Bonsoir, Je suis mariée et ça fait 3 ans de vie commune. On a une fille de 12 mois. Il a commencé a être violent physiquement de façon episodique il y a 2 ans. Il m'a poussée violemment plusieurs fois, il m'a levée la main a plusieurs reprises dont une en me disant "je t'en met une", il m'a frappé 1 fois sur la cuisse en se levant (on était assis côte a côte sur le canapé), il m'a fait 1 coup de coude sans réellement me le mettre, il a eu des "élans" en venant vers moi avec des gros yeux énervés en s'arrêtant net devant moi, il m'a secouée a plusieurs reprises. Il m'a jeté mon portable puis venu vers moi puis Des fois même, c'est vrai, je me dit que tout ces gestes ne st pas aussi graves que me cogner la tête contre 1 mur ou autre, mais je sais que c'est de la violence.
Bonjour Andalou,
La situation que vous vivez au quotidien doit être très stressante et désécurisante. Vous ne voulez plus subir et supporter les comportements de votre mari mais vous avez peur des conséquences d’une séparation, notamment celles qui pourraient y avoir par rapport à la garde de votre fille. Nous comprenons les peurs, les doutes et les questionnements que vous devez ressentir.
Les agressions que votre mari exerce sur vous sont des violences conjugales. Vous dites que vous le savez mais que c’est quand même moins grave que s’il vous cognait la tête contre le mur. Votre situation est grave par la répétition des agressions physiques et la non reconnaissance de cette violence par votre mari. Comme vous pouvez le lire sur notre site, la violence a tendance à augmenter en fréquence et en intensité si rien n’est entrepris pour qu’elle cesse. Et cela passe par le fait que votre mari reconnaisse qu’il est violent avec vous.
Vous l’avez du reste bien compris puisque vous et votre mari avez entrepris des démarches thérapeutiques. Visiblement, celui-ci n’est pas prêt à se responsabiliser et à changer ses comportements. Vous avez bien fait de porter plainte contre lui. Il se peut que le fait d’être confronté à la justice aide à ce qu’il prenne conscience de la réalité. La violence est interdite par la loi. La plainte pénale peut être utile pour demander au juge civil qu’il statue en urgence sur la séparation. Dans ce cas, il y a de fortes chances que la garde vous soit octroyée en urgence, la protection de votre fille étant le critère le plus important. En général, dans le mois qui suit la séparation en urgence, le/la juge convoque les parties pour statuer à plus long terme sur la séparation. Il/elle peut décider que la garde sera alternée s’il apparaît que c’est la meilleure solution pour le bien-être de votre fille. Si vous pensez que celle-ci est en danger en étant seule avec votre mari, il faudra argumenter. Etre représentée par un(-e) avocat(-e) est très utile voir indispensable.
Nous vous encourageons à prendre contact avec le centre LAVI. Des professionnel-le-s pourront vous soutenir, vous conseiller et vous orienter en ce qui concerne la séparation dans un contexte de violence conjugale. En exerçant de la violence répétée sur vous, votre mari a instauré un climat de peur et vous avez perdu confiance en vous. On appelle ça de l’emprise psychologique. Votre mari ne peut pas vous obliger à vivre avec lui et vous êtes en droit de vivre en sécurité. Les enfants souffrent également de ces situations même s’ils ne sont pas directement touchés par la violence. Il est très important que votre fille puisse évoluer dans un climat de sécurité et de protection.
En cas de danger à la maison, n’hésitez pas à faire intervenir la police au tél. n°117. Si vous avez besoin d’un logement d’urgence suite à un épisode de violence, vous pouvez contacter le numéro 022 792 00 11 qui centralise les demandes d'hébergements liées à la violence domestique dans le canton de Genève. Les frais liés à cet hébergement peuvent être pris en charge par le centre LAVI. N'hésitez pas à vous renseignez. Vous trouverez plus d'informations sur le site du Pertuis.
Nous vous souhaitons bonne chance dans vos démarches et n’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous en ressentez le besoin.
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