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Lorsque la personne décide de contacter Solidarité femmes, que se passe-t-il pour les enfants ?

Pergunta
13 Mars 2012 - old...

Bonsoir,j'ai vécu étant petite la violence conjugale de mes parents qui est devenue avec le temps un espèce de traumatisme cachée en moi. Je m'intéresse cependant a ce sujet devenu délicat afin de trouver des réponses et de pouvoir aider d'autre personne ayant vécu de tel situation. La question suivante est: lorsque la personne décide de contacter solidarité femme, que se passe-t-il pour les enfants qui vont à l'école? doivent-ils se cachée ? Je vous remercie de me donner une réponse.

Resposta
21-03-2012

Bonjour Carmela,

Vous qui avez vécu en direct la violence de vos parents quand vous étiez petite, vous savez mieux que quiconque à quel point elle peut être traumatisante pour les enfants. Tout doit être fait pour les protéger et pour mieux informer à la fois le public et les professionnel-le-s, et des personnes comme vous ont leur rôle à jouer pour transmettre ce message.

Pour répondre à votre question, lorsqu'on s'adresse à Solidarité femmes, il y a plusieurs possibilités :

a) Si la femme qui est victime de violences ne souhaite pas encore quitter le domicile conjugal, elle peut bénéficier simplement de consultations en ambulatoire dans les bureaux de Solidarité femmes. Elle y recevra écoute, soutien, conseils juridiques, au besoin prestations de la LAVI (selon la Loi sur l'aide aux victimes d'infractions).

b) S'il la femme décide de quitter son partenaire violent (provisoirement ou définitivement), elle peut demander à être hébergée avec ses enfants dans la Maison d'accueil de Solidarité femmes, dont l'adresse est cachée. Les enfants seront inscrits à l'école la plus proche de ce foyer et pourront commencer à suivre les leçons dès après leur emménagement (le transfert est organisé par Solidarité femmes). C'est toujours une collaboratrice spécialisée autre que celle de la maman qui est chargée du suivi des enfants, afin que leurs intérêts soient représentés au mieux.

c) S'il le père ou le partenaire représente un danger pour la maman ou pour les enfants, la possibilité existe de demander au juge des mesures de protection, par exemple l'éloignement de l'agresseur qui n'a plus le droit de s'approcher d'eux, ou qui a l'interdiction d'accéder à certains lieux (par exemple périmètre autour du lieu de travail de la mère ou d'apprentissage des enfants).

d) S'il s'avère, lors du premier entretien à SF, que la femme est en grand danger et que rester dans la région représente un risque trop élevé pour elle ou pour ses enfants, la décision peut être prise en commun d'opter pour une autre maison d'accueil du canton (il y en a trois dans le canton de Berne), voire pour une maison d'accueil dans un canton différent. Là aussi, les enfants seront scolarisés dès que possible.

Il est extrêmement rare que des enfants doivent restés "cachés" et ne plus fréquenter l'école pendant un certain temps. Cela peut toutefois se produire lorsque leur vie est en danger ou si le risque d'enlèvement est élevé. Mais en général, tout est mis en oeuvre pour qu'ils puissent suivre leur scolarité et continuer à mener une vie aussi normale que possible.

Nous espérons avoir répondu à votre question et vous souhaitons de pouvoir mener à bien votre projet de solidarité. Tous nos voeux !

@

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