14-06-2007
Bonjour Capucine,
Le fait que votre ami ne vous frappe pas (encore) ne signifie pas que ce n’est pas déjà de la violence conjugale ! Nous vous suggérons, si tel n’a pas encore été le cas, de faire le
test sur notre site. De plus, le fait que ces attitudes dominatrices se produisent de moins en moins souvent pourrait aussi s’expliquer par les « traces » dont vous parlez. Celles-ci, même si elles ne sont pas physiques, peuvent vous conduire à tout faire pour éviter de faire « monter sa colère » comme il dit, allant jusqu’à ne plus exprimer vos critiques, vos sentiments, vos envies et même vos pensées… Vous avez raison de dire que vous ne méritez pas cela, personne ne le mérite. Une relation devrait être basée sur le respect mutuel.
Vous rendre responsable de ses propres comportements de violence, et ainsi minimiser son implication, nous incite à penser que, comme de nombreux hommes usant de comportements violents, votre ami n’est pas encore prêt à demander de l’aide pour apprendre à gérer ses emportements. Ainsi, si vous souhaitez que les choses changent, ce sera à vous d’agir.
Vous pouvez proposer à votre ami un
travail en couple (026.322.54.77) exiger qu’il se prenne en charge de
manière individuelle (0848.08.08.08 payant) pour envisager de continuer votre relation, exprimer clairement vos limites et/ou aller seule consulter le centre
Solidarité femme de Fribourg (026.322.22.02). Le fait que votre ami parte prochainement pour un long voyage va vous permettre de prendre le temps de faire ces démarches tranquillement, sans pression ni contrainte. Ainsi, parler avec une personne spécialisée dans le domaine, et non impliquée dans la situation, peut vous permettre de retrouver un regard objectif, votre vue ayant probablement été voilée par l’amour, la crainte de le perdre et la peur de la violence. Vous pourrez ainsi réfléchir à ce que vous attendez d’une relation en général et en particulier avec cet ami. Votre famille ou vos ami-e-s peuvent également vous aider dans cette réflexion. Il sera toujours temps, à son retour, d’entamer un travail thérapeutique ensemble.
N’hésitez pas à reprendre contact avec nous et à poser d’autres questions, c’est avec plaisir que nous y répondrons.