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Questions/réponses

Témoin de violence d'un père sur son enfant ainsi que sur sa femme. Que pouvons-nous faire?

16 juin 2019 - Hay...

Aujourd’hui j’ai assisté à une scène de violence de la part d’un père sur son enfant. Il hurlait que c’était la faute des autres enfants s’il l’avait frappé et quand sa femme est venue il lui a hurlé dessus (en portugais) et on sentait dans la voix de la femme qu’elle avait peur... Que pouvons-nous faire ?

Notre réponseRépondre à notre enquête de satisfaction

Bonjour Madame,

Vous nous expliquez que vous avez assisté à une scène de violence d’un père envers son enfant, puis envers sa femme. Vous avez ressenti la peur de cette dernière et vous vous demandez que faire face à une telle situation.

Tout d’abord nous vous remercions pour l’inquiétude et le souci que vous portez à cette famille. Être témoin de scène de violence peut générer un mélange d’émotions. Colère, culpabilité, peur, incompréhension et impuissance peuvent parfois retenir les personnes d’agir. Mais vous avez su écouter ce que vous avez ressenti et nous contacter. Vous avez bien fait, car la violence conjugale est aussi entretenue par le silence.

Vous nous confiez avoir vu cette famille en début de semaine. Connaissez-vous cette famille ? Êtes-vous susceptible de les croiser à nouveau ? Si c’est le cas, vous sentiriez-vous le courage de parler à cette femme ? Parfois un simple mot suffit, savoir qu’il existe du soutien si besoin, même si elle ne souhaite pas vous parle à cette occasion, il s’agit principalement de créer un lien.

Aussi, vous dites avoir vu le père hurler sur son enfant et lui dire que c’était de sa faute s’il l’avait frappé. Voulez-vous dire que le père venait de frapper son enfant ? En Suisse, les violences conjugales, ainsi que les violences envers les mineur-e-s sont interdites par la loi et sont poursuivies d’office sur le plan pénal. En effet, la violence, la peur, l'insécurité sont très néfastes, d'autant plus pour des enfants. Vous n’êtes cependant pas la seule à pouvoir venir en aide à cette famille. Si l’enfant est en âge d’être scolarisé, cela signifie qu’il est entouré par un réseau de professionnel-le-s qui pourront alarmer les autorités s’ils sont inquiétés. Vous pouvez également demander conseil à l’Office de Protection de l’Enfant qui a différentes antennes en Valais et dont le mandat est de veiller au bien-être et à la protection des enfants.

Finalement, être témoin de violence peut réveiller en nous des inquiétudes mais également un sentiment de culpabilité de ne pas pouvoir en faire plus. Nous vous encourageons donc à être indulgente avec vous-même et de ne pas porter ce poids toute seule. Quelqu’un d’autre était présent au moment des faits ? Avez-vous pu en parler avec des personnes de confiance ?

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes de réflexions et d’informations. N’hésitez pas à reprendre contact avec nous si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

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