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Questions/réponses

Il est jaloux, j’ai un fort tempérament…il y a des violences. A qui la faute ?

06 décembre 2017 - Jujuju

Bonjour, J'ai eu une premièr divorce particulièrement violent, avec tout le tralala qui va avec. Maintenant, je me suis mis pratiquement tout de suite avec quelqu'un, quand mon ex me fessait encore des menaces et a même fait des menaces a mon nouveau copain. Mon problème est que je suis très confuse, il m'arrive d'explorer et de tout casse a la maison, surtout dans une moment de trop plain et il m'arrive de repondre au frappes par des frappes.et même de vouloir vexer, ou faire mal en disant que c'est normal qu'il ne reussisse pas car il n'a pas une bon Temperament (plutôt mechant, non? Moi je trouve.) Mon copain est très jalous, me trette toujours comme s'il je couchait avec tous le monde au travail, contrôle mes emails, ne veut pas que je sorte, à toujours besoin d'être rassuré sur ce que je fais. M'insulte pratiquement quotidiennement: putes, tu es trop forte, tu meritait ton ex, avec qui as tu coucher Aujourd'hui ? Pourquoi as tu parler par chat àcelui lâ.si tu en ai la ou tu es c'est grâce à moi. Laisse moi. Je te deteste etc.. etc. Mon copain, après discussion ou je lui reproche d'être violent et paranoïaque par rapport à ce que je fais. Me dis que c'est ma faute, que je le provoque pour les disputes, et que je cherche à me faire tapper. Que je suis une pervete manipulatrice (le pire c'est que c'est moi qui lui est appris ce mot car mon ex en est un)... Que je suis malade et qu'il veut me laissé. On arrive pas à ce laisser. De mon côté je l'aime malgré tout et je sais que je suis coupable d'être parfois explosive. J'ai aussi une fort Temperament, ne travaillant qu'avec des hommes,c'est une peu normal, mais lui me reproche d'être trop "ouverte", je rigole avec mes collègues, ou je parle avec eu au boulot.. il me reproche aussi de ternir son image, il a raison, j'ai parlé des violences à une de mes collègue. Je suis perdue.. car je ne veut pas le laisser, mais suis je donc perverse ?

Notre réponse :

Madame,

Votre message nous donne l’image d’une vilaine spirale en train de vous contraindre de plus en plus à subir des relations violentes avec vos partenaires.

Les violences que vous avec endurées lors de votre précédente union, suivie d’un divorce, refont surface avec votre nouveau compagnon. Selon votre description, sa jalousie et son ressenti d’insécurité le pousse à vous contrôler, à vous harceler, à vous insulter. Des façons d’agir qui sont autant de violences verbales et psychologiques.

Ces violences vous mettent dans la confusion, elles vous poussent dans vos retranchements, et il vous arrive "d’exploser". Dans ces moments, non seulement vous vous en prenez aux objets qui vous entourent, mais il vous arrive d’utiliser la violence physique et psychologique, en réponse aux coups et insultes de votre compagnon. Ceci le pousse à ne pas assumer sa part de responsabilité dans les comportements violents, et à vous la faire porter en mettant le focus sur votre côté explosif.

Que la violence soit agie ou subie, elle est inacceptable et dangereuse pour l’intégrité de chacun-e, venant de lui comme de votre part. Il est de votre responsabilité, comme de la sienne, de mettre un terme à ce type d’interactions destructrices. Dans le travail que vous pourriez entreprendre, vous et lui, ensemble ou séparément, il serait question non pas de savoir qui a raison ou tort, mais de savoir comment vous pourriez interagir sans avoir à utiliser de la violence et sans être chacun et chacune prisonnier et prisonnière de son histoire.

Pour ceci, vous pourriez faire appel à des services spécialisés travaillant avec les auteurs ou avec les victimes, selon votre besoin prioritaire. Un travail individuel et de couple pourrait aussi être envisagé.

Ne connaissant pas précisément les services de votre canton, nous ne pourrons pas vos orienter auprès d’un service particulier proche de chez vous.

Nous vous encourageons toutefois à ne pas vous arrêter en si bon chemin et, si vous peinez à trouver un service répondant à votre demande, vous pouvez soit nous recontacter (nous chercherons des professionnel-le-s sur Zürich, même si elles-s'ils ne sont pas dans notre réseau), soit vous adresser au Centre LAVI de votre canton et leur demander de vous orienter, selon vos besoins.

Pour répondre à votre question « suis-je une personne perverse ? ». Il est important de rappeler la définition du petit Larousse à propose de ce mot : « tendance à faire le mal consciemment pour le plaisir de nuire ».

Vous ne mentionnez pas de "plaisir de nuire" dans votre récit, mais plutôt un débordement vous faisant utiliser la violence pour vous défendre. Il est vrai que les relations violentes peuvent parfois amener les protagonistes à utiliser une certaine perversité, peut-être en réponse à des propos blessants, sans que l'étiquette de "personne perverse" ne soit appropriée. Ce mode de faire ne solutionne toutefois rien dans la relation, comme vous vous en êtes déjà rendu compte. Dans votre cas, nous vous incitons vivement à consulter soit auprès des services mentionnés, soit auprès d’un-e psychologue, de façon à faire le point de la situation et, au besoin, entreprendre les démarches pour ne pas s’y engluer.

Pour terminer, s’il vous arrivait de vous trouver en danger face aux violences physiques de votre partenaire, vous pouvez à tout moment appeler la police en faisant le 117 pour vous protéger.

Nous espérons que ces éléments de réponses vous permettront de vous orienter au mieux dans les démarches que vous pourriez entreprendre et, en plus de nos meilleures pensées, nous vous souhaitons, Madame, d’avoir la force et le courage devous protéger et de sortir des relations violentes

 

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