Bonjour, J'ai une copine depuis maintenant 2 ans, mais je m'en suis séparé à deux reprises parce que j'avais le sentiment qu'elle avait trop d'emprise sur moi et qu'elle m'étouffait (et elle me dénigrait devant mes amis et mes parents). On s'est remis ensemble il y a maintenant 7 mois. Or, depuis le mois de septembre on se voit très peu (une fois par semaine) car elle est dans une autre ville. Et depuis ce moment là on a pas arrêté de se disputer quasiment chaque fois que l'on c'est vu. Elle refuse que j'ai un autre avis qu'elle et elle se met à criser, pleurer et claquer des portes. Cela me dérangeait jusqu'à samedi soir passé où elle m'a donné des coups de pieds (pas très fort, je n'ai pas de marques) et m'a fait tomber du canapé. Je suis un peu perdu, je lui ai fait savoir que cela ne me convenait pas. Je pense m'en séparer mais j'ai peur de la voir, j'aimerai que cela soit fini maintenant mais je suis comme paralyser, je ne sais que faire. La quitter par sms ou lettre me semble la seule chose possible mais je ne sais pas si plus tard je ne m'en voudrai pas. De plus cela me semble brutale pour elle et peu respectueux. J'aimerai ajouter que j'ai déjà parlé de la situation à deux psy. la première ma conseillé de me tailler vite fait, car selon elle ma copine avait des traits de manipulatrice. Le second est mon psy actuel, mais il est en vacance, et me pousse à d'abord exprimer à ma copine ce qui ne va pas avant de faire autre chose. En fait je crois que j'ai peur d'affronter les conflits... mais là j'en ai marre! merci d'avance pour vos conseils
Bonjour Lolo,
Encore une fois toutes nos excuses pour avoir tant tardé à répondre à votre message. Nous avons parfois de la peine à suivre !
Vous aimeriez mettre un terme à la relation avec votre copine, et c'est bien compréhensible. D'après ce que vous nous écrivez, la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment semble peu propice à votre bonheur et nous ne pouvons que vous conforter dans l'idée de recréer autour de vous un climat plus sain où votre personnalité pourra s'épanouir comme elle le mérite.
Les violences que vous décrivez, qu'elles soient physiques (comme les coups de pied reçus, même s'ils n'ont pas laissé de traces) ou psychologiques (dénigrement, "étouffement", manoeuvres d'intimidation) constituent des délits. Vous seriez en droit de porter plainte contre votre copine si vous le souhaitiez, car la violence au sein d'un couple n'est pas tolérable, jamais. Vous avez raison de ne pas vouloir l'accepter davantage. Mieux vaut s'en protéger le plus tôt possible, car elle a tendance à s'aggraver avec le temps, et ce sentiment de "paralysie" que vous évoquez pourrait bien s'accentuer encore : c'est là une de ses conséquences fréquentes - avec la perte de l'estime de soi, le découragement et le doute permanent.
Cela dit, nous comprenons bien qu'entre le "j'en ai marre" et la rupture achevée, il y a davantage qu'un simple pas à franchir. Vous êtes en ce moment en plein désarroi, et surtout effrayé par la perspective de devoir affronter une série de dragons comme par exemple le conflit ouvert, la colère probable de votre partenaire, le fait d'avoir à défendre votre position, à justifier votre décision, à rester ferme contre vents et marées, à vous imposer. Tout un programme ! D'autant plus que vous êtes dans le juste lorsque vous dites préférer dire les choses en face et ne pas recourir à la solution "d'évitement partiel" que serait une rupture par SMS ou par lettre. (Mais l'un n'empêche pas l'autre, et vous pourriez très bien envisager de compléter par écrit, à tête reposée, ce que vous n'aurez pas pu ou pas voulu lui dire sur le moment, dans l'intensité des émotions.)
Pensez-vous attendre le retour de votre thérapeute ? Il pourrait vous aider à vous préparer pour ce moment de vérité que vous allez initier. Sinon, si vous préférez prendre le taureau par les cornes le plus rapidement possible - ce qui est tout à votre honneur ! - vous pouvez avoir recours à certains expédients pour vous soutenir "pendant le combat" : vous préparer vous-même mentalement à l'avance, utiliser la PNL, prendre des gouttes de Bach "rescue", tenir dans votre poche un objet talisman qui vous donne des forces quand vous le touchez... Ce ne sont que des moyens pour retrouver les ressources qui sont là, en vous, prêtes à vous servir au bon moment.
Une autre option serait de prendre contact avec Pharos à Genève, service d'aide aux hommes confrontés à la violence de leur compagne. Un entretien avec une personne spécialisée dans ce genre de situations pourrait vous être bénéfique et vous pourriez y aborder la question de ce que vous décrivez comme le sentiment "d'être paralysé". Pourquoi ne pas téléphoner ? Numéro 078 615 75 85, Serge Guinot.
Par la suite, vous pourrez toujours approfondir avec votre thérapeute le travail intérieur sur vos appréhensions devant les situations de conflit en général.
Nous espérons que ces quelques pistes sauront vous être utiles et que votre croisade contre l'adversité, qu'elle soit intérieure ou extérieure, connaîtra le succès. Courage, et bonne chance !
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