LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

Chaque situation de couple est unique. Mais la plupart du temps, la violence se déroule sous la forme d’un cycle de quatre phases, véritable cercle vicieux destructeur, facilement repérable une fois qu’il est connu.

1. La tension monte

Le partenaire a peut-être de la peine à exprimer ses sentiments, ses désaccords. Il accumule ainsi des frustrations et des mécontentements. Ou alors il veut tout contrôler au sein de la famille et refuse la négociation. Chaque manquement à sa volonté est source d’insatisfaction. Dans les deux cas, la tension monte. La victime repère sans doute déjà des signes de violence. Mais elle croit que c'est passager et espère qu’elle pourra calmer les choses.

2. La violence explose

Le partenaire finit par exploser, pour se décharger ou pour régler les conflits à son avantage. Alors que la violence était mesurée pendant la première phase, il est alors capable de tout: hurlements, insultes, menaces, intimidations, gifles, coups, etc. La victime se sent piégée, terrifiée, impuissante. Bien souvent, la seule solution pour que ça s’arrête est qu’elle se conforme aux exigences de son partenaire.

3. L’auteur de violence se justifie et fait douter sa compagne

Le partenaire minimise ensuite ses actes et leurs conséquences. Il invoque des causes externes (stress, fatigue, chômage, etc.) pour justifier son débordement. Ou il explique que c'est le comportement de sa compagne qui a provoqué sa violence. Celle-ci en vient à douter d’elle-même, à se culpabiliser. Elle finit par penser que c'est à elle de changer pour que la violence cesse.

4. Il promet de ne plus recommencer, elle reprend espoir

Le moment de crise passé, le partenaire s'excuse, promet de ne plus recommencer. Il a peur de perdre sa compagne et fait tout pour se faire pardonner. La victime reprend espoir. Elle veut croire à ses promesses de changement et oublier sa souffrance. Elle accepte les excuses accompagnées de gentillesse, sans avoir conscience qu’elle renforce alors le sentiment d’impunité de son partenaire, avec le risque de récidive que cela représente. C'est comme une nouvelle lune de miel qui l’encourage à poursuivre la relation.

Mais l'accalmie ne dure pas

La spirale de la violence recommence, avec des phases de plus en plus rapprochées et des agressions de plus en plus graves. La peur remplace progressivement l’espoir. Si rien n’est entrepris, cette escalade peut aboutir à des blessures dangereuses pour la vie, des lésions irréversibles, voire à l’homicide de la victime.

Rappelons-nous

Quoi qu'il en dise, l’auteur des mauvais traitements est seul responsable de ses actes. S'il ne supporte pas certains comportements de sa compagne, il peut l'exprimer ou s'éloigner. Il n’a pas le droit de recourir à la violence.


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