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Preguntas y respuestas

Mon amie reçoit des coups et des menaces de son copain mais ne veut pas porter plainte.

Pregunta
25 Août 2014 - old...

Bonjour, J'aurai besoin de renseignements concernant la situation d'une amie. Mademoiselle c'est faite frappée à plusieurs reprises par son copain. Elle avait 17 ans quand elle c'est mise avec un garçon et elle avait déjà subie des violences (même en face de sa meilleure amie). Actuellement, elle est majeur depuis quelque mois. Samedi soir, elle nous a avoué qu'elle n'était plus avec ce garçon depuis quelques jours, mais ce scénario c'est déjà répété plusieurs fois et elle est toujours retournée dans les bras de ce jeune homme âgé de 20-21 ans. Ce samedi soir là, nous sommes allés en France en discothèque pour l'anniversaire de sa meilleure amie. En rentrant vers leur lieu de domicile, nous avons croisé le garçon. Il n'a rien dit et est parti. Peu après, mademoiselle a reçu un message qui disait exactement " En plus habillée comme une pute, tu vas voir ". Nous l'avons raccompagnée à la maison, et en bas de son bâtiment il n'y avait personne donc nous l'avons laissé monter chez elle (elle vie chez sa maman). Le jeune homme l'attendait au pas de sa porte, il l'a bousculée contre le mur et elle a frappé la tête. Ensuite il l'a claquée et l'a traité de tout les noms pour ensuite déchirer sa robe. Elle nous a appeler environ 5 minute après et nous sommes aller la chercher. Nous avons croisé le jeune homme et nous l'avons affronté avec plusieurs amies femmes. Il n'a pas levé la main sur nous et entre deux je suis allé chercher cette jeune fille chez elle. De force, je l'ai amenée au poste de police pour qu'elle porte plainte contre lui. Elle refusait mais nous avons réussi à la faire monté au poste de police pour qu'elle puisse au moins discuter avec un agent. L'agent a pris sa déclaration mais n'a pas donné de suite car elle nous a expliquer qu'il faut d'abord aller à l'hôpital pour faire un constat des coups et blessures. La demoiselle a décidé de rentrer d'abord chez elle pour pouvoir en discuter avec sa mère. À ce jour, elle nous dis qu'elle arrivera a gérer cette situation seule, mais nous savons que ça n'est pas le cas car elle est totalement intimidée par les menaces de ce garçon et qu'en plus elle prétend être encore amoureuse de lui. La maman ne sait pas quoi faire et tant que sa fille ne porte pas plainte, il n'y aura pas de suite pénale. J'aimerai savoir ce que nous pourrions faire. Éventuellement s'appuyer sur le faite qu'elle n'est pas capable de discernement dans cette situation en sachant qu'elle est intimidée et menacée par ce jeune homme, et donc le pouvoir d'une plainte passerai à sa mère, ou alors être présente quand l'attaque de ce jeune homme se produit et appeler directement la police. Est-ce que vous auriez des conseils ? Merci d'avance et bonne journée.

Respuesta
09-09-2014

Bonjour Vall,

Avant toute chose, nos excuses pour le retard avec lequel nous répondons à votre message. Il nous arrive de recevoir beaucoup de questions en même temps.

Vous vous faites du souci pour votre amie et ne savez pas trop que faire devant la violence qu'elle est en train de vivre. Nous comprenons votre indignation et votre envie d'intervenir pour changer les choses, mettre fin à cette injustice et à la souffrance qui doit être la sienne. Mais pour répondre à votre question, nous vous dirons que tout n'est pas si simple. Votre amie est majeure. Même si elle est dans une situation difficile, personne ne peut agir à sa place, ni sa mère, ni vous. Malgré votre colère de la voir sous l'emprise de son copain, vous ne pouvez la forcer à rompre avec lui. La violence conjugale (que le couple soit marié ou non, vive ensemble ou non) est un phénomène complexe et les personnes qui en sont victimes mettent parfois du temps pour s'en sortir. On ne peut pas brusquer les choses.

Avez-vous lu les pages de notre site consacrées à la violence, à ses formes, à ses effets ? Si ce n'est pas le cas, nous vous suggérons de le faire. Vous serez ainsi bien placée pour mieux comprendre et mieux informer votre amie, qui en ce moment est probablement "piégée" entre sa peur et son amour.

Votre amie n'est pas, sur le plan légal, incapable de discernement. Elle est victime de violences, ce n'est pas la même chose. Souvent, les victimes hésitent à porter plainte, ou refusent carrément de le faire, ou se rétractent après. Elles ont peur des représailles, car elles reçoivent bien souvent des menaces, ou espèrent contre toute attente que les choses vont s'améliorer et que leur partenaire tiendra ses promesses de ne plus recommencer. La plainte pénale, qui a au moins l'avantage d'avoir un effet dissuasif en mettant l'auteur des violences devant ses responsabilités (il est convoqué devant la justice et doit alors rendre des comptes) ne résout pourtant pas tout. Les choses ne changent vraiment que lorsque la personne victime décide elle-même de s'affranchir des violences, soit en mettant fin à la relation, soit en exigeant de son partenaire qu'il entreprenne tout un travail thérapeutique sur lui-même pour changer son comportement à long terme.

Tout ce que vous pouvez faire, c'est rester solidaire, continuer à soutenir votre amie, l'assurer de votre amitié quoiqu'il arrive. En outre, vous pouvez l'informer, lui faire connaître ses droits (comme celui de porter plainte ou de s'adresser à la LAVI, service officiel d'aide aux victimes d'infractions, car la violence de couple est un délit - tél. no 021 631 03 00). Vous pouvez lui conseiller de garder soigneusement tous les messages de menaces ou d'insultes, car ils constituent des preuves de délits et pourront lui être utiles un jour. Par ailleurs, vous pouvez lui proposer de demander le soutien de professionnel-le-s au centre de MalleyPrairie, un service destiné à toutes les femmes confrontées à la violence d'un partenaire (ou ex-partenaire). Les entretiens y sont gratuits et confidentiels. Encouragez-la à prendre contact (021  620 76 76). L'expérience nous montre qu'il est plus facile de s'en sortir avec l'aide de personnes spécialisées.

Mais là de nouveau, si elle n'est pas prête à demander de l'aide, elle ne le fera pas. Vous ne devez pas vous décourager pour autant. Le jour viendra où elle décidera de changer sa vie, d'entreprendre les démarches nécessaires pour se protéger. En attendant, armez-vous de patience, respectez ses choix, son rythme, restez son amie. Elle a besoin de vous.

En son nom, nous vous remercions de vous soucier de son bien-être et de son avenir. Nous vous souhaitons courage et bonne chance, à toutes deux, et espérons que cette situation aura une issue favorable.

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