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Questions/réponses

Je suis témoin de violence conjugale

08 février 2018 - Nou...

Bonjour, je suis témoin de violence conjugale depuis 4 ans : mes voisins on fréquemment de violentes disputes verbales, parfois, je crois que cela en vient à une violence physique "modérée". Ils ont deux jeunes enfants. La femme est extrêmement agressive, je ne peux aller la voir. Que puis-je/dois-je faire ? Que dit la loi? D'avance merci.

Notre réponse :

Bonjour Madame,

Vous rapportez être fréquemment et cela depuis 4ans, témoin de violentes disputes de couple de la part de vos voisins et vous vous demandez ce que vous pouvez ou devez faire. Nous écrire est une bonne chose. Il est en effet souvent difficile de savoir quelles sont les possibilités d’action dans ce genre de situation. Etre le témoin auditif ou visuel d’épisodes de violence est perturbant et peut générer des sentiments mélangés de peur, d’inquiétude et également d’impuissance. Vos questions soulignent votre envie de sortir de cette impuissance.

Vous parlez de violence verbale qui découle parfois sur de la violence physique. Nous savons que la violence conjugale se passe de manière cyclique avec un phénomène d’escalade où elle devient de plus en plus intense et fréquente. C’est pourquoi il est important d’agir. Pour répondre à votre question concernant la loi, sachez que la majorité des actes de violence sont interdits par la Loi. Toutes les violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques, ont des conséquences importantes sur la santé globale des victimes, qui peuvent s’avérer graves, c’est pourquoi il est important d’intervenir le plus rapidement possible pour contribuer à empêcher la récidive.

La manière la plus simple d’intervenir en cas de disputes, et cela sans vous mettre en danger aux vues de l’attitude agressive de votre voisine, est de faire appel à la police afin qu’elle puisse intervenir et stopper l'escalade de la violence. Lorsque la violence est présente, il est fréquent d’observer un phénomène d’emprise et de peur qui empêchent les individus de faire appel à l’aide, c’est pourquoi une intervention externe est parfois nécessaire pour briser ce cercle du silence. Cela est d’autant important si des enfants sont présents. Le numéro d'urgence qu'il faut faire dans ces situations-là est le 117 qui est la centrale du service d’urgence de la police quel que soit le canton où vous vous trouvez.

D’autre part, vous mentionnez la présence des enfants. Nous pouvons ressentir votre inquiétude à leurs égards, eux qui vivent directement la violence à domicile. Nous vous remercions donc pour le souci que vous leur portez car souvent ils ne peuvent eux seuls prendre les mesures nécessaires pour se protéger. Nous savons aujourd’hui à quel point les enfants souffrent face à des scènes de violence, même lorsqu’ils ne sont pas directement visés. Nous vous suggérons donc, si les épisodes de violence continuent de prendre contact avec le Service de Protection des Mineurs (SPMI)  ( 022 546 10 00). Vous pouvez leur demander conseil et décider par la suite de faire ou non un signalement. En principe, vous pouvez appeler de manière anonyme pour vous renseigner. Toutefois, si vous décidez de signaler officiellement la situation de cette famille, vous devrez alors donner des noms. Mais cela, la police peut également s'en charger. L'essentiel est que des professionnel-le-s puissent apporter un soutien à ces enfants et ce couple.

Finalement, nous remarquons votre courage malgré vos craintes face à cette situation bouleversante et nous vous soutenons dans vos démarches. Sachez également trouver du soutien pour alléger un peu ce poids et cette préoccupation qui vous accompagnent depuis 4ans. Nous vous encourageons à trouver un-e proche, un-e amie ou un-e professionel-le avec qui discuter de cela. La violence conjugale est souvent déroutante et réveille en nous diverses émotions. Vous pouvez signaler la situation mais ce sont eux qui doivent vouloir y mettre fin.

Nous espérons que ces précisions répondent à vos questions et nous restons bien volontiers à disposition si vous aviez d’autres questions.

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