En caso de emergencia Policía: 117 | Ambulancia: 144

Preguntas y respuestas

Que faire après une première gifle ?

Pregunta
31 Mars 2010 - old...

Bonsoir, Agée de presque 38 ans, je suis mariée depuis 11 ans et mère au foyer de 2 enfants. Mon mari est rentré hier soir soule, il était d'humeur à "chercher le conflit". En connaissant la situation, j'ai fuie à ces questions sur des banalités, en évitant de rentrer en matière. Il avait décidé que cela ne se passera pas de la sorte il m'a suivi dans toutes les pièces, jusqu'au moment ou je lui ai demandé de me laissé tranquille, que je ne voulais pas dialoguer avec lui dans ces conditions, que cela était inutile. Dans la cuisine à ce moment, j'ai essayé de sortir en lui disant que j'étais dans mon droit, il m'a dit que je ne l'étais pas et qu'il voulait "qu'on parle" et que je lui réponde (à une question dont j'avais déjà répondu à 4 reprises) A ce moment là il m'a giflée, c'est la première fois que cela arrive, après 13 ans de vie commune. J'étais tellement choquée que je me suis enfuie par le balcon à pied nue et en t-shirt. Je me suis retrouvée dans la rue, en me demandant ou est-ce que je pouvais bien aller. J'ai fini par revenir à la maison avec une peur bleue au ventre. Je lui ai demandé encore de me laisser tranquille, mais il refusait encore de laisser m'enfermer dans ma chambre. Cela fait plusieurs mois que je demande la séparation à mon mari à l'amiable, en essayant de rentrer en dialogue avec lui pour trouver la meilleure solution. Ce qui s'est passé hier soir est intolleralbe pour moi. Comment puis-je tomber aussi bas, au point de me faire gifler par mon mari? Aujourd'hui que dois-je faire? Quels sont mes droits? Dois-je le signaler à la police sans porter plainte? J'ai perdu toute confiance en cet homme, il ne manquait plus que la gifle, pour qu'aujourd hui je ne me sente plus en sécurité. C'est un homme qui travail beaucoup à l'extérieur, très nerveux quand il rentre à la maison. Il a présenté ses excuses, quand j'ai accepté de rester pour parler avec lui. Aujourd'hui il a déjà banalisé l'acte en disant qu'il travaillait beaucoup et que la situation familial était pesante pour lui. Que dois-je faire pour lui montrer qu'il est allé beaucoup trop loin, sans pour autant tout "détruire" pour préserver nos enfants de notre couple parental? Merci pour votre réponse.

Respuesta
09-04-2010

Bonjour Tizzia,

Tout d'abord, nous vous adressons nos vives excuses pour répondre si tardivement à votre message. Vous expliquez de façon claire votre situation et votre désarroi et vous nous demandez que faire dans cette situation où la violence physique vient d'apparaître.

Tout d'abord, nous vous encourageons dans votre volonté de signifier clairement à votre mari que son geste était intolérable et dans votre refus de le banaliser. L'expérience nous montre que la violence va toujours en s'aggravant, et que la première gifle risque fort d'être suivie d'une deuxième si rien n'est entrepris pour stopper cet engrenage destructeur. Vous souhaitez connaître vos droits et vous avez raison, vous serez plus forte dans la négociation.

Une gifle est effectivement un acte interdit par la loi et répréhensible pénalement. Selon la gravité, les gifles peuvent être considérées comme "voies de fait" (si elle ne laissesnt pas de trace constatables par un médecin) ou comme "lésions corporelles simples" (si vous avez un constat médical attestant des marques laissées). Vous pouvez donc porter plainte contre votre mari pour cet acte. Vous pouvez également le signaler à la police sans faire de déclaration plainte officielle et donc sans enclencher de poursuite pénale. Une plainte aurait toutefois plus de poids, sachant que votre mari devrait être entendu pour donner sa version. Une première plainte est la plupart du temps classée par la justice, sans condamantion de l'auteur. Elle sert toutefois comme trace d'une première violence et peut s'avérer utile pour la suite, si d'autres violences apparaissent, ou dans le cas d'une procédure civile. Porter plainte formellement pourrait être une façon claire de montrer à votre mari vos limites et lui faire comprendre que vous n'acceptez pas son geste. Compte tenu de la difficulté à qualifier adéquatement la gifle que vous avez reçue, nous vous conseillons d'agir pénalement dans les 3 mois, afin de préserver vos droits. En effet, les voies de fait sont poursuivies sur plainte uniquement, sauf si elles sont répétées. Dans ce cas, elles sont poursuivies d'office (c'est-à-dire dès que les autorités ont connaissance des faits de violence), comme les lésions corporelles simples, les menaces, la contrainte, la séquestration et les violences sexuelles dans le cadre du couple. Le délai est alors de plusieurs années pour porter plainte.

Vous pouvez choisir d'agir sur le plan civil plutôt que pénal, en introduisant rapidement une demande de séparation (nommée Mesures protectrices de l'union conjugale). Vous avez le droit de demander la garde de vos enfants, le logement, une pension pour vos enfants et probablement pour vous aussi puisque vous les élevez. Les procédures étant différentes selon les cantons, nous ne pouvons vous dire exactement comment cela se passe en Valais mais vous pouvez vous adresser au Centre LAVI de votre région pour avoir plus d'informations.

Vous souhaitez préserver vos enfants et votre couple parental et vous avez bien raison. Vous avez sans doute déjà beaucoup fait pour préserver au mieux l'harmonie de la famille et pour tenter la négociation. Faire valoir vos droits et mettre des limites ne signifie à nos yeux pas tout "détruire" et vous avez le droit de négocier sans tout accepter. Vous avez des armes dans vos mains actuellement : comme la possibilité de porter plainte ou non, le droit de demander une séparation urgente, le droit de quitter le domicile pour vous mettre à l'abri, avec vos enfants. Par ailleurs, préserver votre couple ne dépendra pas seulement de vous mais aussi de la volonté de votre mari et vous n'avez pas de pouvoir sur lui. Vous avez par contre le pouvoir de mettre des limites, de refuser les comportements qui vous nuisent, de saisir la justice, de protéger votre sécurité et celle de vos enfants.

Nous vous recommandons de trouver un soutien adéquat pour ne pas rester seule dans ce moment difficile et douloureux de votre vie, auprès de votre famille, de votre entourage ou de professionnel-le-s compétent-e-s en la matière. Vous pouvez consulter les ressources du site pour connaître les adresses utiles en Valais.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour retrouver une base de sécurité et la confiance en vous nécessaire pour continuer sur la voie du respect. N'hésitez pas à poursuivre ce dialogue si vous en avez besoin également.

Otras preguntas que también pueden interesarle

Quitter le site (touche esc) Hacer una pregunta
Volver al principio de la página