La violence entraîne des conséquences pour tous les membres de la famille, y compris pour la personne qui agresse.
La personne qui a des comportements violents peut ressentir un réel et pénible sentiment de culpabilité. Ne parvenant pas à sortir de la spirale de la violence, son estime d'elle-même est affectée.
Lorsque la relation entre les deux partenaires est atteinte par la violence, le couple est gravement mis en danger. Même si la femme peut encore aimer son conjoint, elle en a peur et ne se sent plus respectée. Les risques de séparation sont importants.
Les enfants sont affectés par la violence de leur père. Ils ont peur de lui et risquent de l'éviter. Souvent aussi, ils sont en colère contre lui.
Même s'ils n'assistent pas directement aux scènes de violence, les membres de l'entourage perçoivent souvent la gravité de la situation. Mal à l'aise et ne sachant pas toujours comment réagir, ils renoncent souvent à rester en contact avec le partenaire violent.
Interventions policières, arrestations, comparutions au tribunal, incarcération, prison, casier judiciaire… La violence conjugale est une affaire sérieuse avec des sanctions et des peines qui le sont également.
En cas de séparation et de danger, le père peut être privé de droit de garde et voir son droit de visite restreint, cela même s'il n'a jamais eu de comportement agressif envers ses enfants. En exerçant de la violence sur sa conjointe, le père court le risque d'être éloigné de ses enfants.
Pris dans la spirale de la violence, le partenaire peut avoir de la peine à se concentrer dans son travail, devenir peu efficace et irritable. Il court le risque de perdre son emploi. En cas de séparation ou de divorce, il risque également d’être pénalisé financièrement.
Marc
De plus en plus, tout le monde s'éloignait de moi: mes amis, mes enfants et ma conjointe. Tous semblaient avoir peur en ma présence. Quand j'ai commencé à travailler mon problème de violence, ils se sont mis peu à peu à se rapprocher de moi. Et même mes enfants ont recommencé à jouer avec moi quand je reviens du travail. Aujourd'hui, je me dis que j'ai bien fait de demander de l'aide. J'avais l'impression de contrôler tout par ma violence mais au contraire, j'étais en train de tout perdre ce qui me tenait à coeur.