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Preguntas y respuestas

Dans cette relation qui dure depuis 7 ans, je ne sais plus qui je suis ni quoi faire.

Pregunta
16 Mars 2010 - old...

Bonjour, je ne sais pas trop par où commencer à vrai dire, tout s'emmêle dans ma tête... Et il y a tant de choses à dire et je suis tellement fatiguée... Voilà 7 ans que je suis avec mon copain. 7 années assez chaotiques, entrecoupées de ruptures et de réconciliations, à chaque fois induites par lui et de façon cruelle : bagages préparés à 22h, refus de prendre un taxi pour me donner la paix mais provocation supplémentaire de rester tte la nuit chez moi avec la menace qu'au petit matin il disparaitrait pr tjrs (et il s'y tenait) Des nuits entières d'angoisse, de mal=être, de pleurs, de remise en question et de fort sentiment de culpabilité. A chaque rupture, un procès établi en bon et dû forme : si il agit ainsi c'est de MA faute, tt est d ema faute : si il a grossi, si il fout rien, si il est addict aux jeux videos : c'est de ma faute etc etc... Sans parler de l'escalade à la violence verbale... Cela a suffit à me faire perdre tt repère, tte stabilité mais aussi tte confiance en moi. Il a justifié ces comportements par un "mal être" qui le hantait mais qui soit disant ne le hanterait plus à présent. Je dis "soit disant" car (à moins que ce soit moi qui aie perdu tt sens des réalités...) il semble avoir un goût prononcé pour le conflit PERMANENT. C'est fait de petites phrases "anodines" mais dévalorisantes, qui, si je me vexe revêtent alors un aspect plus violent ou tournées en dérision et en mépris. C'est des reproches comme quoi je ne sais pas me laisser vivre, que je suis une mégère, une mamie etc. Que je devrais "laisser couler", lâcher prise, être moins sur son dos (à noter que 1000 km nous sépare en raison de ses études dans une autre ville et que, par conséquent on ne se voit qu'une fois par mois, soit le temps d'un week end soit une dizaine de jours...) Mais héla, qd j'ose être moi même alors c'est aussi des reproches : je suis trop ci, pas assez cela etc etc... La plupart du temps c'est soit je suis qu'une hystérique bonne à enfermer, soit une pleurnicheuse pathétique. Malgré tt cela, j'essaie de fermer les yeux, de pardonner, d'aller de l'avant, d'oublier... Bien que de plus en plus, une certaine amertume commence à monter à la surface de moi même... J'avoue me culpabiliser énormèment car je suis qqun de très droit, franche, j'ai du caractère, certes, mais les choses seront tjrs dites devant, jamais de coups par derrière, jamais de mensonges et si il m'arrive de m'énerver je suis loin d'être rancunnière. A ce sujet, lui c'est tt le contraire : tjrs calme (une voix morne) ainsi donc il est facile d eme reprocher d'être qu'une hystérique, le pire étant qu'il sait appuyer où ça fait mal et a même reconnu un jour le faire exprès (!!) Donc, loin de désamorcer les conflits, on dirait qu'il en joue et ne cherche que cela, pourtant je ne comprends plus rien, il avance tt le contraire : qu'il aspire à la "zenitude", à la paix etc. Mais dans les actes, c'est la recherche de la dispute, toujours! Il sait ce qui est susceptible de m'énerver ou de me blesser mais en use et en abuse. Une fois qu'il m'a bien fait sortir de mes gonds et que je "pète un plomb" comme il dit (je me mets à hausser la voix, voire même m'énerver...) alors j'ai droit à une escalade d'injures et de propos culpabilisants. De ce fait je ne sais plus qui je suis. J'ai l'impression d'être vraiment mauvaise et j'ai tendance à souvent faire le premier pas vers lui pour désamorcer le conflit. Hélas, il a tendance à bouder, à tirer la gueule pendant des heures et des heures voire même des jours entiers. Je sens par la suite, qd le "paix" est revenue, un climat de tension sourde, intrinsèque, un climat de rancune... Si bien que je redoute tjrs la prochaine "dispute"... A noter qu'entre temps je dois essuyer des propos désobligeants, des mensonges sur lesquels je dois fermer les yeux, des attitudes qui évoquent plus un manque total d'amour, de respect et d'intérêt pour ma personne que le contraire. Tout cela me fait douter de ses sentiments, de moi même... Si bien que je ne sais plus sur quel pied danser, quoi penser, je ne sais plus quoi faire... Je ne sais pas ce qu'il m'a fait, mais je l'aime à en mourir (bien que je commence à être déçue de lui!..), je l'ai "dans la peau" comme on dit... Je suis tjrs prête à pardonner et à me remettre en question, mais j'aimerais tant qu'il y mette du sien. Des fois je me dis que je dois vraiment être un monstre. Mais tt ce que je tente est voué à l'échec. Quoi que je dise, quoi que je fasse, jamais rien ne semble trouver grâce à ses yeux. De plus, il m'en veut tjr énormèmement d'avoir porté la main sur lui. Car oui, je dois le confesser, lasse de son mépris, de son regard plein de haine, de ses paroles cruelles, j'ai eu