous êtes propriétaire de la maison et vous avez tout à fait le droit de lui demander de partir. S'il refuse, vous pouvez appeler la police pour violation de domicile et la police l'expulsera.

Si votre conjoint a nommé l'adresse de votre appartement comme lieu de résidence principale, vous avez le choix entre deux options :

1) Vous pouvez appeler la police et expliquer qu'il y a des violences récurrentes de la part de votre conjoint et que vous souhaitez qu'il quitte le domicile. La police pourra alors intervenir et l'expulserimmédiatement du domicile. Une procédure pénale se mettra alors en route : certaines infractions sont poursuivies d'office, c'est-à-dire qu'une procédure pénale se déclenche sans qu'il n'y ait besoin de porter plainte.

2) Si vous ne voulez pas passer par une procédure pénale, vous pouvez également écrire une lettre au tribunal d'arrondissement avec l'aide d'un-e avocat ou d'un-e juriste afin de demander des mesures civiles de protection de la personnalité. Dans cette lettre vous spécifiez que vous souhaiteriez que votre conjoint quitte le domicile en raison de violences conjugales (cf. art. 28b du CC). Une procédure civile se met alors en place, sans que vous ayez besoin de porter plainte.

Si vous choisissez la deuxième option, nous vous conseillons d'être accompagnée par un-e avocat-e ou un-e juriste afin de rédiger la lettre. Vous pouvez faire appel au service juridique du CSP (par téléphone au 021 560 60 60 ou par email à l’adresse info@csp-vd.ch) ou à la permanence des avocat-e-s.

Nous espérons de tout cœur que ces renseignements vous seront utiles et nous vous souhaitons du courage dans vos futures démarches. Si nous n'avons pas entièrement répondu à votre question ou si vous avez d'autres questions, nous sommes à votre écoute et n'hésitez pas à nous écrire. Avec nos meilleures pensées.

> Témoin de violence de couple, comment agir sans briser notre amitié?

17 février 2021 - Eli...


Bonjour,

Je vous écris pour demander conseil, concernant la situation d'une amie. Celle-ci ne sait pas que j'entreprends cette démarche. Pour simplifier ma question, je vais l'appeler Lucie. Voici en bref, la situation:

Mon amie Lucie s'est mise en couple il y a quelques années avec un homme que nous ne connaissions pas. Avec d'autres amies communes, nous avons découvert qu'il y avait un sérieux problème lors d'une fête qui avait lieu au sein du village où vit ce couple. Je précise que ce village est assez éloigné de la vile où nous (les amies de Lucie) vivons, et nous avions fait le déplacement spécialement pour la voir. Nous avions prévu de dormir chez elle.

Ce soir-là, son compagnon a eu une crise d'agressivité parce que Lucie n'était pas rentrée avec lui mais était restée danser avec moi et une autre amie. Quand nous sommes rentrées, nous avons découvert nos affaires (à moi et à l'autre amie) éparpillées dans le jardin, le compagnon de Lucie les avait lancées par la fenêtre. Mon téléphone portable était cassé en 4 morceaux. Apparemment, il aurait lancé des meubles à travers l'appartement et c'est comme cela qu'il aurait été cassé... Durant toute la soirée, nous avons entendu crier. Nous étions très inquiètes, mais Lucie nous a écrit pour nous dire que ça allait, mais qu'il fallait qu'on aille dormir chez sa voisine. C'était le premier et le seul épisode de violence physique auquel j'ai assisté.

Toutefois, d' autres épisodes ont eu lieu par la suite, lors desquels nous avons eu l'impression que le conjoint de Lucie était jaloux, culpabilisant et réticent à la laisser s'éloigner du village (elle culpabilise dès qu'elle est absente plus d'un jour). Lucie nous avait expliqué que son conjoint avait des problèmes d'alcool et que quand il boit trop il a parfois des crises d'agressivité, mais "jamais dirigées contre elle". Quand on l'appelle pour prendre des nouvelles, elle dit que ça va mieux, que c'est de l'histoire ancienne, elle relativise...

Toutefois, il est parfois arrivé qu'elle nous envoie un message pour dire vouloir s'en aller mais ne pas y arriver. De manière générale, il nous est difficile de la voir, puisqu'elle habite loin et nous sommes inquiètes pour elle.

Ma question est la suivante : Face à cette situation, comment devrions-nous réagir? D'une part, nous avons peur de confronter Lucie, de lui dire directement nos craintes ou ce que nous pensons des réactions de son compagnon parce que nous avons peur que cela la blesse et l'amène à ne plus nous faire part de ce qu'elle vit. Nous avons peur de perdre le contact avec elle, comme elle est déjà très isolée géographiquement. D'autre part, en ne disant rien, nous avons peur de banaliser la situation...

Auriez-vous des conseils à me donner?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Si nous comprenons bien, votre amie vit de la violence conjugale dont vous avez été témoin. Votre amie minimise la situation et à d’autres moments vous envoie des message d’appels à l’aide. Vous aimeriez savoir comment réagir sans perdre contact avec elle ni banaliser la situation. Vous craignez une rupture de lien et un renforcement de son isolement. Vous vous sentez impuissante et c’est pourquoi vous nous contactez.

Au vu des éléments que vous avez pu observer, votre amie vit dans un contexte de violence conjugale. Cette dernière peut-être de plusieurs types, notamment psychologique. Comme vous avez pu le constater, il peut être compliqué d’aborder le sujet et d’agir dans ce genre de situation. Votre amie se trouve dans un cycle de violence conjugale dont il est difficile d’en sortir seule. Selon l’étape du cycle, le discours de la victime peut varier face à son agresseur·e. Pour ces personnes victimes, il est important de pouvoir compter sur des personnes extérieures à la relation pour s’en sortir. C’est pourquoi notre premier conseil serait de verbaliser votre soutien à votre amie, quoiqu’il advienne. Le choix de poursuivre cette relation lui appartient, mais vous pouvez rester présente à ses côtés au besoin, vous montrer soutenante et non jugeante face à sa volonté de poursuivre ou non sa relation. Nous vous recommandons de respecter son rythme afin de ne pas la brusquer et risquer effectivement qu'elle s'isole de ses ami-e-s qui sont pourtant une ressource importante.

De plus, il existe des adresses utiles à connaître si votre amie souhaitait à un moment donné votre accompagnement. Sur le Canton de Vaud, le Centre d’accueil Malley Prairie (021 620 76 76) est spécialisé dans l’accompagnement de personnes victimes de violence conjugale. Les intervenant·e·s peuvent se déplacer dans les différentes régions du canton de Vaud, il s'agit de la prestation Itinérance. Un hébergement est également possible sur Lausanne. Le Centre LAVI (021 631 03 00) peut également soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Ce centre se base sur la Loi fédérale d'aide aux victimes. Leurs bureaux se trouvent à Aigle, Lausanne et Yverdon-les-bains. Ils sont joingables 24/24h et les entretiens sont gratuits et confidentiels. L'Equipe Mobile d'Urgences Sociales (0848 133 133) peut se déplacer en tout temps à domicile ou dans tout autre lieu souhaité pour une rencontre afin de soutenir les personnes en difficultés.

Votre amie peut aussi désirer poursuivre la relation avec son compagnon tout en acceptant une aide professionnelle extérieure. Le couple pourrait faire appel à des conseillers conjugaux ou thérapeutes de couple. Ces profesionnel·le·s peuvent être contacté·e·s au travers des consultations de couple du Centre social protestant (021 560 60 70) ou de la Fondation PROFA (021 631 01 62), selon le lieu de vie du couple. Il existe aussi la ligne info couple (0840 860 860).

Concernant les problèmes de consommation excessive d’alcool, une ressource pour eux pourrait être la Croix bleue romande (021 633 44 32) ainsi que la ligne d’écoute SOS alcool (0848 805 005).

Pour en revenir à votre rôle, si vous êtes à nouveau témoin d’une scène de violence, vous pouvez appeler la police au 117. En effet, la violence conjugale peut être composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci peuvent être poursuivies d’office. Suite à un appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir: expulsion du domicile pour la personne auteure, dépôt de plainte et possibilité séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> J’ai été auteure de comportements violents, j’aimerais apprendre à gérer ma colère

15 février 2021 - Laf...


Bonjour,

J'entre en contact avec vous car j'ai été auteure de comportements violents envers mon ex-compagnon.

Nous étions ensemble depuis plus de 10 ans. Au mois de décembre, mon compagnon a souhaité une pause sans contact de 5 mois et je devais choisir de quitter ou non notre appartement car il souhaitait que nous vivions séparément à la fin des cinq mois. Dans l'intervalle, il a trouvé un autre logement dans lequel il vit seul. Durant le mois de janvier, je n'ai pas été capable de tenir l'engagement fait et l'appelai tous les 15 jours pour a) lui demander qu'il revienne sur sa décision de pause et b) l'accuser d'avoir une maîtresse (ce dont j'étais persuadée à l'époque). Début février, il m'annonce avoir pris sa décision et me quitte.

J'accepte sa décision et la discussion se déroule de manière très calme. Après cette rupture, nous continuons de nous écrire par email et les propos sont tendres et affectueux de part et d'autres. Il me dit avoir perdu tout désir sexuel depuis notre séparation et n'être pas capable de regarder d'autres filles. J'interprète mal ses messages (ou plutôt les interprète de la manière dont j'ai envie de les entendre) et décide de me rendre chez lui. Sur place, je découvre qu'il est en compagnie d'une autre femme. Il me dit qu'il "passe du bon temps" avec cette femme dans une "relation pansement" parce qu'il s'ennuie trop le soir à la maison. Je n'ai pas su contrôler ma colère et l'ai giflé. C'est la première fois que je levai la main sur mon compagnon mais j'ai conscience que c'est absolument inacceptable. J'ai également traité cette femme de tous les noms et ai insisté pour savoir qui c'était. Nous nous sommes disputés pendant plusieurs heures devant chez lui.

Je me sens terriblement coupable de l'avoir giflé et le regrette profondément. Je ne veux plus jamais que cela arrive. Je me rends compte qu'il y a un fonds de violence en moi, que je n'arrive pas à le gérer sous le coup d'émotions fortes. De manière générale, il m'est également arrivé d'avoir un comportement contrôlant envers les personnes auxquelles je tiens le plus.

J'aimerais à tout prix apprendre à gérer et canaliser la colère que je ressens parfois et qu'il m'arrive de reporter sur mon entourage ou des objets. Par avance, je vous remercie de votre retour et de votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous témoignez d'agissements qui pourraient s'apparenter à du harcèlement à l’égard de votre ex-compagnon dans le cadre d’une rupture difficile après plus de 10 ans de relation. Dans cette période de deuil, vous interprétez ses messages comme un espoir de reprise de relation, et le découvrez en présence d’une autre femme. Vous agissez alors de la violence verbale contre cette dernière, et physique à l’encontre de votre ex-compagnon.

Des regrets et de la culpabilité vous accompagnent aujourd’hui en repensant aux choix qui vous ont conduite jusqu’à ces extrêmes. Nous souhaitons tout d’abord relever le courage dont vous faites preuve en nous écrivant et en vous montrant transparente quant à la violence que vous pouvez exercer envers les autres ou envers les objets. C’est un pas important vers votre souhait que de tels événements ne se reproduisent plus.

Si vous démontrez dans votre message une prise de recul en vous montrant critique vis-à-vis de vous-même, un soutien professionnel spécialisé demeure essentiel afin de sortir des pièges de ces dynamiques relationnelles de contrôle qui, nous pouvons l’imaginer, créent de la souffrance tant chez vous que chez vos proches. Dans le canton de Fribourg, les professionnel.le.s de l’Association EX-pression pourront vous proposer une première rencontre qui n’engage en rien et vous permettra de présenter plus en détails votre situation. Vous pouvez les joindre au 0848 08 08 08.

Pour poursuivre d’ici à ce rendez-vous, vous pouvez continuer d’observer et d’évaluer aussi précisément que possible les situations dans lesquelles vous vous sentez à risque. Remarquez-vous par exemple que certaines émotions sont pour vous plus difficiles à vivre que d’autres ? Ou encore, dans quels contextes la colère se manifeste-t-elle ?

En espérant que ces quelques pistes vous seront utiles pour la suite, nous restons volontiers à disposition.

Bien cordialement.

> Confidence d’un élève qui a été témoin de violences au sein du couple de ses parents, comment réagir?

12 février 2021 - Cha...


Bonjour,

Je suis enseignante et je vous écris suite à un événement qui s'est déroulé cette semaine...un évènement qui me préoccupe et face auquel je ne sais pas comment réagir. Voici l'évènement: 1 élève (de 4-5 ans) généralement très discret s'est subitement mis à parler lors d'une promenade en relatant que: "l'autre jour, papa était très fâché et a tapé très fort maman à la tête...elle pleurait et elle a été s'enfermer dans la chambre à coucher...le soir il était encore très fâché..."... L'élève a relaté, quelques instants plus tard, la même situation à l'un de ses camarades. Avec 1 collègue, nous avons parlé à l'enfant en abordant le sujet de ses émotions...en lui disant que c'était une situation qui ne devait pas arriver, qu'il avait bien fait de parler, qu'il doit parler à un adulte quand quelque chose du genre lui pèse sur le coeur, que si ça se reproduit il faut qu'il en reparle et qu'on pourra l'aider etc. On a aussi essayé de lui donner 1-2 "trucs" pour ne pas être seul avec ses émotions.

Mais voilà...faudrait-il faire quelque chose de plus à ce stade? Et si oui, quoi et comment? La surveillance du comportement de l'élève durant des semaines à venir est clairement de mise...mais faudrait-il faire autre chose? En parler à la maman ou autres? C'est très délicat...que faire pour bien faire? ça me tracasse...

Merci d'avance pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes enseignante et un élève vous a confié que son papa était très fâché et a frappé très fort sa maman à la tête. Il s’est également confié à un autre élève. Vous avez pu avec une collègue entrer en dialogue avec cet enfant, l’encourager à parler de ces évènements douloureux et lui donner des pistes pour ne pas être seul avec ses émotions. Vous vous demandez ce que vous pouvez faire de plus dans cette situation.

La violence conjugale a de lourdes conséquences sur la victime mais également sur les enfants qui vivent dans ce contexte et qui sont également victimes. Nous comprenons bien votre inquiétude dans cette situation délicate. Recevoir de telles confidences n’est jamais évident. Le fait que cet élève ait pu vous parler montre la confiance qu’il a en vous et c’est déjà une grande aide pour lui. Vous avez pu l’écouter, lui donner des outils pour faire face au mieux à son vécu.

