Bonjour, Le week-end passé mon mari qui était sous l'emprise de l'alcool, c'est énervé parce que je lui ai fait une remarque, il a tapé dans les meubles et a ouvert violamment la porte de la chambre, ou notre fille dormait, j'ai reussi a prendre ma fille et a me refugier chez un proche, et j'ai fait appele a la police, qui est intervenue, je suis restee 2 jours chez mon proche, et maintenant, je suis rentrée chez moi, depuis mon mari m'ignore et ne m'adresse la parole que pour me dire que tout est de ma faute, je n'ose plus rien dire à la maison, avant cet épisode, il me disait souvent des paroles blessantes, comme je suis enceinte de notre 2 eme enfant, j'ai souvent des remarques du style: que je suis une baleine, queje dois travailler meme si cela devient difficile, il estvrai que je n'ai pas le choix, etant donne que je paye toutes les factures, aujourd'hui, jeme demande si je suis victime de violence conjugale et qu'est-ce que je peux faire ? Merci de votre réponse.
Bonjour Virgule,
Merci de votre patience... notre réponse s'est fait attendre.
Vous avez bien fait de nous écrire et vous vous posez les bonnes questions. Les "paroles blessantes" qui vous sont adressées de façon répétée ne sont pas admissibles et s'apparentent à de la violence psychologique (dénigrement) et on pourrait en dire autant du fait de taper dans les meubles ou les portes (manoeuvres d'intimidation). La violence conjugale (voir ce lien) n'est pas qu'une question de disputes "ordinaires" au sein du couple et elle peut prendre plusieurs formes. Si vous n'êtes pas sûre que ce que vous vivez est de la violence, peut-être pourriez-vous effectuer notre petit test. Par exemple, le fait que vous payiez toutes les factures : y a-t-il un équilibre entre vous dans le partage des frais du ménage ?
La violence conjugale, sous toutes ses formes, est interdite par la loi.
Vous nous demandez que faire. La première chose, à notre avis, c'est de vous informer, à la fois sur le phénomène de la violence (et ses effets) et sur vos droits (comme celui de quitter le domicile si votre bien-être et celui de votre enfant est menacé - art. 175 du code civil, ou celui de porter plainte en cas de dérapage, verbal ou autre, ou encore celui de consulter le centre LAVI de votre région, un service gratuit d'aide aux victimes d'infractions qui offre entre autres des conseils juridiques, tél. 021 631 03 00).
Par ailleurs, adopter une attitude de tolérance zéro est une bonne stratégie. Vous avez très bien fait d'alerter la police et d'aller vous réfugier ailleurs quelque temps - quitte à essuyer les bouderies éventuelles. Du moins aurez-vous signifié clairement que vous n'êtes pas prête à tout accepter. Certaines limites ne doivent pas être franchies et c'est d'autant plus important que la violence empire en général au fil du temps, et que les naissances (comme les grossesses) déclenchent souvent une aggravation. L'alcool ne constitue jamais une excuse à ce genre de comportements, qui sont inadmissibles.
Le fait que votre mari vous rende responsable de tout et rejette sur vous la faute pour ce qui ne va pas dans votre ménage et caractéristique. Les personnes qui ont tendance à se montrer violentes ont beaucoup de peine à se remettre en question.
A notre avis, il serait bon que vous ayez un soutien en ce moment de votre vie où vous avez des doutes, où vous cherchez votre voie, tout en assumant les soins à votre petite fille et en menant votre grossesse à terme. C'est beaucoup à la fois sur vos épaules ! Seriez-vous prête à chercher l'appui de personnes spécialisées ? Il existe à Lausanne le centre de MalleyPrairie, où vous serez reçue, écoutée, conseillée et accompagnée si vous le souhaitez. Les entretiens sont confidentiels et gratuits. Rien ne vous empêche de lancer un coup de fil pour demander un rendez-vous. Tél. 021 620 76 76.
Il est important de prendre soin de vous, de vous protéger et également de protéger votre fillette. Les éclats de colère, les remarques désobligeantes et le climat de tension à la maison ne sont pas favorable à son bon développement, ni à celui de l'enfant à naître, ni bien sûr à votre santé à vous.
Nous formons nos meilleurs voeux pour votre avenir et restons de tout cœur avec vous.
Bonjour, Merci de votre patience ! Notre réponse s'est fait attendre... Toutes nos excuses. La violence et le harcèlement sont...
Bonjour Monsieur, Vous êtes actuellement séparé de la mère de votre fille, qui vous insultait, vous dénigrait, vous surveillait et vous...
Bonjour, Depuis un certain temps, vous vous questionnez sur la sincérité de votre copain et sur l'avenir de votre couple....