En caso de emergencia Policía: 117 | Ambulancia: 144

Preguntas y respuestas

Récemment, il m'a giflée pour la deuxième fois, et devant ma petite fille.

Pregunta
06 Mars 2014 - old...

Famille (re)décomposée Je ne sais pas par où débuter… Peut-être par le jour de ma rencontre mais est-ce bien nécessaire… Le jour de mon mariage, je n’ai quasi qu’aperçu le marié. Une fois de plus, il avait une autre priorité sa fille un peu fiévreuse qu’il portait et soignait toute la journée alors que l’ensemble de sa famille était venue de l’étranger et aurait pu assumer un peu. Le lendemain jour de la naissance de notre fille, le mélodrame commençait pour sa fille qui n’a pas arrêté de pleurer à chaque fois qu’elle était chez nous. Malgré tous mes efforts pour continuer lors de ses passages chez nous à lui faire des programmes amusants certes épuisants pour une « jeune » maman qui aurait préféré restée calme avec le bébé à la maison mais c’était le prix à payer pour faire à mes yeux une famille unie. Des journées épuisantes couronnées par des agressions verbales du père donc mon mari en fin de soirée dépité par les larmes de sa fille…. Notre bébé a bien évidemment commencé les coliques et qui se sont subitement arrêtés une fois notre séjour à deux à l’hôpital, étonnant !! A notre sortie, une psychologue nous a convoqué pour connaître la suite… savoir comment nous allions calmer la situation et où moment où elle rappelait à mon mari que nous étions là pour parler de sa fille, sa réponse fût révélatrice de notre histoire c’était le prénom de sa première fille qui est sorti, la doctoresse lui a quand même rappelé que la petite qui était à l’hôpital était la nôtre et non la sienne ! Et depuis bientôt 3 ans ce sont les montagnes russes. Je pense pouvoir écrire qu’avec mon mari nous avons/avions une belle complicité. Toutefois, il y a un an au mois d’août, je lui faisais remarquer que sa fille avait des comportements étranges et pour cette phrase j’ai reçu ma première gifle au visage qui a nécessité une heure de glace… Des pleurs, des regrets de sa part moi toujours désespérément positive et voilà la situation à continuer à observer mon mari « à plat ventre » devant sa première fille et déjà très exigeant avec notre petite fille de même pas deux ans sans parler de la logistique où il n’assume rien… Une éducation à deux vitesses… Les injustices je pouvais passer dessus quand elles me concernaient mais à présent qu’elle touche ma fille c’est juste impossible. Nous avons visité plusieurs conseillers conjugaux sans grand succès, horaire difficile à concilier avec nos travails, manque de volonté de mon mari qui n’estime avoir aucun problème… une fois c’était des femmes qui étaient de mon côté une fois c’était un incompétent, bref il n’a/avait pas envie de se mettre en question sur sa relation exagérée avec sa fille guidée par une certaine culpabilité… En janvier de cette année, une nouvelle grossesse m’a été confirmée. Sa première réaction joie et bonheur et une semaine après menace, demande d’avortement, etc. Pour moi c’était clair si ce bébé était en bonne santé cela était exclu de l’enlever surtout que depuis plus de deux ans je ne prenais aucun contraceptif et que mon mari le savait. Il y a deux mois la situation devenant à nouveau trop lourde pour moi, je lui ai demandé de partir de notre domicile tout en sachant qu’il pouvait voir notre fille quand il le souhaitait mais il est revenu en me disant que c’était difficile de trouver une chambre, etc, etc. Il n’est pas parti mais à adopté une attitude vraiment sympa, un autre homme. J’ai apprécié ces deux mois de bonheur. La semaine passée je devais faire des contrôles approfondis pour mon bébé et rester un peu au calme après. J’en ai profité pour faire un séjour dans ma famille de 4 jours. Mon mari me téléphonait comme à son habitude plusieurs fois par jour et je sentais dans sa voix qu’il « retournait » dans un drôle d’état, il me disait des phrases du genre : tu me laisses seul alors que j’ai besoin de toi, etc… Pourtant sa première fille était avec lui… Je lui ai rappelé la raison de mon petit séjour et lui ai demandé si je n’avais pas droit à un peu de plaisir