Un pas supplémentaire serait de pouvoir en parler avec la mère en l'absence du père. Avez-vous un lien avec elle ? Avez-vous l’occasion de lui parler ? Si c’est possible, il nous semblerait important de pouvoir lui dire que vous êtes en soucis pour son fils qui a été témoin de ces violences et pour elle également. Prendre conscience des impacts que la violence peut avoir sur un enfant est parfois un levier pour essayer de changer quelque chose à la situation. Dans le canton de Fribourg, vous pouvez lui donner les coordonnées de Solidarité Femmes-centre LAVI (026 322 22 02). Des intervenantes pourront l’écouter, la conseiller, lui expliquer ses droits, lui présenter les procédures possibles. Ce sont des entretiens gratuits et confidentiels. Aucune démarche ne sera faite sans son consentement. Vous pouvez aussi lui donner le lien vers notre site pour de premières informations.

Vous ne mentionnez pas de violence directe sur l’enfant. Soupçonnez-vous qu’il puisse y en avoir ? Si c’est le cas, il est important alors d’en informer votre direction afin de faire un signalement auprès de la justice de paix. Est-ce que la violence conjugale est thématisée dans votre établissement ? Existe-t-il des procédures internes ? Toute situation de violence même sur des personnes majeures peut être signaler  la justice de paix.

Comme vous nous l’écrivez il est important d’observer le comportement de votre élève. Un enfant exposé à de la violence peut avoir de graves séquelles. Dans certains cas, l’organisation d’un soutien psychologique peut être important.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage dans l’accompagnement de cet élève et espérons que des pistes s’ouvrent pour lui et sa famille.

En espérant que ces quelques éléments vous auront aidée, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions ou nous donner des nouvelles.

> Est-ce de la violence ou pas?

11 février 2021 - viv...


Bonjour,

Je vous écris car je vis une situation difficile. J'ai rompu avec mon compagnon car j'ai été souvent heurtée et effrayée par son comportement et non pas parce que je ne l'aime plus. Notre relation a duré 10 ans. Dix années de bons moments mais également de moments plus difficiles. Il n'y a pas eu de violence physique mais j'ai subi des crises de rage assez impressionnantes et souvent pour des raisons qui me semblaient relativement banales comme par exemple si j'insistais trop avec une question (posée 2-3 fois), si je lui coupais la parole ou si je voulais discuter et lui pas.

Tout était souvent de ma faute. Ses réactions désagréables étaient de ma faute, il fallait que je réflechisse moi à ce qui avait provoqué de la colère chez lui. Si on avait des difficultés, c'était parce que je n'étais pas assez tendre, pas assez sexuellement active. Par exemple, une fois, alors qu'on était dans un moment d'intimité et qu'il n'était pas satisfait de moi, il m'a dénigrée ouvertement en me disant que je n'étais pas assez active.

Je me sens perdue, j'ai du mal à comprendre, j'ai du mal à avancer.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez vécu une relation de 10 ans avec votre ex-compagnon, avec des hauts et des bas. Les moments difficiles comptaient des crises de rage importantes et pour des raisons banales. La faute vis-à-vis de ses difficultés revenait sur vous, vous n’étiez « pas assez tendre et pas assez active sexuellement » selon lui.  Après cette longue relation, vous avez du mal à avancer, vous vous sentez perdue et vous vous demandez s’il s’agissait de comportements de violences.

Vous avez bien fait de nous écrire et de vous écouter. Lorsque’on se sent bloqué à cause d’une situation, c’est important d’y revenir et de mettre des mots sur ce qui s’est passé. Après cette étape, il sera certainement plus facile pour vous de faire votre bout de chemin.

Les comportements que vous nous décrivez sont bien des violences psychologiques. Quelle que soit la raison, il n’est pas normal de subir des crises de rages excessives, ni d’être dénigrée. Lui seul est responsable de ses réactions face à quelque chose qu’il n’apprécie pas. Ce n’est pas de votre faute s’il a réagit violemment. Vous évoquez aussi des dénigrements dans votre intimité. Est-ce que vous vous êtes aussi sentie forcée ou contrainte d’avoir des rapports sexuels? Si oui, il s’agit de violences sexuelles. 

Vous nous dites aussi avoir été heurtée et effrayée. Ce sont là des conséquences des agissements violents. 

Lorsque vous quittez une relation longue, il s’ensuit tout un processus de « deuil » de la relation qui peut prendre le temps qu’il est nécessaire pour s’habituer à vivre sans l’autre. Beaucoup de changements sont nécessaires et lors de situations de violences, ce temps peut être plus tumultueux car les conséquences de la violence restent et nécessitent un soin particulier.

Nous vous conseillons de continuer à mettre des mots sur ce qui s’est passé et prendre soin de vous en discutant avec un thérapeute ou un spécialiste des violences. 

Sur ce site https://www.santepsy.ch/fr/aides-et-soutiens/ , vous pouvez trouver des adresses d’organisations et thérapeutes. Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également en parler à votre médecin traitant qui peut vous suggérer des spécialistes proches de votre région qu’il connaît.

Le SAVI (service d’aide aux victimes) propose également des consultations gratuites, sur rendez-vous au 032 889 66 49. Les intervenant-e-s pourront vous écouter attentivement et vous aider à trouver ce qui pourrait vous permettre de vous sentir mieux.

Nous espérons que vous trouverez dans nos lignes des solutions qui vous permettront de faire quelques pas de plus. Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, n’hésitez pas à nous écrire à nouveau. Prenez bien soin de vous.

> Mon mari est violent depuis 15 ans. Comment puis-je m’en sortir psychologiquement?

10 février 2021 - St...


Mon mari est agressif et violent depuis 15 ans. J ai toujours eu peur d être frappé quand il cassait tout dans l appartement. La violence physique a laissé place à de la violence verbale. Comment puis je m en sortir psychologiquement ?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez peur d'être frappée lorsque votre mari casse tout dans l'appartement. Désormais, c'est surtout la violence verbale dont vous êtes victime qui vous interpelle et vous pousse aujourd'hui à nous écrire.

Votre situation est difficile et vous avez bien fait de nous écrire. La violence verbale fait partie de la violence psychologique : les insultes, les humiliations, les menaces, intimider l'autre. A contrario de la violence physique, elle ne laisse pas de traces sur le corps mais n'est pas pour autant anodine. Insidieuse et souvent difficile à identifier, la violence psychologique a des répercussions sur la santé de la personne qui la subit: effondrement de l'estime de soi, sentiment de culpabilité, anxiété, dépression etc. La violence, quelle que soit sa forme, est inacceptable et est interdite par la loi.

Vous avez peut-être remarqué qu'avec le temps, les violences ont tendance à devenir de plus en plus graves et de plus en plus fréquentes. La violence psychologique plonge souvent les personnes qui la subissent dans l'isolement par sentiment de honte et de culpabilité et/ou parce que la personne auteure a progressivement coupé tout contact extérieur afin de garder son/sa conjoint-e sous emprise. Ainsi pour répondre à votre question, nous vous encourageons à parler de ce que vous vivez à une personne de confiance et/ou à des professionnel-le-s qui pourront vous soutenir. En nous écrivant de manière anonyme sur notre site, vous avez fait un premier pas que nous saluons et nous vous encourageons à poursuivre sur cette voie en prenant par exemple directement contact avec des professionnel-le-s qui pourront vous offrir un entretien en direct.

Dans le canton de Zürich, vous pouvez contacter le Beratungsstelle für Frauen (BIF), qui propose un soutien aux femmes victimes de violence dans leur relation de couple. Une équipe de spécialistes pourra vous fournir un soutien psychologique de manière totalement confidentielle et gratuite. Vous pouvez les contacter au 044 278 9999.

Nous espérons que vous allez pouvoir trouver l'aide que vous recherchez.  Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Je suis témoin de violences

05 février 2021 - Cyn...


Bonjour,

Après avoir discuté avec plusieurs voisins qui sont tous du même avis, je me tourne vers vous car je ne sais pas quoi faire pour ves voisins. C’est un couple avec 2 très jeunes enfants. Les disputes violentes sont quotidiennes, les enfants passent leur temps à hurler (de pleurs!), les parents s’insultent et se jettent des objets dessus (pour les objets, nous le soupçonnons à cause du bruit!)

S’il est certain que ça occasionne une réelle gêne pour tout le monde, ce qui me pose le plus de problème aujourd’hui et de me dire que si un jour ça va plus loin, je m’en voudrais de n’avoir rien fait! J’ai déjà posé un mot pour les nuisances sonores l année dernière (les enfants hurlent et courent jusqu’à parfois 1h du matin!), je me suis rendue compte que de les dénoncer à la régie ne serait pas une bonne idee car il me semble qu’ils ont déjà assez de problèmes!

La situation me préoccupe surtout pour les enfants qui évoluent dans un cadre malsain et pour Monsieur, qui bien qu’il insulte beaucoup Madame, se fait humilier constamment... Le pire c est le weekend, lorsqu’ils doivent être ensemble toute la journée! Ça commence dès 6:30 du matin pour ne s arrêter qu’à 23:00 minimum...

Que peut-on faire sachant que le dialogue est impossible? Qu’engendrerait un appel à la police? Que puis je faire pour ces enfants ne sachant pas exactement ce qui se passe? Merci pour votre aide...




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous et vous voisin-e-s êtes régulièrement témoins auditifs de disputes violentes provenant de l'appartement d'un couple qui a deux très jeunes enfants. Vous êtes inquiète car vous entendez également des jets d'objets et des cris d'enfants. Vous vous demandez comment réagir face à cette situation et ce qu'engendrerait un appel à la police.

La situation que vous nous décrivez est difficile et nous comprenons que vous cherchiez de l'aide. Nous vous félicitons pour votre volonté d'agir contre ces violences psychologiques et suspicion de violencephysiques. Nous partageons votre inquiétude concernant les enfants qui subissent de graves conséquences lorsqu'ils sont exposés à des violences même lorsque celles-ci se produisent au sein du couple de leurs parents.

Si vous entendez à nouveau des cris, des insultes ou des jets d'objets n'hésitez pas à contacter immédiatement la police au 117. Elle est formée pour évaluer les situations de violences domestiques. Une fois au domicile, elle sera à même de constater s'il s'agit d'une situation de violences domestiques et pourra éventuellement expulser la personne auteure des violences pour une durée de 14 jours dans le canton de Vaud. Cet expulsion de la personne auteure a pour but de protéger la ou les personnes victimes et leur laisser le temps de réfléchir à leur situation avec l'aide de professionnel-le-s. Une liste des services d’aide est également transmise au couple. Si la police estime qu'il y a mise en danger des enfants, elle pourra alors contacter le Service de Protection de la Jeunesse du canton de Vaud (SPJ). Si les violences persistent, nous vous encourageons à continuer d'appeler la police qui pourra alors constater la récurrence des violences.

Nous vous comprenons lorsque vous dites que le dialogue est impossible. Il n'est pas facile de discuter avec les personnes concernées, même lorsque la situation nous inquiète. Nous pouvons vous proposer d'afficher dans votre immeuble ce flyer dressant la liste des ressources d'aide disponibles pour les victimes de violence dans le couple.

Nous espérons que ces quelques lignes vous sont utiles. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Il me hurle dessus et me frappe alors que j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Dois-je appeler la police?

04 février 2021 - Oli...


Nous sommes agriculteurs et nous parlons à midi de ce qu'il faut planter. Je regarde les semences et lui dit "ne pas choisir du Raygras car il y en a beaucoup sur une parcelle".

Son fils l'a planté il y a quelques années alors il se fâche et me hurle que je suis une saloperie, la pire saloperie de la terre, une salope et une vieille truie. Il dit que je cherche le conflit car j'ai critiqué les choix de son fils.... il me donne des gifles car je veux lui dire que je n'ai rien fait. Il persiste dans ses insultes pendant des heures. Je le suis pour lui redire que je n'ai rien fait et obtenir des excuses alors il me frappe. C'est comme cela tous les jours.

Plus j'essaie de faire bien et plus je ne suis que le paratonnerre de tout ce qu'il se passe. Chaque phrase peut tourner en drame. Dois-je appeler la police? J'aimerais tellement qu'il arrive à comprendre une fois que son comportement n'est pas normal. C'est comme si il ne savait pas et maintient qu'il a raison et que je suis une salope et qu'il n'a rien à se reprocher. Mais j'ai beau le suivre pour lui expliquer que cela ne va pas, il ne comprend pas et me frappe au final pour me faire taire. Comment le faire réaliser que son comportement est celui d'un fou? Hurler, insulter et frapper pour une histoire d'herbe n'est pas normal.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre partenaire et vous êtes agriculteurs. Lorsque vous donnez votre avis et que lui n’est pas d’accord, il use de violences psychologiques et physiques. Vous vous efforcez de bien faire et vous aimeriez qu’il comprenne que son comportement n’est pas normal. Vous vous demandez si vous devez appeler la police lorsque cela tourne en drame.

Madame, ce que vous vivez n’est pas normal! Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule avec ce quotidien plus longtemps. La violence est interdite par la loi en Suisse. Elle vous met en danger et a de nombreuses conséquences sur votre santé.

Dans votre situation, nous voyons bien que votre partenaire use de la violence pour garder un rapport de force et contrôler la situation. Or, peu importe ce que vous faites, rien ne peut justifier ses comportements violents. Ses agissement ne sont pas excusables et ce n’est pas de votre faute! Nous vous rassurons, vous n’avez rien fait de mal et ne méritez pas ça. 

En cas de crise de violence (lorsque’il vous frappe), nous vous suggérons d’appeler la police au 117. Elle interviendra pour vous protéger, vous interrogera tous les deux et pourra lui demander de quitter le domicile momentanément. Généralement, il s’agit d’une durée de 30 jours, pour que vous puissiez faire le point de votre côté, qu’il ne vous violente plus et que vous commenciez des démarches pour vous en protéger.

Cela peut être un début pour lui dire STOP et qu’il comprenne que ses comportements ne sont pas admissibles.

S’il vous a frappée récemment, n’hésitez pas à aller consulter votre médecin traitant ou l’hôpital le plus proche afin de faire un constat médical des coups et blessures. C’est important de garder une preuve pour les démarches futures mais surtout de contrôler votre état de santé et soigner les blessures, même superficielles. 

