Question? Quitter

Je suis jeune

Cette section du site s’adresse à tous les jeunes.

Que tu sois en couple ou non, tu trouveras sur ce site plein d’infos sur les relations amoureuses. Flirts ou grandes histoires, l’adolescence est le moment des premiers pas amoureux. Tu découvres un nouvel univers d’émotions, de sentiments et de sensations dans lequel tu n’as pas toujours de repères.

Écouter notre quatrième podcast à ce sujet en cliquant sur ce lien: Épisode 4 – Enfance en suspens: L’impact des violences au sein du couple sur les enfants.

Tu te poses plein de questions:

  • S’aimer c’est quoi?
  • Y’a-t-il assez de respect dans ta relation?
  • La jalousie, c’est normal?
  • Est-ce que ta relation va bien?
  • Tu te demandes si ce que tu vis est bien de l’amour?
  • Y-a-t-il des mots, des attitudes qui te gênent ou te blessent?

 

Tu te poses d‘autres questions par rapport à ta relation amoureuse, tu peux les poser anonymement et nous te répondrons gratuitement dans 3 jours ouvrables.

 

NE RESTE PAS SEUL-E AVEC TES QUESTIONS!

Nous sommes là pour t’aider! Écris-nous!

Tu peux aussi t’adresser aux personnes suivantes pour obtenir plus d’informations face à face:

  • À la maison: tes parents si tu es en confiance
  • À l’école: les professeur-e-s, les médiatrices et médiateurs , assistantes et assistants sociaux, psycholoques ou autres personnes de références de l’école
  • Au sport: les éducatrices et éducateurs des centres de loisirs ou de sports que tu fréquentes

S’aimer c’est quoi?

Lorsque deux personnes s’aiment, elles ressentent un fort sentiment d’affection et de l’attirance l’une pour l’autre. Elles ont envie de partager des choses.

Oh la la
Le cœur qui bat à cent à l'heure, les mains qui deviennent moites, les joues qui rougissent, des papillons dans l'estomac, l'envie de prendre l'autre dans ses bras, la sensation de fondre de plaisir…
Se respecter
S'il n'y a pas de respect, il n'y a pas d'amour. Dans un couple, comme dans la vie, il faut traiter l'autre avec égard, sans moquerie ni brutalité.
Partager
Un couple, c'est deux personnes avec chacune son histoire de vie. Discuter permet de connaître les envies et les besoins de l'autre. Se dévoiler et s'écouter, c'est le seul moyen de savoir si on est sur la même longueur d'ondes.
Avoir confiance
L'amour est confiant et généreux. Il n'est pas possessif ou soupçonneux. Bien sûr, on ressent parfois de l'inquiétude, parce que l'autre n'est pas assez disponible ou qu'il ou elle fréquente d'autres personnes. Mais avoir confiance en soi, en l'autre et dans la relation permet d'éviter les crises de jalousie.
Se traiter d'égale à égal
Filles et garçons ont les mêmes droits. Lui ne peut pas tout décider dans la relation sous prétexte qu'il est un garçon. Elle n'a pas à accepter tout et n'importe quoi parce qu'elle est une fille.

Poser ses limites

Quoi de plus beau que l’amour ? Ça met de bonne humeur, ça donne envie de chanter, ça donne des ailes! Aimer c’est aussi savoir poser ses limites et respecter celles de l’autre.

Ne pas forcer l'amour
L'amour naît naturellement, sans qu'on puisse l'expliquer. Tu ne peux te forcer à aimer une personne, ni forcer quelqu'un·e à t'aimer.
Non c'est non!
Tu es libre, à tout moment, de dire que tu n'es pas d'accord ou que tu souhaites t'en aller. Accepter un verre ou sourire à l'autre ne veut pas dire oui à tout. On ne peut pas imposer à une personne quelque chose qu'elle ne désire pas. C'est lui manquer de respect et c'est interdit.
S'aimer = se toucher?
Ton corps t'appartient. Personne n'a le droit de t'imposer des gestes ou des contacts physiques que tu ne souhaites pas. Vivre des choses sensuelles ou sexuelles se décide à deux, sans se sentir obligé-e.

Communiquer

Même quand on s’aime fort et depuis un moment, il faut toujours se parler. Communique avec ton ami-e, n’attends pas qu’il/elle devine tes pensées.