recours à la "violence" physique envers lui : gifles ou tapes sur les épaules... Depuis peu, il répond à mes tapes par de sgifles et m'a dit qu'il n'hésiterait pas à me charger deux fois plus si je recommençais... Ainsi, à la fois je me culpabilise, je souffre et à la fois j'ai peur. Je ne me pardonnerais jamais d'avoir eu et d'avoir encore (rarement) ces gestes inexpliqués envers lui (ca ne me l'a JAMAIS fait de ma vie avec personne d'autre!!!!!) mais parfois, je n'arrive pas à me contrôler, ça part tt seul et ça me soulage tant il me fait mal. Il profite de ces gestes pour retourner tjr tt contre moi et me faire me sentir minable (il m'est arrivé de m'auto mutiler pour me faire "payer" ce que j'avais pu lui faire...) En général, il a besoin de TJRS avoir le dernier mot. Il fait aussi qqchose de très bizarre....: si je parle de qqun en disant : "tu t'en rends compte il/elle a dit si(ou)ca, je trouve ça dur" alors il me le ressortira un jour ou l'autre au cours d'une dispute, restitué mot pour mot, voire même des mois après (!) mais retourné contre moi ! Alors que ca cadre même pas avec mes défauts (c'est à dire qu'il a tendance à s'approprier les choses qu'il peut m'arriver de reprocher à certaines personnes (prise de tête avec le patron, ma mère ...) en disant que moi je suis comme cela, tant est si bien que je ne lui confie quasiment plus rien tant il instrumentalise TOUT ce que je peux dire tjrs contre moi à un moment ou un autre. Même les situations qui peuvent être un peu désobligeantes pour moi (avoir touché le chômage ou des choses comme ça...) , je n'en parle plus car il semble être tjrs très exigeant envers moi et ne pas tolérer mes failles, telles qu'elles soient. Je ne sais plus quoi faire. J'ai entamé une psychanalyse, j'ai acheté des ouvrages, je fais de mon mieux pour me remettre en question, pour m'améliorer, je ne sais plus quoi faire... J'ai des cystites à répétition, des crises d'insomnie, j'ai souvent la bouche sèche, très sèche et une boule au fond de la gorge qd je lui parle (ne serait ce qu'au telephone) Je me sens mal dans ma peau, je suis triste , fatiguée, très fatiguée, j'ai perdu goût en la vie mais je ne suis pas pour autant dépressive (et suicidaire) comme j'ai pu déjà l'être par le passé en étant avec lui. Non, là c'est différent.. C'est une sorte de détachement envers tout. Un détachement "tranquille", sans angoisse mais un manque d'intérêt général pour tout. Il m'arrive même d'apprécier tous mes moments de solitude et de commencer à me sentir heureuse dans cette solitude et pourtant, contradictoirement, je ne pourrais pas envisager de ne plus l'avoir dans ma vie! J'ai une vie de petite mamie et j'en arrive à aimer ça. Peu ou plus d'ami(e)s, un petit chien de compagnie. Je recherche souvent le silence, la méditation, il m'arrive de pleurer en regardant une fleur.... Je ne sais pas ce qu'il m'arrive... Je ne resens plus la peur de rester seule. J'ai 31 ans et indépendanment de ma volonté je plait. Mais au fond de moi je sais que si je le perds, si nous nous séparons, je finirais mes jours comme ça, sans personne, ça n'est pas grave. C'est même ce qui me rassure. J'ai tellement peur... Peur de tout, des gens, des autres... Je n'étais pas comme ça avant. J'étais coquette également. Je ne le suis plus bcp. Sauf qd il vient me voir. Je n'ai plus aucune libido, plus aucun désir, je manque d'appétit et commence limite à apprécier le fait qu'on voit mes os ressortir... De ttes façons je me sens moche, bête et inutile. A présent je rêve de me dévouer à une gde cause et/ou de rester chez moi dans la solitude et d'écrire des livres. Pour finir, je viens de perdre ma gd mère. Il a eu une réaction des plus destabilisantes, non seulement aucun soutien en cette période de deuil, mais une recherche de conflit et une rancune énorme pour lui avoir raccroché au nez. Maintenant il me fait la tête. Je ne sais tjrs pas ce que je lui ai fais de mal. Le pire est qu'il connait bien mon papa et s'entend bien avec. Mon père étant tjrs là pour nous, je pensais qu'il aurait une petite pensée, qu'il lui présenterait ses condoléances, mais non, rien... Et ça me fait d'autant plus mal. Car mon papa ne lui a rien fait de mal non plus. Bien au contraire ! Ca me choque... Ca me... Je ne sais même plus... Je me sens vide. Et à la fois j'ai l'impression d'être "punie" à chaque fois par lui. Punition morale. Et la punition est : plus de coup de fil, plus rien. J'ai l'impression d'être un monstre pour avoir mérité ça. C'est pas possible autrement. J'ai l'impression de ne pas avoir le droit d'avoir des faiblesses. Je souffre. Il n'est jamais présent et encore moins pour me soutenir qd j'en aurais besoin. J'aimerais pleurer mais même les larmes ne coulent plus. J'ai l'impression d'être une coquille vide. Merci de m'avoir lue. Ca fait un bien fou d'expurger tt ça. Merci également d'avoir créer ce site. Bonne continuation.

