Madame, Monsieur, Je vis un enfer j'ai 4 enfants cela fait 15 que je suis avec un homme qui m'a forcé à me marier avec son frère pour qu'il obtienne le permis de séjour. Mes enfants et moi souffrons de faim il n'est presque jamais à la maison, il s'occupe jamais des enfants. Il ne paie pas les factures et moi-même je n'ai pas d'argent pour payer les factures ce qui fait que j'ai beaucoup de poursuites...Ma famille ne m'aide plus financièrement car ils ont plus les moyens... Son avec qui je suis mariée sous contrat vit à l'étranger.. Je n'ai pas droit à un logement car j'ai des poursuites.. Qu'est ce je peux faire pour ne plus vivre de cet enfer surtout pour mes enfants??? SVP AIDEZ-MOI..
Bonjour Madame,
Avant toute chose, veuillez excuser le retard avec lequel nous répondons à votre message. Notre site a été très sollicité ces derniers temps. Nous espérons que cette attente n'a a pas été trop décourageante pour vous, qui vivez "un enfer".
Vous nous décrivez votre détresse financière et votre solitude pour affronter la vie et l'éducation de vos quatre enfants. Nous entendons cet appel au secours et comprenons votre souffrance. Elle est bien légitime. Vous avez bien fait de nous écrire. Sachez que vous n'êtes pas toute seule, qu'il y a des personnes et des services prêts à vous venir en aide.
Vous nous décrivez deux formes de violence exercées par votre compagnon : d'une part le mariage forcé avec son frère, et d'autre part son non-respect de ses obligations financières vis-à-vis de vous et des enfants. Car il DOIT vous donner assez d'argent pour vivre. Cette violence économique constitue un délit, tout comme le mariage forcé : il n'a/n'avait PAS LE DROIT de vous les imposer, c'est interdit par la loi. Vous pouvez porter plainte contre lui si vous le souhaitez (il suffit pour cela d'aller dans un poste de police). Il sera alors convoqué et devra s'expliquer devant la justice. Il encourt des sanctions.
Vous avez des droits. Vos enfants aussi. Vous avez le droit de manger à votre faim, d'être logés décemment, d'être entendus, d'être défendus. Vous avez plusieurs possibilités d'obtenir de l'aide : sur le plan financier, les services sociaux sont censés vous soutenir jusqu'à ce que le/la juge ait fixé le montant que doit vous verser le père de vos enfants pour votre entretien à tous. Sur le plan juridique, vous avez droit aux prestations du centre LAVI de votre canton (aide aux victimes d'infractions) car le mariage forcé est un délit. Vous y serez écoutée, conseillée sur le plan juridique, et vous y recevrez 4 consultations gratuites chez un/une avocate, avec qui vous pourrez discuter de la possibilité d'annuler ce mariage et également de l'opportunité de porter plainte. Tél. 022 320 01 02.
Enfin, en tant que victime de violence de la part de votre partenaire, vous pouvez demander le soutien de Solidarité femmes à Genève, une association qui vient en aide aux femmes confrontées à toute forme de violence conjugale. C'est ce que nous vous conseillons de faire en premier. Là, vous pourrez parler à des professionnelles qui connaissent bien ces questions et qui sauront vous épauler, vous guider et vous aider à trouver des solutions. Vous y serez aussi soutenue sur le plan des démarches à faire auprès des différents services. Nous vous encourageons vivement à les appeler sans tarder : tél. 022 797 10 10.
En nous écrivant, vous avez franchi un premier pas. Le deuxième sera de prendre rendez-vous à Solidarité femmes ! Nous vous souhaitons beaucoup de force et de persévérance pour défendre vos droits et ceux de vos enfants. Restez déterminée, et gardez espoir. Vous n'êtes pas toute seule.
Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et vous souhaitons bonne chance pour l'avenir. Tenez bon.
Bonjour Madame, Vous nous dites vivre depuis plusieurs années de la violence psychologique et physique de la part de votre...
Bonjour zita, Depuis le mois d’octobre, nous constatons que votre situation de couple a évolué. Si nous comprenons bien, vous...
Bonjour Madame, Cela fait 7 ans que vous êtes confrontée à des violences psychologiques et vous avez décidé d’en parler....