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Question posée par Mythe (VD, Homme, 41 ans) , le 24.02.2010

Sujet : Durant nos 15 ans de vie commune les critiques, les dénigrements, les rabaissements ont progressivement augmenté. A qui puis-je m’adresser en tant qu'homme victime ?

Question :

Durant nos 15 ans de vie commune les critiques, les dénigrements, les rabaissements ont progressivement augmenté. J’ai toujours perçu ces agressions comme une demande de soutiens, c’est pourquoi j’ai tenté d’alléger son quotidien. C’est la raison qui m’a poussé à trouver un emploie qui me permette de m’occuper de nos filles, plusieurs après-midi par semaine pendant que ma « moitié » puisse se divertir en balade à pied ou à cheval. Durant ces dernières années les dénigrements se sont renforcés. Ma santé mentale à été fortement ébranlée. J’ai cherché ce qui ne fonctionnait pas dans ma tête. Cette année, j’ai subit une réduction de mon temps de travail. Depuis, j’ai vécu l’enfer. Incapable, nul, bon a rien, sans persévérance, instable, etc. etc. etc. sont les critiques que je subis chaque jours directement ou indirectement lorsque ces remarques sont distillée directement ou par téléphone à ses parents ou amis. Selon mon conjoint, plus je travail, et plus il manque de temps pour ses loisirs. Moins je travail et moins je ramène d’argent. Je dois être plus présent et ramené plus d’argent. En janvier de cette années mes nerfs n’y tenant plus j’ai commencé à engueuler inutilement mes filles, c’est pourquoi j’ai consulté immédiatement mon médecin généraliste pour déprime. Anxiolytique et antidépresseur m’on aidé à prendre du recule et à découvrir la pression que je vis au quotidiens au sein de ma propre famille. Durant 15 ans j’ai commis l’erreur de ne jamais répondre à ses critiques afin de ne pas énerver mon conjoint. En essayant de comprendre ou en était notre couple, mon conjoint m’a avoué que jamais nous n’aurions du avoir de second enfant, que c’est trop lourd, que si il était possible de refaire sa vie, le célibat avec amant serait la solution. Je constate depuis quelques jours que nos enfants subissent cet état de fait. Si cette histoire était celle d’une femme, il existerait plusieurs personnes à qui parler pour trouver du soutien et de l’écoute. Mais je suis un homme, qui tient à ses enfants. Qui les protège contre la « mauvaise humeurs » de sa femme. Il n’y a pas de violence physique, ni envers les enfants, ni envers moi. Alors j’ai beau fouiller internet, je ne découvre aucun soutiens, aucune aide, aucun moyen de nous préserver de ce que nous subissons, de ce que nous entendons et de ce que nous vivons. A qui puis-je m’adresser ?

Réponse de violencequefaire :

 

 Bonjour Monsieur,

 

Vous avez bien fait de vous adressez à  « violencequefaire », vous avez, vous aussi, en tant qu’homme, le droit à l’écoute. Il ne faut pas être d’un sexe ou de l’autre pour obtenir un soutien, il faut frapper aux bonnes portes. Ce que vous avez fait en visitant ce site et également en allant consulter votre médecin généraliste qui a pris au sérieux vos problèmes.

 

La violence est ressentie la même chose que l’on soit homme ou femme, les besoins d’être écouté, cru sont tout aussi valables pour l’un que pour l’autre.

 

Nous savons que la violence verbale, la violence psychologique est très destructrice, sans laisser de traces visibles mais des blessures intérieures, parfois très difficiles à identifier. Nous imaginons les douloureux moments que vous aurez traversé jusque là.

 

La situation que vous décrivez est bien triste, cela d’autant plus que les enfants en souffrent mais il y a des solutions. Il y a des lieux où vous pouvez rencontrer des preofessionnel-les pour les victimes de violences dans chaque centre LAVI, par exemple, voici l’adresse :Profa Centre LAVI, Rue du Grand-Pont 2bis, 1003 Lausanne, Tel : 021 320 32 00, Site web : www.profa.org/Prestations/Prest_LAVI.htm. Vous pouvez également vous adresser à un-e psychothérpapeute qui peut vous aider à vous reconstruire, qui peut vous aider à prendre des décisions et qui vous portera une écoute et un soutien bienveillant.

 

Vous pouvez, bien entendu, vous adressez encore à ce site, des personnes attentives à vos problèmes, répondront encore volontiers à vos questions.