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Je vis de la violence depuis près de 6 ans; il me menace et me culpabilise

Pregunta
08 Décembre 2007 - old...

Je suis avec mon compagnon depuis bientot 6 ans; je precise sue je l'ai rencontré au debut de mon mariage avec mon premier amour de jeunesse et que, tres vite, j'ai quitté ce dernier pour aller vivre avec mon conjoint actuel ( je suis partie de chez moi au bout de 15 jours pour retourner chez mes parents qui acceptaient très mal cette situation, et, finalement, je me suis "enfuie" de chez eux, essentiellement pour avoir la paix, au bout de quinze jours) un mois seulement après le début de notre histoire. Les premières semaines ont été formidables, malgré déja quelques "dérapages verbaux", puis la violence a fait son apparition. Il en est très vite venu à ma frapper, il m'insultait régulièrement ; les disputes pouvaient démarrer aussi bien pour quelque chose d'important que pour des broutilles. Dans un tout premier temps, il s'excusait et semblait réellement désolé de ce qu'il avait pu me faire subir ( je me suis retrouvée plus d'une fois couverte de bleus, deux fois un oeil ua beurre noir, j'ai du porter un foulard pendant 15 jours pour camoufler mon cou qui portait la marque de la chaussette qu'il avait utilisée pour essayer de m'étrangler, s'arrêtant juste à temps pour que je puisse retrouver un air salvateur, il m'a froissé une cote et cassé une autre, mais, devant le fait que j'avais l'air de souffrir et n'osant pas consulter un médécin de peur de sa réaction mais aussi par honte, prétendait que je jouais la comédie pour l'"emmerder",...). Puis les excuses ont fait place à la culpabilisation, tout était de ma faute, je ne faisais pas les choses comme j'aurais du, je me comportais comme une "salope", je n'étais qu'une emmerdeuse j'en passe et des meilleures. Je suis retournée chez mes parents à trois reprises; une première fois pour trois semaines, la seconde, un peu plus, et la troisième fois, pour 6mois. A chaque fois, il revenait à a charge, toujours plus amoureux et plein d'attention, me jurant qu'il ne recommencerait plus. J'y suis retournée à chaque fois. Même après la troisième fois où je m'étais fait battre puis menacée avec une arme à feu parce que monsieur était persuadé que j'avais quelqu'un d'autre dans ma vie. J'ai appelé mes parents à la rescousse et ce sont eux qui sont venus me chercher. Il me serine depuis le début que si je ne suis pas contente, si ce qu'il fait ne me convient pas, je n'ai qu'à partir, qu'il ne me retiendra pas. mais à chaque fois, c'est lui qui me suppliait de revenir ou de rester. J'avais conscience d'être rentrée dans un cycle infernal, et de ne pas parvenir à en sortir. J'en ai beaucoup discuté à l'époque avec un médecin qui s'est montré indulgent envers moi, tentant de me déculpabiliser, sans succès. Lors de notre troisième séparation, au bout de trois ou quatre semaines, je retournais pour le week end, ou pour la soirée; très vite je me suis mise à faire son linge, son ménage, ses courses, sans en obtenir ni ême en attendre un merci. Là encore, les violences ont recommencé. D'abord verbales, de nouveau, et puis physiques.Il sortait seul, me mentait sans arrêt et m'engueulait si j'insistais trop à son goût pour avoir des explications. J'ai oublié de préciser que, mise à part la période particulièrement "faste" du début, laquelle a duré en criant fort trois mois, nous ne faisions plus l'amour qu'une fois ou deux par mois au mieux. Dans 90% des cas, c'est moi qui demandais, suppliais presque. Il est arrivé une fois, ayant bu de l'alcool, qu'il s'acharne sur moi,au point de transformer ce que je pensais être un acte d'amour en - ce mot me rend malade - viol à moitié consenti, auquel j'ai tenté de mettre terme, et pour lequel j'ai reçu une correction qu'il jugeait méritée, allant jusqu'à me dire que je n'étais même plus capable de "mouiller" ni de le faire bander. Je souffrais énormément de cette situation et cherchais sans cesse son affection, ses caresses, mais ne les obtenais que très rarement. Je sais que tout ça m'a détruite, que je me suis retrouvée à me trouver grosse, alors que j'étais très mince ( lui même me disait que je le dégoutais ), moche, sans intérêts particuliers; petit à petit, j'ai perdu le goût de vivre de m'amuser, je