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Questions/réponses

Comment ouvrir les yeux à mon amie qui nie être victime de violence psychologique de la part de son compagnon ?

22 octobre 2020 - Arw...

Bonjour,

Je me permets de venir a vous concernant ma meilleure amie, ma sœur de coeur, qui subit des maltraitances psychologiques par son compagnon, et ceci depuis des mois.

Je la vois mourir a petit feu et malgré le fait de lui avoir proposé de l'aider, l'écouter, la soutenir, elle nie tout et me dit que tout va bien et que je ne dois pas me faire du soucis pour elle. Il y a deux enfants en bas âge qui sont témoins tout les jours de cette maltraitance et ont déjà des comportements inappropriés pour des enfants de cet âge.

J'aimerais savoir ce que je peux faire de plus pour l'aider à passer le cap et ouvrir les yeux? J'ai bien lu les différents points a ce sujet sur votre site mais je me sens totalement démunie quand a cette situation. Elle habite dans le canton du Jura et moi Vaud et il m'est difficile d'aller la soutenir souvent. Je vous remercie infiniment d'avance pour votre précieuse aide. Meilleures salutations.

Notre réponse

Bonjour Madame,

Vous nous livrez vouloir venir en aide à votre meilleure amie qui est victime de violence psychologique de la part de son compagnon. Vous vous inquiétez pour elle et aussi pour ses jeunes enfants car ils semblent tous les trois être en souffrance. Malgré votre soutien, votre amie nie toute problématique de violence. Vous questionnez donc les possibilités qui s’offrent à vous pour lui ouvrir les yeux et l’aider davantage.

Votre sentiment d’impuissance est légitime face à la réaction de votre amie qui ne s’avoue pas les violences présentes dans son couple, violences qui impactent aussi leurs enfants. Il est difficile d'être confronté·e au déni d'un·e proche que l'on voit pourtant en souffrance. Toutefois, votre présence auprès de votre amie et votre amitié sont certainement déjà une grande ressource pour elle même si actuellement vous ne le voyez peut-être pas. Ce sera un soutien précieux si elle venait un jour à entrer dans une démarche de prise de conscience et voir même de demande d’aide.Vous avez eu raison de nous écrire afin de trouver l’écoute dont vous vous avez besoin pour supporter ce que cette situation vous fait vivre. Il est important que vous aussi ne restiez pas seule avec vos inquiétudes et vous encourageons à en parler à une personne de confiance.

Avec des exemples concrets sur les violences que vous mentionnez nous pourrions éventuellement vous orienter de manière plus ciblée selon la forme et la gravité des faits. À ce stade, nous ne pouvons que vous confirmer que votre amie doit elle-même reconnaître la violence avant de pouvoir recevoir de l’aide. Sans prise de conscience de sa part, il ne sera pas possible de la « forcer » à se mettre en mouvement pour sortir de ce contexte de violences.

Fait-elle les mêmes observations que vous concernant les conséquences sur les enfants ou est-elle là aussi dans le déni? Pensez-vous que le mal-être des enfants pourrait être un levier? 

Peut-être, est-elle actuellement prisonnière d’une emprise qui s’explique par un schéma qui s’est mis en place sous forme d'un cycle répétitif, qui conduit à l’assouvissement de la victime et à la négation de la violence subie. Votre regard en tant que personne de l'entourage reste primordial mais ne garantit pas de pouvoir lui ouvrir les yeux tant que cela ne vient pas d’elle. Tout ce que vous pouvez faire est de rester présente pour elle tout en respectant son rythme.

Lui avez-vous parlé de notre site afin de lui suggérer de l’explorer de son côté pour essayer de comprendre vos inquiétudes ?

Le jour où elle sera prête à chercher de l'aide, vous pourriez lui parler du Service d'aide aux victimes (SAVI)  de La-Chaux-de-Fonds joignable au 032 889 66 52  qui pourrait la recevoir, la conseiller et l'accompagner dans ses démarches de manière gratuite et confidentielle. Vous pourriez aussi les joindre pour recevoir leurs conseils en tant que personnes de l’entourage.

Nous saluons votre démarche et espérons avoir pu vous répondre au mieux. Nous restons à dispositions pour répondre à d’autres questions et recevons également bien volontiers des nouvelles.

Avec nos cordiales salutations.

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