Bonjour, je reprends contact avec vous car j'ai évolué de mon côté, en effet comme je suis cadre j'ai des cours de qualité relationnelle, et ils me servent bien sur le plan privé également. Mes deux grands enfants issus de mon premier mariage (séparation suite à harcèlement psychologique suivi d'un an de thérapie qui n'ont pas résolu le problème) pourront vous attester que je ne suis pas une personne violente, et qu'auparavant durant nos 8 ans de vie en mère célibataire avec mes deux grands, ils ne me voyaient jamais agressive ou en colère. Je cassais des objets pour faire effet "miroir" du propre comportement de mon mari car je sais que cela peut aider à faire prendre conscience à son partenaire de son attitude. En ce qui le concerne cela ne fonctionne pas et ne fait qu'aggraver la violence. Comme je ne peux pas bouger sans lui dire où je vais et que maintenant j'ai repris mon travail, je travaille sur cette violence en étudiant ce que je trouve sur le net, vous et mes cours professionnels. Conclusion, je ne me mets plus en colère suite à ses propres colères, je ne fais plus non plus de remarques de jalousie, et je ne le contrarie plus, j'acquiesce. Tout cela a apaisé la situation durant deux mois, un temps j'ai cru que la partie était gagnée..... Ce week-end j'étais malade, je lui ai demandé de sortir le chien, il était pas chaud alors j'ai dit que j'allais le sortir puis il m'a ordonné de rester couchée. Je savais que ça allait mal tourner... il est rentré sans le chien (qui a peur de lui), le chien (jeune il a 9 mois) n'a pas fait le retour. Alors je suis sortie, j'ai récupéré le chien et suis rentrée. Il a alors battu le chien et je lui ai demandé d'arrêter mais avec une voix posée, calme (malgré ma peur et mes tremblements)que ça arrive de ne pas obéir, et là il s'est retourné contre moi, m'a hurlé dessus de la fermer, que je préfèrai le chien, bref. C'est la première fois qu'il se rabat sur moi pour vraiment rien, donc je me dis qu'il y a escalade de la violence. Ah je précise, si je n'ai pas été frappée comme le chien c'est que j'ai réussi à rester de marbre devant lui comme si j'avais pas peur et ça l'a destabilisé j'ai vu dans ses yeux. Mais à l'intérieur je suis démolie. Le soir quand il vient se coucher il veut un câlin, bref je le prends connement comme une excues, puis le lendemain il se lève à nouveau de mauvaise humeur et là c'est reparti. Il en a même cassé la porte d'entrée de la maison j'ai dû faire intervenir le menuisier. Dans cette histoire ce qu'il y a de dramatique c'est que ces deux filles issues d'une première union non officielle m'aiment et me soutiennent et ne veulent pas me perdre, ne veulent pas que je m'en aille. Elles veulent que je le force à voir un kiné. De l'autre côté j'ai mes enfants issus de mon premier mariage qui veulent que je le quitte et qu'il quitte surtout notre appartement. Et là encore au milieu notre petite fille en commun qui heureusement ne voit rien pour le moment. Là j'en suis que je vais prendre rdv chez le kiné et qu'on va y aller ensembles, enfin j'espère qu'il tiendra promesse. En attendant j'essaie les huiles essentielles...... Je l'aime ,il est un homme merveilleux quand le monstre ne prend pas le dessus. Ce que je voudrais savoir c'est si il est malade en fait, car quand il devient violent, son regard change, on dirait qu'il est possédé par un autre.... Si vous pouvez m'aider encore svp je vous en supplie faites-le. Je suis à deux doigts de vouloir disparaître avec ma fille et laisser mes grands chez leur père. A préciser que ma belle-maman est au courant, que mon mari a connu la violence de son père envers sa propre mère, et que j'ai son soutien si je pars, mais je veux pas la perdre elle aussi d'autant qu'elle me garde la petite et que ma fille est heureuse avec elle..... Merci de tout coeur
Bonjour Porque,
Vous êtes en plein désarroi, apparemment à bout, et vous envisagez de partir sans pourtant vous y résoudre. Vous avez bien fait de nous écrire à nouveau. Dans ce genre de situation, il est souvent préférable de faire appel à des personnes spécialisées, la violence étant un phénomène complexe.
Car c'est bien de violence conjugale qu'il s'agit, d'après vos descriptions : un besoin de dominer, d'imposer sa loi, d'intimider l'autre et de le/la rendre responsable de tous les disfonctionnements dans la famille, tout en semant le doute dans son esprit. Vous faites bien de vous informer le plus possible sur la question, en particulier sur les violences d'ordre psychologique, qui sont fréquentes et souvent difficiles à identifier comme telles au début.