Avant qu’une nouvelle crise se passe, nous vous conseillons vivement d’appeler Solidarité Femmes et le Centre LAVI (026 322 22 02). Les intervenant-e-s vous aideront à trouver des solutions pour que cette situation cesse. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous serez ainsi informée des vos droits et des possibilités qui s’offrent à vous. Vous avez également le droit de partir de votre domicile pour vous protéger en urgence si la situation se péjore encore et que vous vous sentez en danger. Sur notre site, vous trouverez un plan d'urgence et les préparatifs de départ.

Nous espérons que vous oserez en parler à ces professionnel-le-s et poursuivrez vos démarches pour vous protéger. Votre vie est importante et nous nous inquiétons pour vous. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions, que vous avez besoin de soutien pour faire des pas supplémentaires ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Prenez soin de vous.

> Je subis de la violence conjugale mais je l’aime et je ne trouve pas la force de partir

30 janvier 2021 - Ber...


Je subi de la violence conjugale, j’ a chaque fois un changement de sa part. J’ai peur pour moi, mais à la fois je l’aime et je ne trouve pas la force de partir... il aimerait consulter et soigner ce problème de colère excessive. pourriez-vous m’aider et également l’aider lui à se calmer ? S’il vous plait, merci .




Notre réponse


Bonjour Madame,

Les violences que vous subissez de votre partenaire vous font peur, mais en même vos sentiment vous retiennent de partir. Vous mentionnez que vous et lui cherchiez de l’aide pour sortir de ce cycle infernal qu’est la spirale de la violence.

Vous avez bien fait de nous demander de l’aide car il est difficile de rompre ce cycle sans soutien extérieur. Briser le silence et l’isolement et parler de votre situation constituent une étape importante pour y parvenir.

Dans le canton de Vaud, le Centre MalleyPrairie peut vous aider dans la compréhension de ce que vous vivez et vous accompagner vers des changements. Nous vous encourageons à prendre contact avec ces professionnel-le-s en appelant le 021 620 76 76 et en demandant un entretien ambulatoire. Les entretiens sont confidentiels, non payant et vous pourrez consulter à Lausanne ou dans votre région.

Concernant votre partenaire, il peut s’adresser au Centre de Prévention de l’Ale, qui propose une écoute et une aide concrète aux personnes auteures de violence. En appelant au 021 321 24 00, il pourra fixer un entretien avec des intervenant-e-s qui l’accompagneront pour comprendre et se faire aider à trouver des alternatives à ses comportements violents.

Nous vous conseillons de ne pas attendre que votre partenaire s’engage dans un processus de changement pour prendre les devants. La violence conjugale est inacceptable, a des conséquences néfastes pour les personnes qui la subisse et il est donc important de s’en occuper sans délai.

Nous espérons par ces quelques lignes vous apporter les éléments de réponses que vous attendiez. Nous restons à votre disposition pour d’autres renseignements et nous vous adressons, Madame, nos meilleurs vœux de courage pour avancer vers une vie calme et sereine.

> Un couple d’amis vit de la violence, que faire pour leur venir en aide?

28 janvier 2021 - Mor...


Bonjour, Je vois un couple d'amis ou la femme fait preuve de violence verbales (négativité, insultes, menaces) vis-à-vis de son mari et plus rarement de son enfant. Je souhaiterai savoir comment les aider à gérer cette aggressivité, avez-vous des ressources disponibles, des outils, etc.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Dans un couple d’amis, la femme fait preuve de violences psychologiques envers son mari et son enfant. Vous aimeriez les aider à gérer cette violence, ce pourquoi vous nous demandez conseil.

Vous avez bien fait de ne pas les laisser seuls dans cette situation et nous saluons votre volonté de leur venir en aide. 

Savez-vous si votre amie a conscience de la violence au sein de sa famille? Est-elle prête à se faire aider?

Prendre conscience que la violence blesse l’autre et qu’elle détruit la relation et l’estime de son mari ainsi que de son enfant est important pour commencer. La violence a des conséquences sur lui et son enfant ainsi que pour elle, qui doit également porter en elle beaucoup de souffrance.

Une fois cette prise de conscience, il faut comprendre le mécanisme de la violence et d'où elle provient. Comment elle s’est installée, à quel moment votre amie use de la violence, dans quel contexte et pour répondre à quoi.

Elle doit savoir que d’autres moyens que la violence existent pour exprimer sa colère, son désaccord ou son mécontentement. 

Lorsqu’elle sent la colère monter, elle peut désamorcer la violence en sortant de la pièce, en allant marcher, ou encore en se concentrant sur sa respiration pour canaliser ses émotions et ses penséees. Cela permettra de ne pas réagir mais de comprendre d’abord les raisons de son état émotionnel et de réfléchir à ce dont elle a besoin. 

N’hésitez pas à donner le lien de notre site à ce couple, qui leur permettra d’identifier ce qu’ils vivent. Ils pourront aussi se confier et demander de l’aide via notre service de conseil en ligne s’ils le souhaitent.

Le mieux que vous puissiez conseiller à votre amie et d’accepter l’aide d’un thérapeute. Sans aide extérieure, il est difficile d’arrêter par soi-même la violence. Vous pourriez lui donner le contact du CP-Ale (021 321 24 00) qui est un service pour les personnes ayant recours à des agressions ou actes de violences au sein du couple ou/et de la famille. Elle pourra ainsi avoir accès à des consultations de manière confidentielle et à un tarif adapté à sa situation financière.

Nous espérons que ces pistes vous permettront de venir en aide à vos amis. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

 

> Que dois-je faire pour ma voisine qui subit des violences?

27 janvier 2021 - Lun...


Bonsoir

Ma voisine subit des violences verbal et physique de sont partenaires j ai déjà téléphoner au 117 à voir y’a rien bouge pas car depuis lundi et là nous sommes mercredi il y a des scandales des coups des choses qu ils lance dans tout les sens etc et Mme qui lui demande de partir et rien ne change dois-je continuer à téléphoner au 117 à chaque fois ou pas que dois-je faire Merci




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez que votre voisine subit des violences verbales et physiques de la part de son partenaire. Vous entendez aussi des bruits quand il lance des choses. Vous avez appelé la police mais rien ne semble bouger.

Nous comprenons bien que vous êtes en soucis et vous faites bien de nous écrire. Nous vous félicitons de vous préoccuper de votre voisine. Avec les mesures actuelles liées à la crise sanitaire, l’entourage est d’autant plus important pour détecter les violences et donner des signaux d’alerte. Bien trop souvent la violence reste dans l’intimité des foyers et cela d'autant plus dans cette période de crise sanitaire.

Si vous entendez encore des coups, le bruit d’objets qui sont lancés, des cris, des signes qui vous alertent nous vous encourageons à appeler à nouveau la police au 117. Toute personne peut signaler des situations dans lesquelles il semble y avoir des actes de violence. Savez-vous si la police est intervenue suite à votre premier appel ?
Si la police intervient dans un contexte de violence conjugale, elle peut après avoir évaluer la situation expulser l’auteur-e du domicile pour quelques jours. Si la victime ne dit pas ce qu’il s’est passé, ou qu’elle ne souhaite pas l’expulsion la police a moins de moyens d’agir. Cependant les violences conjugales sont en principe poursuivie d’office même si la victime ne porte pas elle-même plainte.

Avez-vous un contact avec votre voisine ? Avez-vous l’occasion de lui parler de vos craintes pour elle ? Si vous avez la possibilité, vous pouvez lui proposer de contacter à Lausanne le centre d’accueil MalleyPrairie au 021 620 76 76 qui propose des consultations individuelles pour des personnes qui vivent de la violence conjugale. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer et explorer avec elle différentes pistes selon ses projets. Si elle le désire, elle pourrait aussi demander un hébergement au centre d'accueil MalleyPrairie afin de pouvoir se mettre à l'abri et prendre du recul sur sa situation quelques temps.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Nous avons un couple d’amis qui vivent des violences physiques et nous sommes désemparés. Que faire?

20 janvier 2021 - Faf...


Bonjour Nous avons un couple d’amis et elle nous a dit à plusieurs reprises qu’elle se faisait battre, nous sommes désemparés.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous et votre partenaire connaissez un couple qui vit des violences physiques et vous vous sentez désemparés par la connaissance de ces faits.

Nous comprenons vos ressentiments. Cette situation est difficile et nous imaginons que vous aimeriez les aider. Vous avez bien fait de nous contacter, c’est important de ne pas laisser ces personnes seules lorsqu'il y a de la violence.

Premièrement, le fait que vous soyez à l’écoute de votre amie lorsqu’elle vous confie cela est déjà d’une grande aide. Cela permet de ne pas laisser la victime isolée et l’encourager à en parler à des professionnel-le-s serait le prochain pas à faire. Vous pouvez lui parler de notre site et l’inviter à nous poser des questions. Toutefois, nous vous conseillons vivement de l’orienter directement vers un-e spécialiste du Service d'aide aux victimes ,qui pourra l’accompagner et l’aider à sortir de cette situation de violence. Une permanence téléphonique pour la violence domestique est à disposition au032 886 46 36 tous les jours de 18h00 à 21h00 sauf le samedi de 09h00 à 12h00.

Vous pouvez aussi lui suggérer d’en parler à son médecin traitant, qui pourra vérifier son état de santé en faisant un constat médical des coups et blessures et lui apporter le soin dont elle a besoin.

Si vous avez connaissance d’une dispute violente, vous avez le droit d’appeler immédiatement la police au 117 pour intervenir et protéger la victime. Ceci en tout anonymat. 

Nous espérons que ces lignes vous aideront à aider vos amie-s et que la situation s’arrangera pour eux. Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous partagez réflexions et émotions liées à cette situation, notre porte reste ouverte. Nos meilleurs messages.

> Connaissez-vous un groupe de parole pour femmes victimes de violences?

19 janvier 2021 - fl0...


Bonsoir,

Je vous écris car je sors d'une relation abusive de 2 ans avec une personne qui a abusé de moi sexuellement et émotionnellement. Je suis bien entourée, suivie par une psychologue depuis 2 ans et je commence gentiment à comprendre le mécanisme des abus que j'ai subi, mais le traumatisme reste très présent quotidiennement. J'aimerais beaucoup pouvoir partager ça avec des femmes* ayant vécu la même chose et je voulais savoir si vous aviez connaissance de groupes de parole pour les personnes ayant subi des violences psychologiques et émotionnelles? J'ai contacté MalleyPrairie, mais pour l'instant il n'y pas de groupe actif par rapport à ce sujet. Merci d'avance pour votre réponse et bonne soirée !




Notre réponse


Bonjour,

Après avoir été confrontée à des violences psychologiques et sexuelles au sein de votre ancien couple, vous avez décidé de suivre une thérapie personnelle. Malgré les efforts, les conséquences de ces violences demandant plus de temps et de soin et vous ressentez le besoin de partager votre vécu avec d’autres femmes et cherchez un groupe de parole.

A notre connaissance actuelle, il n’existe pas de groupe de parole à cet effet pour le moment dans le canton de Vaud. Cependant, il existe un association d’entraide entre femmes qui pourrait peut-être vous intéresser. Il s’agit d’Elles Entr’Aid. Vous pourriez les contacter ( 021 311 86 76)  et demander s’il est possible d’organiser un groupe de parole à cet effet. Beaucoup de femmes seront certainement intéressées par ce projet.

Sinon, à Genève, il existe des groupes de paroles en pleine conscience au Centre Thérapeutique Traumatisme Agressions sexuelles (CTAS, 022 800 08 50). Il y a un cycle de 4 séances à suivre. Si vous pouvez vous déplacer, n’hésitez donc pas à les contacter pour rejoindre un de leurs groupes de paroles. 

Nous espérons que vous trouverez ce dont vous avez besoin pour guérir des blessures laissées par cette relation. Nos meilleurs pensées vous accompagnent. 

 

> Je subis de la violence de la part de ma femme depuis des années, que me conseillez-vous?

16 janvier 2021 - Xan...


Bonjour, Je me permets de vous écrire parce que je subi de la violence de la part de ma femme depuis quelques années. Cela se traduit par des gifles, griffures, humiliations, insultes entre autres... Et Il se trouve que ma femme a vécu des situations de violences pendant son enfance car son père frappait sa mère. Je ne sais pas si cela peut servir de "circonstance atténuante".

Je me trouve aussi dans une situation de dépendance vis-à-vis de ma femme parce que nous avons deux enfants en bas âge et que je suis sans travail et n'ai pas de revenus. Cela fait en sorte de me sentir contraint de "rester".

Je me sens sans aucune confiance en moi et ressens comme du stress en sachant que ma femme rentre à la maison, par exemple. Je vous serais reconnaissant de me conseiller au mieux. Merci beaucoup. Cordialement.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Depuis plusieurs années, vous vivez des violences psychologiques et physiques. Vous nous dites dépendre de votre femme financièrement et vous avez aussi deux enfants en bas âge, ce qui fait que vous vous sentez contraint de rester. La perte de confiance en vous et l’appréhension du retour de votre femme à la maison, qui sont des conséquences de la violence, font partie de votre quotidien.

Vous aimeriez nos conseils pour sortir de cette situation. Oser en parler et demander de l’aide est un grand pas et nous vous en félicitons. 

Tout d’abord, il est vrai que si votre femme a vécu des violences dans son enfance, cela peut être à l’origine de ses comportements. Cependant, cela ne justifie pas la violence, qui est d’ailleurs interdite par la loi en Suisse. 

Nous comprenons que se séparer de votre femme dans ce contexte est délicat. Malheureusement, la violence détruit la relation et défavorise l’ambiance propice au développement de vos enfants dans votre foyer. Il est donc important d’agir, pour vous et pour eux. 

En plus de vous protéger de la violence, qu’aimeriez vous pour votre couple? Pensez-vous que votre femme est consciente que la situation est grave et qu’il est nécessaire que cela change?

Pour vous aider à vous protéger et trouver des moyens financiers si vous souhaitez partir, nous vous conseillons de contacter le Service d'aide aux victimes (SAVI) pour discuter de votre situation. Les intervenant-e-s vous accompagneront dans cette période difficile, quels que soient vos choix, et pourront vous soutenir ainsi que vous informer sur vos droits. Les entretiens sont sur rendez-vous, gratuits et confidentiels. Une permanence téléphonique, tous les jours de la semaine de 18h-21h ou le samedi de 9h à 12h est à disposition (032 886 46 36). Ces professionnel-le-s de la violence sont là pour vous aider, n’hésitez donc pas à les appeler au plus vite.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent. 

