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Face à la violence psychologique de mon mari, quelle attitude adopter: honnête au risque du heurt ou soumise au risque de la rupture?

Pergunta
05 Mars 2008 - old...

Bonjour, Je vous remercie de votre réponse. Je me suis éffectivement trompée de section... Je rétablis une chose cependant, je n'ai jamais eu de violence à l'égard de mon mari (violence dans le sens harcèlement, rabaisser, taper, faire des crises et hurler sur l'autre). Ma seule rebellion, qu'il appelle violence, est de faire front à certaines de ses attitudes que je désaprouve, lorsqu'il s'agit des enfants, de ses hurlements sur moi, car je trouve que personne n'a le droit de crier sur quelqu'un pour l'effrayer. Mes rebellions consistent à lui parler, lui reprocher son attitude, lui demander de changer, et me montrer agacée, avoir un ton vif. Mais je ne supporte pas les cris, qui me terrorisent. Mon mari dit que je suis violente lorsque je m'agace, il me demande de parler doucement, d'éviter les mots qui pourraient le blesser, d'être précise dans mes arguments, de donner des exemples de situations (jour, situation exacte). Moi, je panique et je doute, je ne me rappelle des faits exacts, je n'arrive plus à être crédible et je me trouve si bête... Il dit que mes reproches et mes tentatives de parler le soir pour communiquer sont autant de signes de ma volonté de le changer, et mon doute consiste à savoir si je ne suis pas rentrée dans une démarche de reproches à son égard. Je croyais que lui indiquer ses attitudes disproportionnées pouvait le faire stopper. Avec cette démarche, il a arrêté de remettre notre mariage en cause à chaque crise, de jeter son alliance, de boire, bref, de passer des hurlements (qu'il a toujours) au dramatique, alors je pensais que c'était bien de lui faire comprendre l'intolérable. Cependant, son autoritarisme sur nos vies et sa volonté de tout maitriser de nos gestes n'ont pas cessé, et tout ce que j'ai déjà décrit. Depuis mon dernier courrier, sa culpabilité a laissé la place à une attitude tendue, où il cherche tous les pretextes pour exploser : un mot, une attitude de ma part... Alors je baisse encore plus la tête qu'avant, car je redoute plus que tout le heurt. Je m'excuse à sa volonté, car après ce que je lui ai avoué, je sens qu'il bouillonne intérieurement. Il y a une tension très forte. Son attitude s'est durcie, et il semble déterminé à penser que je veux le changer, point. Il est tout puissant en ce moment, mais je réalise que j'ai voulu garder l'espoir de s'en sortir, illusion pure. Je n'existe plus, il me suit, me surveille quand je m'occupe des enfants, de son fils, il intervient si je le gronde, mais lui se montre agacé, prêt à gronder et crier sur les enfants (son fils inclu) à la moindre incartade. Mes deux filles ont recommencé à avoir ouvertement peur de lui, il les ignore, les dispute et les critique tout à tour, et le jour suivant, il joue la parfaite complicité. Il n'est jamais content de mes décisions, et faire une activité avec lui est un casse tête pour savoir ce qui va lui plaire ou lui déplaire. Je sais que mes avoeux n'ont servi à rien, et ma position aujourd'hui est encore plus malsaine qu'hier... Je Commence à penser que je dois me taire, et que tout avoeu se paye trop cher, cela n'en vaut pas la peine. J'ai rdv chez un psychologue cette semaine, je poursuit dans ma démarche, mais pour l'instant, lui n'a commencé aucune démarche. Dans ces conditions, ai je raison de me taire et de faire seule le parcours de la comnpréhension, au risque, bien sûr, de finir de m'éloigner en envisageant une sortie définitive de cette vie de couple . Ai je eu tord de vouloir lui faire comprendre ses erreurs à notre égard en sortant de ma soumission lorsque la situation me paraissait intolérable, a t il pu voir de la violence en mes reproches, ou projette t il sa violence sur moi. Quelle attitude adopter : honnête, au risque du heurt ou soumise, au risque de la rupture (car je ne sontinuerai pas à vivre dans la crainte)

Resposta
13-03-2008

Bonjour Madame,
 
Vous vous êtes inscrite dans la partie des victimes lors de votre deuxième intervention et vous avez bien fait. La description que vous faites de votre situation relève effectivement de la violence psychologique de la part de votre mari à votre égard, ainsi qu’à l’égard de vos enfants.
 Vous faites une analyse très fine de votre situation, vous percevez les choses avec clairvoyance et pouvez les nommer avec une position saine.
Vous avez parfaitement raison lorsque  vous dites que personne n’a le droit de crier sur quelqu’un pour l’effrayer.  
Il nous parait tout à fait normal de parler à votre conjoint de ce qui vous déplaît, ce qui vous agace, il n’y a rien de violent dans cela. Si nous comprenons bien, le mode défensif de votre mari consiste à vous reprocher ce que, justement, vous lui reprocher, la violence du ton, des réflexions et vous ordonne de faire ce qu’il est incapable de faire lui-même : parler doucement, maîtriser vos paroles,  donner des exemples précis, etc… C’est lui qui décide comment vous devez parler, penser, agir…ce qui a pour effets de vous déstabiliser, de vous anéantir. Consciemment ou inconsciemment, votre mari vous met hors d’état de nuire (de lui nuire, bien entendu !)   Il évite ainsi de se remettre en question et justifie son état de tension par votre attitude revendicatrice. Il pense même que vous voulez changer, donc ce n’est pas lui qui doit changer mais bien vous.
 
Vous avez eu raison, vous en avez le droit, de vous exprimer sur vos sentiments à l’égard de votre mari. C’est sa réaction qui n’est pas raisonnable.  Vous précisez d’ailleurs que vous êtes sortie de votre soumission. Et lui, à travers son attitude autoritaire, montre qu’il veut garder le pouvoir, qu’il n’est pas prêt au changement .
Vous avez voulu garder l’espoir de retrouver un équilibre dans votre couple, c’est tout ce qu’il y a de plus compréhensible et légitime. Mais vous réalisez que c’est une pure illusion. Cela peut faire très mal de ce rendre compte que l’on se trompe mais certainement pas autant que de vouloir à tout prix maintenir cette illusion.
 
Vous vous posez la question : honnête au risque du heurt ou soumise au risque de la rupture.  Vous seule pouvez estimer les réactions de votre mari. Ce qui est certain, c’est que vous devez écouter ce qui ce passe en vous, vos sentiments de peur, de panique, de doute,  de soumission, quels effets ont-ils sur votre santé, jusqu’à quand les supporterez-vous ?
Vous dites quelque chose de très fort : je sais que mes aveux n’ont servi à rien et ma position aujourd’hui est encore plus malsaine qu’hier. Cette lucidité devrait pouvoir vous aider à choisir la voie.  Ecouter ce qui résonne au fond de vous. Vous dites que vous ne continuerez pas à vivre dans la crainte, c’est important.  
 
Nous sommes soulagés d’apprendre que vous allez être soutenue pas un psychologue. Nous vous souhaitons toute la force et l’énergie nécessaire pour retrouver la sérénité.

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