Vous avez commencé à vous poser les bonnes questions. En effet, la violence, les hurlements, le bris d'objets et de mobilier sont inacceptables, toujours. Comme nous vous le disions dans notre réponse de l'été dernier, ces comportements sont interdits et vous seriez en droit de porter plainte contre votre mari. Le fait de porter plainte, ou de prendre des mesures fortes pour lui signifier clairement que vous n'êtes plus disposée à tolérer sa violence, d'aucune manière, s'avérera probablement plus payant que les stratégies que vous avez utilisées jusqu'ici (le "miroir" et le "oui-oui-oui") et dont vous avez pu constater l'inefficacité.
Ce n'est pas vous qui pourrez faire cesser la violence. La seule personne capable de le faire, c'est votre mari. A lui de se remettre en question, de reconnaître qu'il a "deux visages", de vouloir modifier cela et d'accepter dans ce but de demander l'aide de quelque professionnel.
Vous vous demandez s'il est "malade". Plutôt qu'une maladie, c'est une certaine conception du couple qui est en jeu, des relations homme-femme, et de ce qu'il a appris étant enfant à ce sujet. Il est important que tout auteur de violence conjugale réapprenne (ou apprenne, tout simplement) à gérer les conflits, ses émotions, ses frustrations, à reconnaître sa colère, à pratiquer le dialogue et le respect au quotidien, au lieu de la loi du plus fort qui est souvent sa seule façon de gérer les rapports humains. Ce nouvel apprentissage peut se faire en thérapie individuelle ou en thérapie de groupe.
Votre projet de kiné et les huiles essentielles sont certainement bénéfiques, mais à notre avis ils ne suffiront pas à modifier la donne au sein de votre couple. Pour cela, il faudra que votre mari décide de se prendre en main, comme nous venons de l'évoquer. Par ailleurs, son addiction au cannabis est un élément qui pèse son poids au niveau de son humeur et de son comportement. Sur ce point-là également, consulter lui serait bénéfique. Mais vous-même ne pouvez pas l'y pousser, cela doit venir de lui.
Les effets de la violence sont destructeurs. Après l'épisode du chien, vous vous sentiez "démolie". N'attendez pas pour VOUS PROTEGER et pour protéger vos enfants. Vous avez plusieurs options : vous pouvez soit partir quelque temps, soit partir définitivement, soit donner un ultimatum à votre mari pour qu'il entreprenne quelque chose, soit porter plainte, soit demander la séparation, par exemple. Si vous n'avez pas d'endroit où aller, il y a en Valais trois foyers où vous pourriez être hébergée avec vos enfants (ou avec la petite seulement, si les grands peuvent aller passer quelque temps chez leur père). La loi suisse vous permet de quitter le domicile conjugal si votre bien-être semble gravement menacé (art. 175 CC) ce qui semble bien être le cas. Partir aura probablement un effet salutaire sur les enfants, qui souffrent certainement de la situation, et sur vous-même, et sera peut-être le déclic qui poussera votre mari à prendre conscience de certaines choses. Foyer Aurore, Sion : tél. 027 323 22 00, Foyer Point du Jour, Martigny : 027 723 220 03, Unterschlupf, Brigue : 079 628 87 80.
L'important maintenant, c'est de songer à vous remettre, vous, au centre. Et de seulement penser aux autres après. Vous n'êtes pas responsable des deux filles de votre mari, même si vous les aimez. Et puis, en cas de rupture, rien ne vous empêche de garder le contact avec elles, tout comme avec votre belle-mère, que rien de son côté n'empêchera de garder votre cadette. Qu'allez-vous faire pour vous-même ? Seriez-vous prête à envisager de consulter, pour avoir un soutien durant cette phase difficile de votre vie ? Pour clarifier certains enjeux ? Pour compléter et approfondir ce que vous apprenez dans vos cours ? Devant la violence conjugale, mieux vaut ne pas rester seule.
Voilà une bien longue réponse ! Mais nous espérons que les éléments qu'elle contient vous seront utiles. Nos voeux vous accompagnent, bonne chance !
Bonjour Madame, Merci pour votre question, malgré votre gène et votre désarroi. Les comportements violents ne sont pas le propre...
Bonjour Arcoïris, Vivre sous les insultes, les coups et le menaces de votre mari n’est plus supportable. Vous êtes restée...
Bonjour, Quelles bonnes nouvelles ! Nous sommes vraiment heureux pour vous. En voyant tout ce chemin parcouru, nous avons presque...