Bonjour et merci pour votre réponse à ma question du 26.10. Cette "violence" se traduit chez moi de plusieurs façons, pas toutes dénuées de sens (notamment le fait de sortir pour décompresser). Il m'est arrivé de quitter le domicile conjugal, parfois une nuit complète. Il m'est aussi arrivé de sortir de la maison quand la colère montait, prendre ma voiture et partir en trombe. Il m'est également arrivé de lancer un objet lorsque j'étais à l'extérieur. Du point de vue attitude, lorsque quelque chose me contrarie et que je sens que cela fait monter en moi ce sentiment de colère, je soupire, je détourne mon regard, je peux prendre une expression du visage assez dure, ou je me renferme sur moi-même. Il m'est arrivé de hausser le ton mais je crois pouvoir dire honnêtement que je n'ai jamais crié ou hurlé. Je n'ai évidemment jamais insulté mon épouse ni ne l'ai menacée de quelque façon qu'il soit. Je reconnais aussi "suivre" un peu le court de la vie de mon épouse via un outil horrible lorsque l'on est séparé, FaceBook. Je pense d'ailleurs renoncer à être "ami" avec mon épouse, pour ne pas me stresser pour rien. J'aime ma femme et mon fils et je souhaite que notre démarche de reconstruction de couple fonctionne et je suis prêt à tout pour y arriver ... Merci pour votre écoute et vos conseils ...
Bonjour Monsieur,
Une nouvelle fois, nous vous félicitons pour votre démarche et votre réflexion.
Dans votre mail, vous nous expliquez de manière plus précise les comportements que vous avez lorsque vous sentez monter en vous un sentiment de colère. Vous remarquez que vous ressentez ce sentiment lorsque vous êtes contrarié. Vous nous dites qu’il vous arrive de soupirer, de hausser le ton et d’avoir parfois une expression du visage assez dure. Vous nous dites également quitter parfois le domicile conjugal afin de « décompresser ». Cela est une solution à condition que vous puissiez dialoguer et expliquer à votre femme les raisons de votre départ. Dans le cas contraire, vous risquez d’inquiéter votre femme en quittant le domicile.
Vous nous décrivez des attitudes qui sont susceptibles d’intimider votre épouse qui peut les vivre comme des menaces. En effet, lancer des objets, démarrer en trombe sa voiture peut faire peur à votre femme; la surveiller au travers d’un réseau social également. Ce sont des formes de violence.
Il existe d’autres moyens de répondre à votre femme lorsque vous vous sentez contrarié. Vous avez peut-être de la peine à exprimer vos besoins, vos désaccords. Le risque est que vous accumuliez des frustrations jusqu’au moment où cela déborde. Votre difficulté à communiquer ne peut excuser le recours à la violence.Dans la vie de couple, on est confronté aux différences de l'autre. Chacun·e a ses idées, son caractère. Lorsque vous êtes contrarié, il s'agit de dialoguer, non d'imposer votre point de vue en usant de violence. La violence n'est pas un moyen admissible de régler les conflits. En même temps, c’est une spirale de laquelle il est difficile de sortir sans aide extérieure.
Sortir du silence et de l'isolement, parler de votre situation est une étape importante pour y arriver. En nous écrivant, vous progressez dans votre démarche et nous vous encourageons à la continuer.
Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour la suite.
Bonjour Adèle. C’est déjà un pas important de réussir à nous confier votre situation, ce qui n’est jamais évident à faire.En...
Bonjour Pinsette, Nous avons relu vos anciens mails - vous nous avez écrit la première fois en 2009. Comme vous...
Bonjour Madame, Nous avons lu attentivement le message que vous nous avez confié. Vous vous sentez perdue et vous chercher...