suis devenue quelqu'un d'autre. Je culpabilisais d'être ce que je pensais une femme repoussante. Et j'étais tellement persuadée de ma laideur, tant physique que morale, que c'etait moi à nouveau qui lui courais après. Et pour la troisième fois, j'y suis retournée, juste avant les fêtes de fin d'année. A cette époque, je le soupçonnais de prendre de la cocaïne ; il me traitais de folle, et je me suis pris quelques autres coups pour avoir osé douter de lui. Pourtant mes soupçons étaient fondés. Il a toujours été dépendant au médicaments, aux anti douleurs pour être précise, de type codéïne, valtran, avec prise en large surdose, ce qui avait pour effet de le rendre excessivement nerveux, voire paranoïaque. Et qui n'arrangeait en rien nos problèmes sexuels. Dans ses bons jours, il me disait que ce n'était pas de ma faute, sinon je le dégoutais, tout simplement. J'en étais presque arrivée à le remercier de bien vouloir rester avec moi... Donc il s'est mis à consommer de la cocaïne avec des amis à lui, des fréquentations, je l'ai su pa la suite, peu recommandable. Le tout arrosé regulièrement de bonnes rasades d'alcool. C'est dans ce contexte que je suis retournée vivre avec lui pour la troisième fois, je me disais que je ne pouvais pas le laisser seul comme ça, quelque part je m'imaginais que je le sauverais de ses démons. Je me suis seulement faite traitée de tous les noms, je n'étais qu'une hystérique. Le réveillon de noël, nous l'avons passé avec ces soi disant amis; lui voulais sortir, moi j'accusais le coup du travail des fêtes en magasin, il est donc parti seul, me laissanr seule jusqu'aux petites heures du matin. Quand il est rentré, je l'attendais dans le divan, partagée entre l'inquiétude de ne pas savoir dans quel état je le retrouverais, et la rage de savoir que je na lui avais absolument pas manqué. Mes reprochesont fusés, d'autant qu'il était évident qu'il était dans un état second, et sa réaction ne s'est pas faite attendre, les coups ont plus sur moi, tant et si bien que j'étais pleine de bleus, dont un léger (fort heureusement) sur l'oiel droit. J'ai passé le reste de la journée à cacher cette partie de mon visage, d'autant plus que nous fêtions noël avec mes parents ce soir là. J'étais morte de honte, et pétrifiée à l'idée qu'ils puissent s'en rendre compte. Premièrement, je crois qu'ils l'auraient fichu dehors, très certainement avec une bonne correction et deuxièmement, ils m'auraient empêcher de retourner avec lui, ce que je ne voulais pas, j'avais une telle peur de le perdre, moi qui avais la "chance" d'être avec lui, quim'acceptais malgré mon insignifiance... C'est son meilleur ami qui lui a donné l'électrochoc qui lui a permis de se secouer, sûrement pas la casse pieds à moitié fole avec qui il était (moi), après que je l'ai supplié d'aller lui parler (il ne me croyait d'ailleurs ps lui non plus, puis il s'est mis à l'observer et s'en est rendu compte). Il s'est sevré seul, mais j'ai plus d'une fois servi de putchingball; j'avais appris à encaisser les coups, certaines poses permettant d'avoir moins de bleus ou dans des endroits en tout cas moins compromettants. Je vivais dans la honte, la peur, le dénis total de l'enfer dans lequel je m'enfonçais. Dans la foulée, je l'ai soupçonné d'avoir à cette époque de me tromper, et de reprendre à l'occasion l'une ou l'autre dose de poudre. J'ai eu confirmation pour la première hypothèse de sa bouche le jour où j'ai commencé a soupçonner ma première grossesse. Pour la seconde, jamais je ne l'ai pris sur le fait, mais une jeune femme qui se prétendait sa maîtresse nous a harcelés pendant plusieurs mois, ainsi que son mari. Je n'ai jamais su le fin mot de l'histoire; il a toujours prétendu, même devant elle, que c'était une fole hystérique. Là ça me fait sourire, finalement n'était ce pas aussi ce qu'il disait de moi? Première grossesse donc, qui s'est très bien passée, d'autant que j'essayais de me protéger au maximum, en m'isolant dans ma bulle et en écrasant au maximum lorsqu'une dispute pointait le bout de son nez. J'ai juste été très fatiguée durant les deux premiers mois, ce qui ne l'a pas empêcher de nous faire descendre dans le sud de la France rejoindre son meilleur ami en lune de miel. C'était ça ou je restais seule à la maison. Et j'avais encore tellement peur de le perdre, encore