Intéresse-toi à l'autre
Demande-lui régulièrement si tout va bien, si la situation est ok. Écoute l'autre sans l'interrompre, sans te moquer. Essaie de comprendre son point de vue.
On est toutes et tous différents!
Tu ne réalises pas toujours que ce que tu dis ou fais peut heurter l'autre. Tels mots ou tels comportements blessent certaines personnes quand d'autres y sont insensibles. C'est important de le savoir et d'y faire attention.
Et toi, comment tu te sens?
Prends le temps de te demander comment tu te sens dans la relation. Parfois on ne va pas bien, sans trop savoir si c'est de la tristesse, de l'inquiétude ou de la colère. Essaie d'être à l'écoute de toi et de mettre des mots sur tes émotions. Ne les laisse pas filer sans avoir compris ce qui te touche. Parles-en à ton ami-e, sincèrement, sans rien cacher.
Ose dire ce qui ne te convient pas
Voici deux exemples de situations auxquelles tu as peut-être toi aussi été confronté-e:

« Mon copain n'aime que les films d'action, mais moi pas tellement. Il dit qu'il aime bien quand on va au cinéma ensemble, mais moi j'aimerais bien aller voir d'autres genres de films. »
Laura

« Le mardi, j'ai l'entraînement de basket avec mes potes. Mais elle insiste toujours tellement pour que je reste avec elle. Et puis sinon elle boude… »
Thomas

Entraîne-toi à dire

Cette situation ne me convient pas
Je t'aime mais je n'ai pas envie de ça
Je suis vraiment fâché·e

Et aussi :

J'ai du plaisir à être là, avec toi
Prenons du temps pour nous parler
J'aimerais que tu m'écoutes

Faire des compromis

Il t’est sûrement déjà arrivé d’être très en colère et de ressentir de l’agressivité. Ce sont des émotions normales. Mais attention, il faut savoir les gérer sans s’attaquer à l’autre.

Des fois on se fâche...
Même quand on s'aime, on n'est pas toujours d'accord sur tout et on se dispute. Chacun-e a ses idées, son caractère et parfois on peut se fâcher.
Les disputes sont utiles
Les disputes permettent à chacun-e de s'affirmer, de dire son mal-être et ce qui ne va pas pour soi, au lieu de fuir ou de se renfermer. Dans une dispute, les deux personnes font part de leur point de vue en respectant celui de l'autre. Bien que la situation ne soit pas toujours rose, il y a un dialogue.
Trouver un arrangement
Une fois l'orage passé, le couple reprend ses esprits et discute à têtes reposées. On réfléchit ensemble, on cherche une solution. Dans une relation amoureuse, les compromis sont nécessaires et doivent mettre les deux d'accord.
Mais alors c'est quoi la violence?
La violence c'est plus qu'une dispute d'amoureux. C'est quand il n'y a plus de respect, quand l'un des deux dirige tout, fait peur à l'autre ou l'attaque par ses gestes ou ses paroles.

Les visages de la violence

Différents signes indiquent qu’une relation amoureuse dérape. Souvent, au début, cela ne semble pas très sérieux. Mais généralement, avec le temps, la situation empire. Il est important d’apprendre à reconnaître la violence. Elle peut prendre un visage, puis un autre et souvent plusieurs à la fois.

Tout diriger dans la relation
Ton copain ou ta copine ne se préoccupe pas de ton avis. Il/elle t'impose ses goûts et ses envies. Tout doit toujours être organisé à sa façon. Il arrive même qu'il/elle décide à ta place comment tu dois t'habiller, qui tu peux rencontrer, les endroits où tu peux aller…
Jalousie excessive
Ton ami-e veut toujours savoir où et avec qui tu es. Il/elle n'aime pas que tu fréquentes d'autres personnes, surtout pas du sexe opposé.
Insulter, rabaisser
Ton copain ou ta copine te parle mal. Il/elle te fait sans cesse des reproches. Il/elle te rabaisse, aussi devant d'autres personnes.
Menacer
Ton ami-e te fait peur en te menaçant. Il/elle cherche à t'intimider en criant, en hurlant, en frappant sur la table…
Agressions physiques ou sexuelles
Ton copain ou ta copine te bouscule, te pousse, t'empoigne, te secoue, te gifle ou te frappe. Peut-être qu'il/elle t'oblige à avoir des contacts sexuels que tu ne souhaites pas.
La violence est inacceptable!
Quand on s'aime, on se parle, on se respecte et on se fait confiance. La violence n'est jamais une solution. Les agressions physiques et psychiques détruisent la personne et la relation. Quels que soient les prétextes invoqués, elles sont inexcusables. La loi les interdit.

