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Questions/réponses

Menaces graves par mon ex-compagnon

28 juin 2018 - Jen...

Bonjour, Cela fait plusieurs années maintenant que je suis séparée du père de mon fils. Nous n’étions pas mariés mais un jugement de garde a été rendu et il a droit à un large droit de visite. La communication avec lui n’a jamais été très simple. Il m’a souvent fait du chantage affectif me menaçant de prendre mon fils et de partir. Mais voilà j’ai tenu bon, et aujourd’hui je n’ai plus peur de lui. Malheureusement, il a toujours ce besoin de contrôler ma vie et aujourd’hui, à l’annonce de ma nouvelle vie de couple que je lui ai annoncé comme sérieuse, il a menacé mon ami de lui casser la machoir et de lui couper des membres si il devait voir son fils plus que lui. Je lui ai répondu que cela serait dommage pour son fils de voir tant de violence chez son père et que si la mise en œuvre de ce projet devait lui passer par la tête, je porterai plainte. J’ai eu cette conversation en face à face et je n’ai donc aucune preuve de tout cela. Comment faire pour que je puisse vivre enfin ma vie sans qu’il n’essaye de me contrôler et de tout détruire ce que je construit? Où est ce que je dois me diriger pour ne pas avoir à me cacher avec mon nouveau compagnon. Je connais bien cette personne, et je sais qu’il est capable de bcp de violence, surtout envers un autre homme.

Notre réponse :

Bonjour Madame,

Nous vous remercions d’avoir fait appel à nous et validons votre démarche de recherche de solutions.

Nous comprenons que vous êtes séparée du père de votre fils depuis plusieurs années maintenant et qu’un large droit de visite lui a été octroyé. Malgré la séparation, il continue à vous faire des pressions et des menaces comme celle de partir avec votre enfant. Pire encore depuis qu’il a pris connaissance que vous étiez dans une nouvelle relation sérieuse.

Les menaces évoquées, comme celles de « casser la mâchoire » de votre nouveau compagnon ou de « lui couper des membres » sont graves d’autant plus que vous savez que cet homme est capable de beaucoup de violence. Il s’agit de violences psychologiques importantes à prendre au sérieux. Nous vous félicitons d’avoir pu tout de suite verbaliser un cadre clair de vos limites et des mesures que vous pourriez prendre. Cela renforce le fait que vous n’avez plus peur de votre ex-compagnon et arrivez à lui faire face ce qui est déjà d’un immense pas.

Pour répondre à vos questions précises, nous comprenons que lors des menaces proférées vous étiez seule face à lui et que de ce fait, vous n’avez pas de réelles preuves au sens juridique. Aviez-vous par le passé vous-même déposé plainte ? Ou y avait-il eu une plainte d’office ? Monsieur a-t-il déjà un casier judiciaire puisque vous le savez capable de beaucoup de violence ? Si tel est le cas, cela faciliterait sans doute l’accès à certaines mesures de sécurité vous concernant. Mais quoiqu’il en soit, vous êtes tout à fait en droit de déposer une plainte pénale pour les menaces graves proférées. Pour cela, il y a deux manières de faire, soit vous rendre dans un poste de police de votre région, soit écrire directement la plainte pénale au Ministère Public de Genève. Le Centre LAVI  (Loi d'Aide aux Victimes d'Infractions) contactable au 022 320 01 02  pourrait également vous recevoir de manière confidentielle et gratuite afin de vous renseigner au mieux sur ce sujet. Une demande de périmètre de sécurité pour vous et votre nouveau compagnon pourrait être également faite à la Justice civile afin que ce dernier ne vous approche plus et ne prenne plus contact avec vous d'une quelconque manière. Bien entendu, il resterait la question du "passage" de votre enfant à son père pour les droits de visite à revoir.

Au vu de votre situation complexe, nous pouvons également nous questionner si  justement ce « large droit de visite » ne devrait pas être modifié. Votre enfant est-il en sécurité avec/chez son père ? Y-a-t-il un tiers médiateur existant puisque la communication entre vous les parents reste très compliquée ? Vous pourriez aussi contacter le Service Protection des MIneurs au 022 546 10 00 pour trouver des conseils et accompagnements allant dans ce sens.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes d’interventions et restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez davantage de questions ou si vous souhaitiez simplement nous donner de vos nouvelles.

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