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Domande e risposte

Bien que j'aie été systématiquement mise en échec en voulant venir en aide à ma mère, je me sens coupable aujourd'hui d'avoir posé mes limites.

Domanda
19 Janvier 2013 - old...

Mes parents, 84 et 82ans ont eu une vie avec peu ou pas d'amour dans leur couple. Périodiquement il y a eu dans leur cheminement de la violence ; ma mère s'est faite taper régulièrement. Elle a pour "tenir le coup" comme on le fait dans leur génération, sauver la face soit et ne pas choisir le divorce, elle a donc eu des soutiens moraux auprès d'autres personnes, gourous.... Ces personnes étaient toujours des hommes. Mon père est une personne très jalouse. a parfois toléré la situation lorsqu'il pouvait en tirer profit également... Actuellement il ne supporte plus du tout le confident de ma mère et devient de plus en plus violent. Il l'enferme également dans ses crises hors de la maison et ne la laisse pas entrer. elle a dormi une nuit sur la terrasse dehors... Pour compliquer la situation ma mère est maintenant malvoyante, a de la peine à se déplacer suite à 2 petites attaques, parfois confuse, refuse de se faire suivre par n'importe quel médecin et a systématiquement mis en échec toutes les aides que j'essaye de proposer. Inutile de dire que mon père n'est également pas suivi médicalement Pour ma part j'ai été également la confidente de ma maman, ai par exemple su qu'elle a fait dans sa vie 2 tentamens.... Je suis divorcée 2x, 1x également pour violence conjugale, et leur ai dit que je ne voulais plus être "coincée ans leur conflit il y a environ 1 an. Maintenant c'est mon frère qui prend la "relève". Aujourd'hui il a à nouveau été appelé au secours par maman; elle a reçu des coups violents pendant le téléphonne. Mon frère est descendu chez les parents, a réussi à calmer la situation a laissé ma mère au lit et m'a dit qu'il n'y aura pas de meurtre cette nuit.... Je suis triste, j'ai peur pour eux, je me sens coupable d'avoir pausé mes limites, je ne sais pas que faire, je me sens coincée entre la pitié et la non aide à des personnes en danger, alors que chaque fois j'ai été mise en échec...Aidez moi à aiclaircir ce que je dois faire. Merci déjà de cet écoute...

Risposta
31-01-2013

Bonjour Veloche,

Nous comprenons votre désarroi et vos sentiments mélangés, partagée comme vous êtes entre la tristesse, le souci et la culpabilité par rapport à la situation de vos parents. Ce doit être d'autant plus difficile pour vous que la violence de votre père s'aggrave en ce moment, ce qui change à nouveau les données et le nouvel équilibre que vous aviez trouvé en vous-même.

La violence conjugale (que vous connaissez de l'intérieur, si l'on peut dire) a plusieurs visages et obéit à certains schémas. Il peut être utile de les comprendre. Notre site offre quantité d'informations à ce sujet - mais vous avez probablement déjà consulté nos pages consacrées aux diverses formes de la violence, à son cycle et à ses effets sur les personnes qui y sont confrontées. La dépression et les tentatives de suicide de votre mère sont très probablement en lien direct avec ce qu'elle subissait au quotidien. Toutes les femmes n'ont pas comme vous la force de changer la donne, la volonté de se protéger ni le courage de partir. Au fil du temps, il devient de plus en plus difficile de reprendre en main sa destinée et de se sortir du cercle vicieux que représente une relation de domination et de violence. Pour votre mère, tout remettre en question après tant d'années est vraisemblablement trop douloureux, ce qui pourrait expliquer les "échecs" que vous mentionnez.

Bravo d'avoir décidé l'année dernière de vous distancer et d'avoir dit clairement que vous refuseriez dorénavant d'être "coincée dans le conflit" parental. Vous avez très bien fait. Vous n'êtes responsable que de votre propre vie, pas de celle de vos parents. C'est peut-être difficile à admettre, et ça fait mal, mais vous ne pouvez pas protéger votre mère contre sa volonté.

Cela dit, la violence conjugale constitue un délit et elle est donc punissable. Avez-vous déjà alerté la police par le passé ? Votre mère a-t-elle déjà dénoncé cette violence ? Et vous-même, ou votre frère ? Vous en avez le droit, à chaque nouvel épisode violent. La plupart des violences commisses dans le couple sont des délits poursuivis d'office, ce qui signifie qu'une procédure se mettra en route dès que la police en est informée, par la victime elle-même ou par un membre de l'entourage. Demandez à votre frère s'il serait disposé à se rendre à la police pour signaler le dernier SOS téléphonique de votre mère.

Quant à son suivi médical, si votre mère continue à refuser toute intervention extérieure et que par ailleurs son état de santé se détériore (vous nous écrivez qu'elle a de la peine à se déplacer et qu'elle est parfois confuse), il faudra bien un jour vous résoudre, avec votre frère, à envisager des solutions plus contraignantes pour garantir sa sécurité et son bien-être, comme par exemple un séjour en maison de retraite, de façon temporaire pour commencer.

Avec-vous déjà demandé une consultation à Pro Senectute pour discuter de la situation et de la meilleure façon d'y faire face ? Cela pourrait s'avérer un soutien utile et vous soulager en partie durant le processus de décision.

Nous espérons que ces quelques pistes vous auront aidée à y voir plus clair. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour les temps à venir, continuez à poser vos limites, elles sont nécessaires. Nos ressources ne sont pas illimitées ! Pensez à vous et à vos besoins, en priorité. Vous avez déjà beaucoup fait.

Nous restons de tout coeur avec vous.

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