14-03-2008
Bonjour Madame
Nous comprenons que vous êtes très inquiète pour votre fille qui subit de la violence importante de son mari avec en plus, comme il semble, de la prise de drogue après les coups. Vous souffrez pour elle et pour votre petite-fille qui est témoin de ces violences.
Nous croyons comprendre que votre fille vous parle de ce qu'elle vit et que vous arrivez à communiquer ensemble ce qui est déjà très bien pour elle. En effet, il est primordial pour les victimes de violence conjugale de briser le silence et de trouver du soutien auprès de leur famille et de leurs ami-es. Votre fille sait aussi qu'elle peut venir chez vous à toute heure. Elle sait donc qu'elle peut trouver refuge chez vous et qu'elle s'y trouvera en sécurité. Même si cela vous semble "peu", c'est très important pour votre fille et lui permettra de sortir de cette situation de violence, le jour où elle le décidera.Si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez allez sur la partie conçue pour les
proches des victimes qui explique les moyens que vous avez pour garder le lien, nommer la violence et donner des pistes pour que votre fille se protège au mieux. N'oubliez pas de penser aussi à vous, afin de garder votre équilibre ce qui est indispensable non seulement pour vous mais qui aidera aussi votre fille indirectement.
Pour l'instant, votre fille vous a déjà parlé de vouloir quitter son mari, mais elle semble être sous son emprise ou peut-être aussi dépendante de la drogue ce qui lui rend difficile à envisager une séparation. Vous pouvez de toute manière déjà lui parler des
lieux spécialisés dans l'aide aux victimes, peut-être aussi demander des brochures sur le sujet dans ces services pour les lui donner. Il est aussi possible d'aller de l'avant en signalant la situation à la police qui devra faire une enquête vu que la violence conjugale est poursuivie d'office.
Pour ce qui est de votre petite-fille de cinq ans, nous imaginons que vous n'êtes non seulement très inquiète, mais que peut-être vous vous demandez si vous devriez faire des démarches auprès du
service de protection de la jeunesse. Nous ne sommes pas à même d'évaluer si cette enfant est en danger (physique, mais aussi émotionnel) et si la situation demanderait qu'un service spécialisé intervienne. Si toutefois votre fille - et peut-être également votre gendre - ont un problème de dépendance, il se pourrait qu'un développement sain de votre petite-fille ne puisse être assuré ce qui rendrait nécessaire de de contacter ce service pour signaler la situation de violence.
Nous vous trouvons très courageuse et sommes persuadés que ce que vous offrez à votre fille est déjà beaucoup, même si vous ressentez un besoin de faire plus et certainement un grand sentiment d'impuissance.