Bonsoir. Me voilà installée depuis quelques semaines dans un immeuble et évidemment, il y a les "bla-bla-bla" qui vont avec l'immeuble. On m'avait dit que les 2 jeunes du rez "s'empoignaient" mais je me suis méfiée des commérages. Après quelques semaines de vie dans le bâtiment et suite à un échange très sincère et amicale avec ma voisine de palier, cette "rumeur" semble se confirmer. Il s'agit d'une jeune fille de 28 ans qui apparemment touche une rente de l'assurance-invalidité, qui subit les "états d'âme" de son compagnon. Ma voisine de palier qui habite en dessus de leur appartement est certaine que cette jeune fille subit de la violence verbale et physique. Nous ne connaissons pas cette jeune fille, elle ne discute pas lorsqu'on la croise mais nous ne pouvons tout de même pas la laisser dans une situation aussi horrible. Pouvons-nous faire quelque chose ? Avons-nous un moyen d'intervenir ? Si nous appelons la police, serons-nous impliqué ensuite ? Pour ma part j'ai deux enfants en bas âge et je ne voudrais pas que le compagnon de la jeune fille s'en prenne à eux par la suite. Ma voisine a également peur de lui, que si elle "s'en mêle" qu'elle se ramasse un coup... Et en même temps, nous n'avons pas de preuve qu'elle soit battue. Mais nous entendons les vociférations de son compagnons en plein milieu de la nuit, ça oui, nous les entendons. Comment devons-nous nous comporter pour ne pas être complice de cette maltraitance ?
Bonjour Cookiline,
Récemment installée dans un nouvel appartement, vous avez entendu des rumeurs selon lesquelles deux jeunes voisins « s’empoignaient ». Vous entendez régulièrement les « vociférations » du jeune homme au milieu de la nuit, et pensez donc que votre jeune voisine subit de la violence conjugale. Vous aimeriez lui venir en aide, mais en même temps avez peur des répercussions possibles si vous intervenez.
Tout d’abord, nous vous remercions de ne pas détourner le regard d’une situation dangereuse pour cette jeune femme. En effet, loin de simples disputes consensuelles comme les commérages le laissent penser, la situation semble être que cette femme subit des violences (psychologiques, et peut-être physiques) de la part de son compagnon. Nous entendons vos craintes, et nous vous conseillons avons tout de penser à assurer la sécurité de votre famille. Nous déconseillons ainsi de confronter votre voisin directement, mais plutôt d’agir de façon sécurisée, en respectant vos limites.
La façon la plus simple d’intervenir est, comme vous le mentionnez, de faire appel à la police. Il s’agit d’appeler le 117 lorsque vous entendez des signes de violences. On vous demandera votre nom et adresse lors de cet appel car c’est la procédure habituelle, mais les policiers qui viendront intervenir sur place ne vont normalement pas divulguer l’identité de la personne qui a appelé. Si cela vous tracasse, n’hésitez pas à poser la question directement lors de l’appel. Par ailleurs, si vous le préférez, vous pouvez simplement faire part de nuisances sonores.
Si vous le souhaitez, vous pouvez également essayer d’entrer en contact avec votre voisine lorsqu’elle est seule, pour lui apporter votre sympathie, lui proposer de parler si elle le souhaite, l’informer sur ses droits, on encore lui parler des associations pouvant l’aider (tel que notre site). A vous de voir ce que vous êtes prête à faire. Si vous décidez de lui parler vous trouverez sur cette page quelques recommandations qui pourraient vous être utiles pour créer le dialogue. Si cette approche vous semble trop directe, pourquoi ne pas mettre en évidence des brochures sur la violence conjugale dans les lieux communs de l’immeuble ? Notre association et d’autres en proposent gratuitement, vous pourrez certainement aussi en trouvez chez votre médecin généraliste.
Nous restons disponibles si vous avez d’autres questions. Nous espérons que la situation de votre voisine va s’arranger au plus vite, pour elle comme pour vous.
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