Les risques liés au sexting

Brise la chaîne, choisis le respect!

Si tu connais quelqu’un qui est concerné-e par les dérapages du sexting, tu peux aussi agir, refuser de diffuser plus loin les images sur internet et  briser la chaîne. Efface les photos obtenues sans droit et ne participe pas à leur diffusion. Dis à la personne qui t’a envoyé les photos que c’est illégal. N’oublie pas que la seule possession de telles photos est punissable.

Si tu connais la personne représentée, sois de son côté et ne la laisse pas tomber.

Dans tous les cas, si tu as besoin de conseils, tu peux poser tes questions de manière anonyme et gratuite.

Le sexting c'est quoi?
Le sexting, c’est le fait d’échanger des photos, des vidéos, des messages textes ou vocaux intimes de soi ou d’autrui par l’intermédiaire d’Internet ou d’un téléphone mobile. Se mettre en scène n’est en soi pas un comportement problématique, mais l’envoi de photos par les médias sociaux comporte des risques importants. Ne réalise que les photos de toi que tu assumerais aussi si elles devaient devenir publiques.

Ces contenus sexuels peuvent être échangés en live via Facetime ou Snapchat par exemple ou encore via sms, Whatsapp et les réseaux sociaux (Instagram, Facebook etc.). Même si tu penses que Snapchat est sûr et qu’il n’y a pas de risques puisque ce n’est visible que quelques secondes, la ou le destinataire peut toujours faire une capture d’écran pour conserver tes photos.
Quand ça dérape...
Le sexting, lorsqu’il dérape, peut facilement se transformer en harcèlement. Ça peut être le cas, lorsque tu ne gardes pas pour toi ce que ta copine ou ton copain t’a confié et que tu le transmets à des ami-e-s ou que tu le diffuses sur internet (via les réseaux sociaux, mails ou autres).

Peut-être que tu auras envie de partager ces contenus avec tes ami·e·s pour les faire rire, pour te venger ou parce que tu es déçu·e, mais réfléchis bien avant de briser la confiance de ton (ex)-copine ou copain et de divulguer publiquement ce qui t’a été transmis de manière privée. Ce qui commence comme un simple échange de photos avec ta ou ton petit-e ami-e peut vite avoir des conséquences incontrôlables (cf. ci-dessous). Si ces photos sont transmises à d’autres personnes, voire diffusées sur Internet, les personnes concernées peuvent subir une grave cyberintimidation.

Si tu souhaites envoyer des photos, vidéos ou autres à caractère sexuel à ta copine ou ton copain, réfléchis bien aux risques que cela peut avoir pour toi si ça dérape: si ta copine ou ton copain montre cela plus loin ou les diffuse sur internet. N’oublie pas également que tu as toujours le droit de refuser de transmettre des photos ou vidéos de toi dénudé-e si tu ne le souhaites pas.

Pour toi ce n’est qu’une photo, pour elle c’est une bombe!

Les risques et les conséquences du sexting « non maitrisé » peuvent être graves et relever du droit pénal.

Quelles sont les conséquences psychologiques si le sexting « dérape »?
Quand tu échanges des photos ou des vidéos intimes de toi avec ta ou ton partenaire, il y a toujours un risque que cela dérape et que ces contenus soient diffusés plus loin; notamment au moment de la rupture. Rompre la confiance et partager publiquement ce qui a été transmis dans la sphère intime peut faire beaucoup de mal à la personne concernée. Elle risque fort de subir du harcèlement de la part de personnes tierces qui ont vu ces images sur internet (ex: insultes), avec en conséquence de souffrir d’un sentiment de honte, d’une mauvaise estime de soi, d’isolement, de désespoir, de culpabilité, voire de dépression pouvant aller même jusqu’au suicide.
Quelles sont les risques légaux des « dérapages » du sexting?
Diffuser des contenus de sexting (images, vidéos, textes etc.) ou les utiliser comme moyen de chantage est illégal et peut être passible d’une peine (art. 197 du code pénal suisse, ci-après CP).

