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Preguntas y respuestas

Je voudrais savoir comment et ou me faire aider?

Pregunta
09 Décembre 2007 - old...

je sens bien que je devrais sortir à chaque fois que l'on se dispute violemment mais à chaque parole surenchérie de ma compagne je reviens pour me défendre et c'est l'escalade jusqu'au contact physique violent.comment trouvé la volonté de ne pas aller jusqu'au bout de la conversation; pourtant je sens bien le vent violent m'envahir et c'est toujours les mêmes sujets: famille recomposée, j'élève son fils et le mien est loin de chez nous, un peu de jalousie car entre amis elle est à mon gout trop légère, son père qui la battait enfant elle sa mère et ses soeurs et qu'elle défend quand même..je voudrais qu'elle et moi allions nous faire aidés en couple mais elle ne veux pas, et pourtant l'amour est là.je ne veux pas qu'elle change mais juste qu'elle s'adapte un peu plus à moi.je ne l'ai jamais frappé mais jeter des objets,lui tirer les cheveux ou la saisir à la gorge sont des gestes qui me font peur qui la traumatise et l'éloigne de moi.ces disputes sont toujours suivis d'une période de séparation où pour elle la rupture est définitive malgré l'amour qu'elle dit avoir pour moi car j'ai trompé sa confiance en étant violent; mais à chaque fois elle revient et tout va bien car je suis toujours au petit soin pour elle; Mais cette fois je crains le pire car le pas de la légalité à été franchi en déposant la plainte que je lui est demandé de faire; malgré les coups qu'elle m'a assénée pour la première fois dans une altercation et auxquels je n'ai pas répondu car ce sont ses mots envers mon fils qui me font plus mal que ses gestes.j'essaie toujours de ne pas riposter et de m'en aller mais je ne trouve pas la volonté face à ce diable qui surgi au fond de moi.j'ai peur qu'elle ne m'aime plus.comment savoir et comment faire pour qu'elle revienne et que l'on puisse reconstruire sur les ruines de ce qui s'est passé car les traces vont être graves pour elle comme pour moi.mais je l'aime et ne peux pas me résigner à abandonner le bonheur que l'on vit ensemble.

Respuesta
14-12-2007

Bonjour Monsieur,
 
Nous vous informons que nous avons regroupé vos deux questions sous une seule réponse.
 
Votre compagne et vous avez eu de violentes disputes. Lorsque des sujets délicats autour de la famille ou de votre jalousie sont abordés, la tension monte et vous « perdez le contrôle ». Votre amie vous injurie et vous frappe, ce à quoi vous réagissez par de la violence sur les objets et de la violence physique à son encontre. Ces gestes vous effraient tant l’un que l’autre. Lors de votre dernière dispute, vous avez pris l’initiative de contacter la police et les pompiers. Vous l’avez incitée à déposer plainte, ce qu’elle a fait. Vous êtes actuellement séparés et vous craigniez qu’elle ne revienne pas cette fois-ci. Vous souhaiteriez vous faire aider pour ne plus recourir à la violence dans de telles situations.
 
Vous nous expliquez que votre amie et vous entrez dans l’escalade de la violence lors de vos disputes, que des mots vous en arrivez aux gestes. Après ces scènes de violence, il y a un temps de séparation, puis vous vous retrouvez dans de bonnes circonstances qui malheureusement ne durent pas. C’est ce que nous nommons le cercle vicieux de la violence. Après une phase de dispute, il y a celle de la lune de miel, où vous êtes « aux petits soins pour elle ».
 
Il nous semble que vous identifiez bien les sujets qui vous conduisent à avoir recours à la violence. Pour votre conjointe, il s’agit de ce qui fait échos à son passé familial où son père avait un comportement violent à son égard et à celui de sa mère et ses sœurs. De votre côté, il y a votre jalousie, mais surtout la distance entre votre fils et vous. Vous est-il possible de communiquer sur ces souffrances que vous vivez l’un et l’autre ?
 
Votre témoignage démontre que vous avez pris conscience de votre problème et que vous vous préoccupez de trouver des pistes pour le traiter. Le recours à la violence ne peut se justifier. Il est, en effet, de votre responsabilité d’apporter des alternatives à ces comportements. Les démarches de protection que vous avez prises pour votre compagne, en lui proposant de la conduire à l’hôpital, en faisant appel à la police et aux pompiers, ainsi qu’en lui disant de porter plainte, vont dans ce sens. Si, à ce jour, votre amie n’est pas disposée à suivre une démarche en couple, il vous appartient de traiter votre violence et ce d’autant plus que vous avez des enfants. Ils sont aussi victimes des conséquences de votre violence et il est de votre devoir de les protéger.
 
En incitant votre compagne à déposer une plainte, vous lui avez permis de se protéger. Nous entendons votre douleur quant à la séparation qui y fait suite, mais vous n’avez pas à regretter cette mise en sécurité qui est un acte courageux et responsable. Cette séparation peut permettre à votre compagne de se protéger, mais aussi de prendre de la distance quant à vos disputes et peut-être prendre conscience de sa propre violence. Il ne nous appartient pas d’émettre un avis quant à la tournure que peut prendre votre relation, nous ne pouvons que vous inviter à respecter son choix.
 
Traiter votre problème de violence, comme nous l’avons déjà relevé, ressort de votre responsabilité et ne peut avoir qu’un impact positif sur votre relation ou sur une éventuelle relation future. Vous nous dites que « vous sentez bien que vous devriez sortir », mais que vous ressentez le besoin de vous défendre et que « vous ne trouvez pas la volonté face à ce diable qui surgit au fond de vous ». Il vous appartient de découvrir ce « diable », de le dompte afin qu’il ne l’emporte plus sur votre envie de répondre autrement que sur le mode de la violence. Sur notre site, vous trouverez des pistes pour éviter les crises, ainsi qu’un plan d’urgence lorsque vous sentez la violence monter. Ci-dessous, vous trouverez des adresses d’associations pour les auteur·e·s de violence conjugale et familiale. Nous n’avons pas connaissance d’adresse dans votre région, du fait que nous sommes localisés en Suisse. Vous pouvez également obtenir des renseignements auprès d’un·e psychologue ou d’un centre médico-social d’urgence.
 
Association de lutte contre les violences
11 rue Taine, 75012 Paris
01 44 73 0127
 
Association Parenthèses à la violence
Belfort
03 84 54 06 03.
 
 
Nous restons à votre disposition pour toute nouvelle question et vous souhaitons une bonne continuation dans vos démarches.
 
Bien à vous.

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