Suite à mon premier message, je précise qu'il n'est pas violent physiquement avec moi, mais avec les enfants oui (saisir l'enfant et le soulever par l'épaule, coup de pied aux fesses, coup sur la tête avec le plat de la main, tirer les oreilles, douche froide, coup sur les fesses, pousser ou tirer l'enfant avec trop de fermeté). J'ai honte d'avoir parfois ignoré tout ça, ou malgré mes remarques, celles de nos familles, de l'avoir accepté en restant avec lui. J'ai encore plus honte d'avoir cru que certaines agressions étaient admissibles en les faisant moi-même (fessée ou baffe, cris) lorsque je ne savais plus comment gérer un conflit. Je précise encore l'une de mes questions : "-que peut faire notre pays ?" -> je veux donc dire "que peut faire la Suisse pour nous, puisque les institutions dont nous dépendons sont en France." Un grand merci...
Bonjour Opale.
Tout d'abord nous vous prions de nous excuser de vous répondre tardivement. Notre site étant géré et conçu pour la Suisse, nous privilégions les questions en provenance de ce pays en cas de surcharge, ce qui est le cas actuellement.
Vous nous confiez votre situation qui paraît avant tout inquiétante du point de vue des enfants; vous avez vous-même été interpellée par la partie de notre site consacrée aux enfants.
Pour votre bien-être et la protection des enfants, vous avez déménagé loin de votre mari afin d'éviter "sa colère". Votre mari ne veut pas se faire aider mais seul un-e professionnel-le pourra l'aider à prendre conscience de ses comportements pour ensuite tenter de l'aider à les modifier. Il n'est pas possible de le forcer, une prise en charge thérapeutique ne peut être efficace que si la personne est preneuse d'une telle aide.
Actuellement, vous vous rendez compte que cet éloignement géographique ne vous convient plus mais que vous n'êtes pas non plus sûre de vouloir vous rapprocher à nouveau de votre mari. Pour sa part, il semble reconnaître son problème de violence, cherche à faire des efforts mais ne veut pas d'une aide extérieure d'un-e professionnel-le. L'un de vos enfants est déjà suivi par une psychologue qui vous a fait part de la souffrance qu'il a réussi à lui confier. Les comportements violents que votre mari a envers vos enfants sont de la maltraitance physique et nous souhaitons vous rendre attentive au fait que cela engendre des conséquences négatives et parfois graves sur la santé mentale des enfants. De tels comportements ne sont pas des moyens éducatifs mais bien de la maltraitance. Pour vous répondre, c'est en effet dans votre pays de résidence que nous vous conseillons de trouver de l'aide car l'aide de professionnel-les nous paraît indispensable dans votre situation. Nous ne savons pas comment se passe la prise en charge de telles situations en France, c'est pour cela qu'un service sociale sur place sera compétent pour vous répondre plus précisément. Vous avez déjà pensé à prendre contact avec l'assistante sociale de votre région mais ne l'avez pas fait, de peur que cela vous oblige à vous séparer. Contacter une assistante sociale ne vous fait pas courir le risque d'être obligé de vous séparer car une démarche de séparation ne peut venir que de vous ou de votre mari, par contre cela pourrait au contraire vous aider à obtenir des informations concrètes sur la protection de l'enfance en France et à réfléchir et prendre une décision pour votre avenir et celui des enfants. Il existe certainement en France un service de protection de l'enfance, une assistante sociale est tout à fait à même de vous aiguiller auprès des services compétents. Nous vous encourageons vivement à demander de l'aide aux professionnel-les de votre région mais aussi auprès de la psychologue de votre enfant qui peut, elle aussi, être une personne ressource qui pourra vous orienter. Nous ne savons pas si vous lui avez confié la violence subie par vos enfants mais nous vous encourageons à le faire. Savoir si une séparation éventuelle ferait encore plus souffrir vos enfants est une question à laquelle nous ne pouvons pas répondre. Ce que nous pouvons vous dire c'est que vos enfants n'ont pas à subir la violence de leur père et que vous avez un devoir de protection envers eux.
Comme vous nous le dites, vous réalisez que vous avez des décisions à prendre mais vous vous sentez seule face à l'importance et aux conséquences qui découleraient de telle ou telle décision. Nous vous comprenons car il n'est jamais facile de remettre ses choix en question et le changement a une part d'inconnu qui peut faire peur. C'est pour cela, qu'encore une fois, nous vous encourageons à ne pas rester seule, à trouver de l'aide et des ressources auprès de professionnel-les de la santé et à privilégier avant toute chose la protection de vos enfants.
Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et encouragée à poursuivre vos démarches. Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite.
Bien à vous.
Bonjour Moidan, Tout d'abord merci de votre patience, notre réponse s'est fait bien attendre... Les comportements que vous nous décrivez...
Bonjour Madame, Vous nous exposez être victime de violence psychique et craindre de vous sentir coupable de bouleverser la famille...
Bonjour Monsieur, Vous nous expliquez que vous avez perdu le contrôle de vous-même en étant ivre lors d’une dispute...