> Expulsion du conjoint de l’appartement

12 janvier 2021 - Alb...


Il est fait mention de situation aigüe pour obtenir le départ du conjoint de l appartement. Le fait d' être insultée et menacée est - il suffisant ? Ce soir il y a eu une petite gifle et essayé de casser mon natel quand j ai dit que je voulais appeler la police. Comment ça se passe quand la police arrive ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez été confrontée à des violences psychologiques et physiques au sein de votre couple. Vous nous écrivez pour nous demander dans quelle situation il y a une expulsion de l'auteur de violence et si cela se fait si vous êtes insultée et menacée. Vous aimeriez aussi savoir comment cela se passe une fois la police sur place. 

Dans les situations de violences conjugales, en cas de domicile commun, l’auteur-e peut être expulsé-e du domicile commun, soit sur demande de la victime, soit par un service désigné par les cantons en cas de crise (art. 28b al. 4 du Code Civil), soit par la police judiciaire dans le canton de Vaud.

En cas de crise (menaces graves ou de violences physiques), vous pouvez appeler la police en urgence au 117. Celle-ci interviendra au plus vite pour vous protéger et vous interrogera ainsi que votre conjoint pour évaluer la situation. Après cette audition, il peut y avoir une expulsion de l’auteur de violence du lieu d’habitation pendant 30 jours (art. 28b, CC).  L’auteur-e des faits devra rendre les clés à la police (qui les remettra à la victime) et faire un rapide sac avec le nécessaire puis quitter les lieux.

Pendant ces 30 jours, l’auteur-e ne peut reprendre contact avec la victime ni encore moins retourner au domicile. Une procédure judiciaire sera ouverte, et à terme, une décision quant au retour à la vie commune ou à une séparation temporaire devra être prise selon le souhait de la victime. S’il y a une demande de séparation provisoire, le juge civile peut statuer dans l’urgence l’attribution du domicile, de la garde des enfants et de la pension.

S'il y a des violences, des menaces ou du harcèlement, la victime peut aussi demander des mesures de protection civiles. Le juge peut ainsi interdire à la ou au partenaire de s’approcher de la victime, et/ou de son domicile et d’autres lieux comme de son lieu de travail, ainsi que de prendre contact avec elle de quelque manière que ce soit (art. 28b, CC).

Nous espérons que ces informations vous aideront à vous protéger et nous restons à disposition pour toute autre question. Nous recevons aussi volontiers de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> J’ai eu recours à la violence envers ma femme et j’ai besoin d’aide.

11 janvier 2021 - Bal...


Bonjour,

après 9 ans de relation, 4 An de mariage et l’arrivée de 2 enfants (2018-2020) je rencontre des grandes difficultés dans ma relation et ai eu recours à la violence envers ma femme hier soir. Je me sens Très mal et me dégoûte profondément. J’aimerais de L’aide svp. Merci




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous décrivez avoir eu des comportements violents à l’encontre de votre partenaire, agissements qui suscitent en vous un grand malaise. Vous souhaitez de l’aide et nous saluons votre démarche.

Votre malaise et votre souffrance viennent certainement de votre prise de conscience que vos agissements sont néfastes pour votre relation et mettent en péril l’intégrité physique et/ou psychique de votre femme et de vos enfants. Le fait que vous reconnaissiez que le recours à la violence est inadmissible est déjà un premier pas qui peut vous permettre d’entreprendre un travail sur vous-même. Il est en effet important que vous puissiez identifier ce qui s’est passé en vous qui a déclenché vos réactions violentes afin que cela ne se reproduise plus. Pour vous accompagner dans cette démarche et trouver des stratégies afin de ne plus recourir à la violence, nous pouvons vous conseiller de prendre contact, à Lausanne, avec les profesionnel-le-s du Centre Prévention de l’Ale par téléphone au 021 321 24 00 ou par email : info@prevention-ale.ch. Le premier entretien est non payant. Une participation financière calculée sur la base du salaire est demandée par la suite s’adaptant ainsi à chaque budget.

Enfin vous mentionnez vos jeunes enfants et nous souhaitons attirer votre attention sur l’impact négatif sur les enfants lorsqu’ils sont témoins de violence. Ceci est également valable lorsqu’ils perçoivent les tensions tout en n’étant pas présents lors des disputes entre les parents. C’est donc une raison de plus pour que vous cherchiez des solutions et de l’aide, premier pas que vous avez amorcé en nous écrivant.

En espérant que vous ne vous arrêterez pas là dans votre recherche d’aide et en restant à disposition si vous souhaitez nous réécrire, nous vous adressons nos meilleurs messages.

> Ma soeur subit la violence de son mari

11 janvier 2021 - Ela...


Je soupçonne ma soeur d’avoir des états de colère elle aussi. Comment faire pour savoir pour lui demander sans la blesser. Son mari est un vrai manipulateur. Je ne sais pas s’il dit la vérité! Et qu’il essaye de tout mettre sur le dos de ma soeur.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre soeur est confrontée à de la violence dans son couple. Vous soupçonnez qu’elle agit aussi par la violence et vous ne savez pas comment lui en parler sans la blesser.

Vous avez bien fait de nous en parler. Nous imaginons que vous vous inquiétez pour elle et que cela vous touche aussi.

Pour parler de la violence a votre soeur, vous pouvez l’interroger sur leurs comportements en couple qui la dérangent ou qui la font souffrir, sans émettre de jugement. Demandez lui comment elle se sent, ce qui se passe quand cela va mal pour qu’elle vous en dise plus, sans nommer directement la violence au départ. C’est lorsqu’elle vous raconte par elle-même les agissements violents que vous pouvez lui dire qu’il s’agit de comportements violents et que cela vous inquiète. Il y a plusieurs types de violence que l’on a répertorié sur notre site pour vous aider à les identifier. N’hésitez pas à lui dire ce que vous ressentez pour elle également. Une écoute et un échange est toujours d’un grand soutien pour les personnes qui vivent des difficultés dans leur couple. D'autres pistes pour aider les personnes de l'entourage sont ici.

Les personnes qui vivent des violences ont parfois besoin de temps pour prendre conscience de la situation, c’est pourquoi en parler permet de reconnaître ce qui se passe. Une fois cette étape passée, il est important qu'elle puisse trouver des moyens pour se protéger et ne plus user de la violence si c'est le cas.

Si elle ne souhaite pas partager cela avec la famille (à cause d’un sentiment de honte qui est souvent une conséquence de la violence) vous pouvez lui dire qu’elle peut nous écrire sur notre site en tout anonymat et gratuitement.

Si vous avez d’autres questions, notre porte reste ouverte. Nous sommes de tout coeur avec vous et votre soeur.

> Mon mari ne contrôle pas ses nerfs avec moi

10 janvier 2021 - Yol...


Toujours sur les nerfs très nerveux contrôle pas ses nerfs envers moi , injures rabaisser regards déplacés tout ce que je dis fais c’est mal .ma façon d’être est inconsciente immature inadéquate gamine inadmissible insupportable ingérable inquiétante ce qui dit mari filles . Que je suis malade que je vais jamais changer je suis très seule .quitter un domicile avec pression tension pour vivre dans le calme que des inconvénients j’ai subi cela . Je suis bloquée choquée peurs humiliée seule isolée enfermée chambre pas à table irritable sensibilité larmes .m’a jeter sur le lit en me giflant et me tenant fort et disant tu peux crier j’ai rien à foutre peur de personnes . Ma mâchoire je la sentais plus j’avais mal .




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous décrivez de fortes violences psychologiques et physiques de votre mari envers vous. Vous vous sentez seule, bloquée, humiliée et isolée et vous avez peur. 

Nous comprenons votre état qui est alarmant. Nous nous inquiétons beaucoup pour vous. Vous avez bien fait de ne pas rester seule et de nous écrire. Ces ressentiments difficiles sont des conséquences directes de la violence dont vous êtes victime. 

Pouvez-vous aller voir un médecin? Il est important de soigner vos blessures et contrôler votre état de santé. Dans le canton de Vaud, vous pouvez y aller gratuitement sur rendez-vous à l’Unité des Médecine des Violences (UMV) le plus proche de chez vous et faire un constat médical confidentiel.

Si vous souhaitez quitter votre domicile pour vous protéger avec vos filles vous avez le droit de partir à tout moment. La violence est interdite par la loi en Suisse. Au Centre d’accueil MalleyPrairie, il existe des hébergements d’urgence pour les personnes victimes de violence conjugale. Vous pouvez les appeler (021 620 76 76) au plus vite et leur demander de l’aide. Ces professionnel-le-s pourront vous aider à sortir de cette situation et vous accompagneront tout au long des démarches nécessaires pour vous. 

Vous n’êtes pas seule et les professionnel-le-s sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter rapidement.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent pour la suite. Courage!

> Violence durant la grossesse que faire?

06 janvier 2021 - Noo...


Je suis avec mon conjoint depuis 2018, en 2019 on a eu notre premier enfant, il ma gifler pendant la grossesse et tromper.

Je lai pardonner... mois après, pendant l'ete 2020, il m'as agresser a coups de poing pendant que j'avais l'enfant dans mes bras (heureusement elle n'as pas pris un seule coup).

Maintenant, début 2021, me voilà enceinte du 2eme enfant, toujours sans travail (le covid n'aide pas ma situation, car j'ai toujours travailler dans la restauration) il recommence a montrer son agressivite envers moi, il me jete des affaires, dis que je sers a rien, que je fais rien de bien et qu'il me prendrera les enfants et me laissera das la m...

qu'est que je peux faire pour eviter cette situation? J'en ai marre de tout ça..



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez être victime de violence physique de la part de votre conjoint depuis 2019. La violence a débuté durant votre première grossesse et a perduré suite à votre accouchement en présence de votre enfant. Vous êtes actuellement enceinte et subissez à nouveau de la violence psychologique importante et vous dites ne plus supporter cette situation. Vous souhaitez savoir ce que vous pouvez faire afin de vous protéger ainsi que vos enfants.

Les actes de violences que vous subissez sont inacceptables et répréhensibles par la loi. Vous en avez marre de cette situation et cela est tout à fait normal: la violence, qu'elle soit physique ou psychologique n'est pas sans conséquences sur la santé des personnes qui la subissent.Actuellement enceinte, vous subissez également les violences et cela en présence de votre petite fille et nous sommes inquièt-e-s pour vous et le bon déroulement de votre grossesse, votre fille mais aussi pour la santé de votre bébé à naître. Nous tenons à souligner que même si votre fille n'a, jusqu'à maintenant, pas reçu directement des coups, elle est aussi impactée par ce contexte de violences auquel elle est confrontée.

La violence semble revenir régulièrement au sein de votre relation et cela laisse penser que vous êtes dans  un cycle de la violence qui se répète et qui a tendance à s'intensifier. Nous savons que, très souvent, sans aide extérieure, il est difficile de briser ce cycle. Dans le canton de Vaud, vous pouvez obtenir de l’aide et du soutien auprès du réseau de professionnel-le-s qui accompagnent les personnes victimes de violences au sein du couple ainsi que leurs enfants.

Pour ce faire, vous pouvez sans attendre prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie au 021/620.76.76 et demander une consultation ambulatoire  à Lausanne ou dans d'autres villes du canton en fonction de votre lieu de domicile et/ou de vos possibilités de déplacements ou non. Vous pourrez parler de votre situation avec un-e intervenant-e qui pourra vous accompagner et réfléchir avec vous à toutes les options qui s’offrent à vous afin de vous protéger ainsi que vos enfants et mettre un terme à cette situation empreinte de violences. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels. Le Centre d’accueil MalleyPrairie peut également vous héberger avec votre fille en urgence si vous souhaitez quitter votre domicile pour bénéficier d’une protection et d’un accompagnement individualisé. Mais sachez que vous pouvez en tout temps faire appel à la police au 117 si une nouvelle scène de violence émerge et que vous vous sentez en danger. La police pourra alors expulser immédiatement votre conjoint du logement commun pour une durée maximale de 30 jours.

Le Centre LAVI du canton de Vaud peut également vous recevoir sur rendez-vous à Lausanne, Aigle ou Yverdon et vous aiguiller par rapport à vos droits en tant que victime d’infraction et vous accompagner dans vos démarches juridiques. Vous trouverez ici les numéros de téléphones des différents centres mentionnés. Les services du Centre LAVI sont également gratuits et confidentiels.

Vous avez fait un premier pas en vous confiant sur notre site et nous espérons de tout coeur que vous poursuivrez vos démarches auprès des professionnel-le-s qui pourront vous accompagner afin de vous protéger vous et  vos enfants de toute forme de violence.

En espérant que notre réponse vous aide à y voir plus clair dans votre situation nous restons à votre disposition si vous souhaitez plus d'informations ou nous donner de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon épouse présente des troubles psychiques et recourt à la violence verbale

05 janvier 2021 - Lec...


Je vis avec mon épouse qui présente à quasi 100% de certitude des troubles psychiques probablement de type maniaco-dépressif et narcissique. Or, elle ne veut pas aller consulter un médecin.

A part le divorce qui n'entre pas en considération, y-a-t-il une possibilité de l'inciter à consulter AVANT que quelque chose de grave ne se produise ?

Est-ce par exemple qu'une assistante sociale pourrait intervenir, faut-il enregistrer les injures subies, etc. ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous évoquez dans votre récit votre épouse, qui présente des troubles psychiques et ne veut pas consulter un médecin. Vous semblez inquiet que quelque chose de grave se passe, sans pour autant préciser quelle en serait la nature, et vous demandez si vous pourriez recevoir de l’aide.

Face à une personne présentant des troubles psychiques, il est en effet difficile de trouver une solution pouvant la mettre en sécurité sans obtenir son consentement.

La possibilité de lui venir en aide sans son consentement est un PLAFA (placement à fin d’assistance). Il peut être prononcé par l’autorité de protection (Justice de paix) ou par les médecins de premier recours, les médecins de garde et les médecins délégués au Médecin cantonal.

Votre médecin personnel pourrait vous apporter une aide circonstanciée en lui faisant part de ce que vous vivez et des inquiétudes que vous avez, pour vous et pour votre épouse.

En cas d’urgence, vous pouvez faire appel à la police en téléphonant au 117.