Si quelqu’un te met sous pression pour que tu t’exposes, il s’agit d’une forme de contrainte. Par exemple: « Si tu m’aimes, envoie-moi une photo de toi nu-e ». La contrainte est une violation de la loi passible d’une peine (art. 181 CP) et peut être dénoncée.

La seule menace de publier des photos d’une ex-copine ou d’un ex-copain tombe sous le coup de la loi (art. 180 CP).

Si tu prends des photos de toi et que tu n’as pas encore 16 ans, tu risques que tes photos soient considérées comme de la pornographie infantile en cas de publication. Et la production de pornographie infantile est punissable (art. 197 CP).

Remerciements

Cette campagne de sensibilisation percutante est produite par l’agence de communication Main&Co et met en scène le jeune acteur suisse Noam Yaron qui a accepté de mettre sa notoriété au service de cette cause.

Questions d’internautes

> Je n’arrive pas à canaliser toute la violence en moi et j’ai honte. comment faire?

30 août 2021 - kob...

comment je fais pour calmer toute cette violence en moi ? en lisant certains points j’ai limite l’impression qu’on me décrit. toute cette violence que j’arrive pas a canaliser me remplit de honte.

Notre réponse

Bonjour, Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que tu as entreprise en écrivant sur notre site. Identifier que tu as exercé des actes de violence peut être difficile à reconnaître ; cela demande du courage que de considérer cela comme un problème et de vouloir changer la situation. Dans ta question, tu as nommé ressentir de la honte. Cela s’apparente à un sentiment désagréable, bien que nous tenions aussi à souligner qu’il est parfois porteur d’une remise en question et d’une volonté de changement. Peut-être est-ce le cas pour toi ? Dans tous les cas, face à ce sentiment lourd et par moment envahissant, il est important de ne pas rester seul et de contacter une aide spécialisée. En vue de trouver des solutions et afin de s’approcher du calme dans les situations difficiles, nous te proposons d’appeler l’Association Vires à Genève qui prend en charge les personnes ayant eu recours à la violence ; voici leur numéro : 022/328.44.33. Dans l’attente d’un premier rendez-vous, nous te recommandons d’aller consulter le plan d’urgence sur cette page. Celle-ci te permettra peut-être de développer des stratégies dans les moments où tu risquerais d’exercer de la violence. Dans l’espoir que tu puisses trouver des débuts de réponse dans nos lignes, nous te souhaitons d’oser dépasser la honte qui t’habite pour obtenir l’aide que tu mérites. Notre porte reste ouverte si tu souhaites également nous en dire un peu plus sur ta situation.
> Est-ce de ma faute?

02 septembre 2021 - Azu...

Tout allait bien dans mon couple mais pendant plusieurs mois j’ai commencer à avoir une légère dépression. Moi est mon copain pouvions difficilement nous voir à cause du Covid. J’étais un peu plus paniquée. Et durant certaines discussions, je lui reprochait doucement de paraître un peu froid ou distant parfois. A chaque fois il s’énerverait criait en m’insultant, me disant d’aller me faire foutre, d’aller chier. Un jour il m’a menacer de me quitter si je ne venais pas faire ce qu’il voulait. Puis avec les mois les schémas se répétait, je n’étais pas heureuse en quand j’en parlais, du manque ou des petites choses que j’aimais qui me manques, je finissais par culpabiliser. Pendant un moment j’ai eu peur, je fesais attention à mes mots, je ne voulais pas dire quelque chose qui l’enerve ou me prendre une nouvelle remarque peu agréable en pleine face. A chaques reproches de ma part, à nouveau des insultes et de la colère, parfois il lançait des objets dans la pièce ou frappait fort sur son bureau. Il finissait par hurler « C’est toujours moi le fautif, moi le grand méchant. » je n’arrivais pas à avoir une discussion avec lui, au finale je finissais toujours par m’excuser, regrettant de m’être plainte. Il m’a fait plusieurs ultimatum, me demandant de redevenir comme avant, je ne comprenais pas, je n’arrivais pas à cerner ce que je devais faire, dire. J’essayais d’être moi-même mais avec lui je n’y arrivais plus, et je ne pouvais plus vraiment lui parler simplement, je réfléchissais à tout, tout le temps. Au finale j’ai céder à ces demandes, j’ai essayer de faire tout les efforts possible, en le suppliant à chaque menace et ultimatum. Suis-je responsable de quoi que se soit ? Les reproches était-il déplacé, ou est-ce sa réaction qui semblait déplacé ? J’aimerais comprendre pour pouvoir avancer et arrêter de continuellement me remettre en question.