moi qui à notre domicile ne sors jamais par manque de temps mais aussi d’envie, j’adore passé du temps avec notre fille et comme je travaille à un taux assez élevé je profite de chaque moment de libre avec elle. En rentrant de mon w-end, notre fille qui pourtant au départ se réjouissait de revoir son papa, c’est mise à pleurer quand elle l’a vu et durant le trajet qui nous ramenait de la gare à notre domicile ce qui a une fois de plus fait déjà changé son humeur. Ensuite pour un fait anodin à notre domicile, j’ai retrouvé un chewing-gum collé (appartenant à sa fille) dans la baignoire de ma salle de bain et j’ai lavé cette dernière, il m’a reproché de ne pas être emballé par le fait de le retrouver, etc., ce qui n’était pas vrai. Ensuite il a commencé verbalement à me provoquer et j’ai senti la tension montée. D’ailleurs elle est aussi montée chez moi, et je lui ai dit de partir de la maison afin qu’il aille se calmer notre fille mangeait et je ne voulais pas qu’elle soit au milieu…Lui insistant revenant dedans et continuant son agression, j’ai commencé de le prendre physiquement par sa veste et essayé de le mettre dehors en vain…. S’en est suivie ce que je sentais arriver la deuxième gifle toujours au visage et cette fois, notre fille l’a vu me faire cela, là je suis entrée dans un état de « furie » et l’ai prié de partir avec des affaires pour aller travailler le lendemain… Une fois qu’il est parti j’ai réconforté ma petite en essayant de faire passer cet épisode au plus vite mais 10 minutes après mon mari réapparaissait en prétextant qu’il ne savait pas où aller. Il a ensuite dit à sa fille qu’il n’allait pas bien, phrase qu’il dit et redit, mais pour laquelle il n’a jamais rien entrepris. La fin de soirée a été calme, le lendemain a été agité verbalement par téléphone et le soir mon mari voulait me parler et je lui ai proposé de le faire mais que les deux et un jour plus tard quand notre fille était gardée. En partant pour notre sortie « réconciliation », cela a de nouveau dégénéré… Il a commencé à parler de ma famille de manière irrespectueuse en disant qu’il ne comprenait pas qu’ils étaient un peu froids avec lui, etc. alors qu’ils ne le critiquent jamais et qu’ils sont toujours là pour nous. A ce moment, je lui ai dit qu’il devait aussi peut-être se remettre en question notamment avec son attitude dans la gestion de sa relation avec ses filles, etc, etc. Une fois de plus il n’a pas supporté ! Nous étions en voiture et il a commencé à hurler, à me glacer le sang, à taper sur le volant et j’ai encore découvert un autre visage de lui qui m’a effrayé… Il disait même qu’il comprenait les faits divers dans lesquels on pouvait lire qu’un homme avait égorgé sa femme, qu’elle l’avait certainement poussé à bout, etc. Il a fini par tellement hurlé qu’il a planté notre voiture et en est sorti à pied furieux…. Moi j’ai craqué, j’ai pleuré comme jamais et je n’arrivais pas à me calmer… ne voulant pas faire de mélodrame à la maison pour notre fille je lui ai demandé de rentrer avec moi et de faire « semblant » ce que nous avons fait…. Hier il m’a dit qu’il ne partira jamais qu’il ne voulait pas se séparer à nouveau de sa deuxième fille,… Je me sens piégée à devoir une fois de plus tout réglé ! Oui mon mari a une enfance avec violence entre le père et la mère, son histoire avec son ex s’est mal terminée, etc., mais en attendant je ne peux jamais émettre une remarque et/ou critique envers sa fille ou famille, à qui je ne dois pas manquer de respect ! Aujourd’hui, je me sens perdue alors que ce n’est pas ma nature. Par où commencer ? Comment faire ? Envie de n’en parler à personne de mon entourage proche. Je suis fatiguée, triste et je ne sens même pas mon petit bébé dans mon ventre qui a bientôt 5 mois… D’ailleurs je dois à nouveau aller contrôler son petit cœur de manière plus approfondie, le cœur le moteur de la vie ! C’est les larmes aux yeux mais un peu soulagée que je termine ce message. Merci de m’avoir lu !

Respuesta
16-03-2014

Bonjour Evany,

Pardonnez-nous de vous avoir fait attendre; de nombreuses questions sont arrivées sur notre site récemment et nous avons pris un peu de retard.