plus avec le bébé à venir. La chaleur et la fatigue du trajet ( 2400 KM en trois jours) ont fait de cette petite "virée" un enfer, ce qu'il n'a pas manquer de me reprocher. ma grossesse m'a semblé avoir sur lui un effet dissuasif, du moins durant les premières semaines, au niveau des violences physiques uniquement. Ce qui m'a toujours fait le plus mal, ce sont ses mots d'une incroyable brutalité et méchanceté; il savait toujours où piquer pour que ça fasse le plus mal. J' ai nottament eu à essuyer plus d'une fois des réflexions du genre " si tu n'es pas capable de supporter la grossesse, qu'est ce que ce sera quand le bébé sera là; tu ferais mieux d'avorter", etc. L'effet dissuasif n'était pas sans exception, j'ai à l'esprit un souvenir encore très vif et qui me rend malade à chaque fois que j'y pense. J'étais enceinte d'un peu plus de 6 mois; je revenais de Bruxelles pour le boulot, et il m'avait demandé d'aller lui récupérer des papiers chez son patron. Il m'a indiqué le chemin sans penser que je venais par une autre autoroute; j'ai tourné longtemps avant de trouver la bonne adresse; je me suis faite copieusement insultée au tel ; il me soupçonnait d'être avec qqn; il a pris sa voiture et m'a croisée à contre sens sur l'aotoroute, a fait demi tour à la sortie suivante, m'a rattrappée alors que j'avais une bonne longueur d'avance, m'a fait une queue de poisson en plein rond point bourré de voiture et est parti en trombe. J'étais terrorisée à l'idée de rentrer. On s'est disputé, le ton est monté, il a sorti ses poings, et je me suis retrouvée à quatre pattes en train de le supplié d'arrêter, de penser au bébé; j'ai réussi à me dégager et je suis partie m'enfermer dans les toilettes, où j'ai attendu que l'orage passe. Il regrettait, oui, mais tout ce qui s'était passé était de ma faute, je n'avais qu'à trouver, je l'avais poussé à bout, à la limite c'était presque moi qui lui avait dit de me battre. On a déménagé un peu après, je suis retournée vivre près de chez mes parents. Il ne s'entendait pas bien avec son père,avec qui il accumulait conflits sur conflits tant sur le plan privé que professionnel. Il a donc claqué la porte du jour au lendemain. J'ai cru à un vrai nouveau départ. Le soir où on a monté la chambre à coucher, j'étais mort de fatigue, on a travaillé jusque 3H du matin, et comme je n'étais plus assez performante pour lui, j'ai pris deux ou trois claques, et une bonne dose d'injures. Il a cassé mes lunettes. Pas d'excuses. Là encore, j'étais responsable. Mon premier enfant est né; je l'ai senti un peu distant à l'hôpital. Il a très vite recommence le travail. IL était absent la semaine entière bien souvent, et revenait le WE pour dormir, laver son linge, et manger. J'étais seule avec le petit; imossible de lui parler, je me heurtais à un mur, je ne le comprenais pas, lui il travaillait, lui il était fatigué, lui il debait se reposer. et moi j'assumais tout le reste sans même pouvoir trouver ne fusse qu'une heure par semaine une oreille et uen épaule aimantes. Lui, lui, lui. C'était le mot d'ordre. souvent, pour ne pas le déranger avec les pleurs du bébé, je passais la journée chez mes parents. J'ai eu droit à quelques scènes de jalousie envers le bébé. "Je ne m'occupais pas assez de lui. IL passait après tout le reste. On allait se séparer." Quand il était à la maison, il ne s'occupait que très peu du bébé, le prenait à peina dans ses bras. J'ai bcp souffert de ca aussi. J'avais l'impression que même son propre enfant n'avait qu'une importance toute relative à ses yeux à l'époque. Nous n'avions plus eu de relations sexuelles depuis mon troisième mois de grossesse. Après avoir pleurer après un peu de tendresse de sa part, nous avons eu un rapport, trois mois après l'accouchement et je suis retombée enceinte trois mois après la naissance de notre premier enfant. Je me sentais incapale de m'occuper d'un second enfant, d'autant moins que j'étais très souvent seule. Malgré le fait qu'il aie changé de travail, et était donc plus présent, il ne m'épaulait pas plus pour la cause. Mes raisons d'en arriver à une ivg n'étaient pas les mêmes que les siennes. Lui disait que nous ne nous en sortirions pas financièrement, et que je n'aurais vraiment plus de temps à lui accorder, lui qui était déjà délaissé pour le premier. Moi je m'en