Notre réponse

Bonjour, Cela fait plusieurs mois que ton copain et toi vivez une période difficile. Lorsque tu lui communiquais ce que tu ressentais et ce dont tu avais besoin, ton copain usait de violence psychologique (insultes, cris, ignorance, chantage, intimidations) qui t’ont fait perdre confiance en toi et culpabiliser. Tu craignais de faire quoi que ce soit qui ne lui convienne pas et tu as fait beaucoup d’efforts pour changer et t’adapter, ne pouvant finalement plus être toi-même avec lui. Tu te demandes si tu es fautive ou si ce sont ses réactions qui sont déplacées. Tout d’abord nous te félicitons d’avoir eu le courage de nous parler de ta relation et nous espérons que tu as demandé de l’aide pour ta dépression légère. Si ce n’est pas le cas, nous te suggérons vivement d’en parler à ton médecin traitant ou directement à un-e psychologue/psychothérapeute qui pourra évaluer ton état de santé et te proposer un petit suivi si nécessaire. Lorsque tu as des moments où ça ne va pas, tu peux toujours appeler quelqu’un en qui tu as confiance pour discuter (entourage) ou la Main Tendue au 143. Comme dit plus haut, ton copain a réagi de manière violente lorsque tu lui faisais des reproches (qui ne sont pas de la violence s’il s’agit bien de la communication de tes besoins et de tes attentes dans cette relation). Sache que ce n’est jamais la faute de la victime si la personne auteure de violence a ces comportements car il y a d’autres manières possibles de réagir pour donner son avis ou montrer son désaccord dans une situation. Chacun-e est responsable de ses propres actions et réactions. Lorsque l’autre recourt à la violence avec nous, on peut facilement avoir peur, se remettre en question sans cesse, culpabiliser et donc vouloir se rattraper en pensant que c’est notre faute. Ces conséquences de la violence font qu’on est facilement pris dans un engrenage qui ne s’arrête plus, qui se répète et souvent s’intensifie avec le temps. C’est pourquoi il est nécessaire de s’en protéger en mettant des limites ou en s’éloignant. Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrêts de cerner si de la violence est présente au sein du couple. Nous espérons que ces explications t’éclaireront sur ce qui s’est passé. A présent, que penses-tu faire pour la suite ? Tu peux contacter le SAVI (service d'aide aux victimes, 032 886 46 36) si tu as besoin de soutien dans cette situation. Leur ligne téléphonique est ouverte tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00. Nous restons à disposition si tu as d’autres questions ou que tu souhaites nous répondre. Nos meilleures pensées t’accompagnent.
> Suis-je responsable?

07 septembre 2021 - Har...

Bonjour. Voilà cette question me ronge depuis plusieurs mois. Mon copain et moi sommes séparer depuis quelques mois. Mais je m’en veux et je me sens coupable de tout. J’ai le ressenti que tout est de ma faute et que je l’ai perdu à cause de moi, et moi seule. En lisant plusieurs sites, j’ai commencer à réfléchir. Il est arriver à mon conjoint, lors de discussion, lorsque je lui reprochait quelque choses, qu’il se mette à me hurler dessus en m’insultant. Parfois en jetant des objets ou en frappant fort un meuble, j’étais en permanence en train de m’excuser. Il m’avait fait plusieurs menace, de me quitter si je ne fesait pas quelques choses et différents ultimatum. Il lui est arriver également d’avoir des propos peu respectueux, me disant que je n’en valais pas la peine ou que « Je suis désoler mais tu es conne. » Il voulait rester en contacte quand il a arrêter notre relation en me disant. « Pour le moment c’est mort et sans espoir entre nous, mais si le destin le veut, peut être dans le futur parce que j’ai encore des sentiments.. » J’ai finis par mettre de la distance entre nous, sans aucun contacte. Aujourd’hui j’ai peur d’avoir perdu une chance de reconstruire quelques choses avec lui. Et d’un autre coter je me demande si il fessait preuve de violence. Il avait déjà aussi crier sur sa mère ou sa sœur.

