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Questions/réponses

Je suis perdue et attristée de ne pouvoir protéger mon enfant.

16 juillet 2018 - etr...

Bonjour. Mon fils a 11 ans. Son père, mon ex mari, est un pervers narcissique manipulateur. J'ai été victime de ses menaces et de son harcèlement. Maintenant que je me suis libérée de son emprise, mes seuls contacts avec lui sont pour notre enfant. Il m'a rapporté samedi en rentrant de chez son père, qu'il ne le laisse pas sortir de sa chambre le matin tant qu'il ne lui a pas autorisé, même pour aller aux toilettes. Il faut savoir que mon loulou est enurésique nocturne et porte des couches. Son père lui a dit qu'il a qu'a faire ses besoins dans sa couche tant qu'à faire... Je ne sais plus vers qui me retourner. Mon petit refuse de parler a sa psy et à l'office de protection de l'enfance, car il a trop peur. Je sais qu'il ne le frappe pas... mais les mots sont plus forts que coups. Mon souci c'est que j'ai beau alerter, on me prend pour une maman parano. ou de parent aliénant... Alors que tout ce que je veux c'est que mon enfant ne souffre pas de la maladie psy de son père... Que quelqu'un finisse par nous aider... je m'attelle à la tâche ardue d'écrire mon témoignage, car moi je n'ai plus peur de lui... Mais comment protéger mon enfant si rien n'est prouvé? Comment mettre mon petit en confiance pour qu'il puisse parler à quelqu'un d'autre qu'a moi ou son beau-père? J'en ai tellement marre de le voir pleurer, passer des nuits blanches dès que les longues semaines de vacances scolaires approchent... Je ne sais plus. Je suis perdue et attristée de ne pouvoir protéger mon enfant.

Notre réponse :

Bonjour Madame,

Séparée du père de votre enfant, ce dernier continue à agir des violences, non plus sur vous directement, mais sur votre fils de onze ans, qui vous raconte les interdictions faites par son père de sortir de sa chambre, l’empêchant ainsi d’aller satisfaire ses besoins naturels. Il semble qu’alertée par ses comportements et récits, vous ayez contacté une « psy » et que vous soyez suivie par l’office de protection de l’enfant. Refusant « par peur » tout contact avec ces derniers, votre fils s’isole, rendant la situation encore plus inquiétante. Bien entendu ceci ne manque pas d’avoir des répercussions sur vous, qui vous sentez « perdue et attristée ».

Nous comprenons votre désarroi et vous avez bien fait de déposer votre requête, qui est un pas de plus vers une recherche de solution.

Votre situation n’est pas simple car, à ce que nous comprenons, vous êtes bloquée autant du côté du père de votre fils que des services censés vous apporter un soutien pour trouver une solution visant à soulager votre enfant.

Face à ces difficultés, nous tenterons dans ces quelques lignes de vous orienter vers diverses pistes pouvant s’ouvrir à vous.

De prendre un guide lorsqu’on se retrouve perdue est certainement la meilleure des choses. Avez-vous de votre côté un-e psychologue ou un-e autre professionnel-le pouvant vous entendre dans ce que vous vivez ? Si tel est le cas, sollicitez cette personne en lui expliquant votre vécu et vos ressentis, afin d’explorer les actions que vous pourriez mettre en place. Si vous ne trouvez personne, cherchez-en une qui pourrait tenir ce rôle en contactant directement un-e psychologue de votre choix.

Prenez le temps pour préparer vos interventions, ceci de façon à ne pas involontairement plonger votre fils dans une situation encore plus bloquante. L’accompagnement que vous aurez trouvé pourrait vous aider à vous orienter et vous renforcer dans ce qui est votre rôle de mère protectrice, et vous permettre d’amener avec persuasion et conviction votre perception de la situation à l’organisme le plus à même de vous recevoir à ce propos, qui est l’office de protection de l'enfant. Si le dialogue est rompu ou la confiance est brisée, vous pouvez demander une médiation avec le-la responsable de la personne qui vous a reçue.

De protéger votre enfant, c’est aussi l’accompagner à tisser une relation de confiance avec son père, qui est sûrement plus qu’un « pervers narcissique manipulateur » comme vous le mentionnez. Prenez ou reprenez contact avec la « psy » de votre fils pour lui demander conseil sur ce qui vous préoccupe, et sur ce que vous pourriez mettre en place pour établir une co-parentalité acceptable.

Si ces démarches ne vous amènent à rien, vous pouvez saisir la justice et faire appel à un-e avocat-e pour vous défendre. Ce dernier pourra entreprendre les démarches légales pour qu’un mandat d'évaluation afin de déterminer les conditions de vie de votre enfant soit institué, ainsi qu’une éventuelle révision relative au droit de garde et de visite.

Forte de ces démarches, nous espérons que vous puissiez changer significativement ce qui vous affecte, pour vous et votre fils, dans l’idée de mettre en place une vie respectueuses et paisible pour l’ensemble des protagonistes. Le chemin vers cette nouvelle vie est peut-être long, mais bien accompagnée, vous arriverez à faire ce voyage. Nous vous souhaitons de tout cœur le meilleur pour la suite, et n'hésitez pas à nous écrire pour nous donner des nouvelles.

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