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Vous pensez que si je reprends la vie normale avec lui, il peut continuer à me violenter ?

Pergunta
09 Mars 2015 - old...

Bjr, suite a tout ce que je vs ai expliqué, mon mari ne veux tj pas partir de l'appartmt ou on vit avec notre fille. Il ne reconnait tj pas qu'il a été violent avec moi depuis son dernier geste en decembre 2014 et ne veux pas vraimt faire 1 thérapie pr sa violence. Depuis, je ne fait + rien avec lui, sans lui empêcher de voir la petite. Et lui il me dit de faire la paix. Il continue a m'embeter ts les soirs pr savoir ou j'ai garer la voiture (il ne veux pas qu'on l'abime), aussi a me justifier des achats pr la maison (car on n'a que son salaire, je ne travaille pas, je m'occupe de la petite), pour autant je ne suis pas depensiere. Il me critique qd je sors 1 peu, que je vais boire 1 chocolat ou au ciné et qd j'enmene la petite aussi, il me dit "elle n'a pas besoin d'aller au ctre commercial ! ou "

Resposta
13-03-2015

Bonjour Andalou,

Vous nous dites "être à bout" aujourd'hui, et ne plus en pouvoir de la situation qui est la vôtre. Que vous dormiez mal et que vous soyez épuisée est probablement dû bien davantage au climat de violence dans lequel vous vivez qu'au fait d'allaiter encore votre bébé. Car la violence n'est pas sans séquelles, même la violence psychologique que vous nous décrivez, comme le contrôle, les critiques incessantes et les reproches.

Vous hésitez encore à demander la séparation. Ce n'est bien sûr pas une décision que l'on prend à la légère et vous voulez prendre votre temps. Cela dit, pour répondre à votre question de savoir si votre mari "peut continuer à vous violenter" au cas où vous "reprendriez la vie normale avec lui", nous vous disons que malheureusement c'est possible. Comme nous vous l'avons déjà écrit, la violence ne s'arrête pas d'elle-même si l'auteur lui-même n'entreprend rien pour changer ses comportements, en faisant le plus souvent tout un travail thérapeutique en profondeur. Et non seulement elle ne s'en va pas d'elle-même, mais elle empire avec le temps. Il convient donc d'être extrêmement vigilante.

Jusqu'ici, vous avez fait preuve de détermination et de courage pour faire face : tout d'abord en refusant de déménager loin de votre famille à vous, ce qui était une manière d'empêcher de vous exposer davantage ou de vous isoler. Ensuite en portant plainte, et maintenant en vous proposant de relancer la police au sujet de ce dossier. Sans oublier votre ultimatum (consulter, à défaut de quoi vous demanderez la séparation) qui est une stratégie pouvant s'avérer efficace. Vous avez des ressources, vous savez poser des limites, et vous songez à votre propre protection comme à celle de votre fille. Bravo pour tous ces éléments positifs !

Cela dit, nous ne pouvons que vous répéter ce que nous vous disions lors de votre dernier message : le centre LAVI de votre canton pourra vous conseiller utilement. Ses consultations sont gratuites et confidentielles. Tél. 022  320 01 02. Demander l'aide de professionnel-le-s ne vous sera pas de trop, car vous vous trouvez à un moment charnière de votre vie et le soutien de personnes extérieures, neutres et expérimentées vous sera certainement bénéfique. Nous vous conseillons également vivement de prendre contact avec Solidarité femmes à Genève, un service spécifiquement destiné aux femmes dans votre situation. Là aussi, les entretiens sont gratuits, et vous pourrez discuter plus en détail des options qui sont les vôtres, de vos doutes, de votre questionnement actuel, des aspects juridiques, de votre protection, etc. Tél. 022 797 10 10.

Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront à "y voir plus clair" comme vous le souhaitiez. Gardez votre belle détermination et votre force intérieure ! Nos voeux vous accompagnent.

 

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