Toutefois, vous aimeriez anticiper les choses avant que se produise quelque chose de grave. Ne sachant pas de quoi il en retourne exactement, nous vous conseillons de ne pas rester seul dans votre situation et de vous confier à des professionnel-le-s

En plus de votre médecin, vous avez la possibilité de consulter le Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes pour des hommes victimes de violences conjugales, à plusieurs endroits dans le canton de Vaud.

Elles ou Ils pourront vous entendre dans ce que vous vivez et vous renseigner sur les possibilités qui vous sont offertes tout en vous épaulant dans vos démarches.

Nous espérons que ces quelques conseils vous permettront de vous orienter au mieux dans les démarches que vous entreprendrez pour vous mettre, vous et votre épouse, en sécurité.

Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite. N'hésitez pas à nous écrire pour nous donner de vos nouvelles. Cordialement.

> Comment refuser de se laisser insulter?

04 janvier 2021 - LN2...


Bonjour,

mon conjoint est sous très forte pression dans son travail, une réelle pression qui s'ajoute à une personnalité égocentrique et autoritaire. Il s'énerve pour des riens, n'est jamais disponible pour discuter, s'isole et m'ignore comme si j'étais la cause de tous ses malheurs.

Lorsqu'il en arrive aux insultes, notamment devant les enfants, c'est absolument inacceptable. Mais concrètement, que faire pour refuser cette situation? Dire que c'est inacceptable ne suffit pas. Et je ne peux pas partir. J'ai expliqué mon point de vue, redit que rien ne pouvait justifier de telles insultes, mais il refuse d'écouter, répétant en boucle sa version des faits (qui justifie donc les insultes). Alors concrètement, comment refuser de se laisser insulter?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Les insultes de votre conjoint vous sont insupportables. Vous les qualifiez d’inacceptables lorsque les enfants sont présents et vous ne savez que faire de ses comportements où il s’énerve pour un rien.

Vous dites que vous positionner ne suffit pas et vous recherchez une solution concrète pour que ces violences s’arrêtent.

Face à ces violences verbales et psychologiques, vous avez déjà fait beaucoup en lui expliquant votre point de vue et en évoquant l’aspect inacceptable de son comportement.

Que votre conjoint soit sous très forte pression au travail et qu’il ait une personnalité égocentrique et autoritaire, comme vous le mentionnez, n’excuse en rien les insultes. Car elles sont, comme vous le dites, inacceptables et rien ne les justifie.

Votre positionnement est juste mais pour autant, votre conjoint continue à agir sans tenir compte de vos remarques et en restant collé à sa version des faits. Ceci vous pousse à chercher des mesures différentes, pour vous protéger, vous et vos enfants, car ces derniers sont particulièrement vulnérablesaux violences qu’ils subissent, directement ou indirectement.

Ce que vous pouvez changer est la hauteur de la "barricade" que vous tentez de mettre en place pour vous protéger, en annonçant clairement quelles sont vos limites dans le refus des comportements violents de votre conjoint. Si les violences ne diminuent pas et finalement ne disparaissent pas, ces limites pourraient être une mise à distance de votre conjoint, ce qui vous protégera de ce climat délétère.

Vous dites ne pas pouvoir partir. Pourtant, il existe certainement des possibilités pour que soit vous ou votre conjoint puissiez-vous éloigner l’un de l’autre, de façon à retrouver la paix et la sérénité dans votre foyer.

Ces démarches sont difficiles et même si vous avez tenté à plusieurs reprises d’avancer avec votre savoir faire et vos forces, vous pouvez, vous comme lui, demander de l’aide.

Adressez-vous au Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes aux femmes victimes de violences, ceci à plusieurs endroits dans le canton de Vaud.

Le Centre de Prévention de l’Ale pourrait accompagner votre conjoint dans un processus de reconnaissance de ses violences et dans des changements significatifs. Charge à votre mari de prendre contact avec eux.

Vous pouvez aussi consulter en couple. La plateforme couple propose des entretiens pour sortir de situations violentes.

Nous espérons que ces pistes vous donneront le courage de continuer à vous protéger ainsi que vos enfants. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule, les professionnel-le-s sont là pour vous épauler et vous accompagner dans cette situation difficile. Si vous avez d’autres questions, vous pouvez nous écrire à nouveau ainsi que nous donner de vos nouvelles.

Prenez bien soin de vous et de vos enfants. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Il m’a poussé contre le mur et m’a menacée de mort.

04 janvier 2021 - Chi...


Je eu un dispute avec mon marie lui m’a puce très fort contre le murs j’ai lui dit q je ne laisser passer plus ce maltraitance est lui m’a menacé de mort je ne c pas qu’à faire on suit lui se calme mais je penser q doit pas laisser continue même que lui a eu un anévrisme cérébral je ne crois pas q ce justifie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Lorsque votre mari vous a poussé très fort contre le mur, vous avez dit que vous ne laisserez plus passer ce genre de comportement. Face à ce positionnement de votre part, il a renforcé les violences en vous menaçant de mort. Vous ne savez plus quoi faire de tout ça, et c’est bien compréhensible.

Les violences psychologiques et physiques que vous subissez de votre mari ne sont en rien justifiables, ni par son état de santé, ni par quoi que ce soit d’autre. Vous avez raison de dire que cela ne doit pas continuer, car les violences ont des conséquences sur les personnes qui y sont confrontées

Pourtant, il est probable que votre mari continue à vous maltraiter et mettre votre vie en danger. Sachez que si vous vous sentez menacée, vous pouvez en tout temps appeler la police en faisant le117. Durant leur intervention, ils ont la possibilité d’expulser votre mari de la maison.

Vous pouvez aussi chercher de l’aide auprès de services pouvant vous accompagner dans une démarche de compréhension des violences et vous informer des droits que vous avez.

Adressez-vous au Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes aux femmes victimes de violences, ceci à plusieurs endroits dans le canton de Vaud. Si vous avez des difficultés à comprendre et parler le français, l’entretien pourra se dérouler avec l’aide d’un-e interprète.

De vous pousser ainsi contre le mur ou de vous menacer de mort sont des infractions et vous pouvez contacter le Centre LAVI afin de connaitre vos droits en la matière.

Le Centre de Prévention de l’Ale pourrait accompagner votre conjoint dans un processus de reconnaissance de ses violences et dans des changements significatifs. Charge à votre mari de prendre contact avec eux.

Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous permettront de vous orienter au mieux dans vos démarches. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule, les professionnel-le-s sont là pour vous épauler et vous accompagner dans ce que vous vivez

Avec nos meilleures pensées, nous espérons, Madame, que ces pistes vous donneront la force et le courage pour vous protéger. N'hésitez pas à nous recontacter si vous avez d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

> Comment venir en aide à mon demi-frère?

30 décembre 2020 - Vol...


Bonsoir, je me permets de vous contacter car mon demi-frère a été victime de violence conjugale par sa compagne dimanche soir dernier, en présence des enfants. Les voisins ont fait appel à la Police et lui-même a réussi à contacter son meilleur ami, qui m'a contactée afin que l'on se rende immédiatement chez lui. Une fois sur place, la Police était déjà là. Quelques minutes après la Police a fait appel à une ambulance afin que sa compagne soit prise en charge par les HUG. Son fils âgé de 8 ans était en état de choc, et son deuxième fils était dans ses bras. Nous avons pu prendre en charge l'aîné. Le cadet est à ce jour en sécurité chez mes parents. Mon demi-frère a été très clairement agressé physiquement par de graves/grosses morsures. Aujourd'hui ma question est de savoir comment pouvons-nous l'accompagner pour porter plainte, ce qu'il refuse de faire, et comment interagir avec lui, dès lors qu'il est évident qu'il se trouve en état de choc. Je suis aujourd'hui très inquiète pour lui et aimerais avoir de l'aide pour savoir comment réussir à l'accompagner. Merci pour votre réponse et suis évidemment disposée à en parler.



Notre réponse


Madame

Votre demi-frère a été victime de violences physiques de la part de sa compagne, qui l’a mordu gravement, en présence des enfants. Les voisins ayant fait appel à la police, il s’en est suivi une hospitalisation de l’auteur des violences. Vous vous êtes rendue sur place pour aider votre frère et prendre soin des enfants. En plus de cette aide précieuse, vous aimeriez pouvoir accompagner votre demi-frère dans une procédure de plainte et qu’il puisse recevoir une aide circonstanciée.

Vous évoquez le fait que votre demi-frère est en état de choc et que cela vous inquiète. Ceci est bien compréhensible et vous pouvez en effet l’accompagner et le soutenir dans ce qu’il a vécu. Commencez par lui faire part de vos inquiétudes pour sa sécurité psychique et physique, pour lui et ses enfants, en mentionnant qu’il a la possibilité de chercher de l’aide auprès de services spécialisés.

En tant qu’homme victime de violences, il peut être accompagné et soutenu par l’association Pharos, qui l’informera de ses droits et des possibilités pour se sortir des violences conjugales.

Les morsures qu’il a subies sont, aux yeux de la loi, une infraction et il a la possibilité de porter plainte. A ce propos, il est probable que la police ait procédé à une plainte d’office durant leur intervention. Dans les deux cas, votre demi-frère a la possibilité de déposer plainte contre sa compagne. Cet acte est une façon de montrer clairement une limite face aux violences subies et de signifier qu’elles sont intolérables, à ses yeux et aux yeux de la loi. Il peut se renseigner et se faire aider à ce propos en s’adressant au Centre LAVI.

Concernant les enfants, il est possible que la police ait signalé la situation au Service de Protection des Mineurs (SPMi), ceci dans le but de les protéger. Dans ce cas, ce service contactera votre demi-frère ultérieurement. Les enfants confrontés à des scènes de violences peuvent être traumatisés et il est important et judicieux de s’en occuper. Votre demi-frère a la responsabilité de protéger ses enfants et il peut demander de l’aide auprès de son pédiatre, d’un pédopsychiatre ou en s’adressant directement auprès du SPMi.

Nous espérons que ces informations vous permettront d’apporter à votre demi-frère un soutien significatif pour qu’il puisse, avec votre aide et celle qu’il trouvera auprès des services mentionnés, s’orienter pour se protéger des violences, lui et ses enfants. En plus de nos meilleures pensées, nous vous adressons, Madame, nos vœux de force et de courage dans votre accompagnement.

Pour information, les adresses données dans notre réponse font mention des organismes travaillant sur Genève. Si votre frère est établi dans un autre canton, vous pouvez nous contacter ou consulter le site Violence que Faire pour trouver les adresses appropriées à sa région.

> Quels moyens juridiques a-t-on à disposition pour faire constater une violence psychologique à son encontre ?

20 décembre 2020 - Tar...


Bonjour, Quels moyens juridiques, légaux a-t-on à disposition pour faire constater une violence psychologique à son encontre ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous souhaitez savoir quels sont les moyens juridiques pour faire constater la violence psychologique.

Il nous est difficile de répondre avec précision à votre question car nous n'avons que peu d'informations sur le contexte. N'hésitez pas à nous écrire une deuxième fois si notre réponse ne correspond pas à vos attentes et/ou à votre situation.

Pour ce qui est des questions d'ordre juridique, nous vous conseillons de contacter la Permanence juridique du CSP au 022 807 07 07. Un-e juriste pourra vous écouter et vous renseigner en fonction de votre situation. Pendant les fêtes, la permanence est ouverte les 28 et 29 décembre de 10h à 12h et de 14h à 16h. A partir du 4 janvier, les horaires habituels reprennent : une consulation peut être demandée par téléphone du lundi au vendredi de 8h30 à 12h (sauf mardis matins 10h-12h) et de 14h à 17h30.

Le centre LAVI (Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infraction) de Genève peut également être contacté au 022 320 01 02 du lundi au vendredi de 14h à 17. En fonction de votre situation, un-e professionnel-le pourra vous recevoir pour un entretien gratuit et confidentiel pour vous informer sur vos droits et vous accompagner dans vos démarches.

Nous espérons que ces renseignements sauront vous être utile. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite.

> Violences lors des visites à domicile avec le père de mes enfants, que faire pour me protéger ?

18 décembre 2020 - Mam...


Bonsoir,

Nous sommes séparés avec le papa des enfants. Nous ne sommes pas mariés. Une requête auprès de la justice a été déposée il y a peu de temps. Depuis, la relation coparentale ne fait que de se dégrader (violence psychologique, chantage, et j'en passe...). Dernièrement, j'ai dû faire intervenir la police pour faire sortir le père des enfants de chez moi. Mon avocat est évidemment au courant. Seulement voilà, je ne sais plus quoi faire. Je ne souhaite plus que le père des enfants vienne chez moi (sachant que tant qu'il n'y a pas de décision de justice, le père peut prendre les enfants chez lui pour la journée à titre occasionnel. Sinon, c'est lui qui vient en visite à domicile).

Que faire? Comment faire? Surtout que c'est l'hiver maintenant et se retrouver dehors pendant plusieurs heures n'est pas possible. Et sachant que je suis terrorisée par lui, surtout depuis les derniers évènements.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis votre séparation, la relation avec le père de vos enfants s'est fortement dégradée. Vous vivez des violences psychologiques et nous expliquez être terrifiée de lui. Il y a peu, vous avez dû faire appel à la police pour qu'il sorte de chez vous. Vous avez informé votre avocat de la situation et ne voulez plus que votre ex-conjoint entre dans votre domicile.

Les comportements et propos violents peuvent apparaitre ou s'aggraver pendant la période suivant la séparation. Il est important que vous ne restiez pas seule face à cette situation. Vous avez fait un pas important en décidant de parler de ce que vous vivez.

Vous nous expliquez avoir informé votre avocat des comportements violents de votre ex-conjoint. Qu'en a-t-il dit ? Vous a-t-il proposé des ressources pour vous protéger ?

Les professionnelles du centre Solidarité Femmes de Bienne sont formées pour écouter, soutenir et conseiller les femmes dont les (ex-)conjoints ont des propos et/ou des comportements violents. Cela inclut toutes les questions relatives au droit de visite suite à une séparation.  Nous vous encourageons vivement à les appeler au 032 322 03 04 du lundi au vendredi aux horaires suivants ou sur leur ligne d'urgence, le 031 533 03 03. Vous pourrez prendre rendez-vous pour un premier entretien (gratuit et confidentiel) pour faire le point sur votre situation et définir clairement vos options.

S'il désire voir les enfants, préférez l'option où il les prend chez lui pour la journée afin d'éviter qu'il vienne à votre domicile longuement. Si d'ici là une nouvelle confrontation venait à se produire avec votre ex-conjoint, n'hésitez pas à appeler une deuxième fois la police au 117.