sentais incapable, j'avais perdu toute confiance en moi, je ne voyais pas comment je pourrais m'en sortir autrement... J'ai fait cette ivg. Il est venu avec moi, mais j'ai voulu l'épargner, qu'il ne voit pas ca; j'ai horriblement souffert, tant dans ma chair que dans mon coeur. J'ai été incapable de retourner à la visite de contrôle une semaine plus tard. J'en étais malade. Ma famille n'en savais rien, et pour lui c'était terminé, un peu comme une bonne chose de faite. Mais l'intervention a été mal pratiquée au planning familial et j'ai eu reconfirmation la présence du foetus à presque 12 semaines de grossesse. le délai légal était presque dépassé, mais de toute manière ma décision était prise : j'allais garder cet enfant coute que coute, il était toujours là et c'était un don du ciel. Lui n'a pas pris la chosede cette façon mais n'a pas eu le choix; c'était nous trois ou rien. Je suppose qu'il a peut être été décontennancé par mon inflexibilité, moi qui ne lui tenait presque jamais tête. ENtre les deux, j'ai pris deux ou trois coups dans le ventre, il voulait faire partir cette chose qui allait venir se mettre entre nous. J'étais prête à partir, il m'a alors suppliée de rester, il ne pouvait pas vivre sans moi. Je suis restée. Les colères, les disputes, et surtout les coups se sont espacés. La violence verbale et l'intimidation physique sont restées. J'ai donné naissance à notre 2e enfant. Il était plus présent, moins violent. En réfléchissant bien,je dirais qu'il est cyclique. Il peut se passer plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans que rien de bien grave ne se passe. Puis boum un évènement, un souvenir, une contrariété et la moindre dispute prend des allures de tempête. Sept. 2005. Nouvelle crise. Je ne l'aime pas assez, voire plus du tout, je ne m' occupe plus de lui, il est incompris, personne ne l'aime, ect, ect. Un soir, on se dispute. Devant les enfants. J' ai horreur de ça. J'essaie de les présever un maximum. Ca tourne mal. Le grand hurle; je tiens le petit dans les bras, et tente de ne pas le lâcher, son père me pousse et ma donne des giffles. A deux reprises, sa tête ira heurter violemment la porte. Je fuis dans la salle de bain avec les enfants. Il se calme dans son coin. Au moment du biberon, il me promet d'aller se pendre. Je mets les enfants au lit, lui sort dans le garage. Je ne le vois pas revenir, alors je descends à mon tour. IL "pendouille" à un fil électrique, la cigarette au bec. Je ne sais pas s'il joue la comédie ou pas. Je suis prise de panique et le détache. Il me jette à terre et sort. IL veut rentrer, j'avais fermé la porte derrière moi,au cas où. Il n'a pas les clefs. Il rentre alors dans une des deux voitures dans l'allée et recommence son cirque, il essaie de s'étrangler avec la ceinture de sécurite, je veux ouvrir les portes, il tente de m'écraser. J'appelle la voisine à l'aide, qui me laisse tél ( il a pdt la dispute démolli mon gsm) a la police et à mes parents. Je ressors; il a disparu. Mes parents arrivent, la police aussi; j'explique tout dans le détail aux agents, entre temps il le retrouve et revienne avec lui. Il admet une partie des faits, ils l'embarque et l'auditionne au poste où il ne sera pas retenu. Il revient avec des nouvelles belles promesses. Sur le moment, je veux partir. Il supplie " je ne suis rien sans toi et les filles, je ne veux pas vous perdre, je mourrai sans vous,..." il menace " je vais me pendre, je mettrai fin à mes jours,..." il me culpabilise " tu n'oserais qd mm pas priver tes filles de leur père, je sais ce que c'est moi, des parents divorcés, elles vont être déjettées, comme moi,...". Et je plonge tête baissée à nouveau, je retombe dans le panneau, au malheur de mes parents que n'en peuvent plus de cette situation ( je leur ai pourtant épargné la majeure partie des choses). Avec une condition,s'il me touche encore une fois, je pars. Plusieurs mois passent. Pas trop de heurts , mais toujours cette pression psychologique, cette manipulation, cette violence cachée et insidieuse. Je vois tout ça, je sens et je me pense plus forte. Peut être juste plus lucide, mais sûrement pas prête à lutter à armes égales. Je me protège et surtout je protège mes enfants. Après tout, il explique une partie de son comportement violent par le fait qu'il a vu tout petit son père