Bonjour, j'ai vécu une relation toxique pendant deux ans, faite de culpabilisation, de manipulations, d'humiliations. Tout était très subtil. Mon corps a peu à peu lâché de toute part. Reprise crise d'épilepsie après 25 ans de stabilité, nécrose du fémur inexpliqueé, crises de goutte à répétition malgré un traitement. Au bout de 2 ans, c'est mon psychique qui a lâché et j'ai souhaité mettre fin à mes jours. J'avais tout prévu mais j'ai finalement eu le courage de faire appel à l'aide. J'ai été hospitalisé pendant deux mois dans une clinique. Au bout d'un mois, j'ai commencé à comprendre la violence que j'avais vécu sans laisser de bleus, une violence silencieuse. J'ai alors mis fin à la relation et c'est alors que le monstre s'est réveillé et qu'il a souhaité m'achevé dans ma vulnérabilité en m'assaillant violemment par les mots et par ses actes. Alors que j'étais hospitalisé, elle aontacté le ledemain la mère de mon fils, une relation traumatique pour moi et elle le savait. Je lui ai demandé pourquoi? elle m'a répondu froidement qu'elle n'avait plus rien à perdre. En vérité, elle cherchait des cartouches pour m'achever alors que j'étais au plus bas.elle a sorti toutes mes affaires et meubles de notre appartement pour les mettre dans un autre espace. A la sortie de l'hopital, je n'avais plus aucun lieu de vie et j'ai dû passer de l'appartement d'un ami à un autre jusqu'à retrouver un logement. AU sortir de la clinique, je n'avais pas tout compris, j'étais encore sous emprise et j'ai souhaité retourné vers la personne. Au fond de moi, je comprenais peu à peu que j'étais à l'image une personne battue qui revenait auprès de son bourreau. je comprenais que je me contentais des quelques miettes que l'on souhaitais me donner et que le destruction reprenait de plus belle. Grâce à l'hôpital de jour, j'ai pu mettre un terme définitivement cette relation. J'ai compris que je n'étais pas la première personne qu'elle détruisait. Je la plaignais auparavant d'une x qui continuait à lui dire qu'il l'aimait encore et juste après qu'elle était folle et destructrice. Ce comportement n'est pas compréhensible si on ne connaît pas ce type de violence. On aime nos bourreaux, mais la lucidité parle parfois et je comprends à présent cet homme. Qu'en est-il d'autres...? Je ne me suis pas méfié car cette personne est médiatrice parentale est qu'il s'agissait pour moi d'une figure d'autorité positive. Aujourd'hui, on juge la violence physique. Qu'en est-il de la violence psychqie ? Combien de vie cette personne va-t-elle encore détruire ? Il est injuste que ce type de violence ne soit pas condamnable. Non pas pour moi et pour ce que j'ai vécu, mais pour empêcher d'autres vivre le même sort. Aujourd'hui je suis encore en état de choce et la seule idée de cette personne, entendre son prénom me font frémir...
Bonjour,
Merci pour votre témoignage qui a retenu toute notre attention et dans lequel vous demandez si les faits de violence psychologique sont condamnables par la loi. Il n’y a pas de traces physiques visibles mais vous gardez les stigmates des grandes blessures que votre dernière relation a laissé. Vous espérez, humblement, que la justice puisse empêcher votre ex compagne de faire d’autres victimes.
En effet, vous avez dû vous battre contre une grande souffrance et portez encore aujourd’hui des séquelles importantes de cette relation toxique. Cependant, vous avez fait preuve d’un grand courage en parvenant à vous en éloigner, et vous démontrez une réelle générosité en voulant protéger d’autres des dégâts que cette femme peut causer.
Votre récit est le reflet des mécanismes qui se joue dans les situations de violence conjugale. Les allers-retours dont vous parlez, avec cette force inexplicable qui fait revenir vers son bourreau sont représentatifs des violences psychologiques et du processus de mise sous contrôle appelé « cycle de la violence ». Toutefois, ce n’est pas le seul risque. Comme vous l’avez si bien décrit, et malheureusement comme vous l’avez vécu, la violence a un impact considérable et durable sur la santé psychique et physique des victimes.
- Quand vous repensez à ces allers-retours dont vous parlez, qu’est-ce qui vous aide aujourd’hui à mieux comprendre ce qui se jouait pour vous à ce moment-là ?
- En prenant conscience du « cycle de la violence » et de ses effets, qu’est-ce que cela change dans la manière dont vous regardez ce que vous avez vécu ?
- Au regard de l’impact que ces violences ont eu sur votre santé, qu’est-ce qui vous semblerait important, à présent, pour prendre soin de vous et vous protéger durablement ?
Votre question nous ramène au cœur du sujet sur la reconnaissance des violences psychologique et leur traitement aux yeux de la loi. Celles-ci, comme toute autre forme de violence est interdite. Or, certaines sont poursuivie d’office (par ex : menaces de mort), d’autres sur plainte (par ex : une gifle), et d’autres non (par ex : rabaissement). Elles restent néanmoins reconnues comme actes de violence. Ici, vous trouverez ce qu’en dit la loi. Votre voix mérite d’être entendue et votre souffrance a le droit de trouver de la reconnaissance et du soin.
- Qu’est-ce qui serait important pour vous, aujourd’hui, pour que votre souffrance et votre vécu soient entendus et soutenus ?
Pour répondre à votre question, vous avez la possibilité de vous adresser au Centre LAVI du canton de Vaud. Ce service, gratuit et confidentiel, offre un accompagnement spécialisé aux personnes victimes d’infractions, notamment en matière de violences conjugales. Il peut vous soutenir sur les plans psychologique, social et juridique, et ainsi évaluer avec vous si un dépôt de plainte est envisageable dans votre cas.
Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez prendre contact avec le Centre MalleyPrairie, qui offre un espace confidentiel, gratuit et un accompagnement spécialisé pour les personnes confrontées à la violence conjugale. Il exite une prestation ambulatoire disponible dans différents lieux du canton en plus de Lausanne. Les professionnel-l-e-s pourraient vous soutenir et vous orienter en fonction de vos besoins.
Nous espérons avoir pu vous donner des renseignements utiles et vous souhaitons de trouver des réponses qui puisse vous amener la paix. Nous restons à disposition si besoin ou pour recevoir de vos nouvelles.
Avec nos plus cordiales salutations,
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Bonjour, Vous avez véçu une relation avec votre ex-compagnon empreinte de violences psychologiques (mots blessants, humiliants et méchants) qui vous...
Hello, You mentioned a situation involving domestic violence with a verbally aggressive author and are wondering if they might feel...