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Questions/réponses

Comment orienter un homme violent qui reconnaît ses actes et veut travailler sur lui-même?

14 mai 2017 - Hibou

Bonjour, j'ai fait bien connaissance de votre site et je le trouve très utile. Je me suis vraiment retrouvée dedans. Je connais la procédure. Je ne me sens pas culpable. J'ai décidé de changer la situation. J'ai vu qu'il y a très peu d'informations concernant la rééducation non-violente des agresseurs. Comment orienter un homme violent qui reconnaît ses actes et veut travailler sur soi-même et ses émotions et demande d'être orienté? Est-ce que vous auriez des pistes des cours, des thérapies qui peuvent être utiles? Même si la victime va rompre la situation de violence, l'agression ne va pas disparaître. Je m'inquiète pour ma fille. Je pense aux futures partenaires de l'agresseur. Bien que ce n'a pas ma responsabilité, je le sais bien. Je serai mieux avec moi-même si je saurai que 17 ans de mariage n'était pas seulement difficile mais ils ont apporté à nous deux une opportunité de transformation. Je vous serai reconnaissante pour les adresses dans le canton Fribourg, Berne, Jura. Bien cordialement.

Notre réponse :

Bonjour Hibou,

Tout d’abord, merci pour vos compliments sur notre site. Nous sommes ravi-e-s qu’il ait pu vous être utile.

Vous vous demandez quelles sont les possibilités existantes pour un homme aux comportements violents souhaitant entreprendre un travail sur lui-même.

Pour répondre à votre question, il existe de manière générale plusieurs solutions pour une personne souhaitant travailler sur ses problèmes de violence. La première et sans doute la plus efficace, est d’entreprendre un travail spécifique sur la gestion des émotions et les comportements violents auprès d’un service qui propose ce travail (vous trouverez une liste de ces services par canton sur ce lien). Une deuxième possibilité est d’entreprendre une psychothérapie individuelle, ce qui permet d’aborder d’autres thèmes que celui de la violence et d’effectuer ainsi un travail plus global. Finalement, une troisième option est, sous certaines conditions, la consultation de couple. Ces différentes possibilités peuvent bien entendu se combiner.

Toutefois, il nous paraît important de rappeler qu’un changement ne peut se faire que si l’auteur-e de violence reconnait le problème et sa part de responsabilité, et est donc sincèrement prêt à effectuer ce travail. Aucun-e proche ne pourra entreprendre cette démarche à sa place.

Par ailleurs, nous comprenons que votre partenaire, avec lequel vous avez une fille, a eu à votre égard des comportements violents. Il semble aujourd’hui que vous ayez entrepris des démarches (apparemment en mettant fin à la relation) pour sortir de ces violences, ce dont nous sommes heureux/se-s pour vous. Toutefois, vous êtes inquiète pour votre fille et nous ne sommes pas certain-e-s de comprendre pourquoi : est-ce que des violences sont toujours présentes aujourd’hui ? est-ce par peur qu’elle soit un jour confrontée à un-e partenaire violent-e ? Dans le cas où vous ou votre fille seriez aujourd’hui confrontée à des violences, n’hésitez pas à nous réécrire pour trouver une solution. N’hésitez pas également à bénéficier d’un soutien psychologique (à Fribourg auprès de Solidarité Femmes) pour vous reconstruire après les violences vécues.

Nous vous souhaitons la meilleure des continuations, et à toutes les deux une suite de parcours dénuée de violences.

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