Nous vous invitons chaleureusement à nous écrire à nouveau si vous avez d'autres questions et/ou pour nous informer de l'évolution de votre situation. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite et vous envoyons nos meilleures pensées.

> J’ai peur de dénoncer mon mari. Pourrais-je perdre mon enfant?

13 décembre 2020 - Tou...


J ai des conflits avec mon mari, qui est aggressif et me menace avec des enregistrements qu'il veut utiliser contre moi si je me separe. J ai peur de denoncer. Pourais-je perdre mon enfant?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre mari menace de vous nuire si vous le quittez, ce qui est une forme de Violence psychologique. Vous nous dites aussi qu'il est agressif et que vous êtes en conflit.

Nous entendons que votre inquiétude principale est votre enfant et que vous avez peur de dénoncer les comportements de votre mari. Vous n'êtes pas seule. Des professionnel-le-s bienveillant-e-s sont là pour vous informer, vous conseiller quant à la possibilité de dénoncer les comportements abusifs de votre mari et vous aider, vous et votre enfant.

Il nous est difficile de répondre à votre question sans connaître plus en détails votre situation et vous encourageons à poursuivre votre démarche auprès de professionnel-le-s qui pourront vous informer et vous accompagner.

Nous vous encourageons vivement à contacter le centre Solidarité Femmes / LAVI de Fribourg au 026 322 22 02 (numéro gratuit et confidentiel) entre 9h-12h et 14h-17h30 les jours de semaine et de 11h à 17h le weekend, ainsi que toutes les nuits de 19h30 à 7h. Une professionnelle pourra vous informer sur vos droits et les démarches que vous pouvez entreprendre pour vous et votre enfant. Demander des informations et des conseils ne vous engage bien sûr à rien, vous restez libre d'entreprendre les démarches que vous souhaitez.


Nous vous proposons aussi de prendre contact avec l'office familial de Fribourg. Leurs professionnel-le-s proposent une écoute attentive, des conseils et diverses formes de soutien aux parents faisant face à de la violence dans leur couple et/ou souhaitant se séparer de leur conjoint-e. Vous pouvez les appeler au 026 322 10 14 ou leur écrire via ce formulaire.

Nous aussi restons à votre disposition si vous souhaitez nous écrire à nouveau avec d'autres questions et/ou pour nous informer sur l'évolution de votre situation. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous souhaitons le meilleur pour la suite.

> Mon mari me menace parce que j’ai porté plainte, j’ai besoin d’aide.

13 décembre 2020 - SJL...


mon mari a menacé aujourd'hui qu'en raison du dépôt d'une plainte à la police, il ferait tout ce qu'il pouvait pour payer les frais à ma place. il a également déclaré que personne ne portait même plainte pour avoir poussé, giflé et que la violence psychologique n'avait aucune preuve - quelqu'un peut-il s'il vous plaît aider



Notre réponse


Bonjour Madame,

Après une plainte contre des violences exercées par votre mari, celui-ci vous menace et nie l’effet d’une plainte contre la violence psychologique et physique (bousculade et gifle). Vous aimeriez de l’aide.

La violence, quelle qu’elle soit est interdite par la loi et vous avez fait des démarches qui vont dans ce sens. Nous saluons votre volonté de ne plus tolérer ces actes et de demander de l’aide.

En effet, la plainte est une manière plus forte de dire stop et votre mari essaie certainement de vous faire peur à nouveau pour que vous laissiez tomber vos démarches et reprendre le dessus de la situation.

Pour information, vous pouvez trouver toutes les violences psychologique ici. Il est possible de garder des preuves des échanges de conversations (téléphonique ou messages) ainsi que d’avoir des témoignages de personnes connaissant et ayant vu ou entendu vos disputes violentes. Vous pouvez aussi noter ce que vous vivez dans un carnet ou dans votre téléphone avec les dates et heures.

Les violences physiques ne laissant pas de traces visibles comme bousculer, gifler ainsi que les menaces peuvent bien être poursuivies sur plainte dans un délai de trois mois. 

La violence ayant tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps, nous vous encourageons à vous protéger et continuer vos démarches pour sortir de cette situation. Nous vous conseillons vivement de contacter des professionnel-le-s qui pourront vous soutenir et vous informer pendant cette période difficile. Vous pouvez donc contacter le Centre LAVI ( Lausanne 021 631 03 00 ; Aigle 021 631 03 04;  Yverdon 021 631 03 08) pour les questions juridiques et financières en cas de violences conjugales ainsi que le Centre MalleyPrairie (021 620 76 76) dont les intervenant-e-s proposent des entretiens pour trouver des moyens de vous protéger.

N’hésitez pas à les appeler au plus vite. Vous n’êtes pas seule et ces spécialistes vous accompagneront au mieux. Nous vous envoyons nos meilleures pensées et restons disponibles si vous avez d’autres questions. Nous recevons volontiers de vos nouvelles. Prenez soin de vous.

> Je ne suis pas sûre si ce que je vis est normal

08 décembre 2020 - viv...


Bonjour,

Je suis séparée du papa de mes enfants depuis plus de 4 ans. Depuis que je l'ai rencontré, j'ai fait mon possible pour qu'il soit heureux, mais son caractère insatisfait l'a toujours empêché d'être bien. Nous avons eu des enfants et depuis la naissance du dernier il est devenu très agressif. Il me hurlait dessus, criait dans la maison tout le temps. Je l'ai finalement quitté.

Aujourd'hui, après 4 ans je me sens encore dans une sorte d'emprise. Il enchaine les procédures au Tribunal pour m'affaiblir. Il n'y a aucun contact entre nous mais quand je dois l'affronter en face à face pour discuter pour les enfants, je me sens déstabilisée et je dois me préparer car j'angoisse. Pour exemple, je dois refaire les passeports des enfants et je lui ai demandé de me les donner que je puisse aller au rendez-vous. Il ne veut pas me les remettre et va y aller lui-même. Je me sens prise au piège et sous pression. C'est un moyen pour lui de nous contrôler à distance, puisque je ne peux pas agir sans son accord et ce n'est pas la première fois qu'il refuse de me donner les papiers pour m'empêcher de faire quelque chose. Je sens aussi que mes enfants ont peur de lui demander des choses et ne se sentent pas naturels quand ils sont avec lui.

A plusieurs reprises, il m'a crié dessus et je rentre encore dans une peur excessive. Mes amis me disent parfois que j'agis comme une femme battue. Moi je sais qu'il ne m'a jamais frappé, qu'il me fait mal au coeur et qu'il ne fait pas exprès d'être méchant. Avant que l'on se sépare, je suis quelque fois tombée dans les pommes car je ne supportais plus ses accès de cris.

Je lui trouve des excuses constamment et je me demande si ma "panique" est bien réelle. Je dois faire quelque chose, mais je n'ai pas envie que mes enfants y soient mêlés. Quelles sont mes options ?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part des agissements du père de vos enfants ainsi que de l'impact de ceux-ci sur vous et vos enfants bien que vous soyez aujourd'hui séparée. Nous comprenons que vous cherchiez à identifer ce que vous vivez et que faire afin que la situation s'améliore.

Les cris, les hurlements réguliers peuvent être des moyens d'intimidation afin d'avoir le pouvoir sur l'autre et ainsi constituer une forme de violence psychologique. Maintenant que vous êtes séparée, vous décrivez que votre ex-conjoint enchaine les procédures au Tribunal et met tout en place afin de garder le contrôle, autrement dit, conserver le pouvoir sur vous et votre liberté de décision/action. Ces éléments nous laissent également penser que vous continuez, malgré la séparation, à être victime de violence psychologique. La violence psychologique est la plus méconnue et difficile à identifier tellement elle peut être subtile. Par ailleurs, elle ne laisse pas de marques sur le corps mais n'en est pas moins délétère pour la santé physique ou psychologique des personnes qui la subissent. Vous le dites dans votre message: vous vous sentez destabilisée, angoissée, prise au piège, sous pression et il vous est même arrivé de tomber dans les pommes tellement les cris étaient insupportables et vos enfants ont également peur lorsqu'ils doivent demander quelque chose à leur père. Ces états sont les conséquences directs de la violence subie dont vous n'êtes pas responsable! Seule la personne qui recourt à la violence est responsable de ces actes quelle que soient les raisons invoquées.

De votre côté, vous avez la responsabilité de tout mettre oeuvre afin de vous protéger du mieux possible ainsi que vos enfants de ce climat néfaste pour votre santé psychique et physique.

Dans le canton Vaud, nous pouvons vous conseiller de prendre contact avec le Centre d'accueil MalleyPrairie afin d'obtenir un entretien avec les intervenant-e-s spécialisé-e-s dans le domaine de la violence au sein du couple. Pour prendre contact: 021 620 76 76 ou par email: info@malleyprairie.ch.Lors de cet entretien, vous pourrez faire le point sur votre situation et réfléchir avec les intervenant-e-s à ce que vous pourriez mettre en place afin de vous protéger vous et vos enfants des intimidations et agressions verbales de votre ex-conjoint. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Aussi nous nous demandons si vous êtes accompagnée par un-e avocat-e pour régler les différents aspects liés à la séparation (organisation de la garde des enfants par exemple) et les différentes procédures au Tribunal. Dans le canton de Vaud, vous pouvez trouver un-e avocat-e sensibilisé-e à la problématique de la violence conjugale via l'association Avocats ressources en matière de violences domestiques. Pour prendre contact par téléphone.: 021 317 50 81 ou par email: info@arvd.ch.

Le CSP propose également un service juridique où vous pouvez poser vos questions juridiques à des juristes par téléphone 021 560 60 60 ou email info@csp-vd.ch.

En espérant que ces pistes répondent à votre demande, nous restons bien volontiers à votre disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons ainsi qu'à vos enfant  de trouver l'apaisement et la sérénité que vous méritez. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

> J’ai été témoin d’une scène de violence conjugale très choquante et souhaite savoir si je peux témoigner anonymement

06 décembre 2020 - son...


Bonjour,

Je vous écrit car hier j'ai été témoin d'une scène de violence conjugale très choquante. Un homme a frappé sa femme et ce combat a duré plus de 5 minutes en pleine rue. Ils avaient deux enfants en bas âges qui criaient mais qui n'étaient pas violentés. J'étais en voiture et j'ai immédiatement appelé la police dès que j'ai vu la scène, ils ont envoyé une voiture aussitôt, puis je me suis éloignée. J'ai dû retourner dans l'immeuble devant lequel s'était déroulé la scène car je devais livrer quelque chose, et en y arrivant, à pieds cette fois (je m'étais garée plus loin) j'ai vu que la femme était au sol et qu'elle n'arrivait pas à se relever. La police était sur place, elle était arrivée quelques secondes avant moi je pense. Le temps que j'effectue ma livraison et que je ressorte de l'immeuble (environs 10 minutes), il y avait 3 voitures de police et une ambulance. Je ne suis pas sûre mais à mon avis la femme a dû partir en ambulance, vu son état.

Lorsque j'avais appelé la police au début de la scène, ils m'ont dit que je n'avais pas besoin de rester sur place, je n'ai donc pas eu le temps de donner mon identité au téléphone ou quoi que ce soit, c'était très bref, j'ai juste dit que j'assistais à une scène de violence et qu'ils devaient venir de suite car la femme ne pouvait pas se défendre. Cependant, je me demande maintenant si je dois appeler la police à nouveau pour témoigner. En effet, j'ai cette image de la femme à terre qui me reste dans la tête depuis hier (ça s'est produit vers 11h30-12h) et j'ai entendu, lorsque je suis passée à proximité à pieds, l'homme dire aux policiers qu'elle était juste tombée (vu l'intervention des deux autres voitures de police, les policiers ne l'ont de toute évidence pas cru). Je voudrais vraiment témoigner, mais je n'ai aucune envie de donner mon identité, car l'homme qui frappait sa femme m'a fait très peur. De plus, je dois me rendre régulièrement dans ce quartier pour des livraisons et je ne voudrais pas être victime de représailles.

Je tiens encore à préciser que je ne suis pas intervenue car l'homme était bien plus fort que moi et que je n'aurait de toute évidence pas aidé à améliorer la situation, vu qu'il savait qu'il était vu en frappant sa femme en plein jour dehors. J'ai vraiment eu peur aussi. Merci de me dire si il y a la possibilité de témoigner anonymement auprès de la police, sous forme de lettre par exemple. Avec mes meilleures salutations.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Ce weekend, vous avez été témoin d'une scène de violence. Un homme s'en est pris à sa femme, devant leurs enfants en bas âge. En réaction, vous avez appelé la police, qui est intervenue de suite. Vous vous demandez s'il est possible de témoigner anonymement auprès de la police suite aux actes de violences auxquels vous avez assisté.

La situation que vous nous décrivez est difficile et nous comprenons que vous en soyez choquée. Nous vous félicitons d'avoir agi face à la violence en dépit de la peur que vous avez ressenti.

Pour répondre à votre question, il n'est pas possible de témoigner anonymement auprès de la police car les témoins doivent pouvoir être cités lors de la procédure judiciaire. Nous comprenons que vous vous inquiétiez pour cette femme victime des violences de son conjoint. Nous tenons à vous dire que vous avez eu le bon réflexe en appelant immédiatement la police qui est par ailleurs intervenue rapidement. Vous n'avez pas fermé les yeux et appelé de l'aide de suite. Ainsi, la victime a pu être prise en charge directement et les faits ont été constatés par la police.

Etre témoin d'une scène de violence n'est pas anodin. Il est important d'être à l'écoute des émotions que cela a pu déclencher chez vous et de prendre soin de vous. Souvent, les personnes témoins ressentent de la culpabilité, de la peur ou un sentiment d'impuissance. Si vous en ressentez le besoin, nous vous encourageons à parler de ce que vous avez vu et des émotions qui vous ont traversées avec des personnes de confiance de votre entourage et/ou avec un-e thérapeute. N'hésitez pas non plus à contacter la Main Tendue au 143 pour trouver du soutien psychologique si vous en ressentez le besoin.

Nous espérons que notre message a pu vous apporter des pistes pour la suite et un peu d'apaisement. N'hésitez pas à nous écrire à nouveau avec d'autres questions et pour nous tenir au courant de l'évolution de votre situation. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Est-ce de la violence conjugale?

01 décembre 2020 - L1C...


