VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES Il est très difficile de dire et d'accepter que son propre compagnon, que l'on aime par dessus tout, utilise la violence psychologique. Je suis en couple depuis deux ans avec un homme maladivement possessif et jaloux qui me fait subir des violences psychologiques depuis le début. Il justifie ses actes et contrôles sur moi à cause d'une aventure que j'avais eue avant que nous sortions ensemble, soi-disant que je m'étais comportée comme une fille facile (je vous évite les insultes dont il me qualifie). Après maintes ruptures et maintes réconcilliations après lesquelles il me promettait d'oublier le passé, de me redonner sa confiance et de me laisser mon espace et ma liberté, ses prises de contrôles et crises de folies recommencent systématiquement après un cycle d'environ un mois. Dans le quotidien, je n'ai pas le droit de retourner dans ma ville natale de Genève (ville de tous les vices selon lui!)pour voir ma famille et mes amis, j'ai dû changer de numéro et ne le donner qu'à des personnes choisies, je ne peux pas sortir seule et voir des amis, je ne peux pas m'habiller comme je le souhaite, je dois pratiquement marcher tête bessée dans la rue pour ne pas risquer de croiser le regard d'un homme, je dois lui dire oû je me trouve à chaque instant,etc etc et gare à moi si j'enfreins une des règles émises par mon compagnon (il m'insulte, m'empêche de sortir, m'empêche de dormir jusqu'à ce qu'il ait vidé son sac - ça peut durer jusqu'à 6-8 heures à la suite!!! - frappe ses poings contre les murs, claque les portes, me hurle dessus, me pose mille fois les mêmes questions et demande de détailler chaque réponse etc) De plus il vérifie tous mes sms, coups de fils passés, e-mails (même quand je suis au téléphone à la maison il m'arrache le tél pour vérifier qui parle au bout du fil) et j'en passe. La situation s'est "un peu" améliorée depuis que je cède systématiquement à ses demandes, c'est à dire que le quotidien est devenu vivable, mais dans ma prison dorée... Cependant, ses crises de colères et de violences recommencent systématiquement après environ un mois (à croire qu'il souffre lui aussi de variations hormonelles comme une femme!!). De plus il lui arrive régulièrement de perdre les pédales en voiture "à cause" des autres automobilistes (il leur faire une terreur sur la route) et il lui est déjà arrivé de frapper d'autres automobilistes ou passant (j'ai moi-même déjà assisté à une scène). A cause de cela il a régulièrement à faire avec la police, mais il n'a aucun respect de la police et n'hésite pas à les agresser verbalement. Ma vision des choses a radicalement changé depuis que je suis enceinte (eh oui, l'éternel "il va changer", j'y croyais - et j'ai accepté de fonder une famille avec lui)! En effet, ma conscience a ENFIN fait "tilt" car je refuse de prendre la responsabilité d'élever un enfant avec un père violent. Je suis donc partie dans ma famille pour les fêtes de fin d'année. Ma problématique actuelle, c'est que la famille de mon compagnon le soutient, ne croit pas qu'il me fait subir des violences psychologiques depuis 2 ans et ils me harcèlent pour que je rentre au domicile conjugale, "pour le bien du futur enfant". De plus, ils utilisent tous les moyens pour me faire culpabiliser (je fais soufrir toute la famille, je n'ai pas le droit d'enlever l'enfant au père) et oh comble du comble! ils pensent que leur fils et frère a reçu un sort maléfique et qu'il doit se faire exorciser au plus vite (et moi de même), que nous devons lutter ensemble afin que l'Amour gagne contre le Mal. Et qu'il ne pourra vaincre le Mal que si je reste à ses côtés... Mon compagnon est persuadé de la même chose, soit qu'il est sous l'emprise du Mal et de ce fait rejette complètement la responsabilité de ses actes (bien qu'il se dit prêt à faire une thérapie suite à ma demande - mais je ne le crois plus). Enfin bref, la situation est déjà assez difficile uniquement avec mon bourreau, mais si en plus sa famille s'en mêle, j'avoue que je perds pied et j'ai très peur de retomber dans leur piège par culpabilité... Heureusement j'ai repris contact avec ma famille et mes amies qui me soutiennent dans ma démarche, mais je retourne la semaine prochaine (fin des vacances) à Zurich et j'ai besoin d'aide et de conseils pour pouvoir sortir de cette situation. J'aimerais quitter mon compagnon mais je ne sais pas par où commencer... Et surtout je n'ai pas trouvé de site équivalent en Suisse Alémanique (ce site et le site de l'association Vires sont excellents! Merci de faire passer le message en suisse alémanique pour qu'ils créent un équivalent ;-) !!) et pratiquement aucune information sur la violence psychologique!! Ma question: Pouvez-vous m'aider à trouver du soutient psychologique à Zurich et m'orienter sur les étapes à suivre dans cette rupture qui s'annonce plus que difficile?
Bonjour Virage,
Vous portez bien votre pseudo, Virage, c'est même un demi-tour que vous avez envie de réaliser. Et bien bravo pour le chemin intérieur que vous avez réussi à parcourir, pour la compréhension que vous avez de votre couple. Votre récit est très clair et vous n'avez pas de doutes sur le fait que ce que vous êtes en train de vivre n'est pas normal. C'est souvent ce premier chemin intérieur qui est le plus difficile à réaliser et vous l'avez déjà fait. Malgré toutes les violences subies, vous avez résussi à garder une certaine distance qui vous a permis d'analyser finement votre situation. Très bien !
Comme nous avons du retard dans nos réponses, ce que nous vous prions de nous excuser, nous imaginons que vous êtes de retour à Zürich. Comment cela se passe-t-il ? Vous pouvez bien sûr nous donner des nouvelles de la suite de votre chemin.
Pour ce qui est des adresses, nous vous invitons à prendre contact avec cette institution qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales : Frauenhaus Zürich, 044 350 04 04, info@frauenhaus-zuerich.ch, www.frauenhaus-zuerich.ch. Vous trouverez également des informations sur ce site ainsi que sur ce site
Nous ne savons pas si vous parlez l'allemand ou si quelqu'un de ces institution pourra parler le français. Sachez toutefois que les centres de consultation Lavi (Opferhilfestelle) existent dans chaque canton et que vous pouvez vous adresser au centre de votre choix. Vous trouverez sur note à cette adresse
Nous espérons que vous trouverez de l'aide aussi vite que possible et vous souhaitons plein courage.
Bonjour Madame, Dans ce quatrième message vous nous racontez que votre ex-compagnon vous envoie des mails, il semble désireux...
Chère Madame, Ce qui nous paraît important aujourd'hui c'est que ces souvenirs vous reviennent et que vous ayez envie d'en...
Bonjour Lunabella, Nous sommes désolé-e-s de vous répondre avec du retard et vous prions de nous en excuser. Nous savons...