Notre réponse

Bonjour, Ton copain et toi êtes séparés depuis quelques mois et tu te demandes si c’est ta faute. En coupant contact, tu crains avoir perdu une chance de construire une relation avec lui et d’un autre côté tu te demandes s’il avait recours à la violence. Les hurlements, les insultes, les menaces, le dénigrement lorsqu’il te disait que tu « n’en valais pas la peine » sont bien des actes de violence psychologique. Ces violences ne laissent pas de marques sur ton corps mais font très mal et ont de nombreuses conséquences néfastes sur la santé. La culpabilité que tu ressens en est certainement une. Lorsqu’on est victime, on commence à douter de nos comportements et on pense que c’est à nous de changer pour que la situation s’améliore. Or, ce n’est pas ta faute s’il a agi ainsi car c’est la personne qui a recourt à la violence qui est responsable de ses actes et ses réactions violentes. Tu sembles regretter d’avoir coupé contact. Cependant, ce que tu as fait c’est de te protéger en t’éloignant de cette situation de violence, où ton copain avait une emprise sur toi. La violence détruit une relation, il est donc difficile de construire une relation si un cycle de violence s’est installé. Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrets de cerner si de la violence est présente au sein du couple. Nous te proposons également de consulter notre page « s’aimer c’est quoi ? » qui décrit les bases d’une relation amoureuse sans violence.   Nous espérons que ces pistes t’aideront dans ta réflexion et restons à dispositions si tu as d’autres questions. Bien à toi.
> Violence verbale: punissable par la loi suisse?

06 février 2022 - Sam...

Est-ce que la violence verbale, avec humiliation, rabaissement etc. dans un couple, un puni par la loi?

Notre réponse

Bonjour, Nous avons envie de te dire pour commencer que quoi qu'il en soit, la violence verbale tout comme la violence physique, sexuelle ou économique n'est tout simplement pas tolérée et vient impacter le bon développement de tout humain. La violence psychologique est souvent discrète mais elle nuit énormément et vient déstabiliser la confiance en soi. Il est important qu'elle puisse cesser rapidement. Pour répondre à ta question, l'humiliation et le rabaissement ne sont pas encore punissables par la loi car cela reste compliqué, au niveau des moyens de preuve, de les rendre visibles. Cependant et heureusement, il y a d'autres actes de violences psychologiques qui sont déjà punissables par le code pénal suisse. Les injures le sont, sous l'article 177 du code pénal suisse avec un délai de trois mois pour déposer plainte pénale. Les menaces graves sont également punies par la loi suisse sous l'article 180 du code pénal suisse.  Les délais dépendent du contexte. Si tu subis des menaces et souhaites avoir plus d'informations à ce sujet, tu peux joindre le Centre LAVI, le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions au 021 631 03 00 de 9h à 12h et de 14h à 17h. Saches aussi qu'il y a des lieux spécifiques où tu peux partager tous les vécus de violences. Le Centre Malley Prairie propose par exemple des consultations ambulatoires. Ils ont également un groupe de paroles en quinzaine. Pour plus d'informations, tu peux les joindre au numéro suivant: 021 620 76 76. Si tu as d'autres questions en lien avec les violences, n'hésites pas à nous recontacter.
> Au début un jeu, les chatouilles d’un-e ami-e ont dérapé alors que j’avais refusé. Est-ce un abus ?

14 mars 2022 - HFC...

Je passais du temps avec un(e) ami(e) à moi et cette personne a voulu me chatouiller mais j'ai refusé alors cette personne m'a dit que je devais accepter la defaite car j'etais chatouilleux/chatouilleuse et j'ai refusé. Alors on s'est battu un peu trop violemment pour un simple jeu et avant que je n'ai eut le temps de cligner, mon ami(e) m'avait plaqué contre le lit avec mon visage contre le matelas. Je detestais ce qui m'arrivait et j'avais deja insiste que cette personne arrête mais je savais qu'elle n'allait pas arreter tant que je n'accepte la defaite. À ce moment la, cette personne à commencer à me chatouiller mais c'etait different. Cette personne à commencer à me toucher les côtes de manière douce et sensuelle et je lui ai demandé d'arrêter mais mon ami(e) m'a dit que non tant que j'accepte d'etre vaincu. Après, cette personne m'a fait des caresses sur le cou, m'a soufflé dans l'oreille et m' a retenu les bras sous ses jambes en me touchant les côtes, le cou et étant assis(e) sur moi. Finalement, j'ai accepté defait et je l'ai repousse et peu après, je suis rentré(e) chez moi. Mais je me sentais horrible, dégueulasse et j'étais rouge de honte et de rage. Je me sentais tellement tellement mal et je n'arrivais pas me concentrer ou faire quoique ce soit. Est-ce que c'était de l'abus ? Est-ce que j'exagère ? Aidez-moi s'il vous plait.

