J'ai 2 collègues de travail qui sont en couple depuis peu. Le collègue boit beaucoup et ne peut plus se passer de benzodiazépines. Il s'emporte régulièrement devient violent verbalement et physiquement. Casse la vaisselle et lance les affaires par la fenêtre. Il a jeté ma collègue à terre. il est armé . Il a aussi des pratiques sexuelles violentes. Sa fille de15 ans fume et se droque. Je suis inquiète pour ma collègue car tout en sachant comme il est, elle veut l'aider.
Bonjour Madame,
Vous exprimez votre inquiétude face une collègue de travail qui a commencé récemment une relation avec un autre collègue de travail, qui a une consommation exagérée d’alcool et de benzodiazépines. Il est violent verbalement, physiquement et sexuellement envers votre collègue. Nous comprenons dans votre message que vous souhaitez savoir comment l'aider.
Le tableau que vous nous décrivez est en effet alarmant. Les violences physiques et sexuelles sont graves et punissable par la loi. Nous insitons sur le fait qu'en cas de nouvelle violence, votre collègue ainsi vous-même dès lors que vous en avez connaissance, avez le droit d’appeler la police au 117 à tout moment. Ce que nous vous encourageons à faire.
Votre amie a le droit de porter plainte contre ces agressions et obtenir de l'aide spécialisée. Elle peut solliciter le Centre Lavi du canton de Vaud (021 631 03 00) pour la soutenir au niveau psychologique et juridique de manière gratuite et confidentielle.
Nous comprenons bien, en raison de l’emprise souvent présente lors de la violence conjugale qu’il est peut-être difficile pour votre collègue d’entreprendre ces démarches dans l’immédiat . En parlez-vous avec elle ? Se confie-t-elle à vous sur ce qu’elle vit ? Si c’est le cas, il s’agit d’un pas important, elle ose déjà briser le silence créé par la honte et la culpabilité et se sent suffisamment en confiance pour le faire avec vous. Votre présence et votre soutien est déjà précieux ! Nous l'encourageons à continuer sur ce chemin et à en parler à des professionnel-le-s.
Si votre collègue souhaite un espace afin de faire le point sur sa relation et sur ce qu'elle vit sans forcément entamer des démarches, nous lui suggérons d'appeler le Centre d’Accueil MalleyPrarie à Lausanne au 021 620 76 76. Il est essentiel qu’elle puisse être actrice de cette démarche afin qu’un changement puisse avoir lieu. Peut-être pourriez-vous lui proposer de faire cet appel ensemble ?
Aussi vous mentionnez la fille mineure de votre collègue qui fume et qui se drogue. Dans ce contexte, elle est certainement exposée aux agissements violents de son père, ce qui n'est pas son conséquences pour sa santé et son bon développement. Il est important de ne pas ignorer si vous sentez que cette jeune puisse être en danger. Dans le canton de Vaud, nous vous recommandons de contacter la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse. Il est possible de les contacter anonymement et dans un premier temps de demander conseils quant à la nécessité de faire signalement. Pour prendre contact, il s'agit de contacter Office régional de protection des mineurs (ORPM) de votre lieu de domicile.
Finalement, nous savons que le rôle de témoin et confidente n’est pas simple. Cela peut générer beaucoup d’émotions (peur, tristesse, colère, sentiment d’impuissance, etc.). Nous saluons votre démarche et vous encourageons vous aussi à écouter vos propres ressentis et limites ainsi qu'à ne pas rester seule face à ce que vous vivez. Vous n’êtes pas responsable de ce que vit votre collègue ni des violences qu’elle subit. Vous pouvez la soutenir et l’accompagner comme vous le faites, mais vous ne pouvez pas agir à sa place.
En espérant que ces pistes vous seront utiles, nous vous souhaitons de la force et du courage pour la suite. N'hésitez pas à parler de notre site internet à votre collègue, par ce biais, elle a la possibilité de nous poser directement une question de manière anonyme. Nous ne sommes pas une aide d'urgence, mais il s'agit là parfois d'un premier parfois plus facile à franchir. Prenez bien soin de vous.
Bonjour Sylvana, Nous nous excusons pour la réponse tardive. Vous vous demandez ce que vous devez faire pour...
Bonjour Madame, Tout d'abord nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce retard dans notre réponse, nous n'avions...
Bonjour Madame, Vous partagez avec nous votre désarroi et votre inquiétude face à certains de vos comportements envers votre enfant....