Puis-je espérer un changement durable aprés une thérapie de groupe suivie par la personne violente dans le but de reprendre une vie commune ? Peut-on sortir des schémas qui amènent cette violence ? Une thérapie de couple ne serait-elle pas plus justifiée qu'une thérapie culpabilisante de la personne violente qui souffre déjà de son comportement ?
Bonjour minnie,
Nous entendons au travers de vos différentes questions votre inquiétude quant à l'avenir et quant à la pertinence de telle ou telle thérapie.
La violence a des effets nuisibles sur toutes les personnes concernées: les victimes, les enfants et les auteurs. Pour sortir de ce cercle de violence, il est nécessaire de briser le silence, de demander de l'aide. Votre couple semble avoir franchit ce pas, nous vous en félicitons. Aujourd'hui, les questions se bousculent et parmi elles, la question centrale: Peut-on sortir des schémas qui amènent cette violence? ... Oui, il est possible d'en sortir, mais pour cela, des changements importants doivent s'opérer au sein des individus qui composent le couple et de là, au sein de la relation qui les unit.
Si le souhait du couple est de poursuivre la vie conjugale, les deux partenaires vont devoir élaborer de nouveaux moyens de communication. Ceci, afin de leur permettre de gérer les conflits de manière différente, sans jamais oublier que le respect est la condition nécessaire à la relation.
Pour y parvenir, différentes formes de thérapies existent. Vous évoquez la thérapie de groupe et la thérapie conjugale. Au vu de ce qui précède, la thérapie conjugale semble plus judicieuse. Pourtant un obstacle majeur entache cette perspective : celui précisément de la dynamique de couple en place. En effet, il est dificile d'envisager une telle théraphie lorsque le contexte de violence est toujours d'actualité. La thérapie conjugale a son sens uniquement si certaines règles de base sont respectées; comme, notamment, le non recours à la violence, la maîtrise des colères et des rages,etc... La thérapie de groupe s'avère plus appropriée lorsque ces clauses ne sont pas respectées. Cette dernière permet de travailler ces points cruciaux en vue, éventuellement, de premettre au couple de suivre ensuite sa propre thérapie.
Le recours à la violence est inacceptable. Il est de l'entière responsabilité de celui qui en use, quelque soit son parcours de vie. Il appartient à l'auteur de ne plus y faire appel pour envisager une relation basée sur le respect et non sur la peur.
Le sujet est vaste et mériterait d'aborder encore de nombreux points. C'est pourquoi nous vous encourageons à vous renseigner plus précisément auprès d'un service spécialisé de votre canton. Vous avez aussi la possibilité de prendre contact avec le centre "Violence et famille" qui pourra vous informer au sujet de l'idée qui sous tend le soutien aux auteurs de violence.
Nous vous souhaitons tout de bon pour la suite et que l'année 2009 réponde à vos attentes.
Bien à vous
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