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Preguntas y respuestas

Ma fille est victime de violences, je suis totalement désemparée.

Pregunta
18 Septembre 2014 - old...

Bonjour Je suis nouvelle et n espérait jamais devoir être sur ce site. Je suis totalement désemparée, ma fille de 22 ans est en relation depuis 7 mois et je vis l enfer depuis 6 mois. Au début son copain l insultait puis ça été de temps a autre des gifles et des bousculades et maintenant il a frape et coup de poing au ventre, en plus ma fille m a dit être enceinte de 1 mois ce qui a été confirme par les urgences. Tout le monde essaie de lui faire comprendre que cette relation est toxique qu il y a trop de violence mais rien a faire. A peine sortie des urgences après une nuit voilà qu elle retourne chez lui encore et encore. Ma fille ne va même plus chez la pschy et souvent me parle mal. Je ne sais plus quoi faire, je lui ai dit clairement que je voulais prendre du recul mais que je serais toujours la pour elle et toujours présente en cas de besoin. Je suis a bout et que faire. C est tellement d avoir ce site ou trouver de l aide en ir milles merci.

Respuesta
03-10-2014

Bonjour Soniaitalie,

Nous sommes désolées de vous avoir fait attendre aussi longtemps. Il nous arrive de prendre du retard, toutes nos excuses.

Nous comprenons bien votre souci et votre chagrin. Il est douloureux de voir souffrir ceux que l'on aime, en particulier ses enfants, d'autant plus lorsque vient s'ajouter un sentiment d'impuissance. Nous entendons aussi votre désarroi. Vous aimeriez aider votre fille mais ne savez plus que faire. Vous avez bien fait de nous écrire. Le phénomène de la violence conjugale a beau être très répandu, il n'en reste pas moins assez méconnu, et mieux vaut s'informer à son sujet. Avez-vous consulté les pages de notre site qui lui sont consacrées ? Si oui, vous savez que cette violence-là n'a rien à voir avec de simples disputes de couple, qu'elle constitue un délit, qu'elle peut prendre diverses formes et qu'elle a des effets à plus ou moins long terme sur la personne qui en la cible. Elle se manifeste souvent de manière cyclique. L'auteur des violences exerce une emprise sur son/sa partenaire, ce qui retient souvent cette dernière de prendre les mesures qui sembleraient s'imposer, vu de l'extérieur.

Mais rassurez-vous : malgré la forte incidence de ce fléau social, les femmes qui s'en sortent sont innombrables. Un jour ou l'autre, elles décident de reprendre en main les commandes de leur propre vie et de s'en aller. Il leur faut pour cela du courage et de la détermination, et bien souvent l'aide de professionnel-le-s. Parfois même il arrive qu'elles fassent plusieurs allers et retours avant de se libérer définitivement. C'est un processus qui peut prendre du temps. Gardez espoir !

Nous comprenons bien qu'il vous est difficile d'envisager de rester sans rien faire. Mais votre fille étant majeure, vous ne pouvez agir à sa place. Vous pouvez par contre l'informer sur le phénomène de la violence, vous pouvez faire votre possible pour garder avec elle un lien de confiance, et vous pouvez lui faire comprendre que vous ne l'abandonnerez pas. Bravo de l'avoir assurée de votre total soutien en cas de besoin. C'est exactement ce qu'il convient de faire. Soyez patiente, respectez ses choix même si vous ne les approuvez pas, ne perdez aucune occasion de la valoriser et de l'encourager. Elle en a besoin. Vous pouvez en outre l'informer sur ses droits, comme par exemple celui de porter plainte si elle le souhaite, et celui de s'adresser à un service d'aide aux victimes comme la LAVI (tél. 022 320 01 02) ou encore Solidarité femmes. Nous lui recommanderions particulièrement ce dernier, qui est spécifiquement conçu pour les femmes confrontées à la violence de leur partenaire. Les consultations y sont gratuites et confidentielles. Tél. 022 797 10 10.

 Sachez encore que vous avez, vous aussi, le droit de porter plainte contre le copain de votre fille si vous êtes témoin d'un épisode de violence. Mais ce genre de démarche demande mûre réflexion, car elle risque de porter atteinte à la relation que vous avez avec elle, ce qui serait bien sûr regrettable. Vous avez également le droit d'alerter la police directement si vous êtes présente lors d'insultes ou de coups à son encontre.

Un dernier conseil : encouragez votre fille à garder toutes les preuves qu'elle possède des violences et à les mettre en lieu sûr (certificats médicaux, photos d'hématomes, etc.). Vous pouvez vous-même prendre des photos si nécessaire (veillez alors à ce qu'on puisse identifier la personne : un gros plan de contusion au bras, par exemple, ne sert pas à grand-chose sans une deuxième photo, au plan plus large, où l'on voit le visage). Un jour peut-être que ces documents pourront lui être utiles, même si elle ne le pense pas pour l'instant.

Voilà ce que nous pouvons vous dire aujourd'hui. Nous espérons que cela vous sera utile et restons à votre disposition si vous avez d'autres questions. Nous vous souhaitons de la force et du courage, tenez bon et gardez confiance en votre fille et en ses ressources. Elles se manifesteront un jour ou l'autre, soyez-en certaine. Et là, vous pourrez l'aider de manière plus concrète. Nos pensées vous accompagnent.

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