Notre réponse

Bonjour,  Tu nous expliques que lors d’un jeu avec un-e ami-e, cette personne te demandait d’accepter la défaite. Tu ne l’as pas souhaité et elle s’est permise ensuite d’agir avec violence. Puis, elle a changé de comportement et a commencé à te chatouiller et te caresser de manière sensuelle, ceci en étant assis-e sur toi. En acceptant finalement la défaite, tu as pu t’extraire et partir. Tu t’es sentie très mal en rentrant chez toi. Tu te demandes si c’est un abus. Le simple fait que cet-te ami-e ne respecte pas ce que tu ne veux pas est déjà un dépassement de limites de ta personne et de ton intimité. Tu lui as formulé ton refus clairement mais elle ne t’a pas écouté-e et a continué d’agir contrairement à ta volonté. Cette personne a agi en cela de violence psychologique: elle a nié ton choix, celui de ne pas vouloir céder ni jouer à son "jeu". Elle a voulu garder un certain pouvoir,  en prenant le dessus sur toi. Par ailleurs, par les actes que tu décris, on peut aussi parler de violence physique: elle t'a mis-e dans une position où il a été compliqué de t'extraire, notamment ceci en te bloquant les bras et en s'asseyant sur toi. Elle t'a immobilisé-e et elle t'a empêché-e d'agir. Contraindre physiquement quelqu'un à faire ou ne pas faire quelque chose ou le bloquer dans ses actes représente de la violence physique. C'est du reste un acte qui peut être puni par la loi suisse sous l'article 181 du code pénal suisse. Il est normal que tu ressentes de la honte et de la rage car ce que tu as vécu n'est pas normal et contraire à ta volonté. Tu as pu nous en parler et c'est en soi une excellente chose que de chercher de l'information et de vérifier que ces actes ne sont pas ok. Continue à t'entourer de personnes qui sont bienveillantes et/ou de professionnel-les. Tu pourrais par exemple consulter la Fondation PROFA pour ce faire, qui propose de nombreuses consultations en lien avec des espaces de paroles autour de l'intimité et/ou de la violence. N'hésite pas à nous recontacter si tu en ressens le besoin.
> J’ai été violent avec ma partenaire dont je suis amoureux: comment envisager la suite ?
16 mai 2022 - Pse... Bonjour, Je vous écris car j’ai fait subir un acte de violence a ma partenaire et je ne sais pas comment appréhender la suite. Nous étions en train de coucher ensemble et ma partenaire a exprimé le fait que elle pouvait être excitée par l’étranglement. Nous avons donc commencé à coucher ensemble de manière plus dure et « rough ». Dans le feu de l’action, je lui ai mis un gifle. Or, ma partenaire m’avais déjà dit à plusieurs reprises que c’était quelque chose qui n’était pas du ok pour elle, en m’expliquant son passif relationnel. En effet, elle a été victime de violences sexuelles et son ex-partenaire l’avait également giflé un fois, chose qu’elle m’a dit l’avait bouleversée. Je ne saurais expliquer l’origine de mon geste, ça a vraiment été spontané et je m’en suis retrouvé surpris. Nous avons tout de suite arrêté de coucher ensemble et elle m’a direct dit que ce n’était pas ok. Pour ma part, je m’en suis tout de suite excusé, sachant très bien que j’avais franchi une limite et que je l’avais heurté. Nous avons ensuite continué. Plus tard dans la soirée, elle a relancé le sujet et nous en avons rediscuté. Je pensais que la chose était réglée et que j’allais juste faire en sorte que ça ne se reproduise plus. Elle m’a envoyé un long message dans la nuit pour me dire qu’elle avait vraiment été bouleversé par la gifle, que ce n’était pas ok, qu’elle était particulièrement blessée parce que je connaissais son passif et qu’elle était blessée que ce soit elle qui ait dû relancer le sujet. Elle m’a également dit que c’était dur parce qu’elle se sentait très en sécurité de base avec moi et qu’ensuite elle a vraiment été sur ces gardes. Je me sens hyper triste par le situation. Je suis vraiment très amoureux de cette fille et ça me peine vraiment beaucoup de savoir que je l’ai heurté. Je suis terrorisé a l’idée d’avoir cassé quelque dans notre dynamique, qu’on ne puisse jamais aller de l’avant et de la perdre de cette manière. Je prends complètement responsabilité pour mon acte et je mettrais tout en place pour qu’il ne se reproduise jamais. Je veux aussi pouvoir respecter au maximum ses sentiments et ce qui est le mieux pour elle. Je vous écris car je ne sais pas comment approcher la suite. J’aimerais pouvoir faire en sorte que tout s’arrange et d’aller de l’avant tout en respectant ses besoins. Y’a t’il de bonnes manières de s’excuser? Comment savoir quelle distance/temps je dois lui laisser ? Comment accepter et vivre avec moi-même si j’ai réellement cassé quelque chose ? Avez-vous des ressources ou des services vers lesquels me tourner?