Vous vous sentez aujourd'hui "perdue", "fatiguée", "triste" et "piégée", sans avoir envie de partager vos soucis avec qui que ce soit. A nos yeux, ce sont là les conséquences directes des diverses formes de violence que vous subissez depuis bientôt 3 ans. D'abord sur le plan psychologique, avec les agressions verbales, les sautes d'humeur, les cris et les menaces, et aussi sur le plan physique, avec les deux gifles que vous mentionnez. Ce n'est pas anodin. La violence est inacceptable, sous toutes ses formes, et elle est interdite par la loi.

Vous avez bien fait de nous écrire. Jusqu'ici, vous avez beaucoup fait, beaucoup porté, beaucoup entrepris pour que votre couple fonctionne mieux - y compris plusieurs essais de conseil conjugal. D'après ce que vous nous décrivez, il semble bien que votre mari ait de la peine à se remettre en question. Or ce serait nécessaire à une amélioration de la communication entre vous, d'autant plus s'il y a des dérapages et une perte de contrôle, et que par ailleurs votre belle-famille a connu de la violence. Votre mari en a certainement souffert lorsqu'il était petit. On sait aujourd'hui que ce climat délétère peut induire des comportements violents chez les enfants lorsqu'ils sont devenus adultes.

Vous nous demandez que faire et par où commencer. Nous vous répondons ceci : par vous protéger. C'est très important ! Et aussi protéger votre petite fille, comme votre bébé à naître. Jusqu'ici vous avez très bien réagi, en tentant d'éviter à la fillette d'assister à des discussions houleuses ou des scènes. Bravo ! Mais cela n'a quand même pas empêché qu'elle doive assister à l'épisode de la deuxième gifle. Vous avez raison de vous poser des questions sur la tournure que prennent les choses. Sachez que la violence s'installe souvent de manière insidieuse, sans qu'on la voie venir, et qu'elle a tendance à empirer si rien n'est entrepris.
Vous appeler plusieurs fois par jour lorsque vous passez une fin de semaine dans votre famille, c'est manifester un grand besoin de contrôle sur vous. Hurler et taper sur le volant de la voiture, c'est vouloir vous intimider. Vous gifler, c'est vouloir s'imposer comme "le chef". Evoquer la "femme égorgée" dans les faits divers, c'est une menace de mort indirecte. Autant de comportements inadmissibles pour lesquels vous seriez en droit de porter plainte. Nous comprenons que vous soyez effrayée par cet "autre visage" de votre mari. C'est là toute la difficulté : d'un côté l'homme que l'on aime, avec qui on a choisi de partager sa vie et d'avoir des enfants, et de l'autre le visage de la violence qui fait des apparitions de plus en plus fréquentes... Sans compter les effets de la violence elle-même, qui sème le doute, fait perdre pied, aboutissant à la honte et à l'isolement.

Nous pensons qu'en cette période de crise, le soutien extérieur d'un ou d'une professionnelle vous serait d'une grande aide. Seriez-vous prête à faire appel à un service tel que MalleyPrairie, par exemple ? C'est un centre spécialisé ouvert à toutes les femmes confrontées à la violence de leur partenaire. Les consultations y sont confidentielles et elles sont gratuites. C'est bénéfique de pouvoir parler de sa situation avec une personne extérieure et compétente. En outre, à part la possibilité d'obtenir des entretiens et un soutien individualisé, vous avez également celle d'y être hébergée quelque temps avec votre fille si vous le souhaitez. Cela s'avère quelquefois très utile, en permettant de prendre du recul et de réfléchir dans le calme, loin des pressions.
Nous vous encourageons vivement à prendre contact. Tél. 021  620 76 76.

Voilà ce que nous pouvions vous dire aujourd'hui. Nous espérons que vous trouverez bientôt une issue favorable à la situation et, d'ici là, le moyen d'assurer votre protection et celle de votre petite fille. Nos voeux vous accompagnent, tenez bon ! Vous avez des ressources en vous, et une aide extérieure vous est offerte;  n'hésitez pas à l'accepter.

Otras preguntas que también pueden interesarle

Quitter le site (touche esc) Hacer una pregunta
Volver al principio de la página