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Questions/réponses

J'ai été victime de violences sexuelles

16 juillet 2021 - Mak...

J’ai été victime de quelques choses mais je ne sais pas si c’est qualifié comme viole. Il a profité de mon état d’ébriété pour abuser de moi. Il m’a pénétré à plusieurs reprise et j’ai à plusieurs reprise essayer de dire d’arrêter mais rien ne sortait. Puis je lui disais que je voulais pas mais il me déshabillais, j’avais aucune force, aucun maintien de mon corps j’étais comme un morceau de viande qu’on bouge d’un côté à l’autre. Il ne m’a pas frappé rien, mais il m’a pénétré de partout.

Notre réponse

Bonjour,

Tu nous confies avoir été victime de violences sexuelles. L’auteur de l’agression a profité de ton état d’ivresse pour te contraindre à un acte sexuel, il t’a déshabillé et pénétré dans plusieurs orifices. Tu lui as dit que tu ne consentais pas mais il a continué à te déshabiller. Tu étais dépourvue de force et tu as également essayé de lui dire d’arrêter plusieurs fois mais aucun mot ne pouvait sortir de ta bouche.

En nous écrivant et en osant briser le silence, tu as fait un pas important et courageux. En effet, malgré les émotions difficiles souvent ressenties (honte, culpabilité, …), il est important de ne pas rester seule avec cette situation.

Ce que tu nous décris avoir vécu sont des violences sexuelles. Elles sont graves et interdites par la loi. Elles sont responsables d’une atteinte à l’intégrité physique et psychique des victimes et ont des conséquences sur la santé de celles-ci.  En Suisse, le terme légal de « viol » renvoie à toute situation où un homme contraint une femme à subir une pénétration vaginale par menace ou pression. Dans les autres cas, la loi parle de « contrainte sexuelle » (art. 189 CP, art. 190 CP). Les éléments exposés correspondent à des actes poursuivis d’office. Ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire de déposer une plainte. Si tu le souhaites, tu peux dénoncer ces infractions à la police ou au Ministère Public, ceci pourrait ensuite aboutir à l’ouverture de l’enquête. Il peut également être utiles d’avoir des preuves des violences subies (draps, vêtements, constat médical) qui pourront appuyer tes paroles.

Lors de relations sexuelles, chacun·e est responsable de s’assurer du consentement de sa ou son partenaire. Peu importent les circonstances d’une agression sexuelle, la victime n’est pas responsable, quel que soit son habillement, son état ou son comportement. Le fait que tu étais comme paralysée, que tu n’arrivais plus à réagir (les mots ne sortaient pas de ta bouche, ton corps était comme un bout de viande mou) est une réaction normale. Elle s’explique par un phénomène neurobiologique qui s’appelle la sidération psychique. C’est un mécanisme de défense qui peut se produire dans des situations dangereuses.

Nous t’encourageons à prendre contact avec un service d’aide aux victimes pour te soutenir. Les centres LAVI du canton de Vaud (Lausanne 021 631 03 00, Yverdon 021 631 03 08, Aigle 021 631 03 04), atteignables de 9h à 12h et de 14h à 17h, offrent des consultations gratuites et confidentielles. Des professionnel·le·s pourront t’écouter, t’informer sur tes droits et t’accompagner dans les démarches selon ton rythme et tes besoins.

Tu peux également t’adresser à l’association ESPAS qui propose un soutien thérapeutique pour les personnes victimes d’abus sexuels.

Nous espérons que notre réponse t’aidera à y voir plus clair et nous te souhaitons beaucoup de courage dans la suite de tes démarches. N’hésite pas à nous écrire à nouveau si tu as d’autres questions ou si tu souhaites simplement nous donner de tes nouvelles. Prends bien soin de toi.

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