Notre réponse

Bonjour,

Tu as giflé ta partenaire lors d’un acte sexuel ce qui a causé un bouleversement dans votre relation. Tu mesures le fait d’avoir dépassé une limite qui a blessé ta partenaire, que ta relation en a été fragilisée et tu souhaites y remédier. Tu nous demandes conseils et orientation.

Nous imaginons la difficulté et la tristesse qui est la tienne en constatant les effets de ton geste sur ta partenaire. Nous soulignons positivement ta capacité à reconnaître les faits et l’inadéquation d’une utilisation de la violence. Ta recherche de solutions et conseils en nous écrivant montre ta volonté de réparer et changer de comportements. Tu restes néanmoins, il nous semble, dans une part d’incompréhension.

Il est important que tu retiennes qu’avec le geste de gifler ta compagne tu as utilisé de la violence physique dans la mesure où, dans la situation qui a été la vôtre, il n’y avait pas le consentement de ta partenaire. Contrairement à l’étranglement mutuellement et consciemment décidé, la gifle a impliqué l’utilisation de la force contre la volonté de l’autre et constitue forcément un acte blessant indépendamment du passé de ta partenaire. Il est fréquent aussi que la confiance soit amoindrie, voire remise en question, par un tel évènement. La peur que cela puisse se reproduire cumulée à la souffrance engendrée par le geste implique un temps complexe pour dépasser le vécu. Le fait que tu te sois excusé est certainement un pas important et incontournable pour avancer. Il nous est difficile de  t'orienter sur "le bon moment" et la manière la plus adéquate pour « aller de l’avant » comme tu dis, tant la réponse est personnelle. Tu es également la personne la mieux placée puisque tu connais ta partenaire. Il nous semble néanmoins important que tu saches le plus précisément possible quel sont les besoins actuels de ta partenaire et/ou les vérifier.

Qu’est-ce qui t'indique que tu as bien compris ses besoins à présent et à la lumière de cet acte de violences? As-tu songé à lui poser la question directement ? Ceci t'aidera à être au plus près de la situation actuelle de ta partenaire et de t'ajuster si tu le souhaites.

Quant à tes besoins, il nous semble incontournable que tu comprennes mieux l’origine de ton geste. D’une manière générale nous observons que les manifestations de violence dans un couple tendent à se reproduire comme dans un cycle, à se répéter et malheureusement également à s'intensifier au fil du temps si elles ne sont prises au sérieux et comprises. Le fait de t'être emporté lors des élans ne serait expliquer suffisamment ton geste sans courir le risque de le reproduire. Ta partenaire t'avait explicité son désaccord et tu as néanmoins utilisé cette forme de violence. Quels sentiments t'ont traversé avant et pendant cet acte de violence ?

Il arrive que ce travail de compréhension et de changement ne soit pas aisé lorsqu’il est mené d’une manière solitaire. C’est pourquoi, si tu le souhaites, nous te conseillons de trouver une aide professionnelle pour prendre soin du sujet et ainsi protéger la personne que tu aimes. Il existe à Genève l'association VIRES, un centre spécialisé dans cette thématique et tu y trouveras une aide concrète dans la gestion des situations que tu vis. Une première évaluation lors du premier contact te permettra d’investir tes énergies pour des changements concrets que tu souhaites pour toi-même et ta relation.

Nous t'encourageons à trouver tous les bénéfices possibles d’une telle épreuve pour continuer à investir dans une relation de couple qui t'est importante et qui ne manquera pas de grandir à la suite de tes avancements et changements.