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Preguntas y respuestas

Face au crise de colère de ma compagne, je répond de plus en plus fréquemment, j’ai parfois envie de la gifler. Je pense qu’il est temps de tirer la sonnette d’alarme

Pregunta
26 Août 2007 - old...

Bonsoir, J’ai quelques soucis de ce qu’on peut qualifier de violence conjugale avec mon amie. Je me permets donc de vous solliciter. Avant tout, je tiens à préciser que je suis un homme et que vous n’avez que mon avis et pas celui de mon amie !! Je tiens aussi à dire que je suis très attaché à mon amie et surtout très amoureux d’elle. La situation s’est très légèrement détériorée ces derniers mois. Mon amie aura lu ce mail avant que je l’envoie… Deux trois choses à savoir : Points positifs me concernant : Je suis une personne plutôt positive et joviale, traits de caractère qui ont toujours été appréciés par mon entourage, ceci depuis mes premières années de ma vie. J’aime rendre service et aider les autres (en quelque sorte faire plaisir) aussi bien dans ma vie privée qu’au travail. Je suis une personne relativement simple qui aime profiter de la vie (plutôt épicurien !). Points négatifs : J’ai un manque de concentration certain, particulièrement lorsque je rentre du travail. Mon activité professionnelle me demande beaucoup d’énergie et il est vrai que lorsque je rentre le soir, je suis vidé. On peut donc dire de moi que je ne suis pas la personne la plus réceptive, à l’écoute, de l’autre. J’ai aussi une mémoire approximative des faits, discussions, etc… (pas le sens du détail). Je ne suis pas un « maniac » de la propreté cependant j’aime bien avoir mon appartement rangé et propre. Il est vrai que j’ai souvent la fâcheuse tendance à lui donner des « ordres » du genre « tu peux nettoyer çi ou ça… ». Comme je lui l’explique souvent, si elle m’aidait naturellement, je ne lui demanderais rien. Points positifs concernant mon amie : Je trouve que mon amie a beaucoup de qualités. C’est une personne qui a de l’humour, qui est sincère, fidèle, dévouée et confiante. Elle est intelligente, instruite et a une mémoire d’éléphant (je pourrais aussi mettre ce dernier point dans les points négatifs !! ). J’admire tout particulièrement sa simplicité (dans le bon sens du terme) et aussi sa maîtrise des langues étrangères (elle parle cinq langues et n’est pas francophone). Point négatifs : Dès les premiers contacts que j’ai eu avec mon amie, je l’ai trouvée excessivement nerveuse mais je me suis toujours dit que cela devait être du à des antécédents de diverses origines et que j’arriverais à lui transmettre ma bonne humeur et ma joie de vivre, que cela passerait avec le temps. Je peux aussi lui reprocher son manque d’initiative et l’absence de créativité. Son manque d’organisation et surtout, son « bordélisme » !! Exemple de violence conjugale Au début de notre relation, je passais outre et ne réagissait pas à ses « crises de colères », c’est comme ça qu’on peut les qualifier. Avec le temps, j’ai commencé à lui répondre, toujours de manière verbale, mis à part une fois ou je lui ai pris les deux bras violement et je l’ai repoussée. J’ai trouvé que j’étais allé trop loin. Mon amie a un comportement que je n’ai jamais vu jusqu’ici. Elle passe de la bonne humeur à la quasi hystérie (le mot est un peu fort) en deux temps trois mouvements. Je vous donne un exemple : Pas plus tard qu’aujourd’hui, elle me demande de mettre en place la machine à repasser le linge. Je la mets en place, lui demande si l’endroit lui convient ? Avec des signes et quelques mots elle me demande de la mettre dans une direction particulière. J’ai pensé avoir compris. Je me suis exécuté alors qu’elle venait de quitter l’endroit (le salon) ou je venais de placer la planche à repasser. A son retour, elle constate que je me suis mal exécuté et que j’ai positionné la planche un quart de tour de trop sur la gauche. C’est alors qu’elle s’est mise à hurler, à m’insulter et à me traiter de « con », que je n’avais pas positionné la planche comme elle me l’avait indiqué. J’ai failli m’énerver mais je me suis retenu. Je lui ai dit qu’elle aurait très bien pu me dire : « je crois qu’on s’est mal compris, peux-tu la tourner un quart de tour ? » . Ce genre de comportement, que j’estime être disproportionné, peut se manifester plusieurs fois par jour. Cela me pèse énormément moralement et je commence à avoir de la peine à supporter. J’en souffre. Je répond de plus en plus fréquemment, de plus en plus fort (au niveau de la voix). Quand elle se comporte de la sorte, j’ai parfois envie de la gifler mais aussi de la quitter sur le champs. Je pense qu’il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Ses sautes d’humeur me font du mal, je n’ose parfois plus lui faire de remarques ou alors partager certains avis de peur d’être maladroit et de réveiller cette violence. Elle me reproche depuis quelques temps d’avoir changé (je ne suis plus le même qu’au début de notre relation). Ceci parce que je lui répond et que je ne fais pas profil bas. Quand je lui parle de ma « souffrance » elle me dit ne pas comprendre, que je ne dois pas prêter attention à ce tempérament excessif. Qu’elle a toujours été nerveuse et qu’on ne peut rien faire. Si je vous écris ce mail, c’est après avoir eu une discussion sur le sujet avec mon amie. Elle ne voit pas de réel inconvénient à demander de l’aide extérieure, pourvu que cela ne coûte rien (à discuter, je suis prêt à dépenser un peu d’argent si cela peut améliorer la situation !!). Je sais que vous n’avez pas de solution miracle, cependant auriez-vous quelques conseils à me donner ?

