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Questions/réponses

Une amie est victime de violence de la part de son compagnon. Que me conseillez-vous de faire? Avec qui doit-elle prendre contact?

13 novembre 2019 - mg...

Bonjour,

Une de mes amies est victime de violence de la part de son compagnon. Après de nombreuses séparations, pleures, conseilles elle fini toujours dans ces bras. Plus le temps passe plus les violences deviennent de plus en plus forte. Je suis démunie et ne sais plus quoi faire pour la sortir des grippes de cet homme. Que me conseillez-vous de faire ? Avec qui doit elle prendre contact ? Merci pour votre aide

Notre réponse

Bonjour Madame,

Vous nous écrivez pour une amie qui subit de la violence de la part de son compagnon. Il y a eu plusieurs séparations mais à chaque fois, votre amie retourne vers son compagnon. Vous constatez que la violence augmente de plus en plus. Vous vous inquiétez pour elle et aimeriez savoir comment l’aider et vers qui elle doit peut trouver de l’aide.

La violence au sein du couple est complexe et cyclique. Les retours vers la personne auteure des violences suite à une séparation, ainsi que l’augmentation et l’aggravation de la violence, font partie de cette complexité. La victime éprouve de grandes difficultés à quitter définitivement son compagnon et cela peut prendre du temps.

La violence au sein du couple est interdite par la loi suisse et est en général poursuivie d’office pour des couples mariés ou qui vivent en concubinage. La poursuite d’office signifie que sitôt que la violence est portée à la connaissance de la police ou d’un magistrat une procédure pénale est ouverte peu importe si la victime dépose plainte ou pas. Le délai de dépôt de plainte peut varier de trois mois à 7 ans selon les infractions. Passé ce délai, il n’est plus possible de le faire. Bien entendu si elle est en danger, elle peut appeler la police à toute heure au 117 afin qu’elle intervienne rapidement pour la protéger.

Si le couple fait ménage commun, votre amie peut préparer un sac avec quelques affaires et tous les documents utiles comme les papiers d’identités, afin d’être prête à quitter le domicile rapidement. Elle peut prendre contact avec le Centre d'accueil Malley prairie au 021 620 76 76, qui est un centre d’accueil pour femmes victimes de violence qui ont dû quitter le domicile pour se mettre en protection. Dans le cas où la police intervient à domicile, l’auteur des violences est expulsé du domicile conjugal pour un maximum de trente jours, découlant ensuite sur une procédure civile (de séparation) et pénale.

Le Centre Malley Prairie propose aussi des entretiens ambulatoires avec Itinérance. Elle peut les contacter pour organiser un rendez-vous avec des professionnel·le·s. Les rendez-vous sont gratuits et la confidentialité est garantie. Les professionnel·le·s proposent une écoute bienveillante. Il est important que votre amie ne reste pas seule et puisse trouver une écoute ou de l’aide auprès de professionnel·le·s. En cas de coups, votre amie peut aller faire un constat de coups et blessures à l’unité de médecine des violences du CHUV (021 314 70 70). Les médecins vont établir un constat de coups et blessures détaillé avec photos à l’appui. Ce constat est utile comme preuve dans une éventuelle procédure pénale.

Dans un but de soutien psychologique, EMUS (Equipe Mobile d’Urgence Sociale) (0848 133 133) peuvent aussi intervenir à domicile. Il s’agit d’une prestation offerte par le canton. Ils travaillent en binôme socio-sanitaire 24h/24.

Vous pouvez aussi l’encourager à s’adresser au Centre LAVI (Loi d’aide aux victimes d’infractions) du canton de Vaud (021 631 03 00). Les entretiens sont gratuits et confidentiels et n’engagent pas à déposer une plainte pénale. Les professionnel·le·s pourront lui donner de plus amples informations sur la procédure pénale, une écoute et/ou une orientation pour un soutien psychologique en cas de besoin.

Seule votre amie va pouvoir prendre une décision et il est important de ne pas avoir un discours culpabilisant. Vous pouvez être une personne ressource. Lui apporter une écoute est déjà une grande aide, car souvent les victimes de violence conjugale se retrouvent isolées. Vous allez aussi pouvoir la soutenir en lui donnant les informations évoquées ci-dessus et en l’encourageant dans des démarches qu’elle va éventuellement entreprendre. Dans tous les cas, nous vous conseillons de respecter le rythme de votre amie même si cela peut être parfois difficile ou frustrant lorsque l'on est témoin de l'ambivalence d'une proche victime. Si pour vous la situation est trop compliquée à gérer émotionnellement, vous pouvez aussi trouver du soutien auprès de professionnel·le·s.

Nous tenons à vous féliciter de la démarche entreprise pour votre amie. Nous restons bien entendu à disposition si vous désirez d’autres informations et espérons que votre amie puisse trouver de l’aide auprès de professionnel·le·s afin de pouvoir se protéger au mieux.

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