Respuesta
24-03-2010

Bonjour June,

Malgré le fait que tout est confus dans votre tête, vous avez pu exprimer clairement ce que vous vivez, ce que vous ressentez. Cela vous a fait du bien "d'expurger tout ça".

Dans cette relation qui dure depuis 7 ans, vous ressentez des émotions difficiles: angoisse, grande fatigue, vide interne. D'un côté, vous vous sentez coupable par rapport à votre copain, vous avez l'impression d'être un monstre, vous vous remettez énormément en question. De l'autre, vous réalisez qu'il a des attitudes méprisantes et irrespectueuses envers vous, qu'il ne vous apporte pas le soutien dont vous avez besoin, qu'il vous blesse parfois délibérément. Vous semblez bien saisir les mécanismes qui se jouent dans votre relation.

Ce qui nous semble ressortir le plus de votre message, c'est le fait qu'avec votre copain, tout se passe comme si vous n'aviez pas le droit d'être vous-même, avec vos faiblesses, vos besoins et votre ressenti. Ainsi, vous vous sentez punie et vous vous punissez vous-même en allant jusqu'à vous auto-mutiler. Cette situation vous cause beaucoup de souffrance. Vos tentatives pour désamorcer les conflits, le fait de pardonner, de vous remettre en question, ne trouvent pas "grâce à ses yeux". Dans cet état de doute, de perte de repères, vous n'avez pas confiance en vous et vous ne savez plus qui vous êtes ni quoi faire.

Des réactions comme le fait de "taper" nous semblent être des réactions de défense, même si vous vous rendez compte qu'elles ne sont pas adéquates. L'important est de pouvoir saisir leur message, de vous écouter, et de trouver petit à petit d'autres manières de vous faire respecter et de vous respecter vous-même. En soi, elles montrent que vous n'acceptez pas cette situation.

Vous semblez avoir fait du chemin par rapport à cette relation. Votre copain, vous l'avez "dans la peau", et en même temps, vous êtes de plus en plus déçue et amère par rapport à lui. Avant, vous étiez fortement déprimée, et maintenant, vous vous sentez détachée de tout. Ainsi, peut-être vous protégez-vous de toutes ces émotions difficiles. Souvent, vous vous sentez "moche, bête et inutile", mais vous savez que vous êtes quelqu'un de droit, de franc, qui est prêt à pardonner. Comment voyez-vous la suite? Vous aimeriez tant qu'il "y mette du sien", mais ceci, malheureusement, n'est pas entre vos mains. En effet, il appartient à votre copain de prendre l'initative de se comporter différemment.

Nous vous encourageons à vous écouter, de plus en plus, et à définir qui vous êtes, en dehors de lui. Quels sont les autres repères importants dans votre vie? Vers quoi avez-vous envie d'aller?

Pouvoir s'exprimer dans un lieu où vous vous sentez acceptée et reconnue est souvent très aidant. D'ailleurs, vous avez commencé une démarche en psychanalyse. Dans votre entourage, avez-vous des personnes à qui vous pouvez vous confier? Un contact avec Solidarité Femmes peut également être bénéfique, car des personnes spécialisées dans la violence au sein du couple peuvent vous y recevoir. Les insultes, les attitudes méprisantes et le fait de ne pas permettre à l'autre d'être comme il est sont, en effet, une forme de violence.

Nous vous souhaitons bon courage pour la suite et n'hésitez pas à nous écrire à nouveau.

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