Respuesta
28-08-2007

Bonjour Monsieur,
Vous trouverez intégré ci-dessous quelques compléments à notre première réponse.
Dans votre message, vous donnez une description détaillée de ce que vous vivez avec votre amie, à savoir de fréquentes disputes qui ont tendance à devenir violentes, ceci de plus en plus fréquemment. Nous comprenons que cette situation vous pèse et vous fasse souffrir. Vous faites bien de chercher des solutions car il faut mettre un terme à l'escalade de la violence.
Vous nous montrez de bonnes capacités d'analyse : vous arrivez à percevoir les côtés positifs et négatifs de chacun-e, vous semblez avoir un certain recul par rapport à ces conflits de couple. Vous dites également vouloir privilégier le dialogue et tout faire pour éviter de basculer dans la violence conjugale. Nous trouvons cela très positif, car cela nous fait penser que vous avez des ressources en vous, qui vous aideront peut-être à résoudre ces conflits.
Nous pensons que la communication est la meilleure solution aux disputes de couple - qui sont, soit dit en passant, absolument normales (on ne peut pas être toujours d'accord sur tout !). Une bonne communication permet d'exprimer ses propres besoins, et d'entendre ceux de l'autre, afin de trouver des compromis satisfaisants pour tous les deux. Nous vous encourageons donc à poursuivre le dialogue avec votre amie.
N'oubliez pas que la violence est interdite par la loi et que rien ne peut la justifier. Quelles que soient votre tristesse ou votre colère lorsque votre amie réagit fortement, vous ne devez pas la pousser ou l'empoigner comme vous l'avez déjà fait. Nous vous encourageons à aller lire les infos sur notre site, vous y trouverez des conseils pratiques en cas de crise.  
Le fait de demander de l'aide à quelqu'un d'extérieur est une bonne idée. Confier votre situation sur notre site constitue déjà un premier pas.
Si la crainte d’en venir à des comportements violents à force d’impuissance et d’exposition à ses « crises de colère », vous pourriez-vous adresser auprès du service spécialisé dans le canton de Vaud, qui s’appelle Violence et Famille. Là, des professionnel·le·s vous permettront de trouver des alternatives au cercle vicieux qui semble se mettre en place entre vous et votre compagne. Si votre compagne est prête à se questionner sur sa propre tendance à « exploser » dans des colères disproportionnées, elle peut aussi prendre contact dans ce service pour une démarche personnelle.
Dans la mesure où votre compagne se dit prête à demander de l’aide, est-ce que vous pensiez également à aller voir ensemble un-e conseiller-e conjugal-e, un-e psychothérapeute de couple ? Si c'est le cas, il nous semble essentiel qu'avant de vous lancer, vous réfléchissiez bien à vos attentes par rapport à de tels entretiens de couple. En effet, demander de l’aide et être disposé·e à changer coûte toujours : du temps, de l’énergie, de la persévérence, de l’argent (ceci même quand les prestations sont adaptées au revenu des personnes ou prises en charge en partie par les assurances). 
Qu'est-ce que vous souhaitez exactement ? Quel temps et quelle énergie pourriez-vous investir pour "sauver votre couple" ? Votre amie est-elle aussi motivée que vous par cette démarche ? Cette dernière question est particulièrement importante. En effet, pour que les choses s'améliorent dans votre couple, il faut que votre amie soit également d'accord de se remettre en question !
Nous restons bien volontiers à votre disposition pour d’autres questions.
Bien à vous. "
 

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