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Questions/réponses

Une proche subit les violences de son mari, comment puis-je l'aider ? Quel numéro contacter en cas d'urgence ?

10 janvier 2020 - adv...

Bonjour,

depuis un an et demi je suis devenue proche d'une jeune femme afghane, mariée à un homme passablement plus âgé qu'elle, ils ont deux enfants. Le mari est déprimé mais a cessé de se faire suivre, il a des problèmes de santé autres, il est analphabète, ne suit pas de cours, supporte mal que sa femme suive un pré-apprentissage en soins et santé communautaire et parle bien le français. Il veut lui faire arrêter ses études. Elle refuse et m'a confié son désarroi : il a commencé à la frapper fin décembre, s'est battu avec son fils aîné. Elle a peur. Elle veut tout d'abord en parler avec sa doctoresse (il y a eu changement, elle ne la connaît pas encore) au centre de santé communautaire. Je l'ai soutenue, encouragée à le faire, nous allons nous revoir, elle compte sur mon soutien. Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour le moment ? un no de tél à lui donner en cas d'urgence ? Merci d'avance pour votre réponse. 

Notre réponse

Bonjour Madame,

Vous vous inquiétez pour une de vos proches qui subit des violences de la part de son mari et vous vous demandez ce que vous pourriez faire pour l’aider. Nous comprenons bien que vous vous faites du souci pour elle et vous faites bien de nous écrire. Le soutien que vous représentez est précieux et lui permet certainement de se sentir moins seule. Une manière de la soutenir est de continuer à avoir des contacts avec elle et de lui faire comprendre que vous êtes à l’écoute.

Les violences que vous décrivez sont de l’ordre de la violence physique. Aussi, la pression qu’il use afin de la dissuader de poursuivre ses études est assimilable à de la violence psychologique. Ce sont des faits graves qui sont interdits par la loi. Ces violences peuvent non seulement avoir des conséquences sur son bien-être et sa santé, mais également impacter négativement ses enfants. Si elle le souhaite, elle peut se rendre au poste de police de son choix pour dénoncer les violences qu’elle subit. En cas d'urgence et/ou de danger, il ne faut pas hésiter à les appeler au 117. La police saura la protéger et si besoin pourra ordonner une expulsion immédiate du domicile pour une durée déterminée.

Les violences prennent souvent la forme d’un cycle. Sans aide extérieure, il est très difficile d’éviter que la violence conjugale s’intensifie avec le temps. Afin d’obtenir de l’aide de la part de spécialiste, elle peut contacter l’association AVVEC au 022 797 10 10 pour pouvoir parler de ce qu’elle vit de manière confidentielle. Des professionnel-le-s qualifié-e-s sont disponibles pour écouter et l’aider à mobiliser ses ressources personnelles pour gérer la situation et choisir les solutions qui lui conviendront.  

Nous saluons sa volonté d'en parler avec sa nouvelle doctoresse et la félicitons pour cette initiative. Nous ne pouvons que l'encourager à se confier à sa doctoresse afin de briser le silence et d’obtenir les soins nécessaires. Aussi, ça pourrait être l’occasion d’établir un constat médical détaillé des traces et lésions engendrées par les violences subies. Ce constat médical ne sera remis qu'à elle et a la valeur d'une preuve, peu importe ce qu'elle envisage pour la suite des démarches (séparation, poursuites pénales, etc.).

Nous espérons que ces quelques pistes de réflexion l’aideront. N’hésitez pas à nous donner de vos nouvelles en nous écrivant de nouveau. Nous vous envoyons nos meilleurs pensées.

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