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Questions/réponses

J'ai de la peine à me considérer comme une victime qui "subissait" des violences psychologiques.

05 septembre 2017 - Newlife2017

Bonjour, Je m'interroge sur certaines réactions et comportements de mon ex-copain et je me demande si c'étais bien de la violence psychologique ou pas. Je parle au passé car je l'ai quitté début avril, mais j'ai besoin de mettre des mots sur ce qu'il me fesait afin de pouvoir avancer. Merci d'avance de prendre du temps pour me répondre. Il me dénigrait souvent en me rabaissant (aucun compliments sur ma personne, me disant que j'étais faible, sans caractère), il m'a aussi eu dit que j'étais dépressive. Il me disait toujours que je devais mieux entretenir la maison, que je ne fesait rien de mes journées de congé alors que je travaille à 100% avec des horaires irréguliers. Il me disait aussi que je devait plus l'aider sur le chantier de la maison qu'on rénovait alors que j'y allait de temps en temps et que je fesait mon possible. J'ai de la peine à me dire que je subissait des violences psychologiques. Mais est-ce vraiement le cas? Je n'ai pas l'impression qu'il se rendait compte de ce qu'il disait alors peut-on vraiement considérer cela comme violence? Et comment accepter qu'on subissait de la violence psychologique alors que je suis une femme qui a du caractère et qui va de l'avant? J'ai réussit a me relever d'un échec de formation qui a été particulièrement dur et éprouvant et je l'ai fait toute seule! Sans l'aide de mon compagnon car il ne m'a pas soutenue... Merci beaucoup pour le temps que vous consacré pour me répondre.

Notre réponse :

Bonjour Madame,

Séparée de votre ex-partenaire depuis le début de l’année, vous avez besoin de mettre des mots sur ce qu’il se passait pour pouvoir avancer et vraiment tourner la page.

Votre ex-partenaire ne vous faisait jamais de compliments et beaucoup de reproches au quotidien. Rien n’était assez bien pour lui et il vous rabaissait. Vous n’avez pas l’impression qu’il se rendait compte de l’impact que cela avait sur vous. Cela constitue effectivement des violences psychologiques, qu’elles aient été ou non conscientes et vous avez bien fait de vous en protéger avant que cela ne dégénère. Cela démontre une grande force de caractère.

Nous comprenons votre peine à concevoir que vous « subissiez » des violences psychologiques. Nous n’aimons pas non plus ce terme, car les victimes sont des personnes qui sont confrontées à la violence, et qui sont rarement passives. Différentes stratégies et comportements sont mis en place (sur le moment ou au quotidien) pour éviter la violence du ou de la partenaire, ou y réagir. Dès lors, peut-être que cette formulation vous conviendra mieux pour nommer ce qu’il s’est passé et pour l’intégrer dans votre récit de vie. Vous avez été confrontée à de la violence psychologique, et vous avez réagi, vous vous en êtes protégée avant que cela ne vous laisse de trop grandes cicatrices.

Le mot « victime » est trop souvent relié à des termes « négatifs » comme passif ou faible. Mais cela peut justement être la force de caractère de la personne qui conduit son ou sa partenaire à faire usage de comportements illégaux, faute de ne pouvoir prendre le dessus si facilement.

Nous espérons que ces quelques lignes vous permettront de commencer enfin vraiment cette nouvelle vie qui est là, qui vous attend, malgré tous les événements difficiles traversés cette année. Vous atteignez l’autre rivage et nous souhaitons que les jours soient plus radieux de ce côté-ci. N’hésitez pas à nous écrire au besoin. Bien à vous.

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