Je suis en couple depuis 5 ans et depuis 3 ans j'ai observé une vraie dégringolade de l'ambiance de la relation. Nous sommes en tension constante et il y a plus de conflits que de moments heureux. Nous sommes en thérapie depuis un moment, mais la thérapeute m'a dernièrement proposée un suivi en individuel, qui tourne principalement autour de la thématique "pourquoi j'accepte cette relation"... ce qui m'a évidemment poussé à faire plus de recherches.

Pour les détails de nos conflits: mon mari se vexe pour un rien et entre dans des bouderies sans fin. Cela peut durer des semaines. On ne peut tout simplement pas être d'avis contraires. Une spirale s'enclenche alors, qui ne termine que si je capitule ou par un gros clash où on parle de séparation (voire on la concrétise, pour revenir sur nos pas le lendemain).

Quand cette sensibilité est blessée, il va "chercher" la tension, en demandant souvent de parler, mais d'une manière non productive, ou tous les problèmes sont soulevés et aucun ne peut-être résolu. Nous avons tenté d'apprendre les manières de communiquer non agressivement mais il ne veut pas les appliquer parce que ça fait "chochotte"). Entre les discussions, dans les moments de tension, il est passif agressif. Plus rarement, des discussions escaladent et il finit par exemple par taper/pousser la table, cogner une porte, jeter un coussin au travers de la pièce, etc.

Lorsque nous allons bien cela ne dure pas 3 jours qu'il lance une bombe émotionelle et détruit ainsi toute la sécurité qu'on a pu reconstruire. Mais tout cela reste peu "épique" (par exemple il me lancera que "malgré notre bonne entente il ne me fait pas confiance", ou alors après un serrage de bras il me dira que "ah oui, je voulais te dire, je trouve ton odeur étrange. C'est pas ton parfum, c'est ton corps. C'est pas encore désagréable, mais je le remarque quand je te serre dans les bras"... Évidemment ça me bouscule, mais est-ce qu'il n'est pas juste franc?... Ou alors des injonctions contradictoires qui font penser à du double lien ("tu es trop carrée avec la nourriture pour notre enfant", mais quand notre enfant a des frites et une part de gâteau un jour il me corrige en disant "faut que tu arrêtes de penser que tu le nourris bien, ton enfant...") je sais plus quoi faire pour faire bien. Ce sont toutes de petites choses.

Mais je sens que ma boussole intérieure se dérègle. Je ne suis même plus sûre de ce que je pense (je me questionne beaucoup sur mes limites, peut-être à être trop rigide dans mon éducation, ou trop directe dans mes propos, ou peut-être à vouloir trop...? ) ce sont toutes des pensées que je n'avais pas au début et nos 2 premières années ces caractéristiques ne semblaient pas le gêner...

Je ne vous demande pas un diagnostic... il y a bien trop peu d'éléments et ils ne sont décrits que par moi (qui n'ai d'ailleurs pas non plus un tempérament à subir, d'où les conflits nombreux). Mais je me sens perdre pieds. D'autant plus que je n'arrive pas à mettre fin à cette relation, alors qu'elle m'agresse bien trop souvent. Il m'a appelée "pute" et je l'ai laissé revenir... je ne me comprends plus... qu'est ce qui est juste de la répartie ou une réaction sous le coup de la colère, et/ou des aspects culturels/familiaux (par exemple tout le mond ne réagit pas fortement aux insultes, et dans certaines familles elles sont même monnaie courante sans créer de problème) et qu'est-ce qui est violence conjugale...?

Je suis en zone trouble et je ne sais pas si je me victimise ou si c'est vraiment un glissement vers de la violence... Je pense que j'ai juste besoin de verbaliser mon ressenti de manière clair et voir qu'il est entendu. Je vais évidemment reprendre cette thématique plus directement avec ma thérapeute, mais nous avons du annuler les dernières séances à cause du covid et d'isolement par-ci, par-là



Notre réponse


Bonjour Madame,

En couple depuis 5 ans, vous observez une détérioration de votre relation de couple depuis 3 ans et avez décidé d'entreprendre une thérapie de couple. Votre thérapeute vous a proposé un suivi individuel et cette démarche suscite en vous des questionnements et des doutes sur votre relation. De manière plus générale, vous vous sentez "déboussoulée" et vous ne savez plus quoi penser. Nous comprenons dans votre message que vous vous questionnez aussi sur la violence conjugale et vous vous demandez si c'est ce que vous vivez ou du moins si c'est la direction que prend votre relation.

Nous allons vous donner quelques éléments de réflexion qui, nous l'espérons, pourront vous aider.

Dans une relation de couple comme dans tout type de relation, les conflits peuvent survenir. Un conflit cristallise une opposition ou un désaccord sur un objet particulier et il met en présence deux personnes qui se trouvent sur un même plan d’égalité, deux sujets, en capacité l’un et l’autre d’exprimer et de faire valoir leur point de vue.  Chaque protagoniste a une liberté d'expression et leur intention est d'avoir raison sur le sujet conflictuel. Au final, il n'y a pas d'effets délétères sur les personnes.

A contrario, lorsqu'il y a de la violence au sein d'une relation, l'autre n'est pas placé sur un pied d'égalité et un compromis ne peut pas être trouvé puisqu'il s'agit d'avoir le pouvoir sur l'autre, le conflit n'étant qu'un prétexte pour arriver à cela. La personne auteure de violence cherche sous n'importe quel prétexte à vérifier et à réaffirmer sa domination sur la personne victime. Un cycle de la violence, qui se répète, se met alors en place. Enfin, la violence a des conséquences négatives sur tout le monde: en premier lieu sur la victime (peur, honte, culpabilisation, doutes etc...) mais aussi sur la personne auteure.  Les enfants lorsqu'ils sont témoins de violence sont aussi impactés et eux aussi victimes.

La violence au sein du couple , surtout lorsqu'elle est psychologique, n'est pas toujours facile à identifier puisqu'elle peut être subtile: propos dénigrants, contradictions (il est impossible pour la personne victime de "bien faire"), menaces, intimidations... Elle ne laisse pas de marques sur le corps mais n'est pour autant pas anodine pour la santé psychique et l'estime de soi de la personne victime.

Est-ce que ces éléments font écho à ce que vous pouvez vivre?

Nous souhaitons saluer tout ce que vous mettez en place: thérapie de couple, thérapie individuelle, tentative de mise en place de communication non violente ainsi que nous écrire afin de verbaliser ce que vous ressentez en attendant d'avoir un entretien avec votre thérapeute. Vous faites preuve de grandes ressources pour avancer de manière constructive pour votre bien-être, celui de votre couple et de votre famille or cela est loin d'être une manière de se victimiser. Pour qu'une thérapie de couple porte ses fruits, il est nécessaire que chacun-e soit prêt-e à prendre sa part de responsabilité et a rééllement engager un travail sur soi. Nous vous encourageons également à rester à l'écoute de vos signaux "d'alarme" intérieurs: ne plus savoir quoi penser, avoir le sentiment de perdre pieds , se sentir en zone trouble.

Nous espérons que vous pourrez prochainement pouvoir reprendre ces différents éléments avec votre thérapeute afin d'avancer dans votre cheminement.

Nous restons bien sûr à votre disposition si vous souhaitez nous réécrire, nous poser d'autres questions ou tout simplement nous donner de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent et nous vous souhaitons que "votre boussole intérieure" retrouve son équilibre.

> Le mari d’une connaissance fait du chantage affectif et menace de se suicider si elle le quitte

30 novembre 2020 - 083...


Pour une connaissance qui a un mari qui fait du chantage affectif chaque fois que la séparation est évoquée (menace de suicide). Souvent des cris devant les petits. Elle et son mari ont pris les choses en main pour éviter le divorce et faire souffrir les enfants. Ils suivent une thérapie de couple plus un suivi en parallèle chez un psychiatre.

Seulement ils ont été signalé à l’organe de protection de l’enfant. Elle a fait de ses enfants une priorité depuis leur naissance et s’en occupe très bien, elle a peur qu’on lui retire ses enfants elle en serait dévastée.



Notre réponse


Bonjour,

Vous nous écrivez au sujet d'une connaissance qui subit des violences psychologiques (menace au suicide) dans son couple. Son mari et elle ont déjà engagé plusieurs démarches auprès de professionnel-le-s, avec l'objectif de faire perdurer leur couple et protéger leurs enfants. Suite à un signalement auprès de l'organe de la protection de l'enfant (OPE), votre connaissance a peur qu'on lui retire ses enfants.

Nous comprenons de part votre message que vous vous inquiétez quant aux conséquences de ce signalement. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette situation qui est actuellement prise en charge par l’OPE. Nous pouvons cependant vous rassurer sur le fait qu’un signalement ne signifie pas automatiquement que la garde de ses enfants sera retirée à votre connaissance. L’objectif des intervenant-e-s de l’OPE est d’évaluer les situations qui lui sont signalées afin de s'assurer le bon développement des enfants n'est pas mis en danger. Cela peut passer entre autres par des mesures de soutien et de conseil éducatif aux parents. De plus, les démarches que votre connaissance et son mari ont déjà entreprises en amont du signalement (thérapie de couple et suivi psychiatrique) attestent de leur volonté d’agir pour préserver le bien-être de leurs enfants et leur seront sûrement favorables dans l’évaluation de l’OPE.

En complément, vous pouvez proposer à votre connaissance de contacter la Fondation L'essentielles, localisée dans le canton du Valais. Elle pourra y trouver une écoute attentive et du soutien auprès d'une équipe formée à venir en aide aux victimes de violences psychologiques dans le couple. Leurs prestations sont toutes confidentielles et incluent un accompagnement pour les démarches administratives, des entretiens individuels pour faire le point sur sa situation, ainsi que des moments d'échange en groupe avec des personnes ayant vécu une situation similaire. La fondation peut être contactée tous les jours au 079 320 98 70.

Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous poser une question, donner plus d'informations sur la situation, ou nous informer de sa progression. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Sexuelle Gewalt – wie gehe ich mit Trauma um?

26 novembre 2020 - emi...


Guten Tag,

Ich bin von meinem Ex-Partner sexuell belästigt worden. Er hat mich, womöglich unter Drogenkonsum, an intimen Stellen berührt obwohl ich es nicht wollte und ihm das auch gesagt habe.

Einmal ist er gegen meinen Willen mit seinen Fingern eingedrungen und hat mich an die Wand gepresst, sodass ich mich nicht wehren konnte. Auf mein Bitten aufzuhören hat er erst nach einer gewissen Zeit gehört, und hat mich dann ausgelacht.

Jetzt erlebe ich immer wieder Panikattacken, insbesondere beim Geschlechtsverkehr (mit anderen Leuten, nicht mit meinem Exfreund). Ich kann seit diesem Vorfall den Sex nicht mehr geniessen, da sich die beschriebene Szene immer in meinem Kopf auftaucht und ich in Panik gerate.

Meine Frage ist, wie kann ich diese Gedanken ausblenden/ das Geschehene verarbeiten, um wieder normal Sex haben zu können? Gibt es bestimmte Techniken? Ich habe bisher noch mit niemandem darüber geredet. Vielen Dank für eine Antwort und schöner Tag



Notre réponse


Guten Tag Emika

Sie beschreiben, dass Sie von Ihrem Ex-Partner sexuell belästigt wurden und dies womöglich unter Drogenkonsum. Er hat Sie an intimen Stellen berührt und ist gegen Ihren Willen mit seinen Fingern in Sie eingedrungen. Da er Sie an die Wand gepresst hat, konnten Sie sich nicht wehren und er hörte erst nach mehrmaligem Bitten auf. Nun erleben Sie immer wieder Panikattacken und dies vor Allem beim Geschlechtsverkehr. Sie bringen die Bilder des Erlebten nicht mehr aus Ihrem Kopf und geraten deswegen in Panik und können Sex nicht mehr geniessen.

Sie wurden Opfer von sexueller Gewalt und was Sie erlebt haben, ist gemäss Strafgesetzbuch Art.189 (Angriffe auf die sexuelle Freiheit und Ehre / Sexuelle Nötigung) strafbar.

Sexuelle Gewalt kann schwerwiegende Auswirkungen auf die physische und psychische Gesundheit der Opfer haben, wenn sie nicht thematisiert und verarbeitet wird. Es kann jedoch schwierig sein, über dieses Trauma zu sprechen. Darüber hinaus hindern Scham und Schuld die Opfer oft daran, Massnahmen zu ergreifen. Das Schweigen zu brechen ist ein erster Schritt zu einem Prozess der Verarbeitung. Durch ihren Mut an www.violencequefaire.ch über Ihr Erlebtes zu schreiben, haben Sie diesen Schritt geschafft.

In Freiburg gibt es verschiedenen Institutionen/Vereine, die mit der Thematik von Gewalt spezialisiert sind.

- Sie können mit dem Frauenhaus Freiburg – Opferhilfe-Beratungsstelle (026/ 322 22 02) kontakt aufnehmen. Eine Beraterin wird in der Lage sein, ihnen zuzuhören, Sie zu beraten und Sie bei den Schritten, die sie unternehmen möchten, zu begleiten. Die Beratungen sind kostenlos und vertraulich. Die Opferhilfestelle kann Sie mit Therapeuten in Verbindung setzen, die mit Opfer von sexueller Gewalt arbeiten. Durch eine Therapie könnten Sie an der erlebten Straftat arbeiten und Techniken in Bezug auf Ihre Panikattacken lernen.

- Sollten Sie auch Französisch sprechen, können Sie den Verein ESPAS (0848 515 000) kontaktieren. Der Verein setzt sich für Menschen ein, die von sexuellem Missbrauch betroffen sind, wobei sowohl individuelle- als auch Gruppentherapie angeboten wird. Dieser Verein könnte eine nützliche Ressource für die Einrichtung einer therapeutischen Nachsorge sein.

Wir möchten Ihnen sagen, dass Ihr Ansatz, am Geschehen zu arbeiten, der richtige ist und ermutigen Sie, sich an Fachleute zu wenden, die Ihnen in Ihrer schwierigen Situation helfen können.

Wir wünschen Ihnen alles Gute für die Zukunft und senden Ihnen unsere besten Gedanken.

Freundliche Grüsse

> Mon fils vit de la violence au sein de son couple, pouvez-vous l’aider?

25 novembre 2020 - Mam...


Bonjour,

mon fils d'une vingtaine d'année a une relation avec une fille un peu plus âgée. Ils sont jaloux, méfiants.

Elle le tape, griffes, mord... elle lui a jeté ses habits dehors, le menace en prenant des photos de si il lui fait un bleus... Désormais il pense quand habitant avec tout ira mieux!

Nous parents allons le laisser partir, mais pouvez-vous l’aider si besoin, car il a honte j’ai l’impression il dis que c’est ça faute si elle réagit comme ça!



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez au sujet de votre fils et sa compagne. Il subit des violences psychologiques et physiques de sa part. Votre message laisse entendre qu'il a lui aussi recourt à la violence physique envers elle. Ces comportements, dont certains peuvent être poursuivi par la loi, nous alertent.

Nous comprenons que vous souhaitiez vous assurer qu'il puisse trouver de l'aide s'il le souhaite, d'autant plus qu'il compte quitter le domicile familial pour emménager avec elle. Vous avez fais un pas important en décidant de parler de ce qui lui arrive.

Votre fils étant majeur, vous ne pouvez ni lui interdire de quitter la maison, ni le forcer à demander de l'aide, mais il est possible d'avoir un impact en transmettant des messages clairs sur la violence dans le couple et la responsabilité de chacun-e et en l'orientant vers des professionnel-le-s formé-e-s aux enjeux de la violence dans le couple.

Une fois engagé, le cycle de la violence au sein d'un couple est difficile à enrayer sans aide extérieure. Plus le temps passe, plus la fréquence et l'intensité des violences tendent à augmenter. Les conséquences sont multiples, et concernent tant la santé mentale et physique de chaque partenaire, que la qualité de la relation à deux. Les personnes se sentent souvent honteuses après un épisode de violence, n'osent pas parler de ce qui leur arrive ou pensent que tout est de leur faute.

Il est important de distinguer quelles sont les responsabilités de chacun-e. Rien ne justifie la violence : c'est la personne qui décide d'avoir un comportement ou une attitude violente qui en est seule responsable, et qui doit agir pour que cela ne se reproduise plus. Les actions de sa compagne ne sont pas de la faute de votre fils, même s'il en a l'impression. Par contre, votre fils est responsable de toute forme de violence que lui a exercé envers sa compagne, et c'est à lui de prendre des mesures pour changer son fonctionnement.

La violence n'est pas une fatalité. Avec de l'aide extérieure, il est possible de sortir de la honte, de la culpabilité et de l'isolement, et de trouver des solutions pour briser le cycle de la violence.

Au centre de prévention de l'Ale (CPAle), votre fils et sa compagne peuvent être accompagnés et conseillés individuellement ou en couple. Sur le cours de plusieurs entretiens (confidentiels et gratuits), des professionnel-le-s pourront les aider à d'identifier les situations à risque et  trouver des alternatives à la violence. Une première consultation peut être fixée de suite au 021 321 24 00, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h.

Il est aussi possible de faire appel au Centre d'accueil MalleyPraire, qui oeuvre de pair avec le CPAle. Le centre organise des consultations ambulatoires (confidentielles et gratuites) dans le canton de Vaud visant à informer les hommes et les femmes victimes de violences dans leur couple des démarches qu'elles peuvent entreprendre pour se protéger et faire évoluer leur situation. La prise de rendez-vous se fait également par téléphone, au 021 620 76 76, du lundi au vendredi de 8h - 12h et de 14h à 18h.

N'hésitez pas à nous écrire à nouveau avec d'autres questions, des précisions supplémentaires  et/ou pour nous tenir au courant de l'évolution de la situation. Nous sommes également là pour votre fils s'il souhaite nous écrire directement avec des questions quant à sa relation de couple.

Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Peut-on pardonner à un colérique s’il commence une thérapie?

22 novembre 2020 - Elf...


Au début ses colères étaient déjà un soucis. Mais cela se limitait à quelques objets qui volent, et des mots fait pour être blessant. Et puis cela faisait presque un an qu'il n'y avait plus eu de grosse colère. Avec le confinement il a commencé à déprimer. Et à prendre du Xanax en excès. Cela l'avait mit dans un état de colère presque permanant, extrêmement irritable et prêt à faire une crise de colère pour presque tout et n'importe quoi. Avec beaucoup de négativité en prime.

J'ai tenté de le soutenir du mieux possible malgré la situation invivable, et puis c'est monté d'un cran. Pas de coup de points, plus des grosse claque et un coup de boule où il n'a clairement pas mit toute sa force. J'ai pu le faire partir pour me préserver. Mais cela l'a remit dans son état normal, il dit m'aimer comme un fou, qu'il regrette et qu'il accepte de faire une thérapie de couple ou personnelle pour son soucis de colère.

Dans on état normal c'est quelqu'un d'adorable, doux attentionné. Tout le contraire de ce qu'il a montré en confinement.

Peut-on pardonner ou ne doit on pas pardonner? Evidemment que je l'aime et ai envie d'y croire mais après ce qui s'est passé...

Il m'a menacé de mort lors de colère, menacé ma famille, mes animaux. Enormément de violence verbale (insulte, rabaissement) alors que ses colères d'avant se contentait de dire des choses blessantes.

Je suis une personne qui souffre d'une trop forte émotivité et j'ai vécu un vrai enfer confiné avec lui.

Les choses si je pardonne ne vont-elles pas forcement recommencé? Le Xanax n'a t'il pas énormément contribuer?Mon caractère qui fait que je ne me soumet pas à ses colères et lui tienne tête? Etait-ce un concours de circonstance ou forcément une situation qui tôt ou tard recommencera?

Je me sens perdue entre ma tête et mon coeur.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez votre partenaire comme quelqu’un de colérique et qui a agi violemment psychologiquement puis physiquement. Il a également menacé votre famille et vos animaux. Son dérapage physique l’a fait prendre conscience de ses agissements et il dit regretter ses actes, vous aimer et commencer une thérapie pour que la situation de violence s’arrête. Vous nous demandez si lui pardonner dans le cas où il fait un travail thérapeutique pourrait s’envisager et nous comprenons que vous vous posez également la question de la responsabilité.

Nous comprenons vos doutes et vos peurs pour la suite et nous sommes désolé-e-s de ce que vous avez vécu.

Tout d’abord, il faut savoir que la violence n’est pas une fatalité et il est possible de ne plus y recourir en ayant un soutien extérieur adapté. Il est très important que votre partenaire suivent les recommandations des professionnel-le-s et fasse un réel travail sur la gestion de sa colère pour agir d’une autre manière que par la violence lorsque celle-ci monte. À Genève, nous pouvons lui conseiller de consulter auprès de VIRES, une association qui aide les personnes ayant recours à la violence. Pour les contacter par téléphone: 022 328 44 33 ou par Email: vires@bluewin.ch .


Par ailleurs, nous lui suggérons vivement de contrôler sa prise de Xanax avec un-e psychiatre. Les substances psycho-pharmacologiques ont de nombreux effets et doivent être pris de manière consciencieuse car elles peuvent être dangereuses et influencer son état psychique.

Par contre, nous tenons à souligner que les substances (drogues ou médicaments) ne rendent pas violent-e, elles peuvent par contre amener à manifester plus rapidement ou plus intensément une violence déjà présente en lui. Quoi qu'il en soit, la personne qui recourt à la violence est seule responsable de ses actes et pour qu'un travail sur soi puisse porter ses fruits, il est nécessaire que votre partenaire reconnaisse sa responsabilité.


Par rapport aux comportements de violence que vous nous avez cités, quel que soit le type, tous sont interdits par la loi en Suisse. Ils sont source de destruction de la relation de couple et néfastes pour la personne qui les subit. Il est donc important de ne pas les minimiser et vous en protéger est important car la violence à tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps si rien n'est entrepris pour y mettre un terme. En cas de nécessité, à Genève, toute personne victime de violence peut contacter l’association AVVEC pour être soutenue pour trouver des solutions (tél.: 022 797 10 10). N’hésitez pas à les contacter, les intervenant-e-s peuvent vous accompagner jusqu’à ce que la situation s’améliore, quoi que vous décidiez.

De votre côté, vous nous dites avoir une souffrance liée à vos émotions. La violence a des conséquences sur la personne qui la subit (sentiment de culpabilité, état d'alerte permanent, estime de soi qui s'effondre etc.) et ce que vous décrivez peut être le résultat de ces violences. Aussi, votre "caractère" n'est ni responsable ni un facteur ayant contribué aux agissements de votre conjoint. N’hésitez pas à demander de l’aide à un-e thérapeute si vous souhaitez en parler et vous sentir mieux. 

Nous espérons que ces informations aideront votre réflexion et que nos orientations vous permettront de sortir de la violence. Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, notre porte reste ouverte. Prenez bien soin de vous.

> Comment réussir à réellement mettre fin à une relation toxique?

13 novembre 2020 - Nin...


Bonjour,

Je vous ai déjà écrit en parlant de mon ex-compagnon qui était dénigrant, contrôlant, possessif, colérique. Je trouve horrible de décrire cela comme ça, j'ai pas envie de dire du mal de lui. J'ai l'impression que on pensera que j'essaye de me dédoiner de ma responsabilité dans ma propre situation.

Bref, je l'ai quitté. J'ai pris un studio. Il est reparti dans son canton. J'ai pu récupérer mes chats. Mon problème actuel : il a tellement insisté que je l'ai revu et on a eu une discussion très émotionnelle sur ce qui s'est passé, sur ce qui m'avait blessé aussi. Il a dit que jamais il avait dit ça, que j'ai mal compris, que si il l'a dit en tous cas pas avec ces mots et que en tous cas il ne se souvient plus. Finalement il s'est excusé que je l'aie compris comme ça....

Et il m'a demandé pourquoi j'acceptais encore de lui parler vu ce que j'avais compris, que à ma place il aurait refusé tout contact. Et là, je lui ai dit que j'y arrivais pas car je tenais encore à lui. Et j'aurai pas dû. Je regrette de lui avoir dit je t'aime car même si c'est vrai, à partir de ce moment-là, ça a recommencé le numéro de charme. Et je sais que c'est malsain. Il ne veut pas changer, ça il me l'a dit clairement. Et on a aussi établi que ni lui ni moi ne voulons redevenir un couple. Lui car à ses yeux je suis une "traitresse" qui ne respecte pas certaines "valeurs", moi car je veux plus revivre ce que j'ai vécu.

Mais on se voit tous les dimanches pour regarder un film ensemble, se faire des calins, se raconter sa semaine et dormir dans les bras l'un de l'autre... La seule barrière encore effective est que j'ai refusé et je continue de refuser de lui donner mon adresse. Car il était venu chez mes parents quand je m'y étais réfugiée et aussi sur mon lieu de travail, alors j'ai pas confiance qu'il aie mon adresse.

Comment faire pour réussir à ne plus lui répondre? A ne plus céder et aller le voir? A ne plus être comme alcoolique rn sevrage qui est content d'avoir tenu 4 jours puis rechute encore et encore? Je sais que cette relation détruit ma santé mentale. Mais là, étant loin, j'ai "que le positif" et je sais que c'est pas viable long terme mais comment faire le pas?

J'ai peur que ce semblant d'équilibre, ce win-win soit juste la première étape pour un nouveau tour de manège... Je ne sais plus vraiment comment faire. Lutter contre cette envie de le revoir m'épuise. Merci par avance pour votre écoute.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis notre premier échange, vous avez décidé de quitter votre ex-compagnon, vivant chacun dans des cantons différents. Toutefois, après quelques temps, vous avez repris contact et vous avez discuté de la situation avec plus de recul. Vous vous êtes mis d’accord sur le faite que vous ne souhaitiez pas vous remettre en couple car lui ne veut pas changer de comportement. Vous vous voyez tout de même tous les week-ends et continuez à vous écrire des messages, ce qui vous épuise mentalement. Vous nous demandez comment faire pour couper contact définitivement. 

Il sembleraient que vous soyez retombée dans de nouvelles habitudes relationnelles, ce qui n’aide pas à la rupture.

Vous dites que cela vous épuise et il est temps de prendre soin de vous. Une manière d’arrêter cette relation épuisante serait de faire vos adieux en lui expliquant que vous ne souhaitez plus de cette relation sociale, quelle qu’elle soit et d’effacer son numéro, ainsi que de le bloquer. Ce serait une façon de ne plus recevoir ses messages et d’être tentée à nouveau. 

Si cette solution ne vous semble pas possible pour le moment, quelle est la cause qui vous empêche de faire le pas?

Peut-être que vous pourriez y réfléchir avec un-e thérapeute ou un-e intervenant-e du Centre d’accueil de MalleyPrairie (021 620 76 76) qui pourra vous accompagner dans cette démarche de fin de relation.

Une manière de se détacher de quelqu’un est également le regain de confiance en soi qui permet de ne plus se sentir mal si l’autre n’est pas là. Vous pouvez également travailler à renforcer votre estime avec ces professionnel-le-s qui vous donneront plusieurs outils pour se faire. Il existe également de nombreux livres en librairies sur le développement personnel et l’estime de soi.

Nous espérons que nos conseils vous aideront à sortir de cette situation fatigante et nous vous envoyons plein de courage pour la suite. Nous vous adressons nos meilleurs messages.

> Je cherche un avocat spécialisé dans les violences conjugales

11 novembre 2020 - Oli...


Bonjour,

je cherche un avocat sur Genève, Nyon et expert en cas de relations conjugales avec narcissiques pervers.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous recherchez un-e avocat-e qui connaît bien le domaine des violences au sein du couple.

Dans le canton de vaud, il existe l'association des Avocats Ressources en matière de violence domestique. Vous trouverez sur ce site les contacts des membres. Vous pouvez également les appeler au 021 317 50 81 ou leur écrire par e-mail (info@arvd.ch).

Dans le canton de Genève, vous pouvez contacter le Centre LAVI (022 320 01 02) qui pourra vous donner les coordonées des avocat-e-s spécialistes de la région. Il existe également le Centre Social Protestant (022 807 07 00) qui répond aux questions juridiques. Les intervenant-e-s sont sensibles à la thématique de la violence conjugale. Dans le canton de Vaud, il existe également ces deux insititutions, que vous pouvez contacter aux numéros 021 631 03 00 pour le Centre LAVI (qui pourra vous fournir un contact sur Nyon) et 021560 60 60 pour le CSP.

Nous espérons que vous trouverez l'accompagnement dont vous avez besoin pendant cette période, qui nous l'imaginons, est difficile pour vous. Si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, vous pouvez nous écrire à nouveau. Prenez soin de vous.