taper sur sa mère, alors peut être pourrait il en arriver à frapper sur ses propres enfants lui dont le père battait son frère? D'ailleurs il y aurait eu droit lui aussi si ce dernier ne s'était pas interpose à plusieurs reprises... Il m'arrived'avoir des crises d'angoisses que je cache tant bien que mal. Au mois d'avril, au compteur seules des violences verbales. Une dispute familiale, il me frappe un peu, je veux partir. Là il me déballe son passé : sa mère l'a laissé partir à 15 ans seul, il s'est retrouvé à chiner avec une homosexuel notoire qui, d'après ce qu'il m'a dit, l'a manipulé, menacé lui et sa famille s'il partait, et il y aurait eu des attouchements, mais sans plus. J'ai difficile d 'en parler, tout ça me fait peur, il est resté assez vague dans ses explications... Il pleurait co un bébé. ET hop, je reculpabilise. Envolée ma résolution irrévocable de séparation. J suis repartie pour un tour. Je reste, et pourtant je sens bien que ma vie n'est pas ici, je ne suis pas heureuse, tout ce mal qu'il m'a fait a tué l'amour que j'avais pour lui et m'a détruite à petit feu. Il y a des jours ou je veux partir, ou je suis sincèrement convaincue que s'est la meileure solution pour moi et mes enfants. J'en ai parler avec le médecin chez qui il s'est rendu trois ou quatre fois pour parler de tout ça; il a été très clair, sans pour autant donnerun seul détail de ce qui avait ete dit : "c 'est qqn de très instable, tu ne le changera pas; sauve toi et sauvez vous toi et les enfants" Il est persuadé, pour y avoir été confronté avec d'autres patientes aux maris violents, que , dans son cas, vu son caractère et ses antécédents, tot ou tard il recommencera. Rest à savoir quand et dans quelle proportion. Je vis avec un homme pour qui j'ai aujourd'hui de l'affection certes, mais dont j'ai peur, pour moi et mes enfants, du point de vue de sa violence. Et je ne peux m'empêcher de me demander si ce qu'il dit avoir vécu à l'adolescence n'aura pas eu des répercutions sur ses comportements sexuels ( homosexualité refoulée ou déviances sexuelles,...). Je relis ce que je vous ai écrit ( désolée, ce n'es tplus une lettre, c'est un roman), et je me demande ce que je fais encore là. Et pourtant je n'arrive pas à partir. Je culpabilise vis à vis de mes enfants et en même temps j'ai peur pour eux, je culpabilise encore parfois vis à vis de lui et il m'arrive encore souvent de craindre ses réactions et cette violence que je sens sourde en lui. Que faire? Et comment faire pour partir, pour résister à ce chantage à propos des enfants, pour échapper à tout ça?

Respuesta
19-12-2007

Bonjour Cassie,

Nous accueillons votre «roman» avec empathie et inquiétude mêlées. Vous nous décrivez de si nombreux cycles de violences (ce qu’on appelle cycle sont les successions de montées de violence suivies d’excuses, de promesses, de chantages et réconciliations) que votre résistance peut paraître étonnante. Mais cela révèle surtout à quel point vous êtes sous l’emprise de cet homme; il réussit à vous faire croire et penser ce que lui veut, et vous paralyse grâce à la culpabilisation. Ce n’est pas à vous de vous culpabiliser (ni vis-à-vis de vos enfants ni de personne!), c’est lui seul qui est responsable de ses actes.

Il faut savoir qu’avec les années passées avec cet homme, vous perdez des repères extérieurs, vous perdez vos valeurs, et aussi vous perdez de vue que ce n’est pas vous qui êtes responsable de son malheur: vous êtes deux personnes distinctes, qui devriez rester ensemble par choix et non sous la contrainte et les menaces. Pour pouvoir retrouver votre propre manière de penser et de voir les choses, vous devriez à notre avis trouver l’appui de professionnel-le-s qui vous aideront à vous soustraire à l’emprise de cet homme (voici le lien où vous trouverez l'adresse la plus proche de chez vous), ces personnes pourraient vous aider à séparer vos propres envies des pollutions que vous entendez depuis six ans. Enfin vous y recevriez les informations pratiques pour «échapper à tout ça», comme vous l’écrivez à la fin de votre message.

Nous restons à votre disposition pour vous accompagner dans le processus que vous avez mis en marche. Ecoutez vos peurs, prenez soin de vous, protégez vos enfants. Nous sommes à vos côtés!

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