Bonjour, Je me trouve dans une situation très délicate. Je suis mariée depuis plus de 10 ans. Nous avons 3 enfants (8,5,2 ans) et une maison. Mon mari à régulièrement des accès de colère et il m’a déjà touché au point d’avoir des bleus. Je ne veux pas minimiser mais ce n’est pas fréquent. Sur une période de 10 ans c’est arrivé 8 fois, dont 3 fois depuis novembre 2010. À cette époque je lui ai annoncé que je ne l’aimais plus et que je souhaitais divorcer. Il ne veut pas accepter et dis qu’il ne me touchera jamais plus, qu’il veux tout recommencer à zéro. Sauf que samedi 19 mars il a bu. Il était complètement soul et a menacé de se suicider puisque vivre sans moi ne vaut pas la peine. Il est parti avec ma voiture. J’ai essayé de l’en empêcher, ce qu’il ma valu qq bleus sur les jambes étant donné que j’essayé d’éteindre le moteur de la voiture pour pas qu’il ne parte… J’ai téléphoné à la police pour signaler le cas, ma mère, un ami et le frère de mon mari on essayé de le ramener à la raison. Après une heure de pleurs de sa part, il est devenu très agressif envers tout le monde. Tout c’est bien terminé il n’y a pas eu de « blessé », juste le passage de la police à la maison. Le problème c’est que maintenant j’ai peur de ce qu’il peu faire à lui-même à moi ou nos enfants. Il va aller voir un thérapeute. Pour ma part je n’ai pas l’intention de suivre un conseillé conjugal c’est inutile nous en avons déjà vu un il y a 1 mois. Je ne sais plus quoi faire… je n’ose plus lui dire que je veux divorcer par peur des conséquences. Avez-vous un conseil à me donner ?
Bonjour,
Au vu de l'épisode du mois dernier, nous comprenons que vous craigniez les réactions de votre mari si vous évoquez à nouveau votre désir de divorcer. Votre désarroi n'a rien de surprenant.
Vous nous demandez que faire... Nous n'avons pas de conseil à vous donner, vous connaissez et sentez la situation bien mieux que nous ! Mais nous pouvons toutefois vous dire que vous avez raison de ne pas précipiter les choses. Il vaut mieux faire attention en ce moment, et savoir attendre votre heure. C'est en effet au moment de la séparation que le danger est le plus élevé, et les menaces de suicide de votre mari laissent entendre qu'il pourrait être prêt à envisager des solutions extrêmes. Donc mieux vaut ne pas prendre de risques inutiles. Cela dit, rien ne vous empêche de commencer les démarches de votre côté, avec discrétion. Vous pouvez par exemple préparer votre départ (si c'est ce que vous souhaitez), ou trouver une solution provisoire pour vous-même et vos enfants, ou encore charger un ou une avocate de préparer les documents en vue de la demande de divorce mais en lui demandant instamment de ne pas envoyer de lettre à votre mari avant votre feu vert.
Vous avez reçu des coups à huit reprises, dont trois depuis novembre : il semble bien que les épisodes se rapprochent. La violence conjugale a tendance à s'aggraver avec le temps, non seulement en intensité mais aussi en fréquence. Le fait que votre mari vous promette de ne plus vous frapper à l'avenir et qu'il veuille repartir à zéro (en effaçant l'ardoise...) est assez typique dans ce genre de situation. Mais les promesses restent hélas le plus souvent sans suite. Notre site donne des informations à ce sujet, vous n'avez qu'à cliquer sur les mots indiqués.
Avez-vous jamais fait faire de constat par un médecin pour les bleus que vous a infligés votre mari ? Si jamais cela devait se reproduire, il serait dans votre intérêt d'avoir quelque part une preuve des coups reçus. Ils constituent un délit et vous seriez en droit de porter plainte. Nous vous suggérons de prendre contact avec le centre LAVI de votre canton (centre de soutien pour les victimes d'infractions). Les consultations y sont gratuites et on pourra vous y expliquer vos droits plus en détail.
Vous avez très bien réagi le 19 mars dernier, bravo. Alerter la police et vos proches était la meilleure chose à faire, nous ne pouvons que vous féliciter d'avoir cherché une aide extérieure.
Quand à l'ensemble de votre situation, à notre avis, une aide un peu plus "suivie" ne serait pas de trop pour vous en ce moment, car vous traversez une période difficile. Seriez-vous prête à accepter le soutien spécialisé de MalleyPrairie ? Les personnes qui y travaillent ont une grande expérience en matière de relations de couple, de violence conjugale, de séparation, etc. et vous pourriez examiner avec elles les mesures à prendre, quand et comment, jauger les risques, évaluer toutes vos ressources, agir au mieux de vos intérêts. Les entretiens sont confidentiels et gratuits. De plus, le centre offre la possiblité d'un hébergement au cas où vous estimeriez plus prudent de vous mettre à l'abri avec les enfants pendant un moment (le temps par exemple pour votre mari de recevoir et de "digérer" la demande de divorce).
S'il entreprend effectivement une thérapie, cela l'aidera probablement à accepter votre séparation et diminuera d'autant les risques de comportements extrêmes.
Mais si tel n'était pas le cas et que vous deviez vous sentir en danger, sachez que votre avocat peut en tout temps demander des mesures pour votre protection et celle de vos enfants.
Gardez votre force, votre détermination et votre lucidité, vous en aurez besoin ! Nos pensées vous accompagnent, avec nos voeux pour un avenir plus serein.
Bonjour Thecarve, Nous avons bien tardé à répondre à votre message, veuillez nous en excuser. Notre site était surchargé. Nous...
Bonjour Tito, Vous vous posez la question si votre ex-petite amie vit dans un contexte de violence conjugale. Il est...
Bonjour Madame, Votre cousine a quitté le domicile de son mari car celui-